Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Merci à tout ceux qui continuent à me reviewer malgré l'attente! Je vous adore ^^!
Chapitre 46
Blaise s'était attendu à ce que la conversation avec son demi-frère soit pénible. Et elle ne l'avait pas déçu. Éric Johnson l'avait regardé froidement tout en lui faisant remarquer qu'il était « ami-ami » avec des vampires. Comme s'il ne le savait pas déjà. Il se laissa choir sur le fauteuil et observa la fenêtre. Il savait qu'il se mettait en danger pour des vampires dont il se fichait éperdument. D'ailleurs, il les aurait volontiers abandonnés à leur sort si ce n'était de Drago. Et un peu de Weasley. Une minuscule part de lui faisait tout cela pour ce connard roux qui n'allait probablement pas venir de toute façon. Il était déjà presque minuit, et sa silhouette ne s'était même pas fait voir. Le mulâtre poussa un long soupir. Alors quoi? Ils allaient continuer à travailler ensemble, voulant visiblement se sauter dessus, mais ne rien faire du tout? Il ne s'agissait que de sexe franchement! Pourquoi est-ce que Weasley agissait comme s'il lui demandait de se couper la main droite!
La maison était vraiment silencieuse sans Jordan, Jennifer et Alice. Il ne savait pas quoi faire de lui-même sans eux dans la maison. Il devait être reconnaissant, pour une fois que sa grande sœur acceptait de les prendre pour la nuit. Après tout, elle avait sa vie, son mari, ses enfants, elle n'avait pas besoin de son ancienne famille dans ses jambes. Elle ne les avait pas complètement abandonnés. Il devait toujours voir les choses positivement. Oui… son nom était Blaise Zabini, Monsieur Positif. Il sursauta violemment en entendant quelqu'un cogner violemment à la porte, menaçant de la défoncer. En moins d'une seconde, il s'était levé et avait ouvert celle-ci, le cœur battant à la chamade. Weasley se trouvait devant lui, visiblement furieux.
-Salut. Murmura stupidement Blaise.
Il n'eut pas le temps de dire autre chose que le roux refermait violemment la porte et que ses lèvres s'abattaient sur les siennes, lui volant impitoyablement le souffle. Il aurait pu se plaindre du fait que Weasley n'avait même pas pris 5 secondes pour lui demander comment il allait et avait, à la place, passé directement à des choses plus physiques. Mais, il n'avait aucunement l'envie de décoller sa bouche de celle du loup-garou. Les grandes mains du roux s'agrippèrent soudainement à ses cuisses, le soulevant avec une facilité déconcertante. Blaise ne perdit pas de temps et enroula ses jambes autour des hanches de Weasley. Il n'arrivait plus à respirer, et il était prêt à en remercier les Dieux pour cela. Weasley l'allongea soudainement sur le canapé, s'agenouillant entre ses jambes ouvertes. Il décolla difficilement ses lèvres des siennes, et le fixa de ses yeux bleu-doré.
-Je suis…
Il déglutit difficilement avant de continuer.
-Je suis venu te dire que nous ne coucherons pas ensemble.
Les yeux de Blaise s'écarquillèrent et ses yeux se promenèrent lentement sur le corps musclé de Weasley. De ses épaules puissantes, à ses hanches étroites jusqu'à son érection qui semblait l'appeler désespérément.
-Nous ne coucherons pas ensemble? Demanda Blaise d'une voix rauque.
-Non. Jamais.
Blaise plissa dangereusement les yeux avant de se redresser à son tour, les jambes écartées puisque le roux se trouvait entre elles. Il hocha doucement la tête avant de se rapprocher du loup-garou, se perchant aisément sur ses hanches.
-Jamais?
-Pas question. Tu es un humain et un sorcier. Je ne ferais jamais ça.
Seigneur qu'il se fichait éperdument de ce que Weasley disait. Sa bouche se posa voracement sur la peau pâle du cou de Weasley et il entreprit de la sucer avec avidité. Ce type lui donnait des envies qu'il arrivait à peine à contrôler. Bordel! Il n'avait jamais eu une telle érection, et ce psychopathe lui parlait de haine! Il ne souhaitait pas parler d'amour! Il voulait parler de sexe! Non, en faite il ne voulait parler de rien. Il voulait uniquement sentir… se libérer de cette obsession qui menaçait de le rendre cinglé. Un grognement guttural fut sa réponse lorsqu'il passa voluptueusement la pointe de sa langue sur la pomme d'Adam de Weasley.
-Je suis venu te le dire en personne… pour que tu ne te fasses pas d'idée. Poursuivit d'une voix étouffée le roux. Il ne se passera rien entre nous.
Il en avait vraiment marre qu'il parle. Ses jambes se croisèrent dans le dos musclé et ce mouvement cause une friction entre leur érection. La bouche de Blaise s'ouvrit et un râle de plaisir en sortie.
-Pas de sexe. Souffla le mulâtre.
-Non! Rien du tout!
Mais sa bouche s'emparait presque sauvagement de la sienne et ses mains s'agrippèrent férocement à ses fesses, contrôlant efficacement le mouvement de ses hanches sur celles du roux. Blaise n'arrivait même pas à penser. Comment aurait-il pu réfléchir lorsque Weasley semblait décider à lui faire perdre la raison?
-Parce que nous ne devrions pas faire ça. Nous ne devrions pas nous toucher. Haleta le roux.
Comment Weasley arrivait-il à former des mots cohérents quand lui ne pouvait que penser à l'érection qui pesait sur la sienne. Il avait déjà vu l'entre-jambe de Weasley, mais pas comme ça. Pas aussi… un long gémissement sorti de ses lèvres et il rejeta la tête en arrière. Il voulait le supplier, le menacer… Il ne savait plus où donner de la tête. Weasley le poussa soudainement, le faisant tomber à la renverse et se leva d'un coup, la respiration haletante et une tente dans le pantalon.
-Weasley… Murmura le mulâtre.
-Je suis venu te dire de ne plus jamais me proposer une chose pareille. Cracha le rouquin. Plus jamais. Nous ne coucherons jamais ensemble.
Blaise se redressa violemment, les dents sortis et le regard furibond.
-Es-tu complètement idiot! Hurla-t-il. Pourquoi es-tu venu ici si c'est pour me dire une chose pareille! Tu me touches de cette façon et après «adieu»!
-Ouais.
-Va te faire foutre! Je te déteste!
-Déteste-moi. Ce sera plus facile pour nous deux.
Blaise s'apprêtait à lui lancer quelque chose à la tête, mais Weasley était déjà parti en courant. Il n'arrivait pas à y croire. Il n'arrivait vraiment pas à y croire… Il devait s'agir d'une mauvaise blague. Ses mains se crispèrent sur un oreiller et il enfouit sa tête dans celui-ci avant de se mettre à hurler.
()
Drago marchait sans véritablement avoir un but en tête. Il pouvait encore voir le sourire moqueur du père de Blaise, ses yeux verts qui pétillaient d'amusement alors qu'il lui parlait de sa malédiction. Ses yeux se voilèrent de larmes et il déglutit avec difficulté. Combien de temps avant que sa malédiction ne prenne effet? Combien de temps avant qu'il ne commence à considérer de prendre un couteau et d'en finir? Il avait mal au cœur. Il ne savait pas où aller. Devait-il en parler à Blaise, Potter et Weasley? N'avaient-ils pas déjà assez de problème comme ça? Il n'avait pas le choix. De toute façon, ses pas l'avaient emmené à la maison de Potter. Il sonna à la porte, et celle-ci s'ouvrit en moins de 5 secondes, le faisant sursauter. Potter semblait complètement exténué. Le cœur de Drago se serra dans sa poitrine et il ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Malheureusement, il fut interrompu par un hurlement féroce provenant du salon. Le visage de Potter pâlit davantage et il lui prit la main afin de l'entrainer vers l'intérieur.
-Le professeur Rogue est là. Expliqua-t-il d'une voix sans émotion.
-Et alors? Rétorqua Drago.
-Sirius connait le professeur Rogue.
-Et alors?
-Mais, le professeur Rogue ne se souvient pas de Sirius.
-Et… oh.
Ils pénétrèrent dans le salon et Drago haussa un sourcil en voyant la scène. Black semblait sur le point d'étrangler quelqu'un alors que le professeur Rogue semblait sur le point de s'endormir.
-Écoutez Silo…
-Sirius! S'étrangla le parrain de Potter.
-Je ne suis pas ici pour me battre avec vous. Je voulais simplement rencontrer celui qui allait entrainer le Sauveur.
-Nous nous sommes rencontrés il y a de cela 150 ans! Seulement 150 ans! Nous avons même parlé!
-De quoi exactement?
-De…
Le mannequin eut soudainement une pause et une expression d'intense réflexion se fit voir sur son visage. Drago était probablement le seul à remarquer l'agacement qui traversa brièvement les yeux gris-mauve du professeur Rogue.
-Comme je le pensais, notre conversation ne devait pas être très intéressante. J'ai 1200 ans, Monsieur Black. Je ne me souviens pas de chaque détail de ma vie.
-1200 ans!
Un long soupir s'échappa de la bouche de l'elfe et il se leva avec grâce tout en lançant sa longue chevelure de jais derrière son épaule.
-Nous n'aurons pas d'autre choix que de reprendre contact, Monsieur Black. Au revoir.
-Une minute! Avec ton grand âge, qui nous dit que tu réussiras à te souvenir de cette maison!
-Je me souviens de ce qui a de l'importance, Monsieur Black.
Avant que le vampire puisse s'indigner davantage, Rogue se tourna vers Potter, un sourire mystérieux aux lèvres.
-Nous discuterons plus tard, Monsieur Potter. De votre fardeau et de votre destiné.
Potter ne semblait pas du tout trouver cette pensée réjouissante. Rogue partit alors sans demander son reste et en ignorant complètement l'air furieux de Black.
-Ok, les amoureux, faites de l'air. Siffla le vampire. Je n'ai pas que ça à faire.
Drago ne put s'empêcher de faire une imitation très réussie d'une tomate trop cuite. Sa seule consolation était que Potter n'était pas du tout mieux. Avant qu'il ne puisse protester, Potter l'entrainait jusqu'à sa propre chambre, fermant doucement la porte derrière lui.
-Pourquoi est-ce que tu es ici? Demanda-t-il avec attention.
-Je…
Il avait une mauvaise nouvelle. Il avait été maudit par une sorcière qui s'avérait être la Grand-Mère de Blaise et qui obligeait les gens autour de lui à ne pas croire un mot de ce qu'il disait. Il allait probablement devenir fou et se suicider. Son cœur se serra douloureusement. Pas maintenant… demain, il avouerait tout. Potter avait trop souffert aujourd'hui.
-Pour te voir. Répondit calmement Drago.
-Me voir? Pourquoi faire?
-Ce n'est pas ce que les gens font… lorsqu'ils sont amoureux?
Une étrange émotion apparut dans les yeux de Potter et il se racla bruyamment la gorge.
-Ouais… j'imagine… ne devrais-tu pas me chanter la sérénade? Fit-il remarquer.
-Jamais. C'est bien trop ridicule.
-Je t'avais écrit un poème, tu sais?
Les yeux de Drago s'écarquillèrent brusquement et il se pencha vers Potter, lui prenant violemment le bras et le secouant avec enthousiasme.
-Non? Sérieusement! S'exclama-t-il.
-Je ne sais même pas pourquoi je viens de te dire ça. Cracha le vampire. Je dois être fou.
-Fou d'amour.
-Non, je pense fou tout court.
-Où est-il?
-Où est quoi?
Une moue se forma sur les lèvres du blond et un éclair de désir le traversa lorsque les yeux de Potter se fixèrent sur sa lèvre inférieure.
-Ne joue pas à l'idiot, ça ne te va pas. Rétorqua Drago.
-J'avais 11 ans d'accord. Déclara Potter en haussant les épaules.
-Est-ce que tu l'as encore?
-J'avais 11 ans et ce poème est pitoyable.
-Pourquoi tu dis ça? Est-ce que tu en as écrit d'autres?
-Jamais de la vie.
Il avait envie de le faire rire aux éclats… Il avait envie de lui faire oublier tous ses soucis… au moins pour une nuit.
-Aller! Dis-le-moi!
-Il est vraiment pitoyable. Ron a ri de moi pendant une semaine.
-Il est cruel.
-Ma mère pendant deux.
-Elle est cruelle.
-Mon père pendant six.
-Seigneur! Ce poème doit vraiment être pathétique!
Il enroula ses bras autour de la nuque du vampire, son sourire encore plus rayonnant.
-J'attends!
Potter roula des yeux avant de se résigner.
-Les roses sont rouges.
Les violettes sont bleues.
Elles n'ont pas la couleur de tes yeux
Alors je ne les aime pas.
Tes yeux sont comme la Lune
Alors mes moments préférés sont les pleines lunes
Je suis prêt à supporter les croissants
Parce que ça veut au moins dire que je te vois.
Drago éclata violemment de rire, même s'il ne pouvait s'empêcher d'être ému.
-Ah! C'est trop mignon!
-Ouais, le fait que tu ris aux éclats me fait vraiment me sentir « mignon ».
Le blond continua doucement de ricaner avant que ses bras ne se serrent encore plus autour du cou du vampire.
-Ça fait longtemps…
-Quoi? Demanda le brun.
-Que je n'ai pas ri comme ça.
-Je suis heureux de savoir que mes sentiments te font marrer.
Le sourire de Drago s'élargit et il se mit à caresser tendrement la joue du vampire. Celui-ci prit une de ses mains entre les siennes, le regard soudainement grave.
-Qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui?
-Je veux juste être avec toi.
Le regard du vampire se mit à tourner au rouge et Drago hocha faiblement la tête.
-Je veux uniquement être avec toi.
Et voilà tout ce qui comptait pour cette nuit. Pas Tom Jedusor. Pas sa malédiction. Rien d'autre que cet amour qui menaçait de le consumer.
À suivre…
