Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur: Merci pour toutes vos belles reviews! Je vous adore! Joyeux Noël en retard, et Bonne Année en avance!
Chapitre 53
Drago ignorait à quoi il s'attendait en se réveillant en Immortel, mais il ne s'attendait certainement pas à ce que tout lui semble parfaitement normal. Il se redressa lentement et s'étira avec volupté avant de jeter un vague regard sur sa main. Il ne se sentait nullement différent… hormis cette vague d'énergie qui lui donnait envie de bondir partout alors qu'il venait de perdre sa virginité. N'était-il pas censé ressentir un léger inconfort physique après ce genre d'activité? Il haussa les épaules avant de se tourner vers Harry qui continuait à dormir paisiblement. Une part de lui mourrait d'envie de le faire sursauter dans son sommeil, et une autre part avait envie de le réveiller de manière beaucoup plus… agréable. Il laissa échapper un petit rire qui fit ouvrir un œil au brun.
- Rendors-toi. Ordonna en grognant le vampire.
- Il est 8h du matin.
- Nous n'avons pas d'école.
- Oui, mais je pense que nous avons plusieurs choses à faire non?
Le brun se redressa à son tour et s'approcha alors de lui, posant une main de chaque côté de ses jambes. Un sourire niais apparut alors sur le visage de Drago. Non, il avait tord… une chose avait changé depuis qu'il s'était décidé à devenir Immortel. Pour la première fois, il était convaincu que sa relation avec Harry était possible. Il se trouvait incroyablement niais en ce moment, mais cela ne l'empêchait pas d'être fou de joie.
- Et quelles seraient ces choses, Monsieur Malfoy?
- Ce n'est pas ce que ton esprit pervers est entrain d'imaginer Potter.
- Mon esprit n'est pas pervers.
- Bien évidemment… ce n'est pas avec toi que j'ai eu une nuit passionnée hier soir.
- Tu as fait ça contre mon gré. J'ai essayé de dire non, mais tu es beaucoup trop puissant pour moi.
Malgré lui, Drago éclata de rire avant de poser ses lèvres sur celles du brun. Il ne regrettait pas d'avoir attendu tout ce temps avant de devenir Immortel. Il n'aurait pas été en paix, s'il n'avait pas attendu… Mais, il ne regrettait rien… Non, il était convaincu de ne rien regretter du tout, et c'était cela le plus important.
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Blaise ouvrit péniblement les yeux en entendant les cris de joie de Jordan. Seigneur… pourquoi est-ce que son petit frère était réveillé à cette heure? Il sentit un poids atterrir sur sa poitrine et poussa un soupir en posant son regard sur son petit frère qui souriait avec bien trop de joie.
- Il y a des gens dans la maison! Il y a des gens dans la maison!
Il y avait toujours des gens dans leur maison… Blaise se redressa alors d'un coup ce qui fit pousser un hurlement dépité à son petit frère. Il se releva aussi vite que le lui permettait ses jambes avant de courir en direction du salon, Jordan sous les bras. Son cœur se mit à battre de plus belle en voyant Weasley accompagné d'une femme rousse qui devait avoir dans la quarantaine. Oh mon Dieu…
- Zabini, ma mère. Présenta Weasley, visiblement de mauvaise humeur.
Le mulâtre rougit jusqu'à la racine des cheveux en réalisant qu'il se trouvait devant la mère de Weasley habillé d'un t-shirt trop grand et de short délavé. Pourquoi était-il embarrassé? Ce n'était pas comme si Weasley et lui étaient un couple. Ils ne l'étaient pas. En fait, ils n'étaient que des alliés à contrecœur.
- Ron! Où sont tes manières? Réprimanda vertement Madame Weasley. Je suis désolée Mademoiselle Zabini…
- Je suis un garçon. Souffla Blaise, abasourdi.
Les yeux bleus de Weasley s'écarquillèrent alors que Madame Weasley devenait écarlate.
- Mais… je croyais que Ron avait des… Oh! Chéri! Tu aurais pu me prévenir que tu étais…
- Maman!
- Je suis incroyablement désolée Monsieur Zabini. J'ignorais certaines informations à propos de mon fils…
Elle jeta un regard perçant en direction de celui-ci, et Blaise fut convaincu que Weasley allait devenir aussi rouge qu'une pivoine dans quelques secondes.
- Dans tous les cas, je suis désolée de mon erreur, mais, pour ma défense, je dois dire que vous êtes magnifique. J'avais entendu parler de vos yeux verts, de votre teint chocolat et de vos cheveux frisés… mais, la réalité est encore plus flatteuse.
Blaise ignorait s'il était possible d'être encore plus embarrassé qu'il ne l'était en ce moment… Weasley semblait être d'accord avec lui, puisqu'il venait d'enfouir sa tête contre sa main et marmonnait des paroles sans queue ni tête.
- Je… Merci… Pourquoi êtes-vous là?
- Oh! Je parle, je parle, mais je n'explique rien! Mon fils m'a souvent parlé de vous, et je pensais…
- Pas souvent. Marmonna le loup-garou.
- Et je pensais, étant donné la situation avec les parents de ce cher Harry… que vous pourriez emménager chez moi.
Pas question. Il s'efforça à afficher un sourire avenant alors que quelqu'un éclatait de rire derrière lui. Il ne prit même pas la peine de jeter un regard noir en direction d'Alice.
- C'est… très gentil de votre part, Madame Weasley, mais nous n'avons nullement besoin…
- Monsieur Zabini, des vampires vous ont attaqués en plein dans votre école. Vous êtes responsables du bien-être de trois enfants alors que vous êtes, vous-mêmes, un enfant. Avec toute cette histoire…
- Madame Weasley, j'apprécie vraiment votre générosité, mais…
- Sans oublier le fait que j'adorerais que mon fils revienne dormir à la maison au lieu de jouer au garde chaque nuit.
Cette remarque eut au moins le pouvoir de clouer le bec à Blaise qui faillit s'étouffer avec sa propre salive. Jouer au garde? Il s'apprêtait à entrer dans une colère noire lorsque Jennifer se saisit de sa main, l'obligeant à la regarder.
- Tu… Tu as été attaqué? Demanda-t-elle d'une voix blanche.
- Tout va bien Jennifer.
- Ouais, tout va tellement bien que notre grand frère adoré contacte les morts. Siffla Alice. Mais bon, il est vrai que tu n'as besoin de l'aide de personne.
- Pas maintenant, Alice. Madame Weasley, j'ignore pourquoi votre fils se sent obligé de venir faire le guet devant ma maison, mais cela est inutile.
- Ce n'est pas inutile. Siffla Weasley.
- Je pense que cette conversation ne devrait pas être continuée devant des oreilles sensibles. Qu'en pensez-vous? Demanda paisiblement Madame Weasley. Vous pouvez discuter alors que les enfants et moi ferons plus ample connaissance dans la chambre.
Elle tendit les mains vers Jennifer et Jordan qui s'empressèrent de les prendre en souriant gaiement. Elle avait l'air d'une maman… Seigneur… Blaise avait déjà mal à la tête et il venait à peine de se réveiller.
- Alice… Souffla Blaise.
- Je m'en vais.
Elle prit alors son sac à main et partit de la maison. Blaise l'aurait, normalement, grondé afin de savoir où elle comptait partir comme ça, mais il avait d'autres priorités.
- Sérieusement Weasley… Je commence à en avoir ras le…
- Ce n'était pas mon idée de t'inviter chez moi. Rétorqua aussitôt le roux.
- Alors quoi? Ta maman t'a obligé à me surveiller chaque nuit?
- Je… Je ne te surveillais pas, toi. Je surveillais les alentours.
- Pourquoi!? Tu penses que je suis trop stupide pour protéger ma famille?
Au lieu de lui répondre, Weasley croisa les bras sur sa poitrine et détourna la tête. Blaise ignorait s'il était censé enrager ou bien… ou bien trouver cela adorable. Dieu qu'il détestait ce type. Il ne voulait pas coucher avec lui, par contre il essayait de le protéger. Et même sa mère…
- Pourquoi ta mère pensait que j'étais une fille?
Le rougissement de Weasley revint avec une vengeance et il baissa légèrement la tête avant de la redresser et de lui lancer un regard mauvais.
- Ce n'est pas ça l'important. Cracha-t-il.
- Tu veux que je vive avec toi, alors oui… c'est important.
- Je ne veux pas vivre avec toi! Je veux être sur que tu es en sécurité!
- Pourquoi? Parce que tu es mon garde du corps?
- Parce que tu me rends fou!
Avant que Blaise ne puisse réagir, Weasley se trouvait devant lui et se saisissait de son visage et le rapprochant dangereusement du sien.
- Tu me rends dingue avec tes yeux, ta bouche, ton corps… ta personnalité… ta foutue personnalité…
- Weasley…
- Ton rire, ton arrogance, ta gentillesse, ta volonté… Tu me rends cinglé, et tu t'en fiches.
- Je… Je ne m'en fiche.
- Ah ouais? Tu as préféré te lier à Harry plutôt qu'à moi.
Le cœur de Blaise se mit à battre à la chamade alors qu'il déglutissait avec peine.
- C'est parce que tu détestes Drago.
- Et alors?
- Tu ne veux pas l'aider… Je n'avais pas le droit de te demander…
- Je m'en fous de ton blondinet d'humain… mais, toi…
- Je suis un sorcier…
- Ça, je le sais.
La main calleuse du roux se faufila alors jusqu'à sa joue, et Blaise fut convaincu, pendant quelques secondes, que son cœur allait exploser hors de sa poitrine. Que se passait-il? Qu'était-il entrain de faire?
- Ma mère croyait que tu étais une fille à cause de la manière dont je parlais de toi.
- Et tu parlais de moi comment?
Avant que Weasley ne puisse répondre, un douleur fulgurante lui traversa le cœur, et il faillit tomber à la renverse. Weasley le rattrapa aisément, le fixant avec une inquiétude presque palpable.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Potter…
Potter avait mal… Potter souffrait en ce moment… Qu'est-ce qui se passait bordel?!
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Severus Rogue regarda impassiblement son miroir qui reflétait parfaitement son visage. Soudainement, l'image se brouilla et une autre personne apparut à sa place.
- La faiblesse de l'Élu est devenu Immortel. Fit-il remarquer placidement.
Un mince sourire apparut sur le visage de son chef.
- Il n'y avait pas d'autres solutions pour mettre fin à cette guerre. Approuva le chef.
- L'Élu doit affronter le Seigneur des Ténèbres et le vaincre. Sinon, tout sera perdu. Approuva Severus.
- L'immortalité devient mortalité pour ceux qui sont maudits.
Le chef passa doucement sa main sur son oreille pointu avant d'hocher gracieusement la tête.
- Surveille ta mission, et reviens-nous vite.
- Je le ferai.
L'autre elfe disparut alors brusquement, et Severus se leva avec grâce avant d'enfiler son manteau. Il allait devoir affronter la fureur de l'Élu. Il y était prêt.
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Drago n'avait senti avant qu'une douleur inimaginable ne s'abatte sur lui. Son crâne menaçait d'exploser et il ne pouvait rien faire hormis gémir et pleurer. La douleur l'empêchait de voir qui que ce soit… la douleur l'empêchait de parler et même de respirer… Pourquoi… pourquoi… Il posa faiblement la main sur son front et poussa un cri en sentant que son tatouage en forme de croissant de lune le brûlait. Pourquoi…
À suivre…
