Ça fait des plombes, je sais (désolé D: ). Mais je voulais au moins poster ceci avant de m'envoler vers la France ~ cher pays de mon enfance.
HH, comme d'hab, rien de sérieux, comme avant.
Love sur vos têtes !
- Iceland, s'il-te-plaît, sort de cette chambre.
- Jamais !
- Écoute, Ice. Je sais que c'est dur, mais on est là, on peut en parler. Donc s'il-te-plaît…
- Plutôt mourir !
- …
- …
- Sinon, connecte-toi sur Skype. Je suis en train de me faire spammer par ton asiatique.
- …
- Et ta chinoise veut la webcam.
- NORGE !
France passa un doigt rapide sur la table, ramassant la poussière avec une petite expression amusée.
- What, stupid frog?
- Hmm ? Oh. Je me disais juste que ces lieux avait l'air d'avoir été abandonné depuis plusieurs mois.
England regarda la française comme si il lui manquait une case. Germany aussi se permis un regard las, parce que voilà peut-être quatre heures maintenant qu'ils (elles) occupaient la salle, mais on était loin du bail mensuel. Tout le monde étaient au moins un brin surpris par la constatation de la belle créature, si on excepte Russie – appelez-moi Vanya ! – qui hocha la tête d'un air entendu (spécialiste quand il fallait défoncer des murs, le quatrième en étant un comme un autre.)
Tout le monde patientait dans une sorte de silence borderline. L'allemande avait bien tenté de relancer la réunion, mais un regard désespéré – et désespérant – de son italienne lui avait fait ravaler ses mots. America avait commencé un strip poker avec China, qui devenait de plus en plus évident que la chinoise avait accepté de jouer du fait de sa certitude de gagner : l'américaine était désormais vêtue aux limites de la décence, et England tentait par tout moyen de faire cesser le jeu. Russie ronronnait juste derrière, visiblement très satisfaite de voir la frêle asiatique défoncer sa race à son éternelle Némésis. Pour une fois, Yao (Meng-Chao, soupira la chinoise, avec une lassitude marquée.) n'étais pas gênée par l'imposante présence derrière : la partie exigeait son absolue concentration. La petite nippone avait fini sa crise d'angoisse post-changement de sexe, et était désormais silencieusement assise aux côté d'Italie, matant silencieusement les plantureuses poitrines des latines, qui n'avait pour rivale que celle d'une superbe slave – qui pour le coup, battait tout le monde et sans peine -. France papotait comme si de rien était avec une jolie jeune fille rouge comme la feuille de son drapeau, se tenant le plus loin possible d'England et lui lançant de temps à autre des regards meurtrier tout en massant sa main.
Bref. C'était la merde.
Iceland regardait son mur avec fixité. Tout doux. Tout allait bien se passer. Tout était normal. Les choses allaient s'arranger. Norge ferait quelque chose.
Il se leva en silence, s'avança face à sa porte. Avec un soupir résolu, il tandis la main vers la poignée.
- OH MON DIEU NORGE TU AS DES PETITS SEINS C'EST TROP MIGNON LAISSE MOI TOUCHBAOUMGFFDGINFD CLANG BAM.
Ice mit une bibliothèque contre la porte et partit s'abriter sous la couette, juste au cas.
Un adolescent basané était arrivé, armé de sac volumineux. La sécurité l'avait regardé avec une expression dubitative, et il avait dû se battre plus d'une vingtaine de minute avec l'administration pour qu'on le laisse passer, refoulant au plus profond de lui les sautes de sa voix de jeune homme pubère. Un coup de fil de l'intérieur de la salle de réunion – où ils avaient formelle interdiction d'entrer – leur appris que le garçon était attendu, et qu'il fallait le laisser passer. En marmonnant, on le laissa donc pénétrer le saint des saints, celui qu'aucun mortel – sauf la femme d'entretien et son petit ami – n'avait eu le droit de violer. Mais bon. On ne pouvait pas dire de Seychelles qu'il n'était qu'un mortel.
France lui ouvrit la porte avec une excitation bondissant : apparemment, avoir sa poitrine compressée dans une chemise taillée pour un homme était une sensation dont elle voulait au plus vite se débarrasser. En fond de salle, ce que l'île devina être America – l'accent – n'était couverte que de la veste d'England, qui pestait auprès d'une petite japonaise au sujet de la jeunesse stupide. Une femme imposante, à la beauté glaciale, tournait en cercle concentrique autour d'une asiatique affolée, qui la chassait à grand coup de feuilles de réunion. Italie mangeait des pâtes assise sur les genoux d'une blonde aux cheveux courts, plus gêné le moins du monde par ce nouveau corps. À moins que l'appel des pâtes efface tout souci. (et puis il y avait un ours blanc super mignon assis sur une chaise, fallait se retenir pour pas aller lui faire un câlin.)
Les nations se jetèrent sur les sacs comme des fauves sur la viande crues, et Seychelles rajouta d'une petite voix qu'il y avait là des choses provenant de diverses nations, féminine ou non.
La suite serait digne d'un anime se déroulant dans un collège ou un lycée japonais, les divines créatures se voyant forcée de se changer sans avoir jamais – en tout cas pour la majorité – vécue l'expérience des vêtements féminin. Ce fut donc son lot de « aanh ! »; « awwh ! »; « oh! »; et « veeeeeh! » qui collent parfaitement à l'ambiance délicieusement érotique des vestiaires de sport où, luisantes de sueur et puant comme des rats morts, des jouvencelles doivent se défaire de leurs autours sous les regards fascinés de leurs comparses qui en profite pour leur piquer les seins à l'aide d'un crayon (certifié anime). Mais forcément, cette suite lubrique ne sera pas racontée ici. On eut droit à des « Mais comment on met un soutif, bordel! » suivit de « attend America, grande sœur France va te montrer » et de « Holy shit France, depuis quand tu sais mettre ça? »; ou encore de « Et ça, c'est comme ça que ça se met? » « Non, tu l'as fermé comme un homme, pas comme une femme aru. ». Bref. C'était très intéressant à observer, comme le compris Seychelles, qui n'assista toutefois qu'à la première moitié du spectacle (par la suite renvoyée par France pour voir si il ne pouvait pas leur appeler un taxi.)
- Daaaan ? Dan, c'est toi ?
- Oh, Finland ! Tu m'as reconnu parce que je suis toujours viril, pas vrai !
- … oui ? Et puis surtout parce que tu es la seule personne qui finit encastrée dans un mur, chez Norge…
Mais la danoise n'entendit rien de cette suite. Elle eut un large sourire, se relevant et s'époussetant – il y avait de la poussière de plâtres sur ses vêtements – pour adresser une expression narquoise à la personne à laquelle Finland faisait dos, et qui se tenait juste devant une Norge vraisemblablement dans la mauvaise période du mois – à moins que son visage féminin soit plus enclin à manifester une émotion, ce dont Dan doutait –.
- Sveeee ! Que tu as l'air coincé, même avec des ovaires !
Mais Sweden ne réagit pas. Ses yeux bleu glace fixé toujours une chose plus adorable qu'un bébé chat qui se roule dans la neige.
- Sve ? Tu bugs ?
Finland se figea aussi, comprenant que ce qu'elle sentait dans son dos n'était pas la pression du point rouge d'un tireur d'élite mais le regard de sa compagne sur sa nuque. Elle se retourna avec lenteur, anticipant une réaction négative – on est pas forcément fou de joie de voir son petit ami changer de sexe, même si c'est le fait d'une malédiction ou d'un bordel magique.
Mais forcément. Su-san ne fit rien de cela. Elle attrapa son adorable finlandaise et la tira à elle, la serrant sur son cœur comme pour marquer son territoire.
Les nations – désormais vêtues – étaient restées longtemps à se regarder. Qu'est-ce qu'on fout maintenant ? Le leadership d'Allemagne avait voulu qu'on se sépare de deux éclaireuses, pour les envoyer vérifier si les taxi appelé par Sey arrivaient ou non. Hors de question d'employer la voiture de fonction dans un corps bourré d'œstrogènes, avec un permis de conduire certifié mâle, attesté par une photo. Comme le sort est cruel – et que son sens de l'humour est particulièrement mauvais – ce furent France et England que le destin désigna.
Leur traversée se déroula bien, le seul incident demeurant un moment où la mignonne anglaise – la chevelure attachée à l'aide d'un élastique piqué à Chine, une jupe verte et un chemisier clair – se fit aborder par un agent de sécurité, surpris de la présence d'une frêle demoiselle en ces lieux.
- Mademoiselle ! Puis-je savoir votre nom, et ce que vous faites ici ?
- Je suis A… (shit. shit. shit. bloody fucking shit.)
- Alice. Et je suis Marianne, dit la française avec un superbe sourire. Nous étions là à la demande de Monsieur Bonnefoy, continua-t-elle avec un sourire entendu.
Les hommes écarquillèrent les yeux, surpris devant l'assurance de cette femme, et le sous-entendu sur un de leur supérieur. Mais ils hochèrent la tête, un brin confus. Après tout, qu'est-ce qu'ils savaient de leur nation ?
Une fois qu'elles se furent suffisamment éloigner, England entendit le murmure de France à son oreille :
- Tu me le payeras, Kirkland. Ma réputation mettra une fleur sur ta tombe.
Bref. Ce détail oublié, tout se déroula pour le mieux, et elles sortirent du bâtiment.
Pour découvrir à l'extérieur une surprise.
Les dents de la nouvellement nommée Alice grincèrent. France siffla, appréciateur.
Même porteuse d'un double chromosome X, elle était reconnaissable. Que ce soit à la moue dédaigneuse, à la chevelure brûlante, à la peau de lait, aux tâches de rousseurs, à la clope ou à l'expression de rage pure mêlée de mépris profond et d'un dégoût sans nom qui se peint sur son visage quand elle leva la tête vers England.
- Écosse, murmura Alice, cherchant un hélicoptère par lequel fuir.
- Écosse ! s'exclama joyeusement Marianne, lui adressant un grand signe de la main et immobilisant l'anglaise de son autre bras.
- Sale bâtard je vais te crever.
Dit l'écossaise à sa sœur.
Iceland finit par descendre. Les quatre femmes qui parlaient, vodka ou bière à la main – dépendamment du temps passé par un certain russe sur leur terre – se turent en la voyant arriver. Ice les fixa toutes.
Sa sœur. Ses cheveux mis-long n'avait pas changé de couleur, et dans l'ensemble elle se ressemblait toujours énormément. Ses traits tenaient peut-être désormais un peu plus de la sirène, ses cils étaient plus long, son corps paraissait plus fragile : mais dans l'ensemble, Norge demeurait.
Denmark. Ses cheveux partaient dans plus de direction qu'avant, ses seins prenaient une places conséquentes, elle était grande pour une fille mais moins que sa version masculine : et même si on ne pouvait ignorer sa stature sportive, on était loin du costaud danois. Ses expressions étaient toujours les mêmes toutefois, et elle avait un bleu là où elle s'était mangé un mur.
Sweden. Elle était définitivement un peu plus grande que Denmark, mais moins large d'épaule aussi. Ses cheveux étaient étonnamment longs, quand on connaissait son apparence ordinaire. Sa poitrine aussi était conséquente, et l'éclat de ses yeux paraissait plus vif encore sur ce visage aux traits coupant mais féminin.
Finland. Elle avait Hanatamago sur les genoux, et paraissait être la plus petite et la plus ronde des femmes présente. Son visage avait une forme adorable, marqué par l'enfance de telle sorte qu'on en oubliait plus facilement encore le caractère de louve qu'il pouvait dissimuler. Ses cheveux étaient coupés court, carré lisse et adorable. Elle sourit à Iceland, la voyant arriver.
Pour les quatre scandinave, ce fut une jeune fille aux cheveux argenté qui tombait en légère ondulation sur ses épaules et son dos, dissimulée dans son sweat un peu trop grand pour elle qui vint vers eux, visiblement terriblement gêné par ce nouveau corps.
Denmark ne pu retenur un commentaire.
- Eh, c'est peut-être de famille, mais elle a toujours plus de sein que No.
Le silence revint comme une chaise trébuchait avec violence sur la danoise.
- Ne l'écoute pas Ice. Tu es incroyablement mignonne.
Même prononcé d'une voix atone, le compliment de Norge fit monter le rouge aux joues de sa cadette.
Et pendant ce temps, Finland riait à la vue d'une Dan martyre, avant de l'aider ; et Sweden anticipait les réparations – gratuite, c'était un accord passé il y a longtemps quand la source du désordre entraînait la souffrance de Denmark – qu'elle aurait à faire.
Une journée normale.
Dans des corps anormaux.
À de nombreux kilomètre de là, des hurlement silencieux s'échangeait entre deux soeur.
