Bonjour tout le monde,

Je vous présente le premier chapitre d'une fanfiction Snarry que j'ai commencé à écrire il y a très longtemps et que j'ai eu envie de reprendre récemment.

Elle couvrira toute la scolarité d'Harry et sa vie adulte.

J'espère que ça vous plaira n'hésitez pas à me donner votre avis.

À bientôt.

Quiconque se rendant devant le 4 Privet Drive ce matin là et connaissant un minimum les Dursley aurait été plus que circonspect par la situation qu'il aurait découvert en cette fin du mois de juillet de l'année 1991.

Non en fait n'importe qui connaissant ou non les Dursley se serait interrogé sur leur situation actuelle. Ceux ne les fréquentant pas faisant par contre preuve d'une sincère compassion à la différence des quelques infortunés de leur cercle intime.

Mais avant d'en dire et d'en comprendre d'avantage il faut remonter quelques années en arrière, plus précisément le 1er novembre 1981. Ce jour-là monsieur et madame Dursley, un couple qui s'estimait -on n'est jamais mieux servi que par soi-même- bien sous tout rapport fût réveillé par des cris de bébé.

De prime abord ce fait n'était pas spécialement exceptionnel puisqu'ils avaient accueilli récemment le très bien portant Dudley et ses manifestations toujours très bruyantes. Non ce qui provoqua un échange de regards inquiet des jeunes parents était que les pleurs venaient de l'extérieur.

C'est ainsi que Pétunia et Vernon Dursley se retrouvèrent avec Harry Potter sur les bras, héros sans le savoir d'un monde qu'il ne connaîtrait pas avant longtemps mais que sa seule famille jugea immédiatement comme un monstre. Tant pis si son seul fait d'arme depuis que son couffin avait été placé dans un placard sous l'escalier fut un babillage curieux.

Six ans plus tard le bébé devenu petit garçon n'avait que très peu quitté le placard sous l'escalier et il ne gardait pas vraiment de bons souvenirs de ses excursions forcées dans la maison mais aujourd'hui ça devait être différent. C'était son premier jour de classe, il n'était pas tout à fait sûr de ce que c'était mais il savait que ça lui permettrait de passer plusieurs heures loin des cris de son oncle, des reproches de sa tante et des pincements de son cousin.

Autant dire que sa déception fut grande quand Harry découvrit qu'il était dans la même classe que Dudley mais il entreprit de l'ignorer consciencieusement, en plus la maîtresse avait l'air gentille.

Malheureusement le malingre garçon comprit vite que personne n'ignorait Dursley quand en se rasseyant sur sa chaise après la récré il poussa un cri de douleur en sentant une punaise s'enfoncer dans sa fesse gauche sous l'œil sadique du fils Dursley.

Le pauvre souffre-douleur souhaita alors de toutes ses forces qu'un million de punaises tombe sur son cochon de cousin et quelques secondes plus tard ce dernier faillit être assommé par l'armoire au fond de la salle. En effet si elle ne contenait pas un million de punaises elle en comptait bien quelques milliers quand elle s'écroula sur le dossier du siège de Dudley placé à quelques dizaines de centimètres de là.

Le soir Harry ne comprit par pourquoi il reçut une claque et des injures après que son cousin se soit plaint de l'incident, il n'avait à aucun moment touché l'armoire.

Personne n'écrivait jamais à Harry, après tout qui voudrait écrire à un petit garçon aussi insignifiant que lui, se chargeait de lui rappeler régulièrement sa tante Pétunia.

Autant dire que la surprise du survivant qui s'ignorait fut grande quand en allant chercher le courrier comme tous les matins il découvrit une lettre à son nom peu avant son onzième anniversaire.

-Tu comptes faire bruler notre courrier comme tu as fait brulé nos œufs garçon?! hurla son oncle depuis la cuisine faisant sursauter le concerné qui s'empressa de cacher sa lettre sous sa chemise.

C'était la première fois qu'il possédait vraiment quelque chose et vu le peu de cas que sa famille faisait de lui le jeune Harry Potter n'osait même pas imaginer ce qu'ils feraient d'une lettre, une lettre qui en plus le situait «dans le placard sous l'escalier».

Toute la journée le petit brun dût contenir son impatience d'enfin découvrir ce qui se cachait sous le mystérieux pli devant déjà user la majorité de son énergie à échapper aux brimades de son cousin. Si celui-ci passait ne serait-ce qu'un quart du temps qu'il consacrait à pourchasser Harry à suivre ce qui se passait en classe, ce dernier ne serait pas obligé de faire tout ses devoirs.

Finalement Harry profita de l'heure du diner pendant laquelle toute la famille engloutissait de grosses portions de nourriture grasse devant la télé pendant que lui était relégué avec les restes dans la cuisine pour lire SA lettre. Après avoir terminé sa lecture Harry faillit éclater de rire de rage devant ce qu'il pensait être une très mauvaise blague, lui un sorcier? Et qui en plus était attendu dans un collège pour étudier, la métamorphose, les sortilèges ou encore les potions? C'était cruel et d'autant plus pour lui qui toute son enfance avait rêvé de pouvoir partir loin d'ici en un tour de baguette magique.

Puis il repensa à sa dite enfance, tout ces mystérieux accidents qui arrivaient quand il était contrarié, la colère de son oncle et de sa tante à chacun d'entre eux, leur volonté d'être si normaux alors que lui n'était qu'un monstre.

-La magie mon garçon ça n'existe pas! lui avait assené Vernon Dursley le jour où son cousin s'était retrouvé enfermé avec un serpent après la disparition puis la réapparition d'une vitre au zoo le jour de l'anniversaire de Dudley.

Et si en fait ça existait? Et si c'était possible? Et si quelque chose de bien plus puissant que tout ce qu'il avait jamais imaginé lui permettait à lui, Harry Potter, le monstre de rabattre le clapet de ceux qui le martyrisait depuis des années?

Armé d'une confiance toute nouvelle, Harry se leva et se dirigea vers le salon bien décidé à tout faire pour obtenir une vérité qui pourrait changer sa vie.

-Est-ce que c'est vrai? demanda-t-il en jetant la lettre sur la table osant pour la première fois de sa vie élever la voix.

La tante Pétunia après avoir jeté un coup d'œil sur la lettre blanchit rapidement pendant que l'oncle Vernon après en avoir lu les premiers mots se leva furieux et renversant au passage sa chaise attrapa brutalement Harry pour le trainer derrière lui.

-Écoute moi bien espèce de monstre, si je te surprends encore à parler de telles imbécilités c'est à la ceinture que tu gouteras à nouveau et pas qu'un peu je te le dis! s'égosilla le gros bonhomme postillonnant sur son neveu avant de le jeter dans le placard qu'il verrouilla.

Les semaines suivantes Harry ne fût même plus autorisé à sortir pour faire ses corvées et c'est tout juste s'il était nourri un jour sur deux. Alors qu'il perdait la notion du temps déprimant sur un monde qui si par miracle il existait réellement s'éloignait de plus en plus de lui des coups se mirent à faire trembler la maison. Un moment il cru que c'était une nouvelle manifestation de l'orage qui grondait ce soir là mais l'instant d'après un grand craquement retentit suivi des hurlements de son oncle et sa tante intimant à quelqu'un de sortir de là tout de suite.

-Vous taisez-vous! Vous n'êtes que des immondes personnages, où est-il? gronda une voix grave

Soudain la porte de son placard s'ouvrit ou plutôt sortie de ses gonds et il vit apparaître le visage barbu du plus grand homme qu'il ai jamais vu.

-Ah tu es là Harry, allez sors d'ici tu n'as rien à craindre je suis Hagrid le gardien des clés et des lieux de Poudlard encouragea l'homme.

-Alors Poudlard existe vraiment? Et vous savez qui je suis? balbutia Harry.

-Mais bien sûr que Poudlard existe et tout le monde sait qui est Harry Potter enfin, tes moldus ne t-ont-ils donc rien dit ?!

Au petit matin les pompiers firent descendre de leur propre toi une famille Dursley au complet et très gênée qu'Hagrid avait jugé bon d'envoyer là-bas «puisqu'ils aimaient coincer les gens dans des situations désagréables et indignes même d'un veracrasse».

Quelques heures plus tard alors qu'il déambulait avec Hagrid sur le chemin de traverse Harry repensa une fois encore à tout ce qu'il avait appris depuis hier.

Non seulement il était bien un sorcier mais en plus il allait étudier dans la plus grande école de magie qui soit, dirigée par le plus puissant directeur ayant jamais existé selon les propres mots d'Hagrid.

Ça c'était pour la partie agréable, malheureusement il avait aussi découvert que contrairement à ce que son oncle et sa tante avaient prétendu toutes ces années, ses parents n'étaient pas morts dans un accident de voiture mais tués par un mage noir très puissant en voulant le protéger.

-Hagrid pourquoi est-ce que Voldemort voulait à tout prix me tuer moi? interrogea Harry faisant tiquer le demi-géant à l'évocation du nom maudit.

-Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom insista l'adulte craignait tes parents, ils étaient de puissants sorciers et il a du croire qu'en s'en prenant à toi il les affaibliraient. Ah on est arrivé chez Ollivander.

Comme le constata vite le jeune sorcier à son plus grand plaisir, Ollivander était le propriétaire du plus important magasin de baguettes du pays et après quelques essais il hérita de la sienne en houx et plume de phénix et mesurant 27,5 centimètres. Le brun pendant qu'il sentait l'instrument vibrer dans sa main entendit marmonner le vieil homme sur le fait qu'il avait vendu la jumelle de cette baguette au mage noir responsable du meurtre de ses parents.

Cependant avant qu'il puisse se remettre de sa stupeur et l'interroger, son accompagnateur l'avait déjà entrainé à l'extérieur arguant qu'il avait une surprise.

-Joyeux anniversaire Harry sourit Hagrid en tendant une cage au garçon avant d'expliquer qu'il lui avait préparé un gâteau mais qu'il s'était assis dessus par inadvertance et qu'il était écrasé.

Mais à cet instant Harry s'en ficha totalement de ce gâteau écrasé et de tous les gâteaux qu'il n'avait jamais eu, il avait devant lui la plus belle chouette qu'il n'avait jamais eu et cette dernière comme si elle l'avait reconnu hulula doucement en le fixant de ses yeux ambres.

-Tiens tes affaires et surtout n'oublie pas d'être bien à l'heure sur la voie 9 intima Hagrid au survivant quelques temps plus tard alors qu'ils arrivaient à la gare de King's Cross.

-Mais, Hagrid ça n'existe pas la voie 9 s'inquiéta Harry en regardant alternativement les voix 9 et 10.

N'obtenant pas de réponse il tourna la tête et constata qu'il était seul et totalement perdu sur la façon de rejoindre Poudlard. Harry s'apprêtait il en était sûr à se ridiculiser en demandant à un employé comment se rendre sur le quai de la voie 9 quand il entendit puis vit une femme rousse sermonner toute une troupe d'enfants tout aussi roux sur le fait qu'ils allaient être en retard à Poudlard.

Saisissant sa chance le jeune garçon l'apostropha et avec un sourire la femme lui indiqua comment se rendre sur le quai pour prendre le Poudlard express ajoutant pour le rassurer que c'était aussi la première année de Ronald. Croyant d'abord à de l'humour sorcier étrange mais n'ayant pas d'autre choix Harry fonça entre les voix 9 et 10 s'attendant à rencontrer violemment le mur avant d'ouvrir les yeux découvrant avec stupéfaction une grande gare ancienne pleine de fumée et de familles toutes aussi bizarrement achalandées que lui.

Remis de ce choc il monta à l'intérieur du train le plus impressionnant ayant jamais existé à ses yeux, son côté ancien ne faisant que lui ajouter un peu plus de charme. Harry entra dans le premier wagon qu'il vit et croisant le regard de Ronald s'apprêta à lui demander s'il pouvait s'installer mais une cavalcade l'interrompit.

-Attention convoi dit un premier grand roux.

-Très exceptionnel enchaina un autre grand identique.

Harry se décala rapidement ne voulant commencer le premier jour de sa nouvelle vie avec une bosse et observa les deux jeunes hommes attraper chacun un bras du troisième roux dans la pièce pour l'entrainer avec eux. Voyant que le garçon semblait plus agacé que terrifié le petit brun haussa les épaules et se mit à ranger ses affaires.

Quelques minutes plus tard la porte se rouvrit pour laisser place cette fois à un trio. Le blond, le plus petit de la bande mais celui qui était visiblement le chef fixa Harry quelques secondes avant de s'avancer ayant manifestement vu quelque chose qui lui convenait.

-Drago Malefoy se présenta-t-il en tendant la main d'un air précieux eux ce sont Crabbe et Goyle ajouta-t-il en désignant le reste du trio.

-Harry Potter répondit timidement Harry en prenant la main en face de lui.

-Evidemment, mon père m'a prévenu que nous serions dans la même année, je serais à Serpentard et toi demanda Drago en s'installant d'autorité à côté de son nouveau camarade.

-Heu je ne sais pas vraiment, je n'ai appris que récemment pour Poudlard et je ne suis pas au courant de grand-chose confessa le survivant.

L'héritier Malefoy lui décocha une œillade surprise, affichant au passage pour la première fois une expression digne de son âge et détendant Harry avant de lui expliquer que les élèves de Poudlard était répartis en quatre maisons.

-Il y a Poufsouffle pour les idiots illuminés, Serdaigle pour les je-sais-tout qui n'ont que ça à faire de se noyer dans leurs livres, Gryffondor pour ceux qui s'imaginent plus courageux que les autres et bien sûr et surtout il y a Serpentard, la maison des plus grands sorciers énuméra Drago.

La description de ce dernier fit sourire Harry avant de le faire réfléchir.

C'était bien d'avoir des pouvoirs et même s'il y a encore quelques semaines jamais il n'aurait osé rêver d'être un sorcier maintenant qu'il savait qu'il en était un, il se demanda de quoi il aurait l'air, aux yeux de son nouveau monde qui semblait déjà attendre tellement de lui s'il n'essayait pas au moins d'être un grand sorcier.

-Alors je veux être à Serpentard conclut Harry à voix haute se rappelant de la présence de Malefoy quand celui-ci éclata d'un rire satisfait.

Drago entreprit alors pendant l'heure suivante d'étaler toutes les confiseries que son père lui avait acheté histoire d'impressionner tout le monde pendant le voyage. Il s'amusait de la tête d'Harry qui venait de tomber sur une dragée de bertie crochue à la morve quand une voix haut perchée se fit entendre.

-Est-ce que l'un d'entre vous a vu passer un crapaud? s'enquit une fille de leur âge aux cheveux châtains ébouriffés en les jaugeant des pieds à la tête.

-A part devant moi non je n'en n'ai vu aucun répondit perfidement Malefoy s'attirant un regard outré de la sorcière.

Harry s'apprêtait à prendre sa défense quand les yeux de la fille se posèrent à son tour sur lui ou plutôt sur sa cicatrice sur son front.

-Oh je vois, tu es Harry Potter, je suis Hermione Granger et je sais tout sur toi, en fait je sais tout sur le monde de la magie, j'ai lu toute l'histoire de la magie pendant l'été! Au fait tes lunettes sont cassées enchaina Hermione donc avant de s'avancer et de les tapoter de sa baguette en prononçant rapidement une formule magique.

Harry observant ses lunettes comme neuves s'apprêta à la remercier quand la brune ajouta que c'était un sort basique puis partit en expliquant qu'un certain Neville Londubat avait besoin de son aide.

-Ce n'était pas très gentil ce que tu as dit pour les crapauds siffla Harry vexé de devoir une nouvelle fois faire face à sa méconnaissance du monde magique.

-Tu feras un très bon serpentard répondit Drago visiblement agréablement surpris par le jeune Potter.

Après plusieurs heures de voyage le Poudlard Express s'arrêta enfin et Harry fût rapidement entrainé vers une barque par son nouvel ami l'empêchant de saluer Hagrid qui guidait les autres premières années plus loin.

Le brun et le blond franchirent côte à côte les portes de la grande salle et même Drago perdit son air continuellement blasé en découvrant l'immensité de la pièce et son plafond magiquement étoilé.

La grande femme qui avant de les faire entrer s'était présentée comme le professeur McGonagall amena alors un vieux chapeau en piteux état qu'elle déposa sur un tabouret près de la grande table des professeurs. Soudain l'objet en apparence normal s'anima et déclama une chanson sur lui-même et sur les différentes maisons mais tout ce qu'Harry retint était que les serpentards «parviennent toujours à leurs fins». Bien décidé à prouver de quoi il était capable même si lui n'avait pas lu l'histoire de la magie, le jeune Potter tenta d'avoir l'air le plus confiant possible quand il s'avança à l'entente de son nom.

Je vois de la détermination retentit immédiatement une voix dans sa tête dès que le choixpeau toucha son crane oh oui il y a beaucoup de détermination en toi, une grande volonté de faire tes preuves et pour ça je pense qu'il n'y a pas de meilleure maison pour toi que…

-Serpentard! tonna le choixpeau.

Le sourire aux lèvres Harry rejoignit immédiatement Drago qui lui avait gardé une place ne voyant pas la stupeur qui s'était emparée de la majorité des élèves, des professeurs et même du directeur.

Severus Rogue lui avait gardé son habituel air impassible mais intérieurement le directeur des Serpentards était surement le plus surpris d'entre tous, ne sachant absolument pas ce qu'il était censé faire du fait que le fils de son pire ennemi soit dans sa maison persuadé depuis longtemps qu'Harry Potter deviendrait un de ces stupides Gryffondors.