Désolé pour le retard... Gros ennuis de santé. J'aurai pu poster, honnêtement, mais j'étais vraiment crevée alors je ne l'ai pas fait.

Désolée !


Année II: Chapitre 11 : Dobby, l'elfe de maison.

Harry suffoquait, il faisait vraiment très chaud.

Même les médias moldus parlaient sans cesse de l'exceptionnelle canicule de ce mois d'août. Avachi sur son lit au fond d'un placard étouffant, le Survivant était en plein apprentissage d'un sortilège appelé « Ventus » qui lui serait bien utile dès qu'il serait en mesure de l'utiliser correctement. Il pourrait ainsi créer une sorte de « ventilation » dans son placard et pourrait ainsi rafraichir l'atmosphère de son repère qui devenait vraiment irrespirable.

En temps normal et avec sa baguette, il n'aurait eu aucun mal à maîtriser le sort en quelques jours, mais la magie sans baguette était un peu plus complexe.

Elle demandait une canalisation de la magie qui était peu stimulée lorsqu'on utilisait une baguette. Cela demandait un effort de concentration absolument énorme, la chaleur empêchant le garçon d'utiliser pleinement ses capacités. Les progrès étaient lents mais c'était un mal pour un bien, car même Mehen qui adorait la chaleur commençait à étouffer.

Et puis, il avait mal aux ailes à force de servir de ventilateur portable à son jeune compagnon sorcier. D'ailleurs, ce n'était même pas une tâche digne d'un spécimen de son espèce, répétait-il sans cesse à Harry.

Celui-ci se contentait de lever les yeux au ciel et de gratouiller tranquillement le dos de son « animal de compagnie » qui ronronnait comme un malade.

Il interrompit soudain sa séance de chatouilles quand il entendit les pas de son oncle se rapprocher dangereusement de la porte du placard.

Mehen eût à peine le temps de plonger dans le t-shirt du garçon que celui-ci se retrouvait nez-à-nez avec l'adulte.

« Viens dans la cuisine ! » Ordonna l'homme.

Le Dewin obtempéra, refoulant son amertume et ses désirs de vengeance au fond de son esprit.

Pour plus tard.

Pétunia l'attendait devant le plan de travail et lui tendit un tablier vert, l'air encore plus pincé que d'accoutumée.

Vernon jeta un regard mauvais à son neveu puis lui cracha :

« J'ai un client important qui vient dîner ici ce soir, prépare le dîner. Une fois que tu auras fini, tu fileras dans la deuxième chambre de Dudley et tu n'en bougeras pas jusque demain, c'est clair ? Si j'entends le moindre bruit, gare à toi. Oh, et interdiction d'allumer la lumière, ça pourrait attirer l'attention des voisins sur toi.»

Harry acquiesça avant de se mettre à l'ouvrage, sa tante lui ayant laissé une liste de plats et d'ingrédients sur le frigo.

Il passa le reste de l'après-midi à cuisiner tout en repassant en revue sa théorie de métamorphose pour que le temps passe plus vite.

Vers 18h30, il fit une courte halte pour aller chercher un livre et un paquet de biscuits qu'il avait acheté sur le chemin de Traverse et se rendit directement à l'étage.

Il partagea son repas avec son reptile qui s'endormit dès les dernières miettes de chocolat avalées puis se plongea une fois de plus dans l'étude de son fameux sort.

Il était environ 19h00 quand il entendit le fameux client ainsi que la femme de celui-ci sonner à la porte de chez les Dursley.

Il perçut vaguement sa tante souhaiter la bienvenue aux invités et complimenter la tenue de la femme d'une voix haut-perchée puis plus rien.


-o-O-o-


Une heure plus tard, alors qu'il allait se préparer à dormir, il sursauta violemment en entendant une petite voix lui parler dans son dos.

« Monsieur Harry Potter ? »

Il se retourna et avisa avec surprise un petit elfe de maison accroupi sur le lit. Il relâcha son souffle, qu'il n'avait pas eu conscience de garder, et se força à se détendre.

« Oui c'est moi. Qui est tu ? » Demanda-t'il poliment à la créature.

« Oh, monsieur Harry Potter ! Je suis Dobby, un elfe de maison. » Répondit-elle d'une voix forte.

« Je sais parfaitement ce que tu es, mais que fais-tu ici ? » Chuchota le garçon qui craignait que son oncle ne l'entende.

« Oh pardon de vous déranger Monsieur Harry, Dobby ne veut pas déranger monsieur ! Méchant Dobby, méchant ! » Couina l'elfe en se frappant avec le pied d'une lampe de chevet.

« Non ce n'est pas grave, mais par pitié tais-toi et lâche cette lampe, il ne faut pas que mon oncle t'entende ! » Supplia Harry d'un air implorant.

Dobby hochât la tête en se plaquant la main sur la bouche et commença à se frapper le visage contre les murs de la chambre.

Le Survivant prit l'elfe par le col de sa tunique et le menaça du poing.

« Dobby, arrête ça tout de suite ! Tu veux me faire tuer ou quoi ? Qu'est-ce que tu fais là d'ailleurs ! Tu ne devrais pas être ici…»

Ce dernier cligna des yeux et regarda le garçon avec de grands yeux brillants de larmes contenues.

« Mon jeune maître m'envoie vous prévenir qu'un grand danger vous menace ! Il a dit à Dobby de vous dire que Monsieur Harry Potter ne dois pas retourner à Poudlard cette année… Pardon, monsieur, pardon ! Dobby ne veux pas déranger le grand Harry Potter !»

Le Dewin resta muet d'étonnement devant ce conseil. Ne pas retourner à Poudlard cette année ? Hors de question, c'était totalement inimaginable.

« Mais qui est ton maître au juste ? » Le questionna-t'il, hésitant à prendre tout cela comme une plaisanterie.

« Je n'ai pas le droit de vous le dire ! Le jeune maître me l'a formellement interdit ! » Répondit la créature. « J'ai seulement reçu l'ordre de vous dissuader de venir à Poudlard cette année ! »

« Et pourquoi donc ? » Rétorqua le Dewin.

« Dobby n'a pas le droit de le dire non plus. Monsieur Potter doit promettre de ne pas retourner à l'école en septembre, sinon… »

« Sinon quoi ? » Susurra Harry qui détestait les menaces.

« Sinon Dobby forcera monsieur à rester ici contre sa volonté. » Affirma l'elfe.

« Je ne peux pas te promettre une telle chose, Dobby. Poudlard est tout pour moi, tu comprends ? Ma famille, mes amis… Tout ! »

« Alors Dobby doit le faire, monsieur. Vraiment désolé. »

La créature se dégagea à une vitesse fulgurante de la poigne du garçon et se précipita dans les escaliers menant au salon dans lequel les invités et les Dursley étaient en train de prendre le thé.

Une énorme pièce montée était posée sur une table, un peu en écart derrière les canapés.

Il vit Dobby claquer des doigts et le gâteau s'élever silencieusement dans les airs en direction du client de son oncle. Ne voyant pas trente-six solutions à son problème assez urgent, il leva les mains et pria pour que cette fois-ci sa magie obtempère.

Il murmura un discret « Ventus » et constata avec une satisfaction non feinte que le sortilège fonctionnait enfin… A croire qu'une émotion forte amplifiait ses pouvoirs, ce qui s'était déjà produit lors de sa dispute avec Draco l'année précédente.

C'était une piste à creuser.

Le violent courant d'air repoussa la pâtisserie imposante à sa place et l'enfant souffla de soulagement avant de jeter son regard le plus mauvais en direction de Dobby et de se précipiter vers lui, l'empoignant sans ménagement par la peau du cou alors qu'il était toujours dans le couloir.

Il remonta silencieusement les marches et ne lâcha l'elfe que lorsqu'ils furent tous deux de retour dans la chambre.

« Harry Potter est un grand sorcier avec de grands pouvoirs ! » S'écria l'elfe.

« Oui, oui, comme tu dis. Maintenant tu vas m'expliquer clairement ce que tu veux et repartir d'ici tout de suite, c'est clair ?! » Le menaça Harry, le cœur battant encore à tout rompre.

« Mais Dobby a déjà expliqué ce qu'il voulait. Monsieur Harry ne doit pas retourner à Poudlard faire sa deuxième année. »

« D'accord. Et si je fais ça tu veux bien partir alors ? » Répondit-il en hochant la tête.

« Oh ! Dobby est content que monsieur Potter se soit enfin décidé ! Puisque monsieur Harry a compris, alors Dobby s'en va. Au revoir Monsieur ! » S'inclina t'il avant de disparaître comme il était venu, d'un claquement de doigts.

Sans vraiment se rendre compte que « monsieur Harry » avait bien pris soin de ne rien promettre du tout.

Il retournerait à Poudlard, et ce n'était pas un vulgaire elfe de maison qui allait l'en empêcher.

Il s'endormit rapidement après cela, la magie sans baguette était vraiment épuisante quand on n'avait pas l'habitude.


-o-O-o-


Apparemment, son oncle ne s'était aperçu de rien car il n'y eût aucune représailles le lendemain matin.

Il ne restait que deux semaines avant la rentrée, et Harry angoissait quelque peu. Malgré son apparente désinvolture, il avait écouté les paroles de son étrange visiteur et cela le taraudait beaucoup.

Une grande menace ? Mais laquelle ! Et qui était ce fameux « petit maître » ?

Cela avait-il un rapport avec sa confrontation précédente avec Quirrell ? Le Dewin songea amèrement qu'il y avait une chance sur deux pour qu'il s'attire de toute façon des ennuis au cours de l'année… Rien qu'à voir comment s'était déroulée sa première, c'était déjà tout vu.

Le Survivant s'était fait une raison, il n'était pas destiné à une existence tranquille, calme et paisible. Depuis l'instant ou un fou-furieux avait décidé de le tuer, sa vie avait basculé.

Au moins, il ne risquait pas de s'ennuyer…

Il songeait aussi à son deuxième problème. Le 1er septembre approchait et il n'avait toujours pas été acheter ses fournitures. Il avait bien pensé à les prendre à la fin de l'année passée, mais il n'avait alors pas encore reçu sa liste de fournitures.

Liste qui l'étonnait, par ailleurs. La totalité des livres que le professeur de défense contre les forces du mal demandait étaient écrit par un certain « Gilderoy Lockhart » soi-disant auteur qualifié mais dont le Survivant n'avait jamais entendu parler.

Il était étonnant qu'un seul homme fût à la fois spécialiste des loups-garou, des vampires, des goules et des spectres (entre-autres). Soit ce type était un génie, soit un imposteur.

Le reste des fournitures étant relativement banal, il n'y prêta pas énormément attention.

L'occasion pour Harry de faire ses courses se présenta enfin lorsque les Dursley décidèrent de passer le dernier week-end d'Aout à la mer avec la tante Marge. Comme il n'était pas question pour eux d'emmener leur neveu en vacance, ils décidèrent de le laisser seul, ils ne partaient que pour deux nuits…

Avant de partir, Vernon laissa un sachet de pain et deux bouteilles d'eau dans le placard et ferma la porte de celui-ci à clé, expliquant au garçon qu'ils seraient de retour le dimanche soir.

Le Survivant laissa passer une heure avant de déverrouiller sa serrure (c'était bien évidemment l'un des premiers sorts qu'il avait voulu apprendre) et prépara bien tranquillement son escapade.

Il avait décidé de partir le lendemain matin (soit le samedi) et de passer la journée à Londres. Il serait de retour dans l'après-midi.

Il avait suffisamment d'argent pour prendre le bus jusqu'au centre-ville, en revanche il devait passer chez Gringotts pour échanger quelques Gallions en Livres Sterlings et acheter son billet de retour.

Il partit comme prévu de bonne heure et se retrouva devant le Chaudron-Baveur. Il poussa la porte et traversa le bar sans se soucier des quelques personnes qui se retournaient sur son passage.

Il commençait à avoir l'habitude.

Il se dirigea dans la réserve et se stoppa un instant devant le mur de pierre. Il réfléchit deux minutes puis tapota les briques du bout de sa baguette dans un ordre précis.

Comme précédemment, les briques s'écartèrent et le garçon entra dans la première rue commerçante. Il se dirigea tout d'abord chez Gringotts et sortit quelques Gallions de son coffre, avant d'en convertir quelques-uns en argent moldu.

Il acheta ensuite le nécessaire pour écrire ainsi que pour les potions avant de passer par chez Madame Guipure racheter des robes ainsi qu'un sac magiquement agrandi de l'intérieur pour y mettre ses fournitures.

Il acheva enfin son périple par une rapide visite chez Fleury et Bott pour ses bouquins.

Il était parvenu à passer plus ou moins inaperçu durant les deux premières heures de son escapade (ce qui était dû en partie à la longue capuche noire qu'il avait rabattue sur son visage) mais tous ses efforts tombèrent à l'eau lorsqu'il voulut payer ses livres.

Le fond de la boutique était entièrement occupé par un homme au physique de bellâtre qui se faisait prendre en photo et signait des autographes au milieu de dizaines petites ménagères sous le charme –dont la mère Weasley- constata-t'il avec amusement.

Il se fraya difficilement un chemin au milieu de celles-ci mais fut bousculé à mi-chemin. Sa capuche glissa en arrière, dévoilant ainsi sa cicatrice si reconnaissable aux yeux de tous. Harry jura avant de la rabattre précipitamment sur son front, mais c'était déjà trop tard.

Avant de réellement comprendre comment, il se retrouva nez-à-nez avec le fameux bellâtre qui se présenta pompeusement :

« Je me présente Gilderoy Lockhart ! » Dit-il avant de se tourner vers la foule.

Alors c'était ça son futur professeur de défense ?

« Monsieur Harry Potter ici présent, un grand-ami à moi, est venu acheter ses fournitures. Mais il ne savait pas, en arrivant, qu'il repartirait avec la collection complète de mes œuvres entièrement dédicacée offerte gracieusement par moi-même. » Fanfaronna celui-ci.

Harry vit rouge et refusa de prendre les livres que ce crétin lui tendait. Il toussota et chuchota d'un ton menaçant.

« Tout d'abord, professeur, je ne suis en rien votre ami. C'est la première fois que je vous rencontre alors je refuse que vous m'appeliez ainsi. Pour finir, sachez que je n'en ai rien à faire de vos autographes et encore moins de vos livres, monsieur. Sur-ce, je vous souhaite une bonne rentrée. »

Il déposa quelques Gallions sur le comptoir et s'en alla sous le regard médusé de quelques sorciers.

A la sortie de la boutique, il croisa son ami Draco accompagné de son père et décida de les saluer -ignorer un Lord lorsqu'on le rencontrait était le comble de l'impolitesse après tout-.

« Lord Malfoy, mes respects » Dit-il en inclinant le menton.

Puis il se tourna vers Draco, le visage toujours neutre, et inclina une fois de plus le menton :

« Héritier Malfoy, enchanté de vous revoir ». Draco le regarda, le regard étrange et lui lança un sourire étranglé.

Il croisait les doigts pour que son père réponde au salut, après tout Harry avait parfaitement honoré la tradition en les saluant ainsi. Il avait même usé d'une formule encore plus respectueuse que nécessaire, ce qui allait plaire à son ainé, il en était quasiment certain.

Car l'un des défauts principal de Lucius Malfoy était la vanité, et le Survivant l'avait tout de suite compris.

« Lord Potter, enchanté de faire votre connaissance. Je pense que vous connaissez déjà mon fils ? » Déclara le blond en haussant un sourcil et en détaillant le garçon de haut en bas.

Le Survivant se félicita d'être passé chez la couturière dès le début, croiser Lucius Malfoy habillé avec les vieux vêtements de son cousin n'aurait pas été un excellent départ dans sa vie mondaine.

« Oui, monsieur, j'ai le bonheur de partager quelques cours avec lui. »

Après quelques phrases polies rapidement échangées, le brun reprit sa route assez content de lui. La famille Malfoy l'avait reconnu en tant qu'héritier des Potter en l'appelant ainsi, et c'était tout ce que recherchait le garçon.

Dix minutes plus tard, il croisa de nouveau la route de son ami -seul, cette fois- dans une animalerie. Draco le salua affectueusement d'une accolade :

« Harry, je suis content de te revoir ! Tu as passé de bonnes vacances ? »

« Excellentes, et les tiennes ? » Mentit le brun.

« Pareil. Alors, tu prépares ta rentrée à Poudlard ? » Demanda Draco.

« Apparemment, oui… »

« Bon ben écoute, je dois filer, mon père m'attend un peu plus loin alors je ne peux pas trainer ici. » Expliqua à toute vitesse le blond avant de s'enfuir littéralement de la boutique.

Resté seul entre deux rayonnages, le Dewin plissa les yeux.

Draco était vraiment très bizarre aujourd'hui, et Harry aurait juré que ce dernier n'était pas ravi de le voir là.


-o-O-o-


Le retour à Privet Drive se fit sans accroc et Harry finalisa les préparatifs de la rentrée rapidement.

Les Dursley retrouvèrent Harry dans son placard à leur retour et ne se doutèrent de rien, se contentant de préparer les nouvelles affaires de leur petit « Dudleynouchet ».

Bref, tout allait pour le mieux et la veille du premier septembre tout était enfin prêt.

Et le Dewin en avait presque oublié la visite du petit elfe.


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Merci encore à tous mes rewiewers ! Je vous aime très très fort =)

Bises,

Sunn'