L'Héritier du peuple des oubliés :

Chapitre 9 :

Harry resta un moment incrédule. Mais qu'est-ce que faisait le professeur Quirrel ? Le turban étant assez volumineux, il s'écoulât facilement une minute avant que le professeur ne se fige, son crane recouvert d'une seule bande de tissu.

Bande qu'il fit lentement glisser dévoilant, là ou Harry s'attendait à voir de la peau, un visage immonde, reptilien. Ses traits étaient hachés, et ses yeux cernés renforçaient l'expression de méchanceté du visage pâle comme la mort. Les yeux rouges de la créature le transpercèrent, déchirant son crâne en deux à l'endroit de sa cicatrice.

Harry chancela, les larmes aux yeux, la douleur était insupportable…

Et finit par s'évaporer, aussi soudainement qu'elle était venue.

« Harry Potter, nous voici de nouveau face à face… » Siffla le second visage.

Le Dewin comprit enfin de qui il s'agissait, et c'est certain de sa découverte qu'il souffla :

« Voldemort… »

« Je vois que tu as compris. Je me souviens de ce jour où je t'ai rencontré pour la première fois… Tes parents se sont débattus, mais j'étais fort, bien trop fort. Regarde ce que je suis devenu, un parasite ! Et tout cela à cause d'un bébé ! Qui est tu, Harry Potter ? »

L'interpellé sursauta, qu'est-ce que le vieux cinglé entendait par là ? Et surtout, de quel droit il parlait de ses parents !

« Tu ne le sais pas toi-même, visiblement… Que f ais tu ici, enfant. Tu es au milieu d'une guerre dans laquelle tu ne connais pas ton rôle, pourquoi viens-tu me défier ce soir ? »

« D-Défier ? Je ne défie pas, je, je voulais juste… »

« Alors réponds ! » Hurla Voldemort, ce qui eut pour effet de faire taire immédiatement le garçon.

Il s'était fixé une règle : en dehors de chez les Dursley, il ne se laisserait pas faire ! Les ordres étaient quelque chose qu'il ne supportait plus. Son regard reprit une lueur prédatrice, la colère commençait à monter en lui.

« Harry Potter, vulgaire Gryffondor, tu plonges tête baissée dans des projets inconsidérés. J'espérais avoir un adversaire plus coriace, tu me déçois. Tu es un idiot, comme tes parents !»

« Il est hors de question que la pierre serve à quelqu'un d'autre que moi. Elle apporte la vie éternelle, et vous empêcher de la prendre m'apportera la gloire et la reconnaissance. Je la veux. Et je ne suis PAS un Gryffondor ! »

« Tu es bien présomptueux, petit garçon, mais tu ne fais pas le poids. Vois-tu, j'ai besoin de cette chose pour revivre, de cette chose que tu as dans ta poche. »

Harry écarquilla les yeux et se mit à reculer, tandis que le professeur Quirrel se rapprochait sans cesse. Comment pouvait-il le savoir ? Il finit par s'arrêter, dos aux escaliers, à deux pas de l'homme aux deux visages.

« Allons Potter, ne fais pas l'imbécile ! Nous pouvons partager. Je suis plus puissant que toi, je t'apprendrai si c'est ce que tu désires. Je ne te ferais aucun mal. Tes parents, ils te manquent ? Ensemble, nous pouvons les faire revenir, nous pouvons faire de grandes choses »

« Vous mentez ! Nul ne revient de la mort, c'est une des seules règles fondamentale de la magie ! Jamais vous n'aurez la pierre, elle est à moi ! »

Les iris d'Harry étaient devenus entièrement pourpres, déconcertant un instant le mage noir. Voyant qu'Harry tentait de prendre la fuite, il s'interrompit brusquement et réagit :

« TUE-LE ! » Hurla Voldemort à son disciple.

Celui-ci, galvanisé par le hurlement de son maître, leva les mains et empêcha le garçon de sortir en le faisant tomber à terre. Il serra ses mains sur le cou du garçon qui se débattait en vain. Il donnait des coups de poings dans le visage de son professeur, le griffait, mais rien n'y faisait.

Sentant l'inconscience le gagner, il se concentra un dernier moment, supplia sa magie de l'aider et plaqua ses mains sur le visage de Quirrel, dans un dernier geste de survie.

L'effet fut immédiat, et le professeur le lâcha immédiatement dans un grand cri, le visage brulé.

« ALLER, VAS-Y ACHEVE LE ! »

Harry, qui n'était plus tout à fait lui-même et obéissait entièrement à son instinct, bondit en avant et serra à son tour le cou de son professeur. Quirrel se mit à hurler, incapable de se défendre alors que son visage, puis son corps entier, était réduit en cendres. Quand l'adulte eut fini de se débattre et qu'Harry fut certain qu'il ne se relèverait pas, il s'autorisa enfin à se laisser glisser au sol.

Il vit alors une étrange fumée prendre une silhouette humaine puis s'évaporer soudainement, faisant dresser les poils du garçon.

Ce n'est que partie remise, lui souffla sa conscience.

Il plongea la main dans sa poche et en ressortit la pierre. Elle n'était pas plus grosse que son poing et luisait dans la semi obscurité ambiante.

Un sourire satisfait orna ses lèvres.

Un bruit de pas qui s'approchait au loin le fit sursauter, il cacha en vitesse le précieux minéral la où elle encore était un instant aupravant. Il se releva à la hâte et serra le poing sur sa baguette.

Les pas se rapprochaient rapidement, visiblement la personne courait, et enfin il aperçu le nouel arrivant.

« Potter ? Tout va bien ? » Lança Snape, le souffle coupé.

Le Dewin aquiesca, un peu surpris du ton… inquiet ? avec lequel son professeur s'était adressé à lui.

Snape, quant à lui, était tout simplement mis hors de lui par le comportement inconscient de son élève. Et c'est ce qu'il se préparait à lui faire comprendre ! Il s'approcha du jeune garçon, lui attrapa les épaules et se mit à le secouer dans tous les sens :

« Mais qu'est-ce qui vous à pris ! Je vous colle en retenue deux mois avec moi, tous les jeudis ! Donnez-moi immédiatement la pierre, et ne me faite pas croire que vous ne l'avez pas, espèce d'inconscient ! »

Puis, il se touna vers le tas de cendre et poursuivit

« Vous vous rendez bien compte de votre chance insolente ! Venez avec moi tout de suite, je vous emmène illico chez le directeur ! »

« NON ! » Hurla Harry, se souvenant que c'était le vieil homme qui l'avait poussé dans ce combat. Il ne croyait pas au hasard, et il savait que Dumbledore l'avait fait expres.

Sans plus de cérémonie, Snape saisit sans ménagement le bras du Dewin et le tira à sa suite.

Au milieu de sa course, Harry se risqua à demander :

« Et Hermione ? »

Mauvaise idée, ça n'avait fait que rajouter de l'huile sur le feu en rappelant à son professeur qu'il avait non seulement outrepassé une bonne partie du règlement intérieur de l'école mais aussi entrainé une camarade dans ses projets. Le regard noir qu'il se prit alors le dissuada de répondre quoi que ce soit et il ferma la bouche.

Devant le ténébreux professeur, ses promesses de lutte fondaient comme neige au soleil. Cepandant, captant un regard inquièt de la part de son cadet, Snape lâcha du bout des lèvres :

« A l'infirmerie. »

Harry hochat la tête en guise de remerciement.

Une fois sorti du fameux couloir, le professeur ralentit peu à peu, incertain de la conduite à adopter. Il n'était pas toujours d'accord avec les méthodes du directeur, surtout quand celles-ci concernaient le jeune Potter.

Il n'appréciait pas beaucoup le garçon, mais il devait reconnaître que mis à part sa… monumentale connerie d'aujourd'hui le morveux était plutôt du genre tranquille et studieux.

Tout l'inverse de son père, à vrai dire.

Mais l'adulte n'était pas persuadé qu'il était judicieux de comparer l'enfant à quiconque. En effet, il l'avait un peu observé durant ces derniers mois et il devait reconnaître que le garçon avait une personnalité autant riche qu'unique en son genre.

Personne ne lui ressemblait, et il ne ressemblait à personne.

Était-ce une bonne chose d'emmener le morveux voir Albus ?

Il trancha finalement et regarda Potter de ses yeux les plus noirs et dit :

« Bon, Potter, je n'ai pas très envie de vous avoir collé à moi pendant encore une heure dans le bureau du directeur, alors vous allez m'expliquer ce qu'il s'est passé, me donner la pierre – non Potter, je ne l'ai pas oubliée - et je vous laisse rentrer a votre dortoir est-ce bien clair ? »

Harry souffla, soulagé, puis dans un élan de bonne volonté tendit la pierre à l'adulte.

Geste qu'il regretta aussitôt, mais le mal était fait et le précieux objet déjà bien caché au fond des amples robes noires du professeur.

« Alors ? Que s'est-il passé ? »

« Eh bien, heuuu… Je voulais aller voir avec Hermione le couloir du troisième étage comme il était interdit et puis comme le chien dormait et bien on a sauté. Après, on à été obligé de continuer puisque nous ne pouvions pas faire demi-tour. Comme Hermione était blessée, j'ai continué seul pour aller chercher de l'aide. C'est là que j'ai vu le professeur Quirrel, mais je ne sais pas trop pourquoi il m'a attaqué. Il a enlevé son turban et il y avait une deuxième tête à l'arrière. Là, j'ai été obligé de regarder dans le miroir et puis la pierre est venue toute seule dans ma poche. Le fou m'a attaqué et je ne sais pas trop comment, il s'est retrouvé en cendre par terre. Voila. » Débita l'élève en une fois.

Snape haussa un sourcil, l'air de prendre Harry pour un fou.

Une deuxième tête ?

Il fit volte face et partit, non sans avoir jeté :

« Si j'étais vous, Potter, j'irai quand même voir à l'infirmerie, vous avez fait une mauvaise chute ? »

Le Dewin pinca les lèvres, agacé, et se rendit bien à l'infirmerie. Non pas dans le but de se faire osculter, comme le lui avait « conseillé » Snape, mais bien pour prendre des nouvelles de son amie.

Quand il entra dans le dortoir, Madame Pomfresh n'était pas pour le laisser passser. Mais par force de clingnement d'oeils et de paroles inquiètes, il eut finalement la permission d'entrer.

« De toute façon elle va sortir dans quelques minutes, juste le temps de vérifier que tout va bien. »

« Merci beaucoup madame » Finit Harry d'un ton mielleux.

Il s'approcha du seul lit occupé de la pièce et trouva son amie assise, un sourire chaleureux plaqué sur le visage. Il fut immédiatement soulagé de la voir en bonne santé, il s'était senti vraiment coupable de voir son amie souffrir ainsi à cause de lui.

Il ne comprennait toujours pas ce qui l'avait poussé à se lançer dans cette folle aventure, mais il ne regrettait absolument pas de l'avoir fait. Et visiblement, son amie n'était pas loin de penser la même chose.

« Ne t'en fais pas, j'ai caché Mehen dans ma robe quand le professeur est arrivé. J'ai été obligée de lui dire, tu ne m'en veux pas, hein ? »

« Mais non, Hermione. » Répondit le garçon, un sourire bienveillant plaqué sur le visage.

« Mehen, tu es toujours là ? » Siffla le Dewin.

Pointant son museau hors de la cape de la jeune fille, le petit reptile répondit, aux anges :

« Cette fille est beaucoup plus confortable que toi ! En plus elle sent super bon. Tu as mon rat ? »

« Viens avec moi, gros bouffi, on va aller te le chercher dans 5 minutes, juste le temps que je raconte tout à Mione »

« Aller Harry, ne me fais pas languir ! QU'est ce qu'il s'est passé de l'autre côté des flammes violettes ? »

Le Dewin entreprit de raconter toute l'histoire à son amie.

Dix minutes plus tard, il était sorti non sans avoir jeté à son amie :

« Je vais nourrir Mehen, on se retrouve à ma salle commune d'accord ? Le mot de passe est : « Imperium ». Si tu veux il y a une chambre de libre, tu pourras rester dormir ».

Une fois son ami disparu, La Gryffondor s'autorisa à souffler.

Elle avait eu très très peur, mais inutile de culpabiliser son ami plus que nécéssaire.

Harry revêtit sa cape d'invisibilité qu'il avait récupérée cinq minutes plus tôt et s'introduisit, pour la seconde fois de la nuit, dans la salle commune des Gryffons. Cette fois-ci, il était vraiment tard, même tôt d'ailleurs, et il ne fut remarqué par personne lorsqu'il entra dans le dortoir des premières année.

Il s'approcha sur la pointe des pieds du lit du rouquin, sortit sa baguette et la braqua sur le petit animal qui dormait aux côtés de son maître. Il sourit et chuchota :

« Stupéfix. »

Le rat se figea, incapable d'esquisser le moindre geste.

« Harry le glissa sans sa poche et ressortit sans bruit.

Il marcha en silence jusqu'à ses quartiers puis attrapa l'animal par la queue en le faisant balancer :

« Désolé mon petit, tu vas servir de repas à mon Draikon. N'aie pas peur, tu ne sentiras rien. Enfin, j'espère pour toi ! »

Les yeux de la bête se mirent à bouger dans tous les sens, mais incapable de bouger celui-ci ne put rien faire quand une ombre inquiétante sortit du manteau de l'élève pour se jetter sur lui. Il fut mort avant d'avoir eu le temps d'aperçevoir de quoi il s'agissait.

Harry mit ainsi fin aux jours du traître à cause de qui ses parents étaient morts…

Mais il ne le savait pas encore.


Désolé chapitre un peu court mais c'est le découpage qui veut ça…

La suite le 27 et c'est mi qui l'a posterai

Merci aud'