Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Merci à tout ceux qui continuent à me reviewer malgré l'attente! Je vous adore ^^!
Chapitre 45
Le regard de la petite sœur de Blaise se plissa dangereusement, mais Drago continua à afficher un air serein. Il savait pertinemment qu'Alice devait se poser des milliers de questions, et il n'avait pas véritablement l'intention d'y répondre. Pour des raisons qu'il ignorait, il avait absolument besoin de connaitre la vérité sans pour autant que personne ne sache cette vérité. Il ne s'agissait que d'un rêve. D'un stupide rêve où une femme de la famille de Blaise lui avait lancé un sort. Enfin, pas à lui… mais ce sort l'affectait. Il pouvait le sentir… Surtout après avoir vu ce croissant de lune sur son front.
-Pourquoi est-ce que tu veux le voir? Demanda Alice, les yeux emplis de suspicion.
-J'ai une question à lui poser. Répondit vaguement Drago.
-Et cette question est…
-Est-ce que tu me fais confiance Alice?
Les yeux de la mulâtre se plissèrent encore plus et Drago s'obligea à garder un visage passif. Alice devait croire en lui. Seigneur! Elle le connaissait depuis tellement longtemps! Elle devait croire qu'il devait vraiment avoir besoin d'aide pour même considérer voir son père. Surtout derrière le dos de Blaise.
-Il habite au 534 rue Desormes. Finit-elle par siffler, visiblement de mauvaise grâce.
-Merci Alice.
-Si Blaise l'apprend…
-Il ne l'apprendra pas.
De toute façon, son meilleur ami serait bien trop occupé à vouloir lui arracher la tête pour même penser à sa petite sœur dont le seul crime avait été de lui donner une adresse. Il sortit rapidement de l'école et appela un taxi. Il avait besoin de réponses. Il avait besoin de comprendre cette malédiction. Et il avait besoin de comprendre quelle était le lien entre cette malédiction et Potter. Parce qu'il y avait un foutu lien. Il pouvait le sentir à l'intérieur de lui. Malheureusement, il n'aurait pu expliquer d'où venait ce sentiment. Il paya sans véritablement faire attention le chauffeur de taxi et sortit devant l'immense maison du géniteur de Blaise. S'il croyait que sa maison était imposante, que devait-il dire de celle-ci? Il fit quelques pas lorsque l'immense grille s'ouvrit devant lui. Il avait l'étrange impression de se trouver dans un film d'horreur. Il ravala difficilement sa peur avant de continuer à marcher. Ce ne fut que lorsqu'il fut devant la porte d'entrée qu'il prit une respiration tremblante. Il avait besoin de savoir… Il avait besoin de savoir… Il devait se rappeler cela ou risquer de perdre la raison. Il leva la main pour cogner à la porte, mais celle-ci s'ouvrit devant un homme blond aux yeux verts. Drago reconnu aussitôt le géniteur de Blaise.
-Tiens… tiens… Ricana l'homme blond. Si ce n'est pas la beauté désespérée.
-J'ai besoin de votre aide. Déclara brusquement Drago.
-Cela est évident, mon cher, mais je ne suis nullement obligé de te donner cette aide, pas vrai?
Le cœur de Drago battait furieusement dans sa poitrine et il déglutit avec peine.
-Si vous ne vouliez pas m'aider, vous ne m'auriez pas ouvert la porte. Répliqua-t-il d'une voix bien plus sure qu'il ne se sentait en réalité.
-Je ne peux pas fermer la porte devant l'un des amis de mon fils préféré.
Le sourire du géniteur de Blaise s'agrandit avant qu'il ne lui fasse signe de rentrer. Le regard de Drago se posa aussitôt sur le portrait de la sorcière. Elle était encore plus belle dans ses vêtements d'époque. Une beauté fulgurante… meurtrière… Une bile amère monta à la gorge de Drago et il tourna les yeux vers le géniteur de Blaise.
-Si vous désirez la voir morte… Pourquoi garder son portrait?
Un éclair de fureur traversa les yeux lime alors que son sourire goguenard restait fermement en place.
-Sais-tu mon âge? Demanda-t-il froidement.
-Non.
-Moi non plus.
Il s'approcha alors de la toile et posa délicatement sa main sur le visage de la sorcière.
-Je peux dire que j'ai approximativement 600 ans, mais est-ce que j'ai vraiment 600 ans? Ou bien est-ce 603, 601, 610? Je n'en sais rien. Le temps ne veut rien dire. Demanda-moi à quoi ressemble la mère de ton ami?
-À quoi ressemble-t-elle?
-Je n'en sais rien. Les visages de ces femmes se mêlent dans ma tête. Je pourrais te décrire une femme, mais peut-être ne serait-ce pas la mère de ton ami. Voilà ce qu'est l'immortalité.
S'il devenait immortel… est-ce que cela voulait dire qu'il oublierait le visage de ses parents? L'importance qu'ils avaient eue dans sa vie? Est-ce que Potter allait l'oublier? Dans 100 ans? Dans 200 ans? Comment ne pourrait-il pas l'oublier? Son visage disparaitrait de sa mémoire. Les sentiments qu'il éprouvait pour lui s'évanouirait avec le fil des années. Un frisson glacial lui parcourut la colonne vertébrale.
-Je ne veux pas oublier son visage. Poursuivit l'homme blond. Je n'oublierai jamais son visage tant et aussi longtemps qu'elle sera vivante. Elle restera graver dans ma mémoire jusqu'à ce que son corps ne soit que poussière.
Ses doigts continuaient à caresser le visage peint de la sorcière et Drago fut tenté de lui dire qu'il mentait. Bien évidemment qu'il mentait. Il était toujours amoureux d'elle. Il l'aimait, mais il voulait la voir morte.
-La femme qui a jeté un sort sur ma lignée… Murmura Drago. Elle fait partie de votre famille.
-Il s'agit de ma mère.
Il parlait de sa mère de la même façon que Blaise parlait de lui. Avec colère et ressentiment. Cette femme était donc la grand-mère de Blaise. Super… la grand-mère de son meilleur ami l'avait maudit.
-La malédiction qu'elle m'a lancée…
-Ce n'était pas contre toi, pour être juste. Ma chère mère ne faisait jamais rien sans raison.
-Elle a maudit…
-Elle a maudit Cassandre Malfoy avec la malédiction de Cassandre. Ce n'est pas très original quand nous y pensons.
-La malédiction de Cassandre?
Le sourire du sorcier se fit encore plus sinistre alors que ses doigts continuaient de tracer chaque contour du visage de la femme.
-Tu dois connaitre la mythologie, pas vrai? Est-ce qu'ils vous enseignent encore cela à l'école?
-Je…
-As-tu déjà entendu parler de Cassandre de la tragédie Troie?
Drago hocha faiblement la tête. Il se souvenait d'un cheval en bois, d'une femme amoureuse qui était partie avec un autre homme… Cassandre… Cela lui faisait penser à des prophéties.
-Elle pouvait voir le futur. Déclara-t-il.
-Effectivement, mais ce n'était pas ça le problème.
-Le problème?
-Voir le futur n'est pas un problème. Poursuivit l'homme blond, sincèrement amusé. Être capable de voir ce qui va se passer… n'est-ce pas un magnifique don? Voir une tragédie avant qu'elle n'arrive… Sauver… Protéger…
Ne plus avoir la moindre surprise dans la vie. Savoir ce qui allait se passer avant que cela ne se passe. Était-ce donc si extraordinaire?
-Mais que ce passerait-il si tu voyais la mort de mon fils… Si tu savais qu'un arbre lui tomberait sur la tête le 23 juillet. Qu'est-ce que tu ferais?
-Je lui dirais de ne pas sortir cette journée là.
-Et s'il ne te croyait pas? Et si chaque parole qui sortait de ta bouche ne serait, pour lui, que mensonge?
Soudainement, l'homme blond s'approcha de lui et posa délicatement l'un de ses doigts sur son front.
-Cassandre était aimé du Dieu Apollon, et, pour lui prouver son amour, celui-ci lui donna le don de voir le futur, mais Cassandre refusa de lui donner son amour. Les Dieux sont cruels et malicieux. Apollon ne reprit pas son don, mais le tourna en malédiction.
La gorge de Drago était aussi sèche que le désert du Sahara.
-Elle verrait les tragédies… Elle prédirait le futur… Mais, personne ne la croirait… Que pouvait-elle faire exactement? Elle n'était qu'une humaine? Elle n'avait aucun moyen pour arrêter ce qui allait arriver, mais ceux qui avaient le pouvoir de tout changer… ne la croyait tout simplement pas. Voilà la malédiction de Cassandre, Drago Malfoy. Tu verras les tragédies… tu essayeras de les arrêter, mais tu ne le pourras pas. À la fin, tu deviendras fou comme tous les autres.
Drago ne se souvenait pas s'être déjà senti ainsi. Ce sentiment de pure horreur qui semblait sur le point de jaillir de lui… et il ne pouvait rien y faire… Comment était-ce possible? Comment pouvait-il avoir si peu de contrôle sur sa propre destinée? Tous les mots qui sortiraient de sa bouche… Elle l'avait dit… Cette femme l'avait dit…
-Je mentirai pour leur faire croire ce que je veux qu'ils croient. Répliqua-t-il d'une voix tremblante. Si je leur dis d'aller à gauche, ils iront à droite. Alors, je n'ai qu'à leur dire d'aller à droite pour qu'ils aillent vraiment à gauche. Je n'ai qu'à leur dire le contraire de mes prophéties et…
-Et ils te croiront. Les mensonges que tu diras seront pris pour des vérités, tes vérités pour des mensonges. C'est une malédiction vicieuse et cruelle, mais bon… ma mère a toujours été vicieuse et cruelle.
-N'y a-t-il pas un moyen… Souffla-t-il d'une voix désespérée.
-Oui, il y a un moyen pour te sauver de la démence.
Le soulagement de Drago fut presque palpable et il faillit tomber à genoux. Ce n'était pas la fin… Ce n'était pas encore la fin… Le père de Blaise se pencha vers lui, posant sa bouche contre son oreille.
-Prends un couteau et fait bien attention à ne pas manquer le cœur.
()
- Il sera le seul qui vous donnera ce que vous désirez le plus au monde... Il sera le seul à pouvoir vous libérer de votre pire ennemi...
Elle savait déja qu'il ne la croirait pas. Personne ne la croyait jamais. Elle prit tout de même un certain plaisir à regarder ce vampire arrogant, la fixer avec ennuie. Ce qu'il désirait, elle l'avait vu. Elle l'avait senti... Elle le savait mieux que quiconque, mais lui ne la croirait jamais, et il passerait peut-être sa vie sans jamais l'atteindre. Le jeune homme, qui n'était jeune que d'apparence, s'approcha brusquement d'elle et lui releva délicatement la tête. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine lorsqu'elle croisa ses yeux rouges qui semblaient... Non, elle rêvait. Il ne la croyait pas. Personne ne la croyait.
- Comment s'appelle-t-il?
- Quoi?
- Comment s'appelle-t-il cela qui me délivra de mon ennuie?
- Pourquoi devrais-je vous donner un nom? Oh Roi des morts-vivants?
Elle éclata d'un rire sauvage... du même rire que son père... Un rire désespéré, sardonique, désemparé... Oh Seigneur... Quand est-ce que cela aurait enfin une fin?
- Parce-que il est ce que je désire.
- Et alors?
- Et je peux vous donner ce que vous désirez le plus...
À suivre…
