Chapitre 46: le regroupement

Une jeune femme regardait la Lune se refléter dans l'eau. Elle était relativement petite, ses longs cheveux noirs corbeau ondulaient le long de ses épaules, touchant presque l'eau. Son visage bronzé était rehaussé par ses yeux verts forêt. Elle était svelte, sa silhouette était mise en valeur par une robe de lin blanche. Elle releva lentement son visage vers la Lune qui était pleine à cette période du mois. Un bruit de branche brisé l'incita à regarder sur sa droite. Un homme arriva, il était très musclé et grand. Il semblait l'exact opposé de la jeune femme. Il était blond aux yeux chocolat et son teint était pâle comme la neige. La jeune femme soupira légèrement puis le jeune homme la souleva pour la mettre sur ses pieds.

- Qu'est-ce que tu as vu? Demanda-t-il.

- Je ne la vois plus. Avoua la jeune femme. Son ami non plus. On me cache quelque chose.

- Qui peut te cacher quoi que ce soit Phoebe? Interrogea le jeune homme.

- Athéna. Pas la nouvelle qui est trop faible mais l'ancienne qui est toujours aussi puissante. Déclara Phoebe. Maël, il se peut que ce combat soit plus difficile que prévu.

- Ne t'inquiète pas pour ça, tu es la tête et moi je suis les muscles. Sourit Maël.

- Je le sais…

Phoebe relâcha le cou du jeune homme et fixa de nouveau la Lune.

- Il faut appeler les autres.

- Sélène, tu es sûre que tu veux le faire maintenant? Demanda gravement Maël. Il nous faudrait peut être un peu plus de temps.

- Non, sinon ça leur sera profitable. Opposa la jeune femme. Je n'ai vu que la rencontre d'Artémis avec Thémis mais depuis elle est devenu complètement invisible à mes yeux. Elle est revenu chez elle il y a peu mais je ne peux la voir qu'à travers les yeux de ses amis. Je sais que l'on me cache quelque chose mais je ne sais pas quoi. Le temps de nous rassembler et leur force sera décuplé. Nous devons agir au plus vite.

- Elle est si dangereuse que ça? Interrogea le jeune homme.

- Tu n'as pas idée à quel point, souffla Sélène.

Maël la prit dans ses bras en la serrant de manière possessive. Il déposa un léger baiser sur sa tempe.

- Je te protégerais quoi qu'il arrive. Murmura-t-il.

Il sentait parfaitement que Phoebe était tendu et peu sûre d'elle. Elle avait tout simplement peur, pour la première fois de sa vie, elle ne savait pas à quoi s'attendre. Pas besoin de pouvoir pour le ressentir. La jeune fille sourit faiblement et embrassa Maël.

- Je te fais confiance. Tu es ma seule valeur sûre quel que soit l'étendu de mes pouvoirs.

Le jeune homme lui sourit tendrement.

Un téléphone sonna dans une pièce sombre, une main émergea des draps pour attraper le portable qui bougeait en s'illuminant. La personne appuya sur le bouton pour décrocher.

- Allô? Grommela une voix rauque.

- C'est l'heure Cronos, dit une voix féminine.

Le jeune homme se redressa vivement dans son lit. Il avait pensé qu'il lui restait plus de temps pour se préparer mais il était tout de même heureux d'avoir été appelé: il avait hâte de participer au combat. Il avait déjà deux adversaires attitrés, Zeus par pure vengeance de sa part et Arès par rivalité physique. Il était impatient d'émasculer son fils comme ce dernier l'avait fait lors de la première guerre. Un sourire carnassier étira ses lèvres.

- Ou est-ce qu'on se rejoint?

- à l'aéroport de Tokyo demain, dit Sélène. Evite de te faire remarquer.

- Tu me connais, sourit le jeune homme.

- C'est bien ça qui m'effraie.

Cronos raccrocha, il savait ce qu'il voulait. Il était incapable de se rendormir à cause de l'excitation qui s'insinuait en lui. Il se leva et alluma sa lampe de chevet. Cronos était grand et très musclé même si contrairement à Japet il ne faisait pas culturisme. Matthew avait toujours prit soin de son corps. Cronos au contraire s'en fichait, il avait formé son corps grâce à des travaux soutenus. Il travaillait dans le bâtiment, au lieu de soulever des poids, il soulevait des parpaings et autres matériel nécessaire pour ses travaux. Le jeune homme de vingt cinq ans était brun aux cheveux coupés court et aux yeux aussi sombres que ses cheveux. Sur son bras, on pouvait remarquer une faux auquel il avait fait rajouter un peu plus tard une femme d'une rare beauté qui la tenait. La faux était sa marque. Pour lui la faux ne pouvait être utilisée par une femme, il n'y avait rien de plus fourbe qu'une femme et il était bien placé pour le savoir. Depuis son plus jeune âge, il avait été orphelin. Il avait passé le début de sa vie dans un orphelinat miteux jusqu'à ses douze ans ou il avait fugué. Il avait trouvé des travaux manuels pour se payer sa nourriture et ses habits. Beaucoup de ses collègues avaient été outré de le savoir dehors et l'un d'eux l'avait hébergé… et adopté. Il lui avait donné le nom de Gauthier Moreau. Gauthier avait toujours aimé ses parents adoptifs, ils n'avaient pas pu avoir d'enfant et avait reporté tout cet amour sur lui. Cependant, il avait refusé d'être un poids pour eux et avait quitté la demeure familiale dès qu'il avait pu s'assumer entièrement, il rendait visite à ses parents tous les week-ends. C'est pour cette raison qu'il décrocha son téléphone un peu plus tard dans la matinée.

- Allô?

C'était sa mère, Gabrielle Moreau.

- C'est moi, je voulais juste prévenir que je ne pourrais pas venir ce week-end.

- Pourquoi? Demanda vivement Gabrielle.

Gauthier soupira, sa mère était d'un naturel très protecteur et très curieux… ce qui ne faisait pas son bonheur surtout dans ces cas-là. Il se souvenait parfaitement bien du jour ou elle l'avait harcelé de question sur son tatouage étrange.

- C'est à cause du tatouage. Grommela-t-il.

- Gauthier Moreau! Tu n'as pas intérêt à tuer qui que ce soit! Gronda sa mère. Ce n'est pas comme ça que je t'ai élevé! En plus, ces enfants sont certainement très gentils, je suis sûr qu'il s'agit d'un mal entendu.

- Oui.

Il ne cherchait même plus à essayé de faire comprendre son point de vu à sa mère qui était borné. Même s'ils n'avaient aucun lien génétique, il avait hérité de ce trait de caractère.

- Et n'oublie pas de prendre des vêtements chauds, de quoi faire ta toilette et aussi des médicaments au cas ou tu seras malades. Conseilla Gabrielle.

- Maman, soupira Gauthier.

- Il n'y a pas de « maman ». Tu veux que je vienne faire tes valises?

- Je suis assez grand pour les faire tout seul! S'exclama le jeune homme. Bon je te laisse. Bisous.

- Je t'aime mon cœur.

- Je t'aime aussi maman, dit Gauthier d'une petite voix.

En temps normal il n'aurait rien dit mais il pouvait mourir au Japon et dans ce cas, il aurait voulu que sa mère et son père sachent qu'il les aimaient de tout son cœur même si c'était affreusement gênant de le dire. Il raccrocha et commença à faire sa valise.

Mathis couru à l'autre moitié du temple pour aller décrocher. Les coups de fils au Temple était très rare et souvent il s'agissait de Yelan pour avoir des nouvelles ou pour partager ce qu'elle savait avec Kaho. Essoufflé, il décrocha.

- Allo?

- Il faut que tu te prépares à nous rejoindre Coeos, dit une voix féminine.

Mathis se figea. Il n'y avait qu'une personne à sa connaissance qui savait qu'il était un Titan: Phoebe. Il fronça les sourcils.

- Je ne me battrais pas. Déclara-t-il. Au cas où tu ne le saurais pas, j'apprécie les Olympiens.

- Je l'ai vu, confirma Phoebe. Pourtant je ne perds pas espoir de te voir nous rejoindre. Fais-tu réellement confiance à cette olympienne qui t'a recueillit?

- Tu sais très bien que oui. Je ne participerais pas à cette bataille.

Mathis raccrocha. Il ne pouvait pas trahir Kaho en se battant contre son espèce. Il entendit un bruit dans le couloir ou il se trouvait et il se retourna vivement. Kaho se trouvait devant lui avec des béquilles. Elle lui fit un doux sourire.

- Qui c'était? Demanda-t-elle.

- Personne d'important. Grommela Mathis.

Kaho fronça les sourcils. Mathis se figea, cette attitude de la part de cette femme ne signifiait qu'une chose: elle l'avait percé à jour.

- Que se passe-t-il? Interrogea-t-elle calmement.

Mathis soupira, il ne pourrait pas lui cacher la vérité. Il baissa les yeux pour ne pas voir la déception qui allait s'emparer des yeux de sa mère adoptive.

- Phoebe m'a appelé pour que je participe à cette guerre.

Il y eu un silence pendant lequel il ne releva pas les yeux, puis le bruit des béquilles se fit entendre. Mathis releva les yeux et vit Kaho s'approcher de lui avec un léger sourire.

- Croyais-tu réellement que je n'avais jamais remarqué que tu étais un Titan? Demanda-t-elle doucement.

- Comment avez-vous fait pour le savoir? S'étonna Mathis.

- Tu sembles oublié que je suis la déesse qui sait toujours tout, sourit Kaho. Et puis ce tatouage sur les fesses ne trompe personne.

Mathis rougit furieusement. C'est vrai qu'enfant il était assez turbulent et que pour éviter d'aller dans le bain, il courait tout nu autour du Temple. Il ne pensait pas que Kaho l'aurait remarqué.

- Quelle mère ne sait pas tout de ses enfants? Sourit-elle.

- Et pourquoi m'avez-vous gardé? Demanda timidement Mathis.

- Tu aurais préféré que je te laisse dans la rue? S'étonna Kaho.

- Non, mais vous saviez que j'étais un Titan et que j'allais obligatoirement vous poser des problèmes. Opposa le jeune homme.

- Les seuls problèmes que tu m'as posé c'était pour te faire prendre un bain tout les jours et d'essayé de te calmer pour que tu suives les cours.

Elle essaya tant bien que mal de tenir en équilibre mais elle vacillait tellement que Mathis la prit par la taille. Kaho caressa sa joue avec un tendre sourire.

- Tu es tellement gentil Mathis. Je n'ai jamais pensé que les Titans devaient resté enfermés, je comprend leur haine à notre égard mais j'aurais aimé que chacun vive de son côté, heureux. Sans chercher à nuire à l'autre. Dit Kaho. J'ai toujours été ravi de t'avoir pour fils, d'autant plus que je n'ai jamais pu en avoir par moi-même. Mon seul regret est que tu ne m'ais jamais appelé maman.

Mathis rougit légèrement.

- C'est parce que c'est gênant, bafouilla-t-il.

Kaho sourit puis lui ébouriffa les cheveux.

- Quoi que tu décides, je te soutiendrais.

- Je refuse de participer à cette guerre. Je n'ai vu que la jeune Sakura mais si c'est elle qui dirige les autres Titans alors nous n'avons rien à craindre. Déclara paisiblement

Mathis. J'espère simplement qu'ils s'en rendront compte avant qu'il ne soit trop tard.

Ethan sortit de la douche et attacha une serviette autour de sa taille puis il regagna la cuisine ou l'attendait une jeune femme frêle. Elle était relativement petite et elle avait de longs cheveux blonds et des yeux mordorés. Elle ressemblait à une enfant malgré qu'elle ai vingt trois ans. Elle sourit doucement au garçon.

- Tu veux me tenter, avoue.

- Je ne serais pas contre, sourit Ethan.

Il s'approcha de la jeune femme qu'il prit par la taille en l'embrassant fougueusement. Elle passa ses bras autours de son cou en se mettant sur la pointe des pieds lorsque le téléphone sonna. Ethan grogna de mécontentement.

- J'y vais, sourit la jeune femme. On continuera après.

Elle lui déposa un furtif baiser puis elle décrocha.

- Allô?

Ethan regarda le visage de Nekoi devenir soudain beaucoup plus sérieux. Il s'approcha d'elle en la prenant par la taille. Nekoi hocha la tête puis elle raccrocha.

- Qui c'était? Demanda immédiatement Ethan.

- Phoebe… C'est le moment de se réunir. Soupira la jeune femme.

- Je pensais qu'il nous restait un peu de temps, avoua Ethan.

- Tu penses vraiment qu'il faut nous battre? Interrogea soudainement Nekoi. Ce que tu m'as raconté sur cette Artémis ne me fait pas dire qu'elle est mauvaise et qu'il faut l'anéantir. Je n'ai pas envie de me battre, je veux rester avec toi tranquillement.

- Moi aussi, mais si Phoebe a raison nous serons bien obligé de le faire pour rester ensemble. Déclara le jeune homme.

Nekoi se blottit contre son fiancé, elle aurait tellement voulu que tout reste comme avant. Elle se souvenait de toute sa vie sauf avant ses trois ans, âge ou elle avait rencontré Ethan dans l'orphelinat ou elle était. Elle avait toujours vécu avec lui, ils s'étaient rapproché en remarquant leur pouvoir: la force incroyable d'Ethan et le pouvoir de Nekoi. Elle ne voulait pas que cela cesse.

Un jeune homme d'une vingtaine faisait des longueurs de bassin. Il nageait comme un véritable poisson, personne ne nageait plus vite que lui. Son entraineur s'était toujours dit qu'il remporterait les prochains jeux olympiques vu sa performance. Lilian était le plus jeune champion de natation des Etats-Unis mais il ne semblait faire aucun effort sur ça. C'était pour cette raison qu'il avait souvent été accusé de se dopé, il avait subit plusieurs examens qui avaient tous été négatif. Si seulement ses concurrents savaient qu'il n'avait pas besoin de s'entraîner parce qu'il était le Titan Océan. Une jeune fille s'approcha du bassin. Elle était mince et avait de longue jambe. Ses cheveux auburn lui arrivait à la taille et ses yeux étaient noir pourtant, il se dégageait d'elle une aura charismatique. Elle regarda Lilian venir vers elle.

- Ma chère Sabrina! S'exclama-t-il.

Il sortit de l'eau et s'avança pour l'enlacer. Elle recula d'un pas.

- Ne me touche pas, je vais être toute mouillé après. Dit-elle calmement.

- Je fais souvent cet effet là, sourit Lilian.

Sabrina leva les yeux au ciel et soupira.

- Il y a vraiment des moments ou je me demande pourquoi est-ce que je sors avec toi.

- C'est parce que tu aimes aussi ce côté-là! Pourquoi est-ce que tu es venu en tailleur au fait? Demanda-t-il.

- Phoebe a appelé. Dit gravement Sabrina. Nous devons partir au plus vite pour le Japon.

Lilian devint subitement sérieux et fixa la jeune femme droit dans les yeux.

- Est-ce que tu as envie de te battre? Interrogea-t-il.

- Tu me connais assez pour savoir la réponse. Fit Sabrina. Mais nous allons tout de même aller au Japon pour voir à quoi ressemblent les nouveaux Olympiens et comment se déroule la guerre. Sélène le sait très bien.

- Bien je vais me changer et je te rejoins devant la piscine.

Sabrina acquiesça puis elle partit. Lilian se dépêcha d'aller dans les vestiaires. Il repensa alors à sa première rencontre avec Sabrina. Il avait cinq ans et aucun souvenir de sa vie d'avant lorsqu'il l'avait rencontré. Il errait au hasard des rues et il était tombé sur elle. Elle l'avait regardé avec étonnement puis Sabrina s'était alors adressée à lui avec sa voix fluette.

- Tu ne sais plus qui tu es? Tu es comme moi.

- Comme toi? Avait-il répété.

Elle avait acquiescé et lui avait prit la main.

- Tu as des pouvoirs, comme moi. Toi tu es l'eau, comme moi. Mais tu es beaucoup plus fort parce que tu as un autre pouvoir. Tu peux faire disparaître les choses.

Lilian secoua la tête en se rappelant de ce moment. Il n'avait plus quitté Sabrina depuis. Elle avait les mêmes capacités que lui dans l'eau mais elle avait eu raison: il savait également disparaître des choses. Ils s'étaient entraîné tout les deux en secret des parents adoptifs de Sabrina. Une des raisons pour laquelle il ne voulait pas faire la guerre c'était pour ne pas perdre Sabrina, elle avait toujours été contre la violence.

- Boris! Reviens ici immédiatement! S'écria une jeune femme d'une trentaine d'année en courant derrière un petit garçon de cinq ans.

- Non! Vous allez me gronder! Opposa Boris.

- Si tu ne faisais pas de bêtises, je ne te gronderais pas! Fit remarquer la jeune femme.

- Je n'ai pas fait de bêtise!

- Tu as mis de la colle sur la chaise de ta maitresse et ensuite tu lui as jeté un œuf! C'est une bêtise! Déclara-t-elle.

- C'est elle qui a commencé!

- Et d'abord ou est-ce que tu as trouvé cet œuf?!

Elle réussit à l'attraper par le bras. Le petit garçon baissa les yeux. Elle soupira.

- écoute Boris, je sais que c'est dur pour toi parce que tu viens juste d'arrivé, mais on fait ça pour toi tu sais.

- Moi je veux revoir mes parents! Cria-t-il.

- C'est impossible… dit tristement la jeune femme. Ils sont partit.

Le petit commença à pleurer et elle le prit dans ses bras en le berçant. Peu à peu, il se calma.

- Bon, oublions la punition pour cette fois. Dit-elle. Mais la prochaine fois, n'espère pas t'en tirer à si bon compte.

- Oui madame Erine.

- Allez, va dans la cuisine et demande une tasse de chocolat chaud.

Boris partit en courant tandis qu'Erine se remettait debout. Elle regarda autours d'elle. Elle avait reprit l'orphelinat ou elle avait été élevé et essayait d'aider du mieux qu'elle pouvait les jeunes orphelins. Elle n'avait jamais le temps de s'ennuyer avec eux. Un sourire étira ses lèvres. Une jeune femme arriva.

- Erine, il y a une certaine Sélène pour toi au téléphone.

Le sourire de la jeune femme se fana immédiatement et elle prit l'appel.

- Phoebe?

- Il est temps, rejoins nous au Japon demain, à l'aéroport. Dit la jeune femme.

- J'y serais.

Elle raccrocha et soupira. Elle n'avait pas envie de faire la guerre mais si ses enfants étaient mauvais, elle n'avait pas le choix. Son pouvoir serait utile uniquement sur certains Olympiens: ceux qu'elle avait mis au monde. Elle regarda le ciel.

" Faites que tout ailles bien et que cette guerre s'arrête avant qu'il n'y ait des morts"

- Mais vous le faites exprès! Vous n'êtes qu'un juge macho et sans aucun respect pour les femmes! Je vous dis que ma cliente s'est fait violer par ce sale couillon! S'écria Justine.

- Mademoiselle calmez-vous ou je vous fait sortir de ce tribunal! Dit le juge.

- De toute façon, elle a prit son pied comme pas possible. Déclara le défendeur.

Justine se redressa de toute sa hauteur puis…

- Espèce de sale rustre!

Elle se jeta sur lui et lui donna un violent coup de poings. Plusieurs huissiers se mirent contre elle et l'empêchèrent de frapper de nouveau sur le violeur.

- Je suspends la séance jusqu'à nouvel ordre! Annonça le juge. Et vous mademoiselle, vous devrez apprendre à contrôler vos nerfs sinon vous serez démit de vos fonctions!

Justine se dégagea de la prise des hommes et sortit du tribunal en maugréant. Elle songea qu'elle devait vraiment changer de cursus et faire juge comme sa nature l'exigeait. Elle savait toujours qui était coupable ou non, elle ferait un juge génial mais en tant qu'avocate, elle n'arrivait pas à se retenir. Son cellulaire sonna.

- Allô?

- Rejoins-nous à l'aéroport de Tokyo demain. Les titans seront tous là.

- Bien… Phoebe, tu sais que je ne me battrais pas, n'est-ce pas?

- Oui je le sais. À demain.

Thémis raccrocha et sortit du tribunal.

En Allemagne, se trouvait une jeune femme qui était très recherché, elle se prénommait Alice. C'était un mannequin très renommé même si elle était très lunatique. À cet instant, elle est chez elle au téléphone.

- Oui Phoebe, j'y serais. À demain.

Elle raccrocha et alla rapidement faire ses valises. Alice était une des titanides les moins connu: Théia. Elle avait eu beau faire plusieurs recherches sur elle lorsqu'elle avait découvert son pouvoir, elle n'avait pas découvert grand-chose. Elle contrôlait la météo, ce qui était relativement pratique mais souvent les météorologues ne comprenaient pas pourquoi il y avait des changements de temps aussi énigmatique. Elle avait donc arrêté de trop utiliser son pouvoir. Ce qu'elle avait découvert sur elle, était l'œuvre de Mnémosyne, titanide de la Mémoire. Pourtant elle n'avait jamais rencontré cette titanide, c'était Phoebe qu'il lui avait tout dit. Elle considérait donc qu'elle avait une dette envers elle et c'était pour cette raison qu'elle allait combattre les Olympiens. Une fois sa valise terminée, elle appela son agence pour dire qu'elle prenait deux semaines de congé. Elle raccrocha pendant que son patron lui hurlait dessus mais elle s'en fichait complètement.

Un jeune homme était en Alaska, il observait le comportement de la faune dans cet univers glacé. Il était en simple veste alors que l'un de ses collègues était emmitouflé dans une doudoune épaisse avec un bonnet, une cagoule, des gants et des bottes fourré.

- Je ne sais pas comment tu fais pour ne pas avoir froid, dit-il en claquant des dents.

- Je suis habitué depuis un bout de temps, mentit le jeune homme.

Il avait à peine vingt ans mais ses cheveux étaient déjà blanc, il avait les yeux gris et des piercings à l'oreille droite. Il faisait très bad boy et c'était pour cette raison qu'il était très apprécié de la gente féminine. Son cellulaire sonna.

- Qui peut bien t'appeler? S'étonna son collègue.

Il avait la réputation d'être quelqu'un de très antisocial.

- Il n'y a qu'une personne qui a mon numéro. Je dois partir.

Il décrocha son téléphone.

- Ou est-ce que je vous rejoins? Demanda-t-il.

- à l'aéroport de Tokyo, demain. Dit Sélène.

Il raccrocha.

- Attend, Kamui, on a encore plein de chose à faire.

- La raison pour laquelle je dois partir est très grave alors je partirais quoi qu'il arrive.

Sakura ouvrit difficilement les yeux. Shaolan se pencha vers elle, inquiet.

- Tu devrais arrêter cet entraînement avec la flûte, déclara-t-il.

- Non, si Yukito doit l'utiliser et que je moi je deviens faible, ce n'est pas comme ça que je pourrais te protéger. Sourit Sakura.

Shaolan soupira et serra la jeune femme dans ses bras.

- Je n'aime pas te voir aussi faible.

- Ne t'inquiète pas Shaolan, maintenant je sais très bien résister à cette attaque. Il suffit juste que j'analyse correctement les ondes qu'elle envoi et je peux les estomper.

Il y eu un léger silence puis Sakura reprit la parole.

- J'ai remarqué qu'en ce moment, tu étais plus dur avec les autres alors qu'ils font beaucoup d'effort. Pourquoi?

- Parce que je les ai un peu disputés. Je sais que tu t'entraînes à ce point pour tous nous sauver et ils le savent aussi. Ils en profitaient sans même s'en rendre compte. Je ne supportais pas de les voir ne rien faire alors que tu te tuais à la tâche.

- Shaolan, murmura Sakura.

Elle lui fit un léger sourire puis elle l'embrassa.

- Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime, dit-il.

Ils s'embrassèrent de nouveau et Shaolan allongea Sakura sous lui.