Bonjour !
Le temps a passé trop vite ! Voilà que je dois déjà publier ce chapitre ! Aaargh ! C'est terriblement angoissant ! *_*
Avant toute chose, je veux remercier Rinku13, Alienor la Fantasque, Tayame Hatake, Sheshe13, Piichi21, Suchi-story, Piitchoun, Lunashura et Miss-Nails-Black. Vous êtes courageux pour m'avoir suivie jusqu'ici. En tout cas, encore merci pour vos motivations. Sans vous, je ne crois pas que j'aurais surmonté l'angoisse de poster une telle fic. Je vous adore tous ! :)
(Les personnages et l'univers appartiennent à JK Rowling) D'ailleurs, je tenais à m'excuser publiquement auprès de JK d'avoir fait ça avec ses personnages. Espérons que ses yeux ne tombent jamais par ici. Jamais !
Cela dit, je vous souhaite une "agréable" lecture. ^^'
Chapitre 17 ― Quand les émotions ne se contrôlent plus
Minerva avait le cerveau dans les vapes. Elle n'avait plus du tout conscience de ce qui se passait. Ses pieds ne touchaient plus à terre et des bras la soutenaient à l'horizontale. Tout ce qu'elle entendait était son sang qui battait à ses oreilles et la respiration précipitée de Sirius qui arpentait les couloirs à toute vitesse.
Soudain, il y eut le bruit d'une porte qui s'ouvre à la volée et qui se referme aussitôt, puis Minerva rebondit mollement sur quelque chose de moelleux. Les yeux mi-clos, elle avait du mal à discerner le décor de la pièce. Sa vision se dédoublait, s'embrouillait. Elle essayait de concentrer son regard sur le dais cramoisi et flou d'un lit à baldaquin, au-dessus de sa tête, quand on lui retira ses escarpins. Un instant plus tard, Sirius grimpa au-dessus d'elle en écartant ses jambes avec son genou et fit sensuellement courir ses mains sur son corps.
Minerva ferma les paupières. Sa tête lui tournait trop pour tenter quoi que ce soit pour l'arrêter. De toute façon, ce n'était pas tout à fait désagréable. Les doigts de Sirius massaient librement sa poitrine, survolaient sa taille et glissaient sur ses cuisses avant de remonter lentement sous sa robe. Minerva geignit lorsqu'il effleura son intimité. Des sensations qu'elle n'avait pas éprouvées depuis longtemps affluaient dans son corps.
Sirius rit doucement.
― Tu aimes quand je te touche comme ça ? susurra-t-il en insinuant son index sous sa culotte.
La respiration de Minerva se coupa. Une vague brûlante monta en elle et tout tournoya de plus belle autour. Elle ne maîtrisait plus du tout ses émotions.
― Je vais prendre ça pour un oui... tu es déjà trempée...
Délicatement, Sirius enfonça ses doigts en elle et Minerva rouvrit les yeux en poussant un cri. Il répéta son geste plusieurs fois, lentement. Minerva s'agita. Elle ne se rappelait plus à quel point ces sensations pouvaient être... exquises, délectables. Sirius accéléra le rythme en pressant sa paume contre son bas ventre, lui arrachant un nouveau gémissement, puis il retira soudain sa main.
― Non, continue ! s'écria Minerva d'une voix pâteuse. Ne t'arrête pas !
Sirius sourit d'un air triomphal.
― Comment ? demanda-t-il, moqueur. Qu'est-ce que tu dis ?
― Continue, répéta Minerva en se saisissant de sa main pour la ramener à son entrejambe.
Mais Sirius s'éloigna en riant.
― Je ne te savais pas aussi exigeante, dit-il avec amusement. Mais ça me plaît. Attends, la soirée ne fait que commencer... et tu n'as encore rien éprouvé...
Il se redressa avec des yeux étincelants de malice, retroussa les jupons de Minerva et remonta sa robe jusqu'au-dessus de sa tête. Au travers les mèches rousses qui lui retombèrent en désordre devant le visage, Minerva entrevit l'étoffe en mousseline turquoise rejoindre le sol avec un bruit mat.
― Tu es si belle, Lily, murmura Sirius en la détaillant dans ses sous-vêtements, frémissante sous lui. J'ai tellement envie de toi...
Quelque chose de désagréable s'enclencha alors dans l'esprit engourdi de Minerva, mais Sirius reprit possession de ses lèvres et elle perdit à nouveau pied dans un tourbillon de sensations débridées.
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Remus regardait avec horreur le professeur McGonagall se diriger tout droit vers la sortie.
― Est-ce qu'elle a vraiment dit vouloir tuer Patmol et Evans si elle les surprenait en train de... ?
― Ce sera tant mieux, dit Sibylle en rangeant nonchalamment ses cartes dans une poche de sa robe. Black ne mérite pas mieux de se faire renvoyer. Il n'est qu'un salaud.
― Renvoyer ? répéta Remus, effaré. Mais le professeur McGonagall ne va quand même pas renvoyer Patmol pour avoir couché avec une fille ? Ce n'est pas interdit, aux dernières nouvelles ! Ce n'est pas comme s'il copulait au milieu des couloirs... D'ailleurs, pourquoi diable McGonagall s'intéresse-t-elle à lui et Evans ?
― Elle juge inacceptable le fait qu'il prend les filles pour des objets sexuels ? présuma Sibylle en haussant les épaules.
Remus avait l'esprit en confusion. Il ne comprenait plus rien. Pourquoi McGonagall désapprouvait-elle que Sirius couche avec Lily au point de vouloir les tuer tous les deux ?
― Tu n'aurais pas dû lui dire où se trouvait la Salle sur Demande ! dit Remus en jetant un regard furieux à Sibylle. C'était très malsain de ta part ! Maintenant, Patmol et Evans auront des ennuis à cause de toi !
Puis il se leva brusquement et se précipita vers la porte. Il n'avait pas la moindre idée de ce dont il pourrait faire pour empêcher le professeur McGonagall de se rendre au septième étage, mais la pensée qu'elle surprenne Sirius nu, en plein ébat sexuel avec Evans, lui était trop horrible. Il fallait absolument qu'il tente quelque chose pour sauver la face de son ami.
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La tête basse, le pas traînant, James déambulait dans les couloirs du rez-de-chaussée. Il avait la nausée. Comment avait-il pu se jeter sur le professeur McGonagall de cette façon ? Qu'est-ce qui avait bien pu lui être passé par la tête ? Était-il vraiment amoureux d'elle ? La réponse qui lui venait en cet instant était non ― parce que c'était trop absurde. Pourtant, chaque fois qu'il s'était retrouvé dans la même pièce qu'elle, il s'était senti devenir fou. Lui avait-on fait boire un philtre d'amour à son insu ? Qu'est-ce qui se passait chez lui ?
James trembla en pensant à l'homme qui les avait surpris sur le bureau en train de s'embrasser. À en juger par l'expression terrorisée du professeur McGonagall, c'était soit son mari, soit quelqu'un qui allait les dénoncer à Dumbledore. Comme James n'avait jamais entendu parler du fait que McGonagall était mariée, il penchait plutôt pour la deuxième hypothèse. Maintenant, il redoutait terriblement de se faire renvoyer de l'école avant d'avoir obtenu ses ASPIC.
Il déglutit et s'ébouriffa nerveusement les cheveux. Il fallait qu'il se confie à quelqu'un. Il avait besoin de se faire rassurer. Mais Sirius allait sûrement se moquer de lui s'il lui disait qu'il avait failli faire l'amour au professeur McGonagall sur son bureau.
Ses pas l'avaient mené naturellement dans le hall d'entrée. James hésita un court moment en s'arrêtant en haut de l'escalier de marbre, puis continua son chemin vers le bureau du professeur Slughorn avec le vague espoir que Remus saurait lui remonter le moral.
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Le professeur McGonagall disparaissait à l'angle du mur au bout du couloir, et Remus s'élança vers elle à toute vitesse.
― Professeur ! cria-t-il. Attendez !
Il trébucha contre une pierre saillante dans le plancher, fit un vol plané en avant, mais il se releva aussitôt en ignorant la douleur de ses paumes qu'il s'était écorchées en tombant, et poursuivit sa course. Il tourna à son tour le coin du mur dans un glissement de chaussures, puis, soudain, quelqu'un derrière lui l'interpella :
― Hé ! Qu'est-ce que tu fais ?
Sans s'arrêter, Remus jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule et vit James courir derrière lui.
― Où tu te précipites comme ça ? Attends-moi !
Il réussit à atteindre sa hauteur et tendit le bras pour l'arrêter.
― Non, Cornedrue, tu ne comprends pas ! haleta Remus en essayant de se libérer de sa poigne. La vie de Patmol est en jeu ! Je dois rattraper McGonagall avant qu'elle ne se rende à la Salle sur Demande !
― Pourquoi ? demanda aussitôt James.
― Parce que, sinon, elle va le surprendre en train de coucher avec Evans et elle va sûrement le renvoyer !
Le visage de James se décomposa.
― Il... il est en train de coucher avec... Lily... ? balbutia-t-il d'une petite voix crispée.
― Naturellement ! C'est toi qui lui as demandé de la baiser !
James parut désemparé. Son souffle se fit tout à coup saccadé et il cligna plusieurs fois des yeux comme s'il voulait refouler une brusque avalanche de larmes. Remus s'inquiéta.
― Mais..., dit-il sans comprendre, je croyais que tu ne l'aimais plus ? D'ailleurs, je l'ai moi-même vu dans son regard avant qu'elle ne reparte avec Patmol ; elle ne t'aime pas. Elle était froide quand je lui ai posé la question. À moins que j'aie mal interprété ses réactions ?
― Non, tu ne te trompes pas, Lunard, je sais qu'elle ne m'aime pas, répondit James qui posait les yeux un peu partout autour sauf sur Remus. Elle n'est qu'une fille cruelle qui... qui... enfin, c'est tant mieux si elle est en train de se faire baiser, en ce moment... elle le mérite... mais, c'est juste que... que...
Sa voix se brisa.
― Je ne savais pas que ce serait si... si difficile à... que ça me ferait si... mal de...
― Oh, Cornedrue..., dit Remus en posant une main douce sur son épaule.
Mais James la repoussa et recula de trois pas en reniflant.
― Non, ça va, je vais m'en remettre, assura-t-il avec un rire dolent. Je ne sais pas ce qui m'arrive, aujourd'hui, mais...
Il prit une profonde inspiration.
― J'ai les émotions un peu à l'envers... Je crois que je deviens fou...
― Tu veux qu'on en parle ?
James paraissait incapable de regarder Remus dans les yeux. Il se balançait d'un pied à l'autre en fixant le sol, passant sa main dans ses cheveux d'un geste mal à l'aise. Enfin, il murmura timidement :
― Moui... heu... si tu veux... je veux dire... oui, j'aimerais bien...
Remus observa longuement James, puis il eut un soubresaut en s'exclamant soudain :
― Patmol !
― Quoi ? dit James en relevant la tête brusquement.
Remus avait momentanément oublié la situation désastreuse de Sirius.
― Vite ! Il faut d'abord aider Patmol et on parlera après !
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La langue de Sirius explorait en profondeur la bouche savoureuse de Lily tandis qu'il entortillait sa main dans sa chevelure emmêlée, l'autre cherchant à tâtons à dégrafer son soutien-gorge. Lorsqu'il parvint à le lui arracher, il se redressa un instant pour contempler ses délicieux seins gonflés, puis vint en mordiller les pointes durcies.
Lily renversa la tête en arrière en gémissant. Elle était si belle, excitante. Elle faisait grimper la tension dans son pantalon mieux que quiconque. C'était encore plus jouissif de goûter une fille sur laquelle on avait fantasmé depuis longtemps et qu'on avait cru ne jamais pouvoir posséder.
Sirius continua d'embrasser la peau douce de ses seins en même temps de frotter son érection contre son bassin, puis Lily agrippa sa tête à deux mains et le força à descendre plus bas. Amusé, Sirius se laissa guider vers son ventre sur lequel il sema de légers baisers, mais Lily continua d'exercer sa pression insistante, comme si elle voulait qu'il se rende droit au but sans devoir supporter plus longtemps la tension.
Sirius éclata de rire et se redressa sur ses coudes pour la regarder.
― Tu es bien impatiente !
― Je t'en prie..., souffla Lily d'une voix éraillée. Je t'en prie...
Elle haletait en se tordant de désir sous lui, ondulant les hanches dans une invitation pressante. Avec son teint rosé, ses lèvres rougies et son regard flamboyant derrière les mèches en désordre qui lui barraient le visage, elle était irrésistible. Sirius sentit des bouffées de chaleur le submerger. C'était maintenant qu'il voulait la prendre.
Dans un mouvement fébrile, il s'assit sur ses genoux et lui retira sa culotte d'un seul geste. La vue de son sexe complètement trempé fit gorger le sien de sang. Il se sentait plus dur que jamais. Au moment où il détachait sa braguette pour libérer enfin son érection, Lily attrapa sa tête à deux mains et la lui cala brusquement entre ses cuisses écartées.
Sirius étouffa un cri de surprise dans la moiteur de son bas ventre. Il voulut se redresser aussitôt, mais les doigts de Lily qui lui empoignaient fermement les cheveux l'en empêchèrent. Elle n'aurait pas pu être plus explicite, pensa Sirius en émettant un petit rire incrédule. Mais son côté dominatrice lui plaisait bien. C'était la première fois qu'il avait affaire à une fille qui s'affirmait autant.
Au premier coup de langue, il lui arracha un cri de jouissance mêlé de soulagement. Sirius eut un sourire en coin et répéta l'opération. Son odeur et son goût salé étaient enivrants.
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Lily montait quatre à quatre l'escalier qui menait au septième étage. Une fois rendue en haut, complètement essoufflée, elle dut un moment s'appuyer sur le mur afin de retrouver son souffle. Maudissant le corps du professeur McGonagall pour ne pas être aussi en forme que le sien, elle essuya d'un revers de main la sueur sur son front, puis avança dans le couloir d'un pas vacillant, mais rapide.
Elle espérait de tout son être que le professeur McGonagall n'était pas en train de faire une bêtise avec Sirius. Avec un peu de chance, ce dernier l'avait bel et bien reconduite à la tour de Gryffondor. Elle aurait aimé y jeter un coup d'œil pour en avoir le cœur net, mais s'ils étaient vraiment tous les deux à la Salle sur Demande, il n'y avait pas une minute à perdre. Il fallait d'urgence qu'elle arrache son corps d'entre les sales mains de Sirius Black.
― Professeur ! cria une voix essoufflée derrière elle. Professeur, attendez !
Lily se retourna et fut surprise de voir Remus courir à toutes jambes dans sa direction. Il s'arrêta devant elle en se penchant, les mains sur les cuisses, la respiration agonisante, puis releva la tête en s'exclamant :
― N'entrez pas ! Professeur, je vous en supplie, n'entrez pas dans la salle pendant que Patmol... pendant que Sirius...
― Je vais entrer si je veux ! répliqua Lily avec colère. Retourne à la fête de Slughorn, Lupin. Je ne veux pas te voir ici.
― Mais... professeur... pensez à Sirius ! Comment croyez-vous qu'il va réagir lorsqu'il vous verra surgir dans la chambre ?
― Il aura intérêt à déguerpir vite s'il ne veut pas que je lui arrache la queue !
Remus expira brusquement.
― Quoi ? dit-il d'un ton incrédule, comme s'il ne pouvait pas croire que le professeur McGonagall venait de dire une chose pareille.
Mais Lily s'en fichait. Le fait que Remus semblait persuadé que Sirius était véritablement en train de baiser son corps la rendait folle de rage. Le sang bouillonnait à ses tempes. Elle fut sur le point de poursuivre son chemin vers la tapisserie de Barnabas Le Follet quand Remus osa l'attraper par le bras.
― Non, professeur, je ne peux pas vous laisser faire ça !
― Et tu vas faire quoi pour m'en empêcher, hein ? s'écria brusquement Lily. Tu vas me jeter un sort, peut-être ? M'attaquer ?
Remus la relâcha aussitôt et recula devant son visage déformé par la fureur.
― Ton gros connard de Black est en train de sauter Lily ! Ne va pas penser que je vais le laisser faire !
― Mon gros connard de..., répéta Remus, de plus en plus abasourdi.
Il la regarda fixement, bouche bée, puis c'est à ce moment que Lily remarqua la présence de James, à demi caché dans l'ombre d'un large buste de sorcier à l'air mauvais. Une nouvelle vague de colère la foudroya alors avec la force d'un coup de tonnerre.
― Toi ! s'écria-t-elle en le pointant d'un doigt menaçant. Toi... là... alors que... que...
Elle avait de la difficulté à respirer.
― Tu sais qu'elle est là-dedans avec lui et... et tu ne fais rien pour... Tu ne fais rien ! hurla-t-elle.
James sursauta, effrayé.
― Q-quoi... mais... je...
― Tu t'en fous royalement ! poursuivit Lily, le cœur crispé dans sa poitrine. Tu t'en fous !
― Je... je ne comprends pas ce que vous voulez dire, professeur...
― Va te faire foutre, Potter ! asséna Lily en tirant la baguette de McGonagall de sa poche d'une main tremblante. Tu ne vaux pas mieux que ton salaud d'ami Black ! Tu... tu...
Elle leva sa baguette et James fit aussitôt un bond en arrière avant de prendre la fuite dans le couloir. Mais le sortilège cuisant que Lily lui envoya l'atteignit dans le dos avant qu'il ne s'engouffre dans un corridor à droite.
― Aaaargh ! l'entendit-elle hurler avant que le bruit de ses pas précipités ne s'évanouissent au loin.
― Par Merlin ! s'exclama Remus, effaré. Elle est complètement déchaînée !
― Quoi ? dit Lily en faisant volte-face, la baguette encore levée. Tu as quelque chose à ajouter, toi ?
― Non rien ! répondit rapidement Remus avant de déguerpir à son tour.
Le cœur battant furieusement entre ses côtes, Lily le regarda disparaître au bout du couloir, puis, d'un pas rageur, poursuivit son trajet vers la tapisserie de Barnabas Le Follet.
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Le corps cambré, la tête rejetée en arrière, Minerva se convulsait de plaisir alors que Sirius faisait tournoyer sans relâche sa langue en elle en maintenant ses cuisses. Ses cris se répercutaient dans la pièce. Les sensations se déchaînaient dans son bas ventre. D'un moment à l'autre, elle atteindrait le septième ciel !
― Lily, je n'en peux plus, il faut que je te baise...
― Tais-toi, et n'arrête pas ! haleta Minerva en recalant le nez de Sirius entre ses jambes.
Mais Sirius repoussa ses mains et se redressa en s'essuyant la bouche.
― Tu es trop excitante, dit-il, le souffle court. Il faut absolument que je te baise maintenant !
Il retira précipitamment sa chemise, son pantalon, puis son caleçon, et vint prestement se positionner au-dessus d'elle en appuyant une main de chaque côté de sa tête. Minerva s'empara aussitôt de son érection. Sirius inspira brusquement, frémissant au contact de ses doigts. Elle le dirigea elle-même à l'entrée de son sexe, puis, grisée dans l'attente de pouvoir enfin soulager son corps qui ne demandait qu'à exploser, le força à s'y enfoncer d'un seul coup.
Mais au lieu de la sensation exquise et libératrice à laquelle elle s'était attendue, ce fut un vif pincement douloureux dans le fond de son ventre qui la fit crier.
― Ça va ? demanda Sirius en s'immobilisant aussitôt. Je t'ai fait mal ?
Minerva secoua la tête en crispant les doigts sur ses hanches.
― Non, ça va...
― Tu es encore vierge, c'est ça ?
― Non, je ne suis pas...
Mais elle s'interrompit en éprouvant soudain un affreux malaise.
― Si, tu es vierge, affirma Sirius. Je le sens. Tu es tout étroite... Mais ce n'est pas grave, tu n'as pas à t'inquiéter. Il m'est souvent arrivé de déflorer des filles. Je sais comment m'y prendre...
Il se retira lentement, puis, tout aussi en douceur, s'enfonça à nouveau en elle. Minerva cria de douleur une seconde fois et plaqua ses paumes sur son torse.
― Non ! Je... je ne...
― Ça va bien aller, fais-moi confiance...
Il recommença son lent mouvement et, cette fois, ce fut un gémissement affolé que Minerva émit.
― Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? s'écria-t-elle. Je ne devrais pas faire ça !
― Mais si, laisse-toi aller, encouragea Sirius en continuant de bouger avec lenteur. Tu n'as qu'à te détendre et je te promets que le plaisir reviendra.
― Non, Black, je suis sérieuse ! insista Minerva en essayant de le repousser. Il faut arrêter !
Mais Sirius n'arrêta pas.
― Tu n'as pas cessé de me supplier de continuer et, maintenant, tu me demandes d'arrêter ? dit-il avec un petit rire incrédule. Voyons, Lily...
Il se saisit de ses poignets et les cloua de part et d'autre de sa tête en accélérant légèrement son rythme.
― Il s'agit simplement de te détendre, répéta-t-il d'une voix rauque. Après ça, tu verras, une fois que ton corps se sera habitué à ma grosseur, tu vas adorer.
Minerva ferma les yeux étroitement. En effet, tandis que Sirius rentrait et ressortait dans un crescendo d'intensité, les sensations ardentes remontaient dans son ventre malgré elle.
― J'ai été stupide de boire ce verre, gémit Minerva. Complètement stupide. J'aurais dû écouter Miss Trelawney...
― Mais non..., haleta Sirius en raffermissant ses doigts sur ses poignets. Ne regrette pas... Je t'en prie, Lily, laisse-moi finir de te faire l'amour...
― Je n'ai pas le droit de faire ça..., grinça Minerva entre ses dents avant d'étouffer un gémissement.
Les va-et-vient inexorables de Sirius devenaient délicieux. De délectables frissons revinrent parcourir son ventre. Cependant, elle ne devait pas lui céder. C'était malsain. Comment avait-elle pu faire ça à Miss Evans ?
― Je vais me faire tuer..., souffla Minerva qui essayait en vain de réprimer les frétillements d'envie de son corps. Je vais franchement me faire tuer...
― Non..., répondit Sirius d'une voix crispée. Non, Lily... je suis désolé... je ne peux pas m'arrêter... pas là... pas maintenant...
Son ton était à présent désespéré, pitoyable.
― S'il te plaît, Lily, supplia-t-il. Ne me demande pas d'arrêter... je suis sur le point de venir...
Il poursuivit son exquise torture et Minerva, les yeux toujours fermés, se mordit la lèvre inférieure pour s'empêcher de crier de plaisir. Il bougeait plus vite, plus fort, plus à fond. Les vives sensations la submergeaient. C'était horriblement bon, divin.
Incapable de résister plus longtemps, Minerva se cambra, ses hanches venant à la rencontre des siennes, puis se tordit en poussant enfin un hurlement. Ses nerfs s'embrasèrent. Elle se sentait sur le point d'éclater quand Sirius s'immobilisa brusquement, en lui relâchant les mains.
― Noooon ! s'écria Minerva en rouvrant des yeux frustrés. Non ! Non ! Pas maintenant ! Pas encore !
― Pardonne-moi, Lily, je ne suis qu'un salaud..., se plaignit Sirius en se redressant, couvert de sueur. Je suis aussi ignoble que mon frère... je suis un abominable pervers ! Voilà que je ne pense qu'à moi et je... je suis en train de... Putain, je suis en train de te violer !
― Tais-toi et continue, pour l'amour du ciel !
― Quoi ?
― Continue ! le pressa-t-elle en s'agrippant à son bassin pour l'inciter à reprendre le rythme.
― Mais... mais je pensais que tu ne voulais pl...
― J'ai changé d'idée ! déclara-t-elle, tremblante de tout son corps. De toute façon, le mal est déjà fait. Je veux que tu continues et que tu n'arrêtes plus jamais avant que je te le demande, c'est compris ?
Sirius haussa les sourcils, hébété.
― C'est compris ? répéta-t-elle en enfonçant ses ongles dans sa chair.
Sirius continua de la regarder d'un air surpris, puis ses lèvres se courbèrent en un sourire extatique.
― Oui, absolument, répondit-il avec une excitation renouvelée. Oui... Je veux bien exécuter tes ordres, Miss Lily Evans. Là, tu me plais... tu me plais tellement, j'ai... j'ai envie de toi...
Et il l'embrassa à pleine bouche. Sa langue qui vint étouffer le gémissement de Minerva avait encore la saveur saline du sexe de Lily.
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La tapisserie représentant la tentative risible de Barnabas le Follet d'enseigner l'art de la danse à une horde de trolls se dressait dans toute sa largueur devant le mur nu derrière lequel se cachait la Salle sur Demande. D'un geste empressé, Lily y passa ses mains pour en examiner la pierre lisse, puis essaya de se rappeler ce qu'il fallait faire pour que la porte lui apparaisse. Avec ses émotions en fusion, les explications de Sibylle se perdaient dans sa mémoire.
― La chambre, dit Lily d'une voix agitée de tremblements. Je veux la chambre où se trouve Black et mon corps.
Mais le mur resta solide et parfaitement lisse.
― Non ! gémit-elle en frappant la pierre de ses poings. Ouvre-moi ! Je veux entrer !
Mais il ne se passa toujours rien.
Les larmes inondèrent ses yeux. Secouant la tête en crispant les doigts dans ses cheveux, elle recula, puis se mit à faire les cent pas devant la tapisserie. Pendant que plusieurs trolls la suivaient des yeux d'un air curieux, elle réfléchit à toute vitesse. Sibylle ne lui avait certainement pas monté un bateau. La Salle sur Demande se trouvait véritablement derrière ce mur. Il ne lui suffisait que de se souvenir de ses instructions, mais la peur et la panique embrumaient son cerveau. Elle était incapable de rassembler ses idées. Sirius Black était peut-être en train de lui voler sa virginité en ce moment même et cette pensée la rendait folle d'horreur.
― Je veux le tuer ! Je veux le tuer ! Je veux le tuer ! s'écria impulsivement Lily en donnant un coup de pied à un grand vase plus loin.
Une douleur aiguë pointa sur le bout de ses orteils et elle poussa plusieurs jurons en sautillant sur place. Les trolls s'éclaffèrent dans des rires gras.
― Oh, vous, fermez-la, espèces de... !
Elle fut sur le point de sortir sa baguette pour leur jeter un sort, mais se ravisa. Elle devait se calmer. Inspirant par le nez, elle fit demi-tour devant le vase et retourna face au morceau de mur lisse. Là, elle le fixa un moment, se concentrant de toutes ses forces, puis reprit ses cent pas dans le couloir.
Il fallait qu'elle trouve en urgence le moyen d'entrer dans la Salle sur Demande. Elle n'avait aucun temps pour rebrousser chemin afin d'interroger à nouveau Sibylle. C'était maintenant qu'il fallait qu'elle entre dans cette chambre où se trouvait Sirius et le professeur McGonagall. Elle devait entrer dans cette chambre pour secourir son corps. Elle voulait entrer. Il fallait qu'elle entre. Il le fallait !
Sur ces dernières pensées, Lily s'arrêta net et sentit son cœur bondir de joie dans sa poitrine. Une porte en bois verni était enfin apparue dans le mur.
Aaaaaargh ! Je ne veux pas publier la suite ! C'est trop stressant ! Et vous ne voulez pas non plus lire ce qui suivra, croyez-moi !
Quoi qu'il en soit, merci d'avoir... heu... lu... *sourire contrit* Ha ha... ! ^^'
