Yo tout le monde ! Tout d'abord, je tiens à m'excuser du retard, mais j'ai passé quelques jours chez ma cousine, donc pas d'internet... Mais me voilà à nouveau dans le monde civilisé, alors... Chapitre 3 :D J'espère qu'il vous plaira, personnellement j'en suis plutôt contente ^^
Bonne lecture ! #UniverseBitches
Quand Mathieu vit enfin son ami arriver, la fameuse plante dans sa main, son cœur fit un bon. Antoine s'était absenté une vingtaine de minutes au plus, et pourtant cela avait suffit à inquiéter Mathieu. Il avait beau se sentir bête, mais, quand Antoine était partit, il était persuadé que ce dernier l'avait abandonné. Abandonné pour rejoindre May, ou pour jouer en solo, qui sait ? Mathieu se dit alors que ses pensées stupides étaient dues à la douleur qui lui lacérait le bras. Qu'il était bête ! Antoine ne l'aurait jamais abandonné, encore moins alors qu'il était blessé !
Ce dernier souriait, il tentait de masquer son stress et son désarroi. Il se posait tellement de questions à propos des paroles de 24... Il fit sortir de son esprit ses pensées. Pour l'instant, tout ce qui importait, c'était de soigner Mathieu.
Le jeune homme s'approcha de son ami et s'accroupit près de lui. Il posa délicatement la plante fraîchement cueillie sur la blessure grandissante, provoquant un soupir de soulagement chez Mathieu. Il en profita pour examiner la piqûre : elle était désormais bien plus étendue et enflée que quand il était parti. Sa couleur rouge était des plus vives. Antoine se mordit la lèvre, angoissé : cette blessure ne lui disait rien qui vaille..
Mathieu souriait. La douleur était toujours présente, mais elle était désormais supportable. Il ouvrit les yeux et plongea son regard plein de gratitude dans celui anxieux de son ami.
« Merci mec...
- C'est normal Mathieu. Mais j'ai bien peur que tout ça ne soit que provisoire. Il nous faudrait un médecin, et maintenant...
- Antoine, ça ira comme ça. Ce n'est qu'une piqûre, j'vais pas en mourir. »
Antoine, contaminé par l'optimisme de Mathieu, se surprit à sourire. Mais ce moment de répit fut de courte durée.
Un bruissement de feuilles se fit entendre derrière les deux compères. Antoine se retourna vivement : il vit alors trois jeunes hommes, visiblement des adolescents, qui marchaient vers eux. Ils portaient tous leur pistolet à la main. Le plus jeune déglutit : mauvais signe tout ça...
Derrière lui, Mathieu essayait en vain de voir ce qui se passait. Bientôt, une voix nasillarde, visiblement en pleine mue, l'informa.
« Vous deux là, donnez nous vos flingues, plus vite que ça ! »
L'ado qui venait de parler pointait son arme sur les deux jeunes gens. Antoine se leva pour lui faire face.
« Écoute mon petit, je n'ai aucun ordre à recevoir de toi. Alors soit gentil, pose ton joujou et fout le camp, ou je m'assurerais que tu dégages à grands coups de pied dans le train, compris ?
- Je crois que t'as pas tout bien compris : toi et ton pote, vous nous donnez vous flingues, sinon, ON VOUS BUTE ! »
L'exclamation du garçon était particulièrement ridicule, à cause des envolées aiguës que sa voix prenait. Antoine retint un fou rire, mais l'autre en face de lui le remarqua.
« C'est comme ça ? Tu te fous de ma gueule ? Les mecs, chopez le ! »
Sous le regard ahuri et légèrement apeuré de Mathieu, le deux acolytes de l'ado se saisirent d'Antoine, tandis ce que le chef posait son arme sur la tempe du chevelu. Mathieu voulu bouger, mais ses jambes ne le portèrent pas, fatigue oblige.
Antoine sentit le canon froid contre sa tempe. Il voulu tourner la tête vers Mathieu, mais ses agresseurs l'en empêchèrent vivement. Il ferma alors les yeux. Ils étaient forts, les bougres ! Il se mordit la lèvre. La fatigue naissante l'empêchait de se défendre comme il aurait put le faire en temps normal, et il pensait que c'était aussi le cas pour son ami blessé. Il s'attendait à ce que sa vie défile devant ses yeux, comme dans les livres, mais ce ne fut pas le cas. Il pria donc intérieurement pour que Mathieu guérisse et qu'il survive sans lui. Et il maudit intérieurement le gouvernement, aussi. Il se dit alors qu'il était ridicule. Mourir tué par un gosse contre le quel il aurait pu se défendre en temps normal, quelle mort de merde.
Alors qu'il était déjà persuadé de sa mort imminente, un coup de feu retentit. Aussitôt, l'acier qui reposait sur son visage s'en alla, accompagné des mains qui le tenait fermement. Il entendit des hurlements, ainsi que de très rapides bruits de pas. Il ouvrit alors les yeux : à côté de lui gisait le corps de son agresseur. Un cercle rouge dégoulinant se dessinait sur son front. Ses yeux exorbités faisaient peur à voir. Le regard du chevelu se tourna lentement vers son allié.
Mathieu était assis, son arme encore braquée. Il tremblait comme une feuille. Il était livide, en sueur. Ses yeux bleus d'ordinaire si pétillants étaient écarquillés, emplis de terreur. Une larme coula sur sa joue, suivie d'autres rapidement incalculables.
Antoine se jeta dans le bras de son ami, se joignant à ses pleurs. Mathieu, hoquetant, essayait de parler.
« Je.. Je l'ai tué, Antoine...
- Mais Mat, tu m'as sauvé la vie ! Jamais je ne pourrais assez te remercier !
- Je.. Ce gamin... Je l'ai.. Assassiné.. JE SUIS RENTRE DANS LEUR JEU CRETIN, ANTOINE ! »
Ce dernier serra son ami plus fort contre lui. Il savait que Mathieu avait fait la bonne chose. Il savait aussi qu'il aurait réagi de la même manière. Néanmoins, il comprenait que son ami soit aussi bouleversé. Qui ne le serrait pas après avoir abattu un homme, aussi jeune qui plus est ? Le gamin essayait juste de survivre, comme eux tous... Non, Antoine ne pouvait se permettre de penser ça. Mathieu avait fait ce qu'il fallait.
Mathieu se défit de l'étreinte de son ami. Il observa le cadavre avec dégoût.
« Il faut qu'on l'enterre, Antoine. »
Il ne put qu'approuver. Faute de moyen pour creuser un trou convenable, les deux jeunes hommes placèrent le corps dans un fossé relativement éloigné de leur campement avant de le recouvrir de brindilles et d'écorces. Une fois leur tache accomplie, ils retournèrent près du point d'eau pour se coucher.
Mathieu passa une nuit affreuse. Il avait l'impression de sentir le sang de sa victime, une odeur infecte, entêtante, qui lui donnait la nausée. Quand il tourna la tête vers le lieu du crime, il avait l'impression de voir le corps, étendu, sans vie. Et quand il fermait les yeux, il lui semblait entendre le garçon lui murmurer « Pourquoi Mathieu ? J'étais qu'un gosse Mathieu, un gosse.. »
Recroquevillé sur lui même, la tête entre les genoux, le podcasteur attendit fébrilement le levé du soleil tout en essayant de chasser les images horribles qu'il avait en tête. Il ne pouvait pas regretter d'avoir tué pour sauver Antoine. Il ne pouvait pas, il ne devait pas...
Quand enfin l'aube arriva et qu'il sentit son camarade se mouvoir et s'étirer, il se rua sur lui en le secouant.
« Antoine, on doit partir d'ici, je t'en supplie !
- Qu'est ce... Quoi ? Répondit le plus jeune, encore un peu endormi.
- Je peux pas rester ici plus longtemps Antoine, je deviens fou ! Ce mec que j'ai tué.. Je peux pas rester ici alors que je l'ai tué là ! S'il te plaît Antoine... C'est au dessus de mes forces ! »
Antoine s'accorda quelques minutes pour réussir à comprendre ce que son ami tentait de lui expliquer. Quand enfin tout fut clair dans son esprit embrouillé, il souffla :
« Ça marche. Laisse moi me réveiller et on part. »
Mathieu murmura un merci soulagé. Ils allaient quitter le lieu de son crime, il ne pourrait donc qu'aller mieux, non ? Quand enfin Antoine fut prêt, il firent attention de ne rien oublier et se mirent en route. Mathieu peinait à marcher, d'autant plus que son bras le faisait anormalement souffrir, mais il était tellement heureux de quitter cet endroit qu'il ne faisait pas attention à son corps défaillant.
Les deux compères avaient déjà marché plus d'une heure et demi quand Mathieu s'écroula. Ses jambes le lâchèrent d'un coup, avant qu'il ait put comprendre ce qui se passait. Sa tête tournait et sa respiration était un peu difficile. Il tenta de se remettre debout, en vain. Antoine tenta de le remettre sur pieds. Il y parvint au bout d'un quart d'heure. Ils repartirent alors, et, même si Mathieu répétait qu'il allait bien, Antoine tenait son ami sous ses bras de peur qu'il ne tombe.
Tout en marchant, ils tentaient de repérer un point d'eau, critère décisif concernant leur prochain bivouac. Mais sous leurs pieds le sol était on ne peux plus sec...
Ils durent marcher une heure supplémentaire avant d'enfin trouver un point d'eau. Ils coururent se désaltérer, ce qui leur fit un bien fou, même si la faim était devenue plus importante que la soif. Une fois leurs besoins en eau satisfaits, ils se mirent en tête de manger. Ils se mirent alors à chercher n'importe quel type de nourriture, tant que c'était comestible. C'est alors qu'une voix retentit derrière eux.
« Si vous cherchez à bouffer, je peux peut être vous dépanner. »
Mathieu et Antoine se retournèrent à l'unisson après avoir reconnu cette voix. L'homme qui se tenait en face d'eux était grand et assez musclé. Ses cheveux noirs en bataille et son épaisse barbe recouvraient partiellement son visage. Visage qui était assez sale, mais cette fois ci, ce n'était pas du maquillage. Nul doute : la personne en face d'eux était bien leur collègue de youtube.
« François ! S'exclama Antoine avant de serrer celui qui se faisait appeler le Fossoyeur de Films dans ses bras. »
Le pelleteur lui rendit son étreinte. Il était bien content de retrouver des visages familiers.
« Je me doutais que vous finiriez par atterrir ici, petits fripons. Voilà ce qui arrive quand on ne tourne pas sept fois sa langue dans sa bouche !
- Tu peux dire ! Renchérit Mathieu en riant. Si tu es là, c'est que tu as fait la même connerie que nous !
- Exact.
- T'es là depuis longtemps ? Questionna Antoine.
- Aucune idée. Mais si ça peut t'aider, j'ai le numéro 188. »
Les trois amis discutèrent un moment. François partagea ses réserves de nourriture avec les deux plus jeunes, qui mangèrent goulûment. Le Fossoyeur admit qu'il peinait à se maintenir en vie seul. Les deux autres lui promirent alors de faire équipe avec lui. Ils savait tous qu'à trois, ils avaient de grandes chances de survivre.
Soudainement, Mathieu se leva et s'éloigna un peu. Intrigués, Antoine et François suivirent le plus petit du regard. Ils le virent alors s'écrouler et rendre son maigre repas. Antoine courut à ses côtés et l'aida à se relever. Leur nouvel allié lui vint en aide, et ils le transportèrent jusqu'à la cachette du plus vieux, c'est à dire une sorte de petite grotte non loin de là. Ils installèrent Mathieu tout au fond de la cavité. Antoine se chargea de lui apporter de l'eau tandis ce que François le couvrait de sa veste. En effet, Mathieu grelottait un peu.
« Ça va aller mec ?
- Oui, merci... Je.. J'ai pas dormi depuis que je suis ici, la fatigue commence à me rattraper... »
Les jeunes hommes acquiescèrent et allèrent se poster à l'entrée de la grotte, laissant Mathieu dans les bras de Morphée.
Ils discutèrent un moment de leur situation. Antoine parla de la blessure de Mathieu ainsi que de son inquiétude, et François lui répondit que, pendant son séjour dans l'Arène, il avait rencontré un ancien médecin qui était parvenu à le sauver d'une maladie due à une baie empoisonnée. L'ennui, c'était que quand le Fossoyeur avait rencontré ce médecin, il était assez loin de leur position actuelle. De plus, rien de ne garantissait que le médecin n'avait pas bougé, ou pire, qu'il était encore en vie... Cependant, la révélation de son ami eut le don de redonner de l'espoir à Antoine.
Mais il n'eut pas le temps de réellement se réjouir. Un groupe des personnes apparu aux loin. François plissa les yeux, tentant les reconnaître les nouveaux venus. Soudain, son expression changea. Ses traits étaient crispés, il était nerveux.
« Va rejoindre Mathieu. Tout de suite. Siffla t'il. »
Antoine s'exécuta sans poser la moindre question.
François se leva, attendant les nouveaux arrivants. Ils étaient cinq : trois filles et deux garçons. Il les connaissait bien : ce groupe survivait en volant tout ce que les autres, souvent impressionnés par leur nombre important, possédaient. C'était déjà la deuxième fois qu'ils tentaient de s'en prendre à lui. Et il ne comptait pas se laisser faire.
« Alors, 188, tu comptes t'opposer à nous, encore une fois ? Lança une petite blonde.
- Ne soit pas vexé, mais ta technique de combat n'est pas si bonne, on aura vite fait de gagner, cette fois. Enchérit une grande brune. »
François sourit. De toute évidence, ils ne s'étaient pas remis de leur dernière tentative, durant la quelle le youtuber avait assassiné un de leur alliés. Ils n'étaient pas là pour le piller, mais pour se venger. Et aujourd'hui, le Fossoyeur comptait bien leur donner une raison supplémentaire de le punir. Et, le sourire toujours collé aux lèvres, il se jeta tête la première dans le groupe, préférant être l'attaquant plutôt que l'attaqué.
Ceux qui me connaissent ne doivent pas être très surpris par l'arrivé de François :p J'ai d'ailleurs voulu l'ajouter aux persos, mais... Il n'est pas dans la liste :O , si tu m'entends !
Enfin bref, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à review, et à bientôt pour le chapitre 4 ! (qui est écrit, soit dit en passant.)
Câlins baveux, bakanard.
