Coucou tout le monde ! Voici le chapitre 4, j'espère qu'il vous plaira :D
Automatiquement, ses ennemis se mirent en position de défense. Les deux hommes se placèrent devant les filles. Le plus petit d'entre eux frappa François en plein visage. Ce dernier répliqua automatiquement d'un puissant coup de poing dans le nez de l'adversaire, qui s'éloigna quelque peu, le nez en sang. Le deuxième homme empoigna alors le Fossoyeur par col avant de lui asséner un coup tête en plein dans le front. La douleur fut fulgurante, forçant François à battre en retraite quelques secondes.
La blonde profita de sa faiblesse momentanée pour lui lancer un coup de pied bien placé. Le pelleteur s'écroula, dents serrées. Alors que la jeune femme allait réitérer son attaque, le Fossoyeur se saisit rapidement de sa jambe et la fit s'écrouler. Elle poussa un hurlement de douleur. Le YouTuber profita de la confusion générale pour se relever et balancer un coup de pied sous le menton de l'homme qui l'avait agressé juste avant. Ce dernier tomba, la mâchoire en sang, visiblement fracturée.
La grande brune qui avait provoqué François quelques minutes plus tôt poussa un cri d'effroi. Elle se jeta rageusement sur son ennemi et lui assena un coup de poing d'une violence incroyable pour une jeune fille aussi frêle. Alors que le jeune homme était à terre, elle s'installa à califourchon sur lui et se saisit d'une pierre assez imposante. On lisait clairement dans ses yeux qu'elle n'avait qu'une envie : lui exploser le crane.
Le Fossoyeur n'avait plus le choix : si il voulait survivre, il devait tuer cette jeune fille. Lui qui avait pour principe de ne pas s'en prendre aux femmes... Il dégaina son Smith & Wesson le plus rapidement possible et, sans hésiter, tira une balle dans le front de son adversaire. Le dernier réflexe de celle-ci fut de lâcher la pierre. François eut juste le temps de déplacer sa tête avant que le minéral ne tombe lourdement. Il soupira, il avait eu chaud.
Les collègues de la jeune brune hurlèrent de terreur. Le Fossoyeur poussa négligemment le cadavre et se releva. Il se trouvait alors face aux quatre imprudents. L'un d'entre eux saignait abondamment, il serait mort d'ici quelques heures. Tous le regardaient, trop terrifiés pour bouger. François savait que leur peur était sans doute alimentée par le sang tout frais de sa victime qui avait éclaboussé son visage et sa nuque.
« Bouh. Lâcha t'il en souriant. »
Ses ennemis prirent leurs jambes à leur cou. Quand ils se surent hors d'atteinte, la petite blonde hurla :
« ON AURA TA PEAU, 188 ! ON AURA TA PEAU ! »
François ne put s'empêcher de leur faire coucou en riant. Les imbéciles... Il se dirigea vers la grotte. Mathieu dormait paisiblement, sa tête reposant sur les genoux d'Antoine. Le petit YouTuber serrait la veste du Fossoyeur contre lui. Il était si mignon.. Le regard du combattant se tourna vers Antoine. Ce dernier fixait son ami avec crainte. François leva un sourcil, interloqué.
« Ben quoi ? T'as vu un fantôme ?
- Fr... François.. T'as.. Du.. Sang.. P.. Partout ! »
Il rit. Sous le regard effaré d'Antoine, il sortit de la grotte et alla nettoyer les marques de son crime dans le point d'eau. L'eau claire se teintait de rouge dans ses mains. Quand il sentit que les dernières marques du liquide poisseux avaient été effacées, il se tourna vers le récent champ de bataille. Le corps inanimé de sa jeune victime était là, gisant sur le sol dans une marre de sang. François se mordit la lèvre. Décidément, on ne s'habituait jamais à retirer la vie...
Il s'approcha lentement du cadavre. Il l'examina rapidement : son ennemie n'était pas si laide, en fin de compte. Ses longs cheveux bruns lui faisait une sorte de couverture. L'épaisse frange qui recouvrait son front était trouée et poisseuse de sang. Ses yeux bleus ciel fixait un point invisible. Ses traits étaient doux, juvéniles. Elle devait avoir vingt, vingt-cinq ans. Elle portait une robe de soirée bustier qui était assez jolie, malgré le fait qu'elle était parsemées de taches de sang et de boue. Elle avait un tatouage au dessus du sein droit. « Dream ».
François sortit de ses pensées et ferma les yeux de la morte. Il souleva sans difficulté le corps et le transporta jusqu'à un petit fossé. Il y lâcha son fardeau et s'en alla sans un regard en direction de la tombe improvisée.
A l'intérieur de la grotte, Mathieu venait de se réveiller. Antoine tentait de le calmer après un cauchemar. Mathieu pleurait à chaudes larmes tout en serrant de plus belle la veste qui lui servait de couverture.
« Antoine.. Tu étais mort !
- Calme toi Mat.. T'as juste fais un mauvais rêve... »
Le chevelu était on ne peut plus inquiet quand à l'état de santé de son meilleur ami. Il lui toucha nerveusement le front et constata sans surprise que le pauvre Mathieu était bouillant.
« Mat.. Tu as de la fièvre..
- Je pense qu'il serait temps d'aller retrouver le médecin dont je t'ai parlé, Antoine. »
François venait de faire irruption dans le bivouac.
« Un médecin ? Pourquoi vous m'en avez pas parlé ?
- Putain François ! Antoine se retourna vers Mathieu. Mat, vu ton état je pense..
- Antoine, si y'a un médecin dans cette Arène, il faut que je le rencontre ! »
Antoine se mordit la lèvre. Que faire ? Il ne pouvait pas laisser Mathieu mourir. Mais le faire voyager était un risque énorme. D'autant plus qu'ils n'avaient aucune idée de la superficie de l'Arène...
« François, à ton avis, la taille de l'Arène équivaut à quoi ? A la taille d'une ville ? Questionna le plus jeune de la bande.
- Mon pauvre, t'y es pas du tout ! Je sais pas où on est, mais pas en France en tout cas, parce que cet endroit doit être aussi grand qu'un département ! »
Mathieu déglutit. Il s'était bien trompé dans ses estimations.. Mais en même temps, la réponse de François paraissait bien plus plausible. Ils avaient déjà marché pendant des heures, et pourtant ils n'étaient pas encore arrivés au bout de cette foutue Arène.
« Voilà ce que je vous propose : on dort ici cette nuit, demain matin on fait nos réserves de bouffe et d'eau, et on se dirige droit vers l'endroit où j'avais été soigné par le médecin. Vous me suivez ? Proposa le plus âgé.
- Réserves de bouffe je veux bien, mais comment on transporte l'eau ?
- Antoine, t'as jamais remarqué que le sac qui contenait ton flingue était étanche ? »
Antoine se mit à fouiller dans sa poche. Puis dans l'autre. Il finit par retrouver le-dit sac. Il sortit et alla remplir le potentiel récipient. L'eau ne s'écoulait effectivement pas. Il sourit : ils allaient pouvoir transporter de l'eau ! Voilà un sacré avantage... Il retourna dans la grotte et félicita son ami pour son importante trouvaille.
Le crépuscule naissant indiquait aux trois acolytes qu'il était temps pour eux de dormir. Heureux de pouvoir profiter d'une nuit à l'abri, ils s'endormirent paisiblement.
Quelques heures plus tard, Mathieu se réveilla. Il lança un regard dans la grotte : Antoine n'était plus là. Inquiet, le jeune homme se leva et sortit de la cachette. Il marcha quelques mètres avant de buter sur quelque chose de dur. Il s'écroula de tout son long. Interdit, il se releva du mieux qu'il put et chercha des yeux l'objet responsable de sa chute. Et il constata avec effroi qu'il avait buté sur un corps inanimé. Son visage lui était inconnu, mais curieusement familier. Il manqua de lâcher un cri quand il le reconnu : c'était le garçon qu'il avait assassiné. Les yeux exorbités, il se mit à courir à l'opposer de son campement. Qu'est ce que ça voulait dire ? Qui avait bien put emmener ce corps ici ? Et pourquoi faire ça ?
Alors qu'il courrait, il aperçu Antoine au loin. Mais il n'était pas seul. Une jeune fille l'accompagnait. Quand son ami se rendit compte que Mathieu était là, il prit la jeune fille par la main et s'approcha de Mathieu. La petite blonde lui souriait. Le petit YouTuber cria le prénom de son ami, ravi de le revoir. Antoine le fixait, un sourire mauvais inscrit sur son visage.
« Mathieu... Tu es trop faible. Tu ne peux survivre dans cette Arène.. May ? »
La petite blonde sortit son arme sans crier gare. Mathieu hurla, mais il n'eut même pas le temps de se défendre : May avait déjà appuyé sur la gâchette.
François fut réveillé par des hurlements de terreur. Il ouvrit difficilement les yeux et découvrit que le bruit venait d'un Mathieu hors d'haleine et en sueur. Antoine tentait tant bien que mal de le calmer, mais leur ami était en pleine crise de panique. Le Fossoyeur tenta de venir en aide à Antoine qui semblait sur le point de fondre en larmes.
« Mathieu.. Calme toi... Tu as fais un mauvais rêve.. Ça va aller.. »
Le jeune homme apeuré se blottit dans les bras du Fossoyeur. Il pleurait à chaudes larmes.
« Elle me tuait François.. Et le corps... Le corps par terre... »
Il ne comprenait strictement rien à ce que Mathieu racontait. Il se contentait alors de le serrer contre lui en caressant son dos. Il ne cessait de lui murmurer des petits « Chuut... » apaisants.
A côté d'eux, Antoine observait la scène. Il ne parvenait pas vraiment à masquer sa jalousie : François parvenait à calmer Mathieu, alors que lui, son meilleur ami, avait échoué... Une fois cette pensée formulée, il ne put s'empêcher de se trouver stupide : François était plus convaincant que lui, c'est tout.. Cela ne voulait pas dire que Mathieu l'aimait plus.. Mais.. Pourquoi il pensait ça lui ? C'était tellement ridicule.
Après une demi heure de consolations et de « Calme toi, tout va bien.. », Mathieu se rendormit enfin. Ses deux amis purent enfin retrouver eux aussi le sommeil, rassurés de pouvoir terminer leur nuit, ce qui ne serait pas du luxe aux vues de la journée qui les attendait...
Quand Antoine émergea, François était déjà debout. Mathieu, quant à lui, dormais encore comme un bébé. Le chevelu se leva et alla rejoindre le pelleteur. Ce dernier s'occupait de remplir son sac de nourriture en tout genres. Baies, plantes, noisettes, noix.. Le plus jeune cru même apercevoir des pommes dans la réserve.
Il sortit son sac de sa poche et entreprit de le remplir d'eau, tout en se désaltérant. Quand son sac fut plein, il entreprit de remplir celui de Mathieu, qu'il avait récupéré la veille.
Quand les réserves furent prêtes, Antoine et François discutèrent longuement de la direction à prendre. Le Fossoyeur, qui avait une excellente mémoire, se rappelait tout à fait du chemin à prendre. Chemin qui, si ils marchaient d'un bon pas pendant une grande partie de la journée, devrait leur prendre deux jours.
« Mais.. Tu crois vraiment que Mathieu peut le faire ? Questionna Antoine, angoissé.
- Que je peux faire quoi ? »
Les deux amis se retournèrent brusquement vers la voix. Mathieu était debout devant la grotte. Il avait l'air en forme, ce qui rassura Antoine. Il savait que son collègue était quelqu'un de très fort, que ce soit physiquement ou moralement.
« Ravi de revoir parmi nous. Tu sais que tu nous as foutu une sacrée frousse cette nuit, petit fripon ?
- A vrai dire.. Moi aussi, j'ai eu une sacrée frousse. Répondit Mathieu en riant. »
Quelques minutes plus tard, les trois hommes se mirent en route, sac sur le dos et arme dans la poche. L'air était tiède, ce qui promettait de rendre leur voyage moins pénible. Néanmoins, Antoine ne pouvait masquer son stress : Mathieu allait il tenir le coup ?
Cela faisait maintenant trois heures qu'ils marchaient. Ils ne s'étaient arrêtés qu'une seule fois et Mathieu commençait à sérieusement faiblir. Il devait être aux alentours de midi. François marchait devant, servant de guide. Antoine ne cessait de surveiller Mat, guettant le moindre signe de défaillance. Mais ce dernier continuait d'avancer, dents serrés et haletant. Le YouTuber ne pouvait qu'être impressionné par son aîné.
Quelques longues heures de marche plus tard, le groupe s'accorda une seconde pause. Ils s'assirent dans un endroit tranquille, sous un saule pleureur. Ils burent, mangèrent et Mathieu s'accorda une petite sieste. Mais ses camarades lui devait bien ça : il venait de faire des kilomètres sans broncher.
Antoine s'éloigna quelques minutes pour satisfaire des besoins naturels (en clair, pour pisser). Alors qu'il terminait sa petite affaire, il entendit une petite voix l'appeler.
« Antoine... »
Le jeune homme se retourna vivement et se retrouva face à May. Sa robe était en lambeaux, ses cheveux étaient parsemés de boue, son visage était crasseux. Mais ce ne sont pas ces détails qui sautèrent aux yeux d'Antoine. Non. C'est l'imposante plaie recouvrait l'avant bras droit de l'enfant.
Antoine déposa la jeune fille quasi inconsciente dans l'herbe. François le regardait faire, un sourcil haussé.
« Et.. C'est qui, en fait ?
- Pose pas de questions et aide moi, il nous faut de quoi lui faire un bandage, tout de suite ! »
Le Fossoyeur obéit sans broncher. Il se mit à chercher activement des feuilles qui pourraient faire office de bandage tandis ce qu'Antoine épongeait le sang avec sa chaussette.
« May, depuis combien de temps t'es là ?
- Je sais plus...
- Pourquoi t'es partie ?
- Je.. »
C'est à ce moment que François arriva, trois larges feuilles dans les mains. Il entreprit de les installer autour du bras de la jeune fille, aidé d'Antoine. Ce dernier n'avait même pas remarqué que Mathieu s'était réveillé et qu'il observait la scène sans aider ses amis. Il n'avait jamais fait confiance à cette gamine.
Quand May fut soignée, Antoine la porta jusqu'au pied du tronc de l'arbre. Il la coucha délicatement dans l'herbe.
« Merci Antoine.. Merci pour tout... murmura May en souriant avant de s'endormir. »
Antoine sourit à son tour et l'embrassa sur le front. Il rejoint alors ses deux collègues qui le fixait en riant.
« Alors, on s'attaque aux filles plus jeunes, petit coquin ? Questionna François.
- Quoi ?
- Non mais t'as pas honte, abruti ? C'est une gamine ! Tu trouves pas ça légèrement dégueulasse, quand même ? Lui fit remarquer le Fossoyeur d'un ton plus sérieux.
- Mais je ressens rien pour elle !
- Mais arrête de mentir gros. Ça se voit que t'es amoureux.»
En prononçant ces paroles, Mathieu eut un pincement au cœur. Quand à Antoine.. Les mots eurent un impact dévastateur sur lui.
Il s'éloigna quelques minutes pour réfléchir sous les brimades des deux autres. Amoureux, lui ? De May ? Non, impossible. Il ne pouvait pas, il ne devait pas... Les mots de 24 lui revinrent à l'esprit. « Arrête de faire passer la vie de la personne que tu aimes avant la tienne. Tu vas tout perdre. » Il fut pris de panique. Il ne pouvait pas se permettre d'éprouver des sentiments pour May. Il ne pouvait pas, il ne devait pas ! Alors.. Comment pouvait il tuer ses sentiments naissants dans l'œuf ? Qui plus est, François avait raison : la pauvre petite était une enfant. Il ne pouvait pas tomber amoureux d'elle, c'était mal, elle était beaucoup trop jeune...
Une demi heure plus tard, alors que Mathieu racontait à François son premier jour dans l'Arène, Antoine se posta devant eux. Il était pale, l'air résigné et pourtant.. Il dégageait une sensation de malaise. Mathieu était intrigué : que pouvait bien penser son meilleur ami, en ce moment ? Antoine lui apporta la réponse presque instantanément.
« Les gars, il faut qu'on continue. Maintenant. Sans May. »
Y'A DU CLIFHANGER OU Y'EN A PAS ? Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à review, j'essaierai de poster la suite le plus rapidement possible malgré le fait que ma beta soit en vacances :( (LOVE YOU RANNOU !) Bref, à bientôt, et surtout merci pour vos reviews qui me font chaud au coeur, et merci de m'avoir fait dépasser les 1000 vues sur "Les Exclus" :D
Gros bisous,
Bakanard.
