Bonsoir, voilà enfin le chapitre 15 après un peu plus d'un mois d'attente... Je suis désolée. J'espère que ça ne vous décourage pas et que vous continuez à lire mon histoire. Si vous voulez me râler dessus, je vous autorise à le faire, mais pas très méchamment non plus :3

Disclaimer: Rien ne m'appartient.


Chapitre 15: Sacrifice

« En fait, je ne suis pas encore officiellement mangemort, avoua piteusement Drago en regardant le sol.

-C-Comment ça ? bafouilla Hermione, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire.

-Quand je suis allé voir Tu-Sais-Qui pour accepter sa proposition, il était tellement heureux que je me soumette enfin à lui qu'il a voulu faire une grande fête pour m'accueillir parmi ses disciples. Il a tout organisé pour le week-end prochain, c'est pour ça que je n'ai pas encore la Marque des Ténèbres. Il veut que ce soit un « moment intense et solennel ». D'après ce que je sais, tous les mangemorts du Royaume-Uni vont être présents pour assister à l'événement, ce qui doit faire un grand nombre.

-Ce qui doit faire un grand nombre…, répéta Hermione tout doucement, plongée dans ses pensées. »

Si Drago lui disait cela maintenant, c'était bien pour une bonne raison. Avait-il décidé de renoncer à son titre de Mangemort ? Voulait-il revenir dans le « bon » camp, avec elle ? Elle se sentait bête de l'avoir détesté aussi rapidement et de ne même pas avoir remarqué qu'il ne portait pas la Marque des Ténèbres sur le bras…

« Pourquoi tu me dis ça maintenant ? demanda-t-elle en s'approchant de lui.

-Je suis complètement perdu, je ne sais vraiment plus quoi faire. J'ai essayé d'en parler avec Blaise, mais pour lui, c'est une véritable chance qui s'offre à moi. »

Hermione secoua la tête de gauche à droite. Décidément, Zabini n'était vraiment pas celui qu'elle croyait être. Il donnait vraiment d'affreux conseils et poussait Drago à faire de mauvais choix.

« Il dit que je n'aurais plus jamais l'occasion d'entrer dans ce « club très privé » et que c'est une véritable opportunité pour moi, continua le Serpentard. J'aurais une carrière toute tracée, je serais riche… Il y a vraiment beaucoup de points positifs. Mais pourtant, au fond de moi, ce n'est pas ce que je souhaite. Bien évidemment, je n'ai pas envie que mon père meure -par ma faute qui plus est- mais je sais que devenir mangemort ne me comblera jamais. Il y a une partie de moi qui souhaite rester dans le bon côté. J'aime bien la partie « gentille » de ma personnalité qui, grâce à toi, s'est autant développée. Si Tu-Sais-Qui m'avait fait sa proposition il y a un an, j'aurais assurément accepté, mais je crois que depuis que l'on passe du temps ensemble, j'ai changé. Je ne me vois pas passer ma vie à lécher les bottes du Maître, à faire ce qu'il demande, à tuer plein d'innocents… »

Hermione réfléchissait en même temps que le garçon lui révélait ce qu'il ressentait. Il fallait qu'elle choisisse les bons mots pour faire tanguer Drago dans son camp –si elle pouvait l'appeler comme ça-. Elle ne voyait plus qu'un objectif devant ses yeux à présent : dissuader Drago de renoncer à son titre de mangemort.

« Tu sais déjà quel est mon point de vue. Zabini raconte vraiment n'importe quoi, il ne faut pas que tu l'écoutes. Il faudrait que tu te poses enfin les bonnes questions : vaudrait-il mieux être heureux en surface ou en profondeur ? L'image que l'on porte, l'argent, les titres… tout ça ce n'est que du vent. Si tu sens au fond de toi que tu ne dois pas le faire, alors ne le fais pas. Tu t'en voudras toute ta vie si tu fais partie des mangemorts alors que tu ne le souhaites pas vraiment. Et peu importe tout l'argent ou la notoriété que tu auras, ton bonheur ne serait jamais totalement comblé. Les gens autour de toi comme Zabini ou moi ne peuvent qu'exprimer leur opinion, mais la décision doit être prise uniquement par toi. Fais bien le part des choses en toi et tu sauras quel chemin prendre. »

Drago paru hésiter. La Gryffondor décida de lui faire part clairement de son opinion pour le faire prendre la bonne décision.

« Je pense réellement que tu devrais refuser sa demande tant que tu le peux encore. Et si Voldemort t'avait fait croire que la vie de ton père était en danger uniquement pour te faire rappliquer dans son camp ? Il est connu pour tendre des pièges et faire croire aux personnes des choses totalement fausses dans l'unique but d'avoir ce qu'il veut. Je ne ferais pas confiance à ses paroles si j'étais toi. Et si tu penses que ta décision pourrait engendrer un conflit dans ta relation avec Pansy, tu ne devrais pas le prendre en compte. Je veux dire, si vous vous… aimez suffisamment, dit Hermione alors que sa voix s'était bloquée sur le verbe « aimer », vous surmonterez ça. Et si elle tient suffisamment à toi, elle acceptera ton choix. »

La dernière phrase d'Hermione ne concernait pas uniquement Pansy, elle était aussi valable pour la Gryffondor. Elle tenait tellement à Drago que, quoi qu'il arrive, elle acceptera la situation qu'il choisira.

Le Serpentard releva la tête qu'il avait baissée durant la tirade d'Hermione et il plongea son regard empli de doute et d'indécision dans celui de la jeune fille. Il parut chercher ce qu'il devait faire dans ses yeux noisette et, quand il les détacha quelques secondes plus tard, il souffla longuement.

Pansy n'avait rien à voir dans le choix de sa décision. Il n'en avait rien à faire d'elle et son opinion lui importait peu. Hermione avait raison pour son père, ce n'était sûrement qu'un simple piège.

Refuser quelque chose au Seigneur des Ténèbres allait être très compliqué. Il était pratiquement sûr qu'il ne ressortirait pas vivant de son entretien, mais il n'avait de toute façon plus rien à perdre : la personne à qui il tenait le plus au monde ne l'aimait pas. Pour qui ou quoi vivre alors ?

Il sourit finalement sereinement et prit la parole d'une voix assurée.

« Merci Hermione. Pour tout. Tu m'as ouvert les yeux. Je vais rencontrer Tu-Sais-Qui le plus vite possible et je vais lui dire que j'ai changé d'avis. J'espère qu'il acceptera ma décision et ainsi ne viendra plus m'importuner. »

Le visage d'Hermione s'illumina et elle afficha un grand sourire. Elle était fière et heureuse que Drago ait fait le bon choix et se félicita intérieurement de la force de persuasion qu'elle avait.

« Tu penses que tu pourras le voir quand ? demanda-t-elle.

-Comme nous sommes vendredi après-midi… Je dirais dès ce soir. Je n'ai pas cours dans les prochaines heures et comme nous sommes en septième année –merci au vieux fou qui nous sert de directeur- je peux sortir tout le week-end s'il le faut. J'irai d'ici une heure. Maintenant je pars me changer, merci encore Hermione.

-Bon courage. Moi je vais rejoindre Ron, le pauvre doit m'attendre depuis une bonne heure, au moins. Je te souhaite bonne chance pour tout à l'heure ! On se voit dès que tu reviens, d'accord ? »

Le garçon ne répondit pas, mais plongea son regard dans celui de la jeune fille. Il rompit ensuite le contact et afficha un sourire factice avant de s'en aller en direction des dortoirs des Serpentards, la gorge nouée. Il retint honorablement ses larmes sur le chemin : il venait sûrement de voir pour la dernière fois de sa vie Hermione Granger.

Après une heure de préparation, Drago était enfin près. Il avait enfilé son plus beau costume et s'était plaqué les cheveux en arrière avec du gel. Il avait voulu être le plus présentable possible pour faire bonne impression au Lord et pour pouvoir mourir élégamment. Il n'avait pas laissé de lettre d'adieu pour expliquer ses actes ou exprimer son amour pour Hermione, qu'elle connaisse tout ça après sa mort n'aurait rien changé. Il sortit donc du château, fit un détour par le parc pour voir une dernière fois leur arbre et se dirigea enfin vers Pré-Au-Lard.

Un quart d'heure plus tard, il poussa enfin les portes sales du bar miteux : La Tête de Sangliers. Il n'adressa pas un regard au barman, qui crachait dans un verre afin de le nettoyer, et se dirigea d'un pas connaisseur vers l'arrière-boutique. Il s'approcha d'une vieille bouteille d'Ogden's Old Firewhisky, en essayant de ne pas repenser à son père qui vidait un nombre incalculable de ces bouteilles en une semaine, puis il posa ses deux mains dessus et transplana.

Il prit quelques secondes pour dissiper le vertige que lui avait engendré le voyage, et entra dans l'ancien manoir ayant appartenu à sa famille, devenu depuis quelques années le QG des forces du mal. Le bâtiment était à l'origine de couleur blanche mais, avec le temps, il avait viré à un gris sale semblable à la couleur des souris. La maison possédait 3 étages, un grenier, une cour avant et un immense jardin à l'arrière. Elle avait couté une petite fortune à Lucius Malefoy mais, comme il s'y connaissait bien en magouilles, il avait vite comblé le trou qu'avait fait cet achat dans son compte bancaire à Gringotts.

« Monsieur Malefoy, quel plaisir de vous… »

Drago leva la main pour intimer le silence au majordome. Il jeta un coup d'œil rapide dans le hall d'entrée ainsi qu'aux escaliers qui menaient aux étages supérieurs qu'il pouvait voir de là où il était. Un grand nombre de domestiques, tous habillés de blanc et noir, marchaient rapidement avec des plateaux entre les mains. Le Serpentard se retourna vers l'homme qui lui avait adressé la parole quelques instants plus tôt en fronçant les sourcils.

« Pourquoi y a-t-il autant d'agitations ?

-Mais nous préparons la fête qui aura lieu la semaine prochaine, voyons. Celle où vous entrerez officiellement parmi les partisans du Maître. Je croyais que vous veniez nous rentre visite pour voir l'avancée des préparatifs...

-Non. Je viens pour un autre motif. Le Seigneur des Ténèbres est-il là ?

-Oui, dans le jardin, je vais vous y…

-Ça ira, je connais le chemin, le coupa froidement le jeune homme. Ce n'est pas comme si j'avais vécu seize ans ici, marmonna-t-il avec rancœur avant de traverser la pièce et de se diriger vers la porte donnant sur l'extérieur. »

Voldemort était en train de faire les cent pas dans l'immense jardin des Malefoy. Tête baissée et les yeux clos, il débitait à voix basse des incantations de magie noire. Il entendit de légers pas s'approcher et s'adressa à la personne qui se voulait discrète.

« Mon cher Drago… salua ce dernier d'une voix trainante avant de relever la tête et de se planter devant le garçon. Que viens-tu donc faire ici ? Tu t'ennuies, dans ta petite école de sorcellerie ? »

-Maître, je suis venu vous demander une requête…

-Encore ? Ne crois-tu pas que celle que je t'ai accordée la dernière fois était suffisante ? Je sais que je suis quelqu'un de clément, mais j'ai des limites… Enfin bon, je n'ai rien à faire alors tu peux toujours me distraire par ta question. »

C'était maintenant, c'était l'instant. Drago allait jouer son avenir, sa vie sur les prochains mots qu'il allait prononcer. Il fallait qu'il ne soit pas trop brusque et qu'il n'utilise pas un ton trop pressant. Il fallait qu'il lui montre qu'il le respectait et le vénérait, même s'il en pensait l'exact opposé.

Le garçon ferma les yeux un instant puis soupira pour se donner du courage. Il se racla la gorge et se jeta à l'eau :

« Je tenais tout d'abord à vous remercier de m'avoir accordé un délai de réflexion supplémentaire, la dernière fois. Je vous en suis très reconnaissant. Je viens donc vous voir aujourd'hui pour vous demander s'il était possible de revenir en arrière sur ma décision. J'ai encore un peu réfléchi après avoir donné ma décision et je crois que je me suis trompé. Je crois que je ne suis pas prêt à m'engager, finalement. »

Voldemort, qui avait un air blasé durant les premières paroles de Drago, afficha petit à petit un sourire avant d'éclater de rire, froidement. Le Serpentard eut un frisson le long de l'échine et recula d'un pas quand le rire de l'homme à la peau presque verdâtre redoubla.

Il se calma finalement quelques secondes plus tard, mais garda un rictus sur le visage.

« Tu n'étais pas sérieux, n'est-ce pas ? » demanda Voldemort.

Le garçon aux cheveux blonds ne répondit pas et, devant son air terrorisé, le Seigneur des Ténèbres comprit qu'il ne s'agissait pas d'une blague. Le jeune Malefoy était complètement sérieux quant à refuser le titre de Mangemort.

Toute trace de sourire s'effaça alors de son visage et une grimace de rage le remplaça.

« Endoloris ! » hurla-t-il.

Drago n'eut même pas le temps de remarquer que l'adulte avait sorti sa baguette qu'il ressentit une douleur aigüe dans l'abdomen. Puis une autre. Et encore une autre.

Hermione avait rejoint Ron le plus rapidement possible aux Trois Balais. Elle avait eu vingt minutes de retard mais, bizarrement, elle ne s'était pas souciée de la réaction que pouvait avoir le garçon aux cheveux roux. Ses pensées étaient trop tournées vers Drago et son « rendez-vous » pour qu'elle se préoccupe de quelques minutes de retard.

Elle s'assit donc à la table au fond du café, où l'attendait Ron, et s'excusa brièvement de son retard. Ils commandèrent tous les deux des bières au beurre qui furent payées par le garçon après avoir insisté lourdement pendant quelques minutes pour la convaincre.

Pendant l'heure suivante, Hermione n'écoutait pas ce que lui racontait son ami et se contentait de hocher la tête ou de glisser quelques « Oui », « Hum » « Tu as raison. » sans grande conviction, dans la conversation. La Gryffondor avait un mauvais pressentiment depuis qu'elle avait quitté Drago et avait la sensation qu'il s'accentuait de minutes en minutes.

Alors que Ron lui expliquait les derniers enchaînements qu'il avait appris pour être sûr de rattraper le Cognard au Quidditch, Hermione se redressa sur sa chaise d'un bond. Elle ressentit une douleur dans le ventre et ne savait pas d'où cela venait. Son instinct lui cria presque instantanément que quelque chose n'allait pas chez Drago, et elle bredouilla une prompte excuse à Ron avant de le laisser tout seul dans le café, ahuri.

Suivant son instinct, elle courut jusqu'à la Tête de Sanglier puis vers l'arrière-boutique. Elle empoigna rapidement la bouteille de whisky et atterrit devant un manoir grisâtre qu'elle ne connaissait pas. Alors qu'elle se pressait en direction de la porte d'entrée, deux Mangemorts arrivèrent subitement et l'encadrèrent.

Hermione sortie soudain de son état second quand les mains des Mangemorts lui empoignèrent les bras. Que faisait-elle dans cet endroit inconnu ? Pourquoi était-elle venue dans cet endroit rempli de Mangemort ? Pourquoi venait-elle risquer sa vie car son instinct le lui avait soufflé ?

Elle essaya de se débattre et voulut s'enfuir quand une nouvelle douleur, plus forte que la précédente, la fit perdre connaissance.

Elle ouvrit les yeux quelque temps après dans un jardin. Elle était allongée et avait les membres endoloris mais elle allait bien, ce qui n'était pas du tout le cas de la personne allongée près d'elle.

La Gryffondor mit quelques instants à reconnaître la personne mal-en-point : Drago. Elle se leva d'un bond et courut vers lui mais, avant de l'atteindre, se fit projeter en arrière.

« La Gryffondor tente de protéger le petit Serpentard… ricana Voldemort. C'est si… répugnant.»

Il se tenait entre les deux adolescents et jouait avec sa baguette entre les mains.

« Comment as-tu su qu'il était là, Sang-de-Bourbe ? » demanda-t-il.

Hermione ne répondit pas et resta allongée tout en jetant un regard de désespoir à Drago, qui n'avait pas ouvert les yeux depuis qu'elle avait repris connaissance.

Voldemort pointa sa baguette d'un air menaçant sur Hermione et lui cria :

« Je t'ai posé une question ! »

La Gryffondor ne détacha toujours pas son regard du garçon et Voldemort, exaspéré, lui lança son sort favori.

« Endoloris. »

La jeune fille se tordit de douleur tout en criant et, parallèlement, Drago ouvrit les yeux en hurlant. Voldemort regarda les deux élèves souffrir en même temps d'un air étonné puis fit le rapprochement.

« Oh, voilà qui est intéressant ! chantonna-t-il. Vous avez imprimé ! »

« Imprimés ? » chuchota Hermione une fois la douleur passée.

Voldemort sembla l'avoir entendu car, comme pour prouver ses dires, il entailla la joue droite de Drago et, pile à ce moment-là, Hermione se pressa la même joue, qui la brulait.

« Vous avez dû échanger votre sang par un quelconque moyen et maintenant vous voilà reliés… réfléchit-il à voix haute. Vous ressentez donc dès que l'un souffre et dès qu'il est en danger…C'est encore plus pathétique que ce que je pensais. »

Drago essaya de s'asseoir, mais cela lui arracha une grimace de douleur. Il jeta un coup d'œil à Hermione pour savoir si elle avait compris ce que disait l'adulte mais, en voyant l'expression sur son visage, il sut qu'elle n'avait jamais rien entendu à propos du mot « imprimé ».

Voldemort les sortit de leur incompréhension en s'adressant à eux d'une voix presque excitée.

« J'avais prévu de tuer Drago car il a refusé l'honorable titre de Mangemort que je lui ai proposé mais, comme tu es là, autant te tuer aussi. Les Sang-de-Bourbes doivent de toute façon être éradiqués. »

Les adolescents se regardèrent horrifiés, puis Voldemort reprit :

« Alors, par qui je commence… réfléchit-il alors que sa baguette désignait tour à tour Drago et Hermione.

-Moi ! cria le Serpentard, désespéré. »

Pourquoi Hermione était-elle venue ici ? Pourquoi venir la sauver ? Pourquoi risquait-elle sa vie pour lui ? Lui qui n'était qu'un simple Serpentard, qu'elle n'aimait pas et qui l'avait insulté pendant des années… Il se devait de la protéger, même si ce n'était que pour quelques minutes. S'il mourrait avant, elle trouverait bien un moyen pour s'échapper de ce cauchemar. Il devait lui donner du temps pour réfléchir, il devait se sacrifier pour elle, pour qu'elle puisse vivre encore de longues et belles années. Elle ne pouvait pas mourir ici, dans son ancienne maison, dans un jardin. Elle ne méritait pas cette fin-là. Elle s'en sortirait probablement car elle réfléchissait vite et qu'elle était intelligente. Elle trouverait un moyen de sortir de ce cauchemar, de s'enfuir de cet endroit qui ressemblait à l'enfer, il le savait. Drago n'avait de toute façon plus aucune chance et, au fond de lui, il avait toujours su qu'il finirait par mourir de cette manière. Il savait que Voldemort lui enlèverait la vie d'une façon ou d'une autre. Ce qu'il n'avait pas su, c'était qu'il allait mourir pour sauver la personne qu'il aimait. Et ça, c'était la plus belle fin qu'il n'aurait jamais pu imaginer.

« Très bien. Je ne te pensais pas si courageux, Drago. Dis au revoir à ta misérable Sang-de-Bourbe.

-Non ! cria Hermione. »

Elle tenta de se lever et de courir vers le Serpentard, mais le Maître des Ténèbres lui jeta un sort d'immobilisation. Drago plongea alors son regard bleu azur dans celui plein de larmes de la jeune fille et essaya de lui transmettre tout l'amour qu'il ressentait pour elle. Il sourit sereinement avant de fermer les yeux et d'attendre que la mort le prenne. Il entendit Hermione éclater en sanglots et murmurer son prénom, impuissante, puis la voix de Voldemort prononça la formule finale :

« Avada Kedavra ! »


Note de l'auteur: J'espère que la fin vous a plu. J'ai bien aimé écrire la partie avec Voldemort, j'ai pu laisser ressortir mon côté obscur. (Je ne me trompe pas de fandom là?) Bref, je crois que je m'égare x) Merci d'avoir lu, vous êtes géniaux !