Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Oh mon Dieu… désolé! Désolé! Et encore désolé! J'étais en pleine période de fin de session et j'avais tellement d'examens que je passais ma vie à la bibliothèque! Mais, maintenant j'ai fini l'école! Je suis libre! (Bon d'accord, je dois travailler, mais j'aurai bien plus de temps libre!)

Chapitre 16

Drago avait envie d'hurler. D'hurler encore et encore jusqu'à en perdre la voix. Et Blaise qui se contentait de le fixer comme s'il ne venait pas de lui admettre que son frère le pourchassait et qu'il était un niveau deux. Combien de secrets son meilleur ami gardait-il? Lui mentait-il depuis le début de leur amitié? Ses yeux se plissèrent dangereusement alors qu'il reculait d'un pas. Il avait envie de se jeter sur lui et de l'étrangler. Ce qu'il ne ferait pas, bien évidemment, puisqu'il était un être civilisé. Enfin c'est ce qu'il s'obligeait à penser.

-Alors, comptes-tu m'expliquer en détail ou seulement quelques gouttelettes d'information, puisque tu ne me fais visiblement pas confiance. Cracha-t-il méchamment.

-Ce n'est pas que je ne te fais pas confiance. Répliqua calmement son meilleur ami. Ça n'a rien à voir… rien du tout…

Le mulâtre se passa alors une main tremblante sur le visage avant de se laisser choir sur l'une des chaises du salon. Drago n'allait pas le consoler. Pas quand il lui mentait depuis des années. D'accord, il comprenait qu'il ne lui ait pas dit qu'il était un sorcier. Après tout, avant il n'était pas mêlé à ce monde. Mais, maintenant? Comment avait-il pu omettre de telles informations? N'étaient-ils des meilleurs amis? Alors pourquoi…

-Drago… Ne soit pas en colère contre moi, s'il te plait. Je n'ai jamais voulu de ses foutus pouvoirs.

-Alors, pourquoi est-ce que tu as ce chiffre dans le dos? Tu es né comme ça? Demanda froidement le blond.

-Tu sais lorsque je suis allé voir mon… géniteur. Il… Il a voulu me tester.

Blaise n'arrivait plus à respirer. Pas quand sa mère se trouvait sur son lit de mort. Elle allait mourir. Elle allait mourir. Et lui allait se retrouver seul. Il ne pouvait pas vivre sans elle. Il ne pouvait avoir 15 ans et être orphelin! Il ne pouvait pas! Ses mains cognèrent avec désespoir sur l'immense porte dorée et il n'eut même pas conscience qu'il hurlait. Il ne ressentait rien sauf de la douleur. Tant de douleur. Il ne sentait pas la pluie qui tombait dans ses cheveux et sur ses vêtements. Il ne sentait pas le froid. Non, la seule chose qu'il sentait était le désespoir. Il ne put empêcher un gémissement de reconnaissance de sortir de sa bouche lorsque la grande porte s'ouvrit enfin. La première chose que Blaise put penser fut qu'il n'arrivait pas à croire que l'homme qui le fixait en ce moment était son père. Il ne lui ressemblait en aucune façon. En fait, il ne ressemblait à aucun de ses frères et sœurs. Avec ces cheveux blonds et sa peau aussi blanche que le lait, Blaise n'arrivait pas à déceler un seul trait en commun avec cet homme. Et il fut soudainement frappé par ses yeux… les mêmes yeux que les siens. Il n'aurait su dire pourquoi voir qu'il avait la même couleur d'yeux que son père lui fit autant de bien. Peut-être parce qu'ainsi lui aussi verrait leur lien de sang et accepterait de l'aider?

-Que veux-tu? Demanda glacialement son géniteur.

-Ma mère est entrain de mourir, je vous en prie! Sauvez-la!

Il aurait été prêt à se mettre à genoux… Non, il aurait été prêt à lui donner son âme si cela lui permettait de sauver sa mère! Comment aurait-il pu survivre sans les yeux rieurs de sa mère et sa voix tonitruante? Comment aurait-il pu survivre sans ses tendres caresses dans ses cheveux et ses yeux chocolat? Non, il ne pouvait pas survivre sans elle! L'homme blond lui lança un regard ennuyé avant de lui faire signe de le suivre. Blaise s'empressa de le faire. Il devait la sauver. Il devait la sauver. Il lui avait fait 5 enfants! Est-ce que cela ne voulait pas dire qu'il ressentait quelques sentiments pour elle? N'importe lesquels! Son regard s'attarda brièvement sur un immense tableau. La femme qui se trouvait sur celui-ci avait un faible sourire sur ses lèvres pulpeuses et sa peau chocolat semblait douce au toucher. Blaise était convaincu qu'il n'avait jamais vu une femme aussi belle. Pourtant, sa propre mère était une beauté. Bon sang! Il se fichait bien de la beauté de cette femme!

-Tu es trempé, change-toi et je t'appellerai un taxi. Déclara froidement l'homme blond.

-Sauvez ma mère, je vous en supplie. Je vous en…

-Pourquoi devrais-je la sauver? Répliqua son géniteur. Elle n'est rien pour moi.

Les yeux de Blaise s'écarquillèrent, sous le choc, alors que cet homme le fixait avec indifférence. Elle ne représentait rien pour lui? Mais… mais, sa mère avait été amoureuse de lui! Toute sa vie! Elle ne cessait de parler de ce fichu « Adrian ». Elle refusait les avances de tous les hommes… uniquement pour lui… et lui s'en fichait?

-Comment osez-vous! Éclata-t-il. Elle vous a tout donné! Elle vous aimait avec toutes les forces de son âme!

-Tu es encore bien jeune. Fit remarquer Adrian. Tu penses encore que « tout donné » à quelqu'un veut dire quelque chose. Stupide enfant.

Une grimace féroce se forma sur le visage du mulâtre alors que son géniteur regardait la fenêtre avec ennuie. Non… Non… ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas faire une chose pareille. Sa mère. Sa mère. Il devait sauver sa mère! Elle ne pouvait pas mourir par sa faute! Les yeux limes de son géniteur se posèrent alors sur lui avant qu'un léger sourire se forme sur ses lèvres.

-Tu es magnifique, stupide enfant. Souffla-t-il. J'aime cette lueur dans ton regard.

Il leva alors la main et aussitôt un épais livre se matérialisa et il s'empressa de le lui tendre. Qu'était-il censé faire de ce stupide bouquin? Il le prit alors et ne put s'empêcher de sursauter lorsque le livre s'ouvrit tout seul à une page spécifique.

-Si tu peux mettre une seule égratignure sur moi… Je sauverai ta mère. Je ne ferai rien. Je ne bougerai pas. Une seule égratignure.

-De quoi est-ce que vous…

-Utilise le sortilège, stupide enfant. Naïve petite brebis…. Utilise ce sortilège. Si tu y arrives…. Je sauverai ta chère mère.

Les mains de Blaise se crispèrent sur le livre avant qu'il n'hoche résolument la tête. Il n'avait pas le choix de toute façon. Ses yeux se posèrent sur la formule en latin et il avala difficilement sa salive. Comment savait-il qu'il s'agissait de latin? Comment savait-il que cette formule ne pouvait pas tuer, mais donnait envoyait une multitude de coup de couteaux à la personne qui la recevait? Il l'ignorait. Il ne pouvait que la lire et essayer… pour sa mère… pour sa mère…

Plus il avançait dans sa lecture, plus il avait mal. Seigneur, qu'il avait mal! Il n'arrivait plus à respirer! Il ne pouvait plus lire! Sa tête le brûlait. Son cœur allait sortir de sa poitrine. Tout lui faisait mal! Mais s'il ne finissait pas… sa mère… sa mère allait disparaître… sa mère allait disparaître… Il arriva enfin à la fin de la formule et se laissa tomber à genoux au sol. Le bas de son dos était en feu. Il ne pouvait plus… Il… Une main fraiche se posa sur sa joue et lui releva la tête. Ses yeux s'écarquillèrent en voyant la profonde égratignure qui se trouvait sur la joue de son géniteur.

-Tu as réussi naïve petite brebis. Fit remarquer Adrian.

-Ma mère…

-Elle est déjà morte. Répliqua le blond avec indifférence. Je ne peux pas ramener les êtres humains d'entre les morts. Tu as pris trop de temps pour lire la formule. Il est trop tard. Par contre, tu es vivant. Et tu es fort… Bien plus fort que nombre de tes frères et sœurs.

Drago s'empressa de prendre Blaise entre ses bras. Il savait que son meilleur ami ne pleurerait pas. Peut-être que celui-ci avait même oublié comment faire. Il lui avait caché des secrets. Peut-être lui en cachait-il encore. Mais, bon sang! Il s'agissait de Blaise! De son Blaise! Il ne pouvait pas le laisser comme ça!

-Il l'a laissé mourir. Murmura d'une voix éteinte son meilleur ami. Parce que je n'ai pas été assez rapide. J'ai pris une heure pour lire cette fichue formule. Et elle est morte… et j'étais marqué. J'avais ce stupide chiffre en bas du dos. Ce stupide chiffre, mais pas ma mère…

Une grimace douloureuse se forma sur le visage de Blaise avant qu'il ne se redresse soudainement.

-Je ne sais pas exactement comment j'ai su que le professeur Johnson était mon frère. Mais, je le sais voilà tout. Je n'ai jamais voulu te cacher quelque chose. Je ne savais pas… je ne savais pas comment te dire que j'avais ce chiffre sur le dos. Je suis désolé.

-Ne me cache plus rien Blaise. Promet-le moi.

-Je te le promets.

Un soupir de soulagement s'échappa de la bouche de Drago lorsque Blaise retourna son étreinte. Pendant quelques minutes, ils restèrent simplement enlacer l'un contre l'autre. Il avait enfin retrouvé son meilleur ami. Il n'était plus seul à présent.

-Angela t'aimait vraiment. Souffla Drago.

-Je l'aimais aussi.

-Elle n'aurait pas voulu que tu te culpabilises.

-Je ne me culpabilise. Je veux la tête de cet enculé sur un plateau d'argent. Mais, ce que je veux le plus… c'est une belle vie pour Alice, Jordan et Jennifer. Alors, ma vengeance attendra. Mais, elle viendra…

Drago ignorait ce qu'il était censé dire. « La violence ne ramènera pas ta mère »? « La haine n'emmène que plus de haine »? « La vengeance ne changera rien à la douleur que tu as ressenti »? Il savait que Blaise savait déjà tout ça. Il ne pouvait que rester avec lui, en silence. Et espérer qu'un jour il abandonnerait ce plan stupide. Ou bien il l'aiderait. Il était hors de question que Blaise meurt pour essayer de venger la mort de sa mère.

-Je crois savoir ce qui a emmené le professeur Johnson ici. Déclara soudainement Blaise.

-Moi aussi. Répliqua Drago.

-Ces crétins doivent vraiment nous prendre pour des imbéciles. C'est évident pourtant. Poursuivit Blaise.

-J'ai été attaqué par ce vampire. Bien évidemment, je ne suis pas le seul qu'il a attaqué.

-Les Sortarius apprennent qu'un vampire fait d'innocentes victimes et cherchent quel est son identité.

-Ils tombent ensuite sur cette vidéo de moi et…

-Paf! Déclarèrent-ils en même temps avant de se mettre à rire.

Drago n'aurait su dire pourquoi ils riaient alors qu'un sorcier le pourchassait, qu'il était marié à un vampire, qu'un loup-garou les détestait et que Blaise voulait se venger de son géniteur. Mais, que cela faisait du bien! Comme avant… Ils finissaient la phrase de l'autre… Comme avant…

-Je t'aime. Murmura-t-il.

-S'il te plait Drago… Garde tes déclarations mièvres pour ton oreiller en forme d'Harry Potter.

-Je n'ai pas d'oreiller en forme d'Harry Potter. S'indigna le blond.

-Oui, oui…

Les deux continuèrent alors à rire tout en s'enlaçant.

À suivre…