Hello les amis ! Déjà dimanche... sniff... je reprends les cours demain... *va se pendre*
Breeeef, aujourd'hui on se retrouve avec l'avant-dernier thème de cette Enfance des Mages Week. Il s'agit du thème 7 juillet que j'ai décidé de faire sur Gajeel puisque c'est le SEUL Dragon Slayer de première génération qu'on ne voit pas à ce moment là. Et ça me frustre. Doooonc, voilà comment j'imagine sa réaction lorsqu'il s'aperçoit que Metalicana est partit. J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture !
Musique
Lionel Schmitt - Don't Leave Me
7 juillet
« Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus. » - Antoine de Saint-Exupéry
Rien. Plus rien. Vide. La grotte dans laquelle ils se réfugiaient les soirs de pluie n'était plus occupée que par lui. Le jeune garçon sortit, inquiet. Il chercha, chercha, chercha. Longtemps. Partout. Dans la forêt où ils avaient l'habitude d'aller chasser le matin, le lac dans lequel il se baignait chaque soir tandis que son dragon roupillait sous un arbre, la clairière qui leur servait de terrain d'entrainement. Mais il ne le trouva pas. Il était partit. Metalicana était partit. Il l'avait abandonné.
Gajeel donna un coup de poing dans un arbre, brisant l'écorce du végétal qui retomba en copeaux de bois sur le sol. La colère l'envahissait peu à peu. Comment pouvait-il lui faire ça ? Comment pouvait-il l'avoir laissé seul ?
Et puis, il s'en fichait après tout. Le dragon d'acier ne l'avait jamais ménagé, il ne lui avait jamais montré le moindre signe d'affection ou ne serait-ce qu'un geste de tendresse. Le garçon s'assit lourdement dans l'herbe chargée de rosée, tentant de se calmer. Il replia ses jambes contre la poitrine et posa le menton sur ses genoux, les dents serrées et les muscles crispés. Une brise souffla dans ses cheveux noirs en bataille. Même l'odeur du dragon s'était envolée. Disparue. Plus aucune trace.
Une traînée de larmes se répandit sur les joues de Gajeel. Il les essuya avec la paume de sa main puis regarda cette dernière d'un air étonné. Il n'avait jamais pleuré. Metalicana disait toujours que les larmes étaient des signes de faiblesse et son petit ne devait pas être faible. Il devait être fort, impitoyable et ne pas se laisser attendrir par ce sentiment si manipulateur qu'était l'Amour. C'était la règle numéro un, celle contre laquelle on ne pouvait se rebeller. Et Gajeel ne l'avait pas respectée. Parce que, quoi qu'il pense, quoi qu'il dise, il aimait son dragon. Car c'était lui qui lui avait tout appris. C'était lui qui l'avait élevé et nourrit. Parce qu'il le considérait comme son père, lui qui avait été abandonné lorsqu'il avait à peine quatre ans et recueillit par ce dragon aigri et asocial.
Gajeel se releva, chassant le reste de ses larmes. Il ne devait plus pleurer. Pleurer voulait dire qu'on était faible. L'Amour rendait faible. Il devait garder cela en tête. Il se mit en marche.
Et en ce sept juillet de l'année sept-cent soixante-dix-sept, le Dragon Slayer d'acier partit en quête de son destin.
N'hésitez pas à me donner vos avis sur ce texte. A demain pour le thème Orphelin avec Zancrow. Bisous !
