Hey !
Déjà, un grand merci à ceux qui continuent de me soutenir, ça me fait vraiment plaisir !
Bliss Amadus : Puppet est surtout la plus grosse saloperie de ce monde, mais c'est le perso avec lequel j'ai eu le plus de plaisir à écrire ! X)
Guest : "Conne" à la place de "Continue"... J'prends ça pour un signe, ça doit me correspondre, en fait ! XD Merci beaucoup en tout cas !
Tsume : Je pense que si à chaque chapitre, je lui enlève un membre, il va plus rester grand chose de cette pauvre marionnette à la fin de l'histoire... Et oui, Bonnie est un chieur, avec des passe-temps douteux (pas pires que ceux de Vincent, cela dit..). Un grand merci ! :)
Okame-Art : Ravie que les deux chapitres t'aient plu ! J'ai un peu galéré à trouvé ton fanart mais c'est fait ! :p Merci de me soutenir de cette manière, ça me fait vraiment plaisir ! Pour le design de Néah, j'avoue que je n'avais pas un physique spécial en tête pour ce perso, tu peux lui donner l'aspect que tu veux... ("Noob", elle risque de mal le prendre ! XD)
Inn0centChiild : Ravie que ça te plaise ! :) Merci pour le soutien !
Sur ce, bonne lecture !
Je me pressai jusqu'à la sortie, la main bien ancrée sur la lanière de mon sac, comme si j'avais peur qu'il n'essaye de s'enfuir. Puisqu'on était dans les trucs irrationnels et improbables, alors pourquoi pas ? Après la jambe sauvage…
Arrivée à la loge, je retrouvai Jackson, et lâchai rapidement :
-J'y vais, la Marionnette est cassée, je la ramène pour la réparer, bye, à demain !
Et le tout, sans respirer, s'il-vous-plait. De quoi paraître encore plus coupable. Mais ça, je m'en balançais un peu…
J'avais au passage choppé le reste de mes affaires, et m'étais littéralement enfuie du restaurant. Comme une voleuse ? Bah plus ou moins, vu que j'avais embraqué Puppet dans mon sac, en pièces détachées. Quoi ? J'étais plus à une fraude près, à ce niveau…
Le plus dur, ça avait été de le convaincre de fermer sa grande trappe pour éviter d'attirer encore plus de soupçons, mais après deux ou trois menaces de ne jamais revenir à son état normal, il avait finalement consenti à accéder à ma simple requête.
Et voilà que je me retrouvai dehors, en pull et grelotante, m'enfuyant à grandes foulées de la pizzeria. J'avais bien entendu Jackson bégayer quelque chose avant que je ne referme la porte, j'avais un peu peur qu'il n'essaye de me suivre. Mais à peine une rue plus loin, je pris une mince ruelle pour m'y cacher un moment, profitant pour mettre mon manteau, et tout ce qui était nécessaire pour ne pas se transformer en véritable glaçon quand on a la bonne idée de sortir alors qu'il fait -6 degrés dehors, à 6 h 30 du matin. Mon cerveau démontrait une nouvelle fois son inutilité, et c'était mon corps entier qui en payait les frais. Comme quoi, des fois, je ferai mieux d'arrêter d'improviser.
Résumons un peu la situation : j'étais dehors, seule, dans le noir et le froid, avec un tueur potentiel disloqué dans mon sac, avec la crainte permanente que ladite bestiole ne se mette à causer, histoire de bien me faire repérer. Bon, par chance, il était très tôt, donc il n'y avait quasiment personne dans les rues.
Je soupirai, et, n'ayant vu personne me courir après, je sortis de la ruelle, et laissai mes jambes me ramener à grandes enjambées à mon appartement.
A cette pensée, j'eus un sourire acide. Et dire que la veille, j'avais encore peur de rester seule chez moi dans le noir, voilà que je ramenai directement la cause de ma peur dans mon appart'. Promis, quand toute cette histoire serait terminée, j'irais consulter. Là, je pense que ça commençait à urger.
Cinq minutes plus tard, et l'immeuble était en vue, m'arrachant un soupire d'aise. Je tapai maladroitement le code en grognant, les doigts engourdis par le froid, et la porte s'ouvrit, mais l'intérieur ne m'offrit pas de réconfort, que ce soit au niveau de la luminosité ou de la chaleur. Non seulement les ampoules d'ici étaient pathétiquement faibles, mais en plus, l'immeuble en lui-même n'était pas chauffé seules les chambres l'étaient.
Je soupirai, et montai les escaliers, histoire de me réchauffer un petit peu, et, arrivée devant la porte, enfonçai les clés dans la serrure, avant de me jeter littéralement à l'intérieur, dans l'espoir d'obtenir un peu de chaleur. Dans ma précipitation, j'avais claqué la porte pour la refermer, ce qui m'avait valu une grimace bien sentie, en entendant des piaillements en provenance de l'appart d'à côté. Et allez… Mes voisins allaient encore porter plainte pour tapage nocturne… La bonne blague.
Par réflexe, j'enlevai mon manteau, tout en jetant mon sac sur la table, mais lorsqu'en percutant ladite table le sac se mit à gémir, je compris mon erreur, et hésitai entre rire ou m'excuser. Aucun des deux, j'haussai simplement les épaules, et, ayant accroché mes affaires à l'entrée, ouvris le sac, pour en sortir les documents récupérés plus tôt, et les poser sur la table. Je ramenai mes affaires dans ma chambre, m'assis sur le lit, et ouvris un moment le sac, pour lancer :
-Tu m'excuseras, mais j'ai besoin de sommeil… Et si je te répare maintenant, tu seras en pleine possession de tes capacités pour me trancher la gorge, alors pour le moment, je préfère te laisser comme ça ! Bonne nuit !
-Eh ?! Attends un p- !
Trop tard, j'avais refermé le sac, et l'avais placé dans le placard, fermé à doubles tours. Allez savoir pourquoi, mais je préférais l'avoir enfermé dans mon placard, plutôt que de ne pas savoir où il était. Là, j'étais beaucoup plus sereine pour dormir.
x.O.X.O.x
Et dieu que ça faisait du bien de pouvoir enfin fermer l'œil sans craindre de se faire étrangler à tout moment par un robot tueur !
Je me redressai, sourire aux lèvres, et m'étirai longuement, profitant de ce pur moment de plaisir. J'avais l'impression de ne pas avoir dormi comme ça depuis des lustres, comme si les espèces de valises sous mes yeux n'avaient jamais existé.
A contre cœur, j'écartai les couvertures, et me dirigeai mollement vers la salle de bain. Je m'arrêtai en passant devant l'armoire, mais après un court instant de réflexion, je renonçai à l'idée de sortir Puppet de là. Il me pourrissait déjà la vie au boulot, il n'allait pas non plus m'empêcher de faire ma vie à côté, aussi ?
Adjugé pour la salle de bain ! Je pris quand même soin de ne pas prendre trop de temps, et une fois lavée et habillée, je retournai face à l'armoire, jetant un coup d'œil à ma montre. 17 h. Déjà. Les journées me semblaient affreusement plus courtes, depuis que je travaillais de nuit. C'en était presque déprimant.
J'ouvris l'armoire en soupirant, et récupérai le sac. Aucun commentaire, aucun bruit j'haussai un sourcil. Je ne l'avais pas étouffé, quand même ?
Je posai le sac sur mon lit, l'ouvris, et en sortis les membres disloqués un à un. En dernier la tête, mais le regard qu'elle me lança me fit clairement comprendre que Puppet était passablement agacé. Je fronçai les sourcils en réponse, crachant :
-Si tu veux, je peux aussi t'amener directement à la déchetterie. C'est beaucoup moins long et chiant pour moi, et ça sera sans doute plus rentable pour ma survie.
-Je n'ai rien dit, contra-t-il.
-Pas encore, non.
Je posai les différentes pièces les unes à côté des autres, et me levai pour aller chercher de quoi remettre un peu d'ordre dans tout ça. J'avais bien une petite mallette d'outils, offerte par un ami de l'an dernier, mais elle n'avait jamais servi. J'étais pas très manuelle, et ça allait pas tarder à se voir…
Je revins dans la chambre avec l'angoisse que la Marionnette ait disparu, mais en la voyant étalée sur mon lit comme je l'avais laissée, je me rendis bien vite compte de ma stupidité. Comme vouliez-vous qu'elle s'en aille ?
Je m'assis à nouveau, attrapant au hasard un membre, le torse, et examinai un peu les dégâts. Quelques câbles qui sortaient à l'arrière, mais ils n'étaient pas rompus, et le trou m'indiquait que le boitier qui les cachait habituellement pouvait facilement être remplacé. Bon, ça devrait pas être si compliqué que ça.
Je retournai le corps, et commençai à renfoncer les câbles à l'intérieur, essayant d'être la plus habile possible, et mettre un semblant d'ordre dans ce bordel électrique. Tout se faisait dans le silence, lourd et pesant, mais j'avais besoin d'être concentrée. Mais, brusquement, sans raison apparente, Jérémy me revint à l'esprit. Certainement à cause des câbles, qui m'avait fait penser à ses perfusions. Sans doute.
J'arrêtai donc de toucher aux câbles, et dévisageai longuement la Marionnette, qui se tendit froidement en me voyant la fixer.
-Si tu as un truc à demander, fais-le au lieu de –
-Jérémy, ça te dit quelque chose ?
Il resta interdit un moment, considérant ma question.
-Jérémy Fitzgerald ? précisa-t-il.
-Aucune idée. Je sais juste qu'il a travaillé en tant que gardien de nuit à la pizzeria pendant trois mois.
La Marionnette inspira longuement, faisant mine de réfléchir, avant de sourire, rebaissant les yeux sur moi.
-Ah, oui… Le petit gardien de nuit chétif et craintif. Ça a été drôle de le faire marcher… Mais il était doué, quand même. Au final, les animatroniques l'aimaient bien…
-Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je demande, cinglai-je, énervée pour je-ne-sais quelle raison.
Il sembla surpris de ma réaction, son sourire se fanant instantanément. Il se terra dans le silence un instant, mais en voyant que je ne démordrais pas, il soupira, blasé, et reprit :
-Ce n'est pas moi qui l'ai mis dans cet état.
-Alors quel animatronique ?
-Je te l'ai dit, siffla-t-il. Les Animatroniques l'aimaient bien.
Je fronçai les sourcils, un peu perdue. Pourquoi parlait-il des Animatroniques ? N'était-ce pas les enfants qui animaient les robots ? Et lui, qu'est-ce qui l'animait ?
-Attends, gloussa-t-il. Ne me dis pas que tu n'as toujours pas compris ?
-Compris quoi ? demandai-je, un peu agacée par ses grands airs.
Il se contenta de sourire étrangement, laissant planer un moment de flottement atrocement angoissant et long.
-Arrête de te la jouer mystérieux et crache le morceau, poupée débile.
Une nouvelle fois, il resta muet, se contentant de me fixer étrangement.
-Je voulais juste protéger tout le monde, Miss Timbery, céda-t-il.
Je le dévisageai un moment à mon tour, et me levai silencieusement pour sortir de la pièce. Je refermai la porte derrière moi, me tournai vers la table de la cuisine, près de la fenêtre, et m'y assis, ou plutôt m'y étalai. Tête enfouie dans mes bras croisés, je réfléchissais. Encore et encore, essayant de mettre de l'ordre là où la Marionnette venait de foutre le bordel. Je ne savais plus du tout quoi penser, je ne comprenais plus rien.
Qu'est-ce qu'il avait bien voulu dire par « protéger tout le monde » ? Pourquoi parler des Animatroniques, et pas des enfants eux-mêmes, si c'était bien eux qui faisaient bouger les robots ? Parce que c'était bien eux qui tuaient les gardiens, pour se venger de celui qui les avait tués, non ?
Une seconde. Pourquoi le tueur aurait-il essayé d'encastrer les corps dans les robots si c'était couru d'avance qu'ils allaient se raccrocher à l'endroit, et possédaient les animatroniques pour se venger ? Soit le tueur était profondément débile, soit c'était quelqu'un d'autre qui avait logé les corps dans les animatroniques …
« Je voulais juste protéger tout le monde… »
Oh non. Oh non, non, non. Me dis pas que… Oh doux Jésus…
Je me relevai en vitesse, renversant la chaise et claquant la table contre le radiateur dans ma précipitation, et me jetai sur la porte de la chambre, l'ouvrant à la volée, et criai :
-C'est toi qui a foutu les corps de ces gamins dans les robots ?!
Réalisant ma connerie, je plaquai ma main sur ma bouche. Encore une belle preuve d'intelligence, puisque tout le voisinage devait m'avoir entendue. Restait plus qu'à inventer une excuse si quelqu'un venait se plaindre. Great.
Puppet me jeta un regard en coin, comme désintéressé de ce que je venais de dire, avant d'esquisser un rictus un peu moqueur, quoi que donnant l'impression d'être peiné dans le fond.
-Je constate que tu sais utiliser ton cerveau, Miss Timbery.
-Arrête le sarcasme tout de suite, c'est pas le moment ! grinçai-je.
Je me rassis face à lui, attendant qu'il s'explique. Il partit pour ricaner, mais j'étais plus grave que jamais, et son élan fut coupé instantanément.
-J'ai assisté aux meurtres quand ils se sont produits. Je ne suis pas intervenu qu'est-ce que j'aurais bien pu faire ? Mais lorsqu'il est parti, j'ai voulu donner une chance aux enfants de pouvoir se venger.
-Tu les as encastrés dans des machines, c'est écœurant, commentai-je, dégoûtée.
-Oh, non, je n'ai pas eu besoin de les « encastrer », grinça-t-il. Ils étaient suffisamment en charpie pour que je puisse faire ça sans forcer.
Dieu merci, j'avais pas mangé… Sinon, le repas serait repassé en sens inverse, pour finir sur mes draps.
-Leurs âmes ont donc été rattachées aux animatroniques, qu'ils possédaient pour tuer.
-Donc théoriquement, c'est toi qui est derrière les meurtres des gardiens, coupai-je, bras croisés.
Il soupira, passa son regard dans la pièce, comme pour échapper à la question.
-Prends-le comme ça si ça t'arrange. Mais ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais simplement qu'ils se vengent de leur tueur, mais leurs pulsions ont été au-delà de ça, et ils se sont mis à tuer tout ce qui s'approchait de près ou de loin à un gardien. Tu sais bien que le tueur supposé en était un ?
-J'en ai entendu parler, oui.
Puppet se contenta d'acquiescer vaguement.
-Par moment, les animatroniques ont bien essayé de les stopper, mais avec les nouveaux robots, ça n'a rendu les choses que plus complexes.
-Attends une seconde, m'interposai-je. Tu veux dire que les animatroniques ont bien une conscience propre ?
Là, il me coula un regard franchement désabusé.
-Je pense être un exemple suffisant pour appuyer mes propos, claqua-t-il, presque vexé.
-Désolée, grimaçai-je.
Maintenant que j'y repensais, ça me rappelait cette nuit avec Freddy, ses yeux, ses actions,… En remontant plus loin, ça m'était déjà arrivé avec Mangle, mais je n'avais pas fait le lien de la même manière. Mike avait donc bien raison pour leur conscience.
-Donc les animatroniques ne veulent tuer personne ?
-Ah ! Détrompe-toi, idiote. Ils ont déjà tué de leur plein gré.
Je pâlis dangereusement devant la réponse, aussi livide que lors de ma première nuit à la pizzeria. Okay, ma théorie était niquée.
-Enfin, contrairement aux enfants, ils ne tuent pas tout le monde. Seulement ceux qui le méritent, disons.
-Comment ça, « ceux qui le méritent » ?
-Tu n'es pas sans savoir que la pizzeria en est venue plusieurs fois à être à court de gardiens, vu la réputation qu'elle avait. Parfois, elle se retrouvait obligée d'embaucher n'importe qui, même des anciens détenus.
Hm, bonjour l'ambiance glauque une fois la nuit tombée !
-Donc ça arrivait, quand les animatroniques venaient à être courant de leur dossier, qu'ils se mettent d'accord avec les enfants pour… « faire le ménage ».
Je déglutis, un peu rebutée par sa manière d'expliquer.
-Tu as vraiment une vision des choses spéciale…
-Venant de la fille qui a ramené chez elle celui qui a déjà essayé de la tuer, je trouve ça plutôt risible, tu m'excuseras, rétorqua-t-il.
Un point pour lui, je la bouclai. Pour trois secondes, à peu près…
-Bref. Mais dans ce cas, si tous ces meurtres n'étaient pas « voulus », pourquoi ne pas avoir raisonné les enfants ?
-Va raisonner des âmes d'enfants immatures qui ont pour seul but de se venger, t'es marrante, toi.
Deux points. Ça commençait à faire beaucoup.
-C'est justement pour ça que les animatroniques ont parfois le réflexe de protéger certains gardes. Ils ont essayé de protéger Jérémy. Ils ont vraiment essayé.
-Alors qui l'a mis dans cet état ?
-Je te l'ai dit : je ne sais pas.
Encore une zone obscure sur le cas de Jérémy, mais j'en avais globalement déjà beaucoup plus appris, et ce, grâce à un ennemi. Enfin, je me demandais si le terme était encore d'actualité.
Je soupirai, et repris un tournevis posé sur le lit, commençant à raccorder le bras en miette de la Marionnette, qui me fixer, grave.
-Tu as l'intention de me sauter à la gorge si je te répare ?
-Avec une seule jambe, ça sera difficile, mais je te promets d'essayer, répliqua-t-il, sarcastique.
Bon, je pense que ça voulait dire « non ».
Je continuai de réparer la Marionnette lentement, prenant soin de n'écorcher aucune pièce. Un long moment passa, et lorsque je finis de réparer chaque pièce séparément, il était bien 19 h 30. L'heure où mon ventre commençait à se manifester, quoi.
Je me levai, m'excusai à voix basse, perdue dans mes pensées, et me dirigeai vers la cuisine d'un pas lent. J'ouvris un placard, choppai un paquet au hasard, attrapai un gâteau. J'étais encore suspicieuse sur pas mal de sujets, mais la lumière commençait doucement à se faire. Peut-être fallait-il que j'en parle à Mike ? A coup sûr, il paniquerait en apprenant que j'avais ramené la Marionnette chez moi, mais aucune importance… Ca permettrait de comprendre enfin toute l'affaire.
Et là, le déclic. J'écarquillai les yeux, mais comme une idiote, m'étouffai avec le gâteau, obligée de tousser plusieurs fois pour ne pas m'asphyxier.
Oh, oh, attends une petite minute… Y'avait un truc auquel je n'avais pas pensé du tout, et pourtant, c'était capital !
Je retournai en trombe dans la chambre, manquant de trébucher au passage sur la chaise toujours renversée, et revins me positionner face à la Marionnette, qui aurait sursauté si elle avait eu un corps tant mon arrivée fut brutale.
-Je viens juste d'y repenser, mais là, c'est hyper important !
-Quoi encore ? grinça-t-il.
-Tu as bien dit que tu étais présent au moment des meurtres ?
-Et donc ?
-Donc tu as vu qui était le tueur.
Il se figea, perplexe, mais le sourire qu'il afficha par la suite fit remonter un long frisson d'horreur dans mon dos. Je le sentais mal. Très mal.
-Ne t'inquiète pas pour ça… Tu vas très vite savoir qui est derrière tout ça.
Seigneur, pourquoi le seul individu à savoir tout ça était le plus gros enculé de toute la ville ? Nan mais sérieux, à chaque fois que je posais une question, cette saleté de Marionnette se sentait obligée de prendre dix chemins différents pour faire durer le suspense, et ne me dire la réponse que trente ans plus tard !
Je roulai des yeux, claquant la langue d'agacement, et encastrai tous les membres de la Marionnette sur le tronc principal, les reconnectant entre eux. Il glapit un peu, mais je doute que c'était de douleur. Plutôt de la surprise. Je le soulevai, et le balançai dans mon sac ouvert, avant qu'il ne proteste :
-Eh, tu fais quoi, là ?!
-On sort.
Il se crispa, interloqué, et demanda simplement :
-Où ça ?
-A l'hôpital.
Je sortis de la chambre, et enfilai mon manteau et mes chaussures. Quand je revins dans la chambre, je rencontrai le regard médusé de Puppet, et devançai sa question :
-On va voir Jérémy.
En effet, ne me tuez pas, mais il n'y a pas énormément d'action non plus dans ce chapitre, mais il permet
d'avoir un peu plus d'infos sur ce qu'il s'est passé...
En espérant que ça vous ait plu !
A la prochaine !
