L'Héritier du peuple des oubliés :
Voilà le second chapitre ! La rentrée de notre sorcier préféré !
Chapitre 3 : Bienvenue à Poudlard :
Harry passa tout le reste de l'été dans son placard, n'ayant même plus la permission de sortir pour exécuter les corvées domestiques, c'était désormais sa tante qui s'en chargeait. À son retour d'escapade sur le chemin de traverse, son oncle l'avait jeté dans la petite pièce, non sans lui avoir auparavant fait subir une punition digne de l'affront essuyé. Cependant, par peur de représailles de la part des sorciers, Vernon avait bien plus retenu ses coups que d'accoutumée.
Après tout, il n'allait pas tenter le diable. Surtout quand le diable en question avait une baguette magique.
Heureusement pour Harry, il avait pu emporter ses livres et autres affaires de cours qu'il avait rangé dans une malle. L'adulte ne « voulait pas être contaminé par des choses magiques », ce qui arrangeait bien l'enfant et ce qui rendait son isolement presque confortable. En tous cas, il trouvait sa situation actuelle infiniment meilleure que celle qu'il avait vécu toute son enfance, même si bien entendu tout n'était pas parfait.
Ainsi, il pouvait haïr sa famille tranquillement et préparer soigneusement sa rentrée au collège du fond de son placard.
Il avait le droit à un repas par jour (deux tranches de pain et quelquefois du fromage blanc) et une sortie pour aller aux toilettes et se laver tous les trois jours. Au fil des semaines, un petit rituel s'était installé, réglant peu à peu le quotidien du garçon et lui fournissant un rythme de vie qui lui était nécessaire pour passer le temps, et le voir passer d'ailleurs.
Il se levait le matin, tandis que sa famille déjeunait dans la cuisine, et commençait sa journée par un exercice de relaxation. En effet, il avait lu dans un de ses livres qu'une des bases de la magie était le mental, et qu'un esprit tranquille et ordonné était plus apte à l'apprendre et à la pratiquer.
Dans le même livre, il avait aussi aperçu un passage parlant de deux formes de magies mentales appelées « Occulmencie et Légicimencie ». Mais celles-ci étant d'un niveau bien trop élevé pour Harry, et aussi pour le livre qu'il avait acheté chez Fleury et Bott, et donc il n'y avait pas plus d'explications sur ces disciplines qui auraient pourtant bien intéressé le jeune garçon.
Une fois son esprit vidé et détendu, il entamait la lecture (ou relecture, vers la fin quand il eut dévoré chacun des livres) de ses ouvrages scolaires. Tous les bouquins étaient très instructifs, mais Harry était très intrigué par deux d'entre-eux en particulier, dont les sujets le passionnaient.
Le premier, intitulé « Potions Magiques » concernait bien entendu l'art rigoureux et précis qu'était la préparation des potions. Il avait de prime abord été attiré par celui-ci car il se souvenait que c'était la matière dans laquelle le professeur Snape lui donnerai cours dès septembre, mais très vite il y avait pris goût.
Cette discipline lui faisait un peu penser à la cuisine (domaine dans lequel il pouvait se vanter d'avoir acquis une certaine expérience) et il avait hâte de passer de la théorie à la pratique. En parallèle à ce livre, Harry étudiait aussi « Mille herbes et champignons magiques » qui présentait une partie des ingrédients utilisées dans les brassages de potions.
La faune et la flore magique étaient vraiment étonnantes. Il ne se lassait pas de contempler les dessins de sphinx, de dragons, de trolls… Autant de créatures dignes de conte dont Harry ignorait l'existence.
Le second bouquin était un livre très épais intitulé « L'histoire de Poudlard ». Plus il avançait dans sa lecture, plus il était intrigué par le château et son histoire. Celui-ci avait été construit au IXème siècle, et avait donc plus de mille ans d'existence aujourd'hui, un âge très respectable pour un bâtiment même si c'était château ensorcelé. Il avait été érigé par quatre puissants sorciers appelé les Fondateurs.
Le blason qui l'avait tant attiré sur le dos de sa lettre d'inscription représentait en fait les animaux et couleurs fétiches de chacun d'entre eux, et était l'emblème des quatre maisons de Poudlard. Chaque élève était réparti dans l'une de ces maisons à son arrivée au collège, selon ses traits de caractères, ses envies et ses choix de. Harry avait vite compris que la maison dans laquelle on avait été élevé durant sa scolarité avait de grande répercussions sur les décisions que l'on prenait une fois adulte, mais aussi sur les amitiés nouées à l'école. Il prenait donc très au sérieux les différents choix qui s'opposaient à lui, car il avait l'intime conviction que jamais il ne serait réparti dans une maison où il ne voulait pas aller.
Le garçon se demandait souvent où il serait réparti. Il n'avait pas vraiment d'idée fixe sur sa future maison, mais, d'un point de vue totalement objectif il se disait que Serpentard était une bonne maison pour lui. En effet, c'était la maison des serpents, animaux qu'il adorait, ainsi que de l'ambition et du pouvoir. D'un autre côté, l'amitié et la loyauté des Poufsouffle, l'intelligence des Serdaigles ainsi que le courage des Gryffondors ne le laissaient pas de marbre, aussi ne se risquait-il pas à faire des pronostics douteux qui seraient dans tous les cas inutiles à l'avenir.
Il avait parcouru avec attention chacun des livres, fait de son mieux pour tout comprendre, saisissant l'occasion unique qui se présentait de montrer au monde ce qu'il valait vraiment. Il travailla d'arrache-pied et, à la veille de la rentrée, il connaissait ses livres presque par cœur et savait pratiquement réciter les premières pages des ouvrages tant il les avait lus et relus.
Il devait se lever tôt le 1er septembre (soit le lendemain) pour prendre le bus et aller à Londres (son oncle l'avait autorisé à étudier à l'école, Pétunia ayant argué le fait qu'ainsi Vernon ne verrait plus le garçon pendant tout l'année), ville qui n'était pas très éloignée de Privet Drive, et se coucha donc de bonne heure ce soir-là. Il avait passé l'après-midi et la soirée à ranger consciencieusement ses affaires dans sa malle et était fin prêt pour la rentrée, ou du moins aussi prêt qu'il ne pouvait l'être.
-oOo- « Oh simple thing, where have you gone ? » -oOo-
-o- (Oh petite chose, où t'en es-tu allée ?) -o-
A six heures le lendemain, Vernon mit son neveu à la porte et ne le regarda même pas quitter la rue en trainant sa malle bien chargée derrière lui.
Harry, lui, marchait sur le trottoir, les cheveux volant au vent et l'air plus que déterminé. Il avait dans sa poche droite son ticket de train et dans la poche gauche son précieux œuf, dont il avait pris grand soin durant tout le mois d'aout et qui n'allait plus tarder à éclore selon lui. Arrivé au coin de la rue, l'enfant se mit à courir, et sans plus s'arrêter il rejoint l'arrêt de bus, grisé par sa soudaine liberté de mouvement.
C'est un petit garçon aux yeux brillants et aux joues rouges qui monta dans le bus en direction de la gare de King's Cross. Une heure plus tard, il était devant l'imposante entrée de celle-ci. Il sortit son ticket de sa poche et lut « Voie n°9 ¾ ».
Depuis deux semaines, il trouvait ce numéro de quai très étrange et se creusait la tête pour réfléchir à l'emplacement où il pouvait se trouver. Le garçon supposait qu'il devait y avoir une entrée cachée quelque part pour ne pas que les moldus (c'était ainsi que l'on appelait ceux qui n'avaient pas de pouvoir magique dans les livres) puissent y entrer. Mais où était cette entrée ? Telle était, bien entendu, la question.
L'enfant avait bien réfléchi, et, son esprit logique avait très rapidement conclu que le quai devait se trouver entre la voie 9 et la voie 10. C'est donc là qu'il se rendit directement. Les deux quais étaient séparés par une rangée d'arcade en briques, dont aucune n'avait un élément laissant penser que l'entrée s'y trouvait.
Harry stoppa le chariot dans lequel il avait mis sa malle et observa autour de lui en quête de la solution à son problème. Dès qu'il vit le groupe de rouquins passer, il comprit immédiatement qu'ils étaient des sorciers de par les malles qu'ils tiraient, mais surtout par les deux cages à hiboux qui y étaient attachées. En effet, quatre garçons et une fille (sans compter la mère), tous roux de chevelure, marchaient en direction de l'arcade derrière laquelle Harry s'était dissimulé quand il les avait vu s'approcher.
« Chaque année c'est la même chose, la gare est pleine de moldus. Allons, dépêchez-vous on va rater le train. » Dit la femme, s'adressant à l'un de ses enfants.
Harry jubila, il avait donc eu raison. La famille de sorciers s'arrêta devant l'arcade rouge à côté de laquelle Harry s'était caché.
« Bon allez Percy, toi d'abord ! » Déclara la mère, d'un ton joyeux et enthousiaste.
Le garçon en question, un grand gaillard qui portait des lunettes rectangulaires et qui avait l'air d'être le plus vieux de la bande, s'avança et à la grande surprise d'Harry se mit à courir droit vers le mur. Au lieu de s'encastrer dans la pierre rouge comme s'y attendait l'enfant, Percy traversa le mur de briques comme si il était fait de beurre, puis disparu.
L'enfant écarquilla les yeux, décidément il ne serait jamais lassé par toutes ces choses étonnantes qui lui arrivaient si soudainement.
« Fred, George, à vous ! » Continua la femme.
Deux garçons, des jumeaux, parfaitement identiques à l'exception de leurs pulls (l'un violet orné d'un grand « G » et l'autre Vert orné d'un très voyant « F ») passèrent eux aussi au travers du mur à la suite de leur aîné.
Le garçon garda le visage impassible, passant inaperçu au milieu des autres voyageurs et attendit patiemment que les six personnes soient passées de l'autre côté de l'arcade.
Ensuite, il vérifia d'un geste de la main que sa mèche de cheveux était bien en place et cachait entièrement sa cicatrice, empoigna son chariot puis se précipita à la suite des rouquins, inconscients qu'ils venaient de rendre un grand service à Harry.
Lorsqu'il arriva à son tour sur la voie 9 ¾ il ne put s'empêcher d'être surpris. Il ne s'attendait pas vraiment à ce que le train qui les conduiraient à Poudlard soit un vieux train à vapeur rouge. Il pensait trouver quelque chose de plus grandiose, un engin volant ou autre chose du style par exemple, mais pas ça. Il ne pouvait s'empêcher d'être un peu déçu.
Il se fraya un chemin entres les enfants qui embrassaient leurs parents et vice-versa, un peu amer et lassé de sa solitude permanente.
Il monta dès qu'il le put dans une des rames et s'installa dans le premier compartiment vide qu'il vît. Il haussa sa malle dans les filets situés au-dessus des banquettes, prit la bourse en cuir qui contenait son argent ainsi que deux livres qu'il posa à ses côtés, le premier étant « l'histoire de Poudlard » qu'il voulait relire et le second étant un autre ouvrage au nom équivoque des « Coutûmes et usages sorciers ».
Harry ne voulait pas se rendre ridicule en accumulant les faux pas, aussi avait-il décidé de s'occuper lui-même d'une partie de son éducation.
Il l'ouvrit et à peine eut-il le temps de lire la première page et les premières lignes de la seconde que le plus jeune des rouquins qu'il avait croisé à l'entrée du quai fit coulisser la porte et passa la tête dans la pièce.
« Salut, je m'appelle Ronald Weasley, mais tout le monde m'appelle Ron» Se présenta-t'il, souriant.
« Enchanté, je suis Terry, Terry Harpot » Dit Harry, qui ne voulait pas se faire connaître dès le début de sa scolarité par sa soi-disant célébrité qu'il n'avait ni voulu, ni gagnée et qu'il ne devait qu'à sa mère.
« Dis, t'aurais pas vu Harry Potter ? Il parait qu'il vient à l'école cette année » Lui demanda le garçon, qui ne savait pas à qui il avait affaire.
« Nan, désolé. Je ne savais même pas qu'il venait cette année. Qu'est-ce-que tu lui veux ? » Répondit Harry, qui se méfiait un peu et désirait en savoir plus sur les intentions du roux avant de peut-être se dévoiler.
« Ben tu sais, il est célèbre et tout… Être ami avec le Survivant c'est plutôt la classe, non ? En plus mes parents m'ont dit que je devais être proche de lui parce-qu'il qu'il était riche et que c'était bien pour moi. Je te conseille aussi de faire pareil, d'ailleurs. Avoir un ami comme ça c'est toujours utile.» Déclara le roux qui partit ensuite à la recherche de la célébrité qu'il convoitait tant.
Harry fronça le nez, dégouté de l'attitude profiteuse du dénommé Weasley. Il se promit que désormais il ferait bien attention aux gens qu'il fréquenterait à l'avenir et se félicita de sa prudence. S'il n'avait pas pris la peine de donner un faux-nom, il serait tombé dans le panneau de l'amitié forcée de son camarade. Hors de question pour lui d'être manipulé par des crétins de la trempe du jeune Ronald.
Dix minutes plus tard, alors qu'il était plongé dans sa lecture, une fille aux yeux bruns et aux cheveux châtains clair emmêlés entra à son tour dans le compartiment.
« Excuse-moi de te déranger, mais il ne reste pas de place dans un compartiment tranquille et j'aimerai bien lire… Est-ce que je peux venir m'asseoir ? » Demanda-t'elle, aimablement mais d'une voix un peu gênée.
Le Survivant lui sourit, cette fille lui inspirait de la sympathie et comme lui elle adorait lire. Il désigna la place en face de lui d'un geste du bras, invitant la jeune fille à s'y assoir.
« Au fait, je m'appelle Hermione Granger. Je suis enchantée de te connaître. » Annonça-t'elle.
« Pareillement, je suis Terry Harpot » Répondit le garçon. Ensuite, ils se replongèrent tous deux dans leurs ouvrages respectifs. La jeune fille, elle, lisait un livre qui traitait de métamorphose et qui était un de ceux qu'Harry avait parcouru pendant l'été.
Une dame qui tirait un chariot surchargé de nourriture et de friandises ouvrit la porte du compartiment et proposa ses produits aux deux enfants. Le Survivant sorti quelques Gallions de sa bourse et s'offrit des sucreries, les premières de toute sa vie qu'il partagea avec Hermione dans la bonne humeur.
Au bout de deux heures de routes, Harry s'éclipsa un instant aux toilettes pour aller revêtir son uniforme et laisser un peu d'intimité à sa jeune compagne qui fît de même.
Il revînt au compartiment au bout de quelques minutes et se lança dans un débat très enrichissant sur les sortilèges de confusion avec Hermione. Ceci les occupa pour le tout trajet restant, et c'est en pleine discussion qu'ils descendirent enfin du train, les jambes un peu engourdies par les longues heures qu'ils avaient passé immobiles assis sur leurs banquettes.
Un personnage extrêmement grand et large qui possédait une barbe noire et hirsute appela les premières années à le rejoindre. Il les conduisit ensuite dans une barque où ils devaient se placer en binômes ou en trinômes. Bien entendu, Harry monta dans la sienne en compagnie d'Hermione. Ils restèrent relativement silencieux pendant que la barque avançait doucement sur les flots, bercés par le mouvement répétitif des vaguelettes sur la coque du petit bateau.
La nuit était déjà tombée depuis deux ou trois heures et les étoiles brillaient dans le ciel, éclatantes. Et enfin, Harry le vit, majestueux. Le château siégeait du haut de son rocher, subjuguant le garçon. Il ne pouvait pas quitter des yeux les tours, les murailles, les fenêtres… En voyant Poudlard, il avait eu quasi la même impression que lorsqu'il avait tenu sa baguette pour la première fois. Sans même y avoir mis un pied, l'enfant s'y sentait déjà comme chez lui, il s'y sentait accueilli.
Ils débarquèrent finalement et suivirent le géant, qui disait s'appeler Hagrid, à l'intérieur de la vieille bâtisse jusque devant de grandes doubles-portes en bois sculpté où ils s'arrêtèrent.
Attendez un instant ici, le professeur Mc Gonnagal va vous expliquer la suite des évènements.
Une femme à l'air sévère et au chignon serré s'avança et se mit à parler.
« Bienvenue à Poudlard ! Bien, vous allez bientôt entrer dans la grande Salle et être réparti dans une maison. Elles sont aux nombres de quatre et sont nommées Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Je suis moi-même directrice de Gryffondor. Pendant toutes vos années d'études, votre maison sera comme une seconde famille. Toute infraction au règlement lui fera perdre des points, et toute bonne action lui en fera gagner. A la fin de l'année, la maison qui aura le plus de points remportera la coupe. C'est une grande fierté pour tous, aussi je vous encourage fermement à adopter une attitude positive. »
Elle les fît patienter encore un petit moment puis ils pénétrèrent enfin dans la pièce où se déroulerai la cérémonie de la répartition. Alors qu'ils marchaient jusqu'à l'estrade sur laquelle était posé un étrange chapeau pointu et troué, Hermione qui contemplait le ciel étoilé sur le plafond de la salle déclara :
« Le ciel, il n'est pas réel. C'est un plafond magique, je l'ai lu dans l'hist… »
« …histoire de Poudlard » Finit Harry avec un sourire. « J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre, malgré son épaisseur je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. ».
Il reçut à son tour un sourire de la part de sa presque amie. Plus il lui parlait, plus il s'entendait avec la jeune fille. Elle était intelligente, cultivée et très gentille. Il ne s'ennuierait décidément jamais avec elle. Harry avait la conviction qu'elle était digne de confiance et appréhendait un peu la réaction qu'elle aurait en apprenant sa véritable identité. Il espérait qu'elle ne prendrait pas trop à cœur le mensonge qu'il lui avait raconté et qu'elle pourrait tout de même devenir son amie.
Alors que le silence se faisait dans la Grande Salle, le chapeau se déchira pour laisser entrevoir un orifice ressemblant à une bouche et se mit à chanter sous le regard d'un Harry qui ne s'étonnait plus de rien.
La chanson parlait des maisons et des valeurs de celles-ci tout en mettant en garde les élèves contre « les forces obscures ». Cependant, son sens restait assez flou pour le garçon qui eut du mal à en saisir toutes les subtilités.
Le choipeaux (c'est ainsi que l'on l'appelait) se tût puis il reporta son attention sur le professeur Mc Gonnagal qui avait déroulé un parchemin et s'apprêtait à énoncer les premiers noms de sa liste.
« Hermione Granger » S'écria-t-elle en premier.
Le Survivant vît la jeune fille pâlir. Il lui tapota le dos et lui adressa un sourire d'encouragement. Après une brève hésitation, elle prît son courage à deux mains et monta courageusement les marches de l'estrade.
Elle alla s'asseoir le rouge aux joues sur le tabouret sous le regard de tous les élèves et le professeur Mc Gonnagal déposa délicatement le chapeau sur sa tête.
Le chapeau remua sur la tête d'Hermione, faisant sursauter violement tous les 1ères années qui n'avaient pas encore l'habitude de le voir à l'œuvre puis ne bougea plus.
Il finit par se redresser au bout d'une minute puis cria :
« GRYFFONDOR »
Sous les applaudissements de la table située tout à gauche de la salle, Hermione alla d'un pas guilleret s'asseoir en compagnie de ses nouveaux camarades.
Ensuite vînt le tour d'un garçon blond aux yeux bleus clairs et aux cheveux blonds, presque blancs, appelé Drago Malfoy. Le Survivant se dit que le garçon faisait sans doute partie de la famille Malfoy, riche et illustre famille de « sang-purs » (un peu l'équivalent des nobles moldus). Il s'avança l'air hautain, regardant avec dédain tous ceux qui osaient croiser son regard, et à peine le chapeau eut-il frôlé la chevelure du jeune homme qu'il s'écria :
« SERPENTARD »
Tous les étudiants défilèrent, dont le fameux jeune Weasley qui fut lui-même réparti à Gryffondor. A la fin, il ne restait plus qu'Harry, qui se tenait seul au milieu de l'immense pièce. Il entendit Ron demander à l'un de ses frères pourquoi Harry Potter n'était pas ici alors qu'il était censé faire sa rentrée cette année. Il lui jeta un coup d'œil narquois alors que le professeur de métamorphose appelait :
« Harry Potter »
Le silence se fît immédiatement, pesant dans la Grande Salle tandis que le garçon s'avançait fièrement (bien que mort de trouille) vers le tabouret.
Il aperçut du coin de l'œil Ron le regarder, abasourdi, et devenir cramoisi, de rage où de honte, il ne le savait pas. Mc Gonnagal plaça le chapeau sur la tête du Survivant.
« Ah monsieur Potter… La maison dans laquelle vous serez réparti aura de lourdes conséquences, autant pour vous que pour votre monde. Hum, je vois. Difficile, très difficile. Je sens l'esprit et la logique brillante d'un Serdaigle… La loyauté d'un Poufsouffle, assurément. Vous donneriez votre vie si vous teniez à quelqu'un. Une belle preuve de courage, indéniablement Gryffondor. Oh et de l'ambition, beaucoup d'ambition. Et un désir de faire ses preuves… »
Le chapeau se tût quelques instants mais Harry ne dit rien, patient. Les secondes s'écoulèrent, devenant bientôt des minutes. Dans la grande salle, tout le monde commençait à s'agiter. Bon sang, pourquoi cela prenait-il autant de temps ?
Même Dumbledore, l'actuel directeur du collège se demandait ce qu'il pouvait bien se passer. Un pli soucieux barrait son front et des gouttes de sueur commencèrent à couler sur ses tempes.
« Je sens une étrange magie en vous. Vous n'avez pas votre place ici, Monsieur Potter. Cela fait bien longtemps que je n'avais vu quelqu'un de votre peuple dans ce château. »
Sentant l'incompréhension du garçon il poursuivit :
« Je suis vraiment navré, je ne peux vous en dire plus mais en tout cas, votre place est avec les… »
« DEWINS » Hurla le chapeau, choquant toutes les personnes présentes, qui ne connaissaient pas la signification de ce mot.
« Et merde » Pensa Harry « Je ne peux vraiment rien faire comme tout le monde… »
Mais étrangement, l'idée ne lui déplaisait pas tant que ça, et c'est la tête haute et les paupières brillant à nouveau d'une imperceptible lueur écarlate qu'il se tourna vers la table des professeurs.
Il adorait se sentir puissant.
-oOo- « I'm getting old and I need something to rely on" -oOo-
-o- (Je me fais vieux et j'ai besoin de quelque chose à quoi m'accrocher) –o-
Petit mot de fin les amis :
Je suis super heureuse de l'excellent accueil que vous faites à ma fic ! Vous m'avez surprise et ravie par l'avalanche de compliments que j'ai reçue. J'ai eu énormément de retours positifs et je suis gonflée à bloc grâce à vous… Certains d'entre vous le savent peut-être, mais écrire est un acte absolument solitaire aussi chaque auteur meurt d'angoisse devant son écran dans l'attente de résultats à chaque fois qu'il publie un nouveau chapitre.
Alors je ne sais pas m'exprimer mieux qu'en vous disant un grand merci à tous de me suivre, de me laisser des rewiews, et même tout simplement de me lire.
Un merci tout particulier à J. qui a corrigé mes chapitres (et croyez-moi il fait ça vite et bien), je sais que tu te reconnaitras alors vieux tu gères quoi, on fait une team de fous à deux.
Bref, je vous adore quoi =)
Comme ce chapitre était censé être deux fois plus long mais que je l'ai divisé en deux parties, je me suis dit que j'allais un peu avancer la parution du… Quatrième chapitre à mardi prochain. Vous voyez, je ne suis pas si sadique que ça.
'Zoub !
