Le lendemain Don arriva à la première heure au bureau, il avait bien l'intention de trouver de nouvelle piste sur la mort de Lisa et aussi sur le tir qui aurait pu tuer Colby. Malgré le fait qu'il était sur de la personne qui était responsable, il était obligé de faire l'enquête de routine comme pour tout autre enquête sinon le dossier serait irrecevable. Il commença ses recherches tout en se sentant coupable de fouiller dans la vie de la femme d'un homme qu'il considérait comme un ami, toute cette histoire semblait tellement irréel que Don espérait qu'il se réveillerait.

David arriva une heure après lui et se mit aussitôt au travail, mais rien Lisa avait une vie normal, et apparemment aucun ennemi en dehors bien sûr de Carlos Espinoza, Don décida donc d'aller voir Colby pour lui demander qui en dehors du chef de la mafia aurait pu la tuer.

Il arriva à l'hôpital et avant qu'il puisse entrer le médecin de Colby l'arrêta.

-Je peux vous parler ?

-Colby va bien ? S'inquiéta Don.

-Physiquement il n'y a pas de problème, mais psychologiquement je suis inquiet, il refuse de manger, et ne dit quasiment aucun mot.

Il vient de perdre sa femme.

-Je comprends mais il a vraiment besoin de se nourrir, il a besoin d'aide et maintenant.

Don hocha la tête, il n'avait pas l'intention de laisser tomber Colby.

Il entra dans la chambre, Colby ne dormait pas, en revanche Tommy était endormi sur sa poitrine et Colby passait une main dans ses cheveux.

-Salut.

Colby leva les yeux vers lui, et Don y vit tant de douleur, comme il n'en avait jamais vu et il sentit une nouvelle vague de culpabilité le prendre.

-Je suis désolé pour hier, je te suis accusé alors que tu n'y es pour rien, j'avais juste besoin de m'en prendre à quelqu'un je suppose et je suis désolé que cette personne c'était toi.

-Je comprends, je suis désolé de ne pas avoir pu la protéger.

-Ce n'est pas ta faute, mais j'ai bien l'intention de trouver le responsable et de lui faire payer.

-Et j'ai exactement la même envie, mais si on veut que ça marche on doit faire ça dans les règles.

Colby hocha la tête même si il avait une tout autre idée en tête.

-J'ai quelques questions à te poser.

-Je ne dirais rien devant Tommy.

Don allait dire quelque chose quand quelqu'un toqua à la porte.

-Entrez.

Don fut étonné de voir son père rentrer dans la pièce.

-Papa, qu'est-ce que tu fais là ?

-Je me promène.

Don avait envie de lui dire de ne pas le prendre pour un imbécile mais il se retint, a la place il présenta son père à Colby.

-Colby, mon père Allan.

-Enchanté.

-De même.

-Papa, tu pourrais t'occuper de Tommy, il faut que je parle à Colby.

-Pas de problème.

Colby fit un bisou à son fils, avant de le tendre à Allan.

Allan sortit de la chambre avec le petit garçon dans les bras.

-Je sais que ces questions ne vont pas te plaire mais je suis obligé de te les poser.

Colby hocha la tête.

-Depuis que tu as revu Lisa, est ce qu'elle avait un comportement différent ?

-Elle était plus inquiète mais je pense que c'est à cause du témoignage, elle appréhendait un peu.

-Avait-elle un comportement particulier avant que tu partes avec moi au tribunal ?

-Non, tout était normal.

-Est-ce que tu sais qui pourrait vouloir la tuer ?

-En dehors de Carlos Espinoza, non.

-T'es sur ?

-Non, on s'est revu pendant cinq jours, et ce n'est pas en si peu de temps que l'on peut rattraper un an d'absence.

-Tu sais qui pourrait répondre.

-Non.

-D'accord, c'est tout.

Don allait partir mais Colby l'arrêta.

-Tu sais qu'on l'aura jamais dans les règles.

-Pourtant on n'a pas le choix, je te tiens au courant.

-Merci, pour tout ce que tu fais.

-A quoi servent les amis ?

Colby sourit pour la première fois depuis la mort de sa femme.

Don sortit de la pièce son père attendait juste à l'extérieur, il déposa Tommy avant de s'approcher de Don.

-Je suis un peu inquiet, il n'a pas dit un mot, et ne réagit quasiment pas.

-Il a peut être vu sa mère se faire tuer, je pense que pour le moment c'est normal qu'il soit dans cet état.

Allan hocha la tête se demandant comment on pouvait faire subir ça à un enfant de cet âge, parfois il se disait qu'ils vivaient vraiment dans un monde de fou.