Note de l'auteur :

Petite crise d'insomnie, mais ça ira mieux une fois ceci posté ! Dans ce chapitre ça bouge ! C'est tout ce que je dirai !

Encore merci à MAIRYM qui me supporte à toute heure! Biz!

Bonne lecture!

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Place dans la famille

Chapitre 8


Quand Donatello reprit connaissance, il haleta bruyamment pour reprendre son souffle. Le jeune mutant était étendu au sol, complètement perdu. Il sentit comme des traces de larmes sur ses joues qui réveillèrent sa mémoire. Il frotta vigoureusement toute trace de son visage avec un bras en maudissant sa mal chance. Il tendit ses mains tremblantes devant lui et grimaça en constatant qu'il avait passé sa limite, bientôt, il serait trop tard.

Une voix familière le sorti de ses pensées. « Donatello, comment vous sentez-vous ? » Baxter Stockman était au-dessus de lui, le regard étrangement préoccupé.

L'adolescent mutant essaya de se lever, ses genoux flageolèrent tant sous lui qu'il finit par chuter lourdement sur ses fesses. Il grimaça sous le choc et se recroquevilla en cherchant à maintenir son souffle égal pour ne pas montrer sa gêne.

Une main froide de métal lui prit le menton, lui faisant lever la tête pour croiser le regard holographique de Stockman. « Vous êtes encore en convalescence après tout ce temps ? »

Donatello sentit une sueur froide coulée de son front et réprima un frisson, alors qu'il articula difficilement. « J'ai été malade… »

Le jeune mutant essaya de repousser autant que possible ce moment, mais il sait que bientôt Stockman découvrira son secret.

Des frissons douloureux remontèrent le long de sa colonne vertébrale, faisant pousser un cri douloureux à Donatello en même temps qu'il s'effondra en arrière. Il resta couché sur sa carapace, essayant de ménager son souffle pour rester lucide. La tête de Stockman apparu à nouveau dans son champ de vision.

« Que vous arrive-t-il Donatello ? Dites-le moi ! » Le scientifique ramassa la tortue pour la faire s'asseoir, Donatello grogna et gémit durant toute la manipulation. Stockman le tient contre lui, étudiant tous les symptômes de Donatello avec une inquiétude sincère.

Puis Donatello vit le moment qu'il a redouté le plus se réaliser, Stockman le regarda avec un sourire en coin. Il savait.

« C'est donc ça !? » Jubile l'homme de métal.

Par contre, la suite, surprit Donatello.

Stockman répondit à une question qui ne fut posée par personne. « Je vous expliquerai tout en détail, vous pouvez venir. »

La tortue fut terrifiée en comprenant à qui le Docteur parler.

Tout ce qu'il put faire, c'était de regarder impuissant, Shredder faire son entrée dans la cellule, ses yeux rougeoyèrent fortement lorsqu'ils croisèrent ceux de Donatello qui se raidit involontairement.

Oroku Saki s'approcha de Stockman et croisa les bras sur sa poitrine en ordonnant. « Expliquez-vous Stockman ! »

« Vous souvenez-vous quand Hun lui a enfoncé des clous dans sa carapace ? »

« Oui, c'était très divertissant. »

Donatello ne put s'empêcher de frissonner de terreur et de dégout au son de joie dans la voix de Shredder.

« Eh bien, apprenez que le système nerveux des tortues est plus susceptible d'être gravement endommagé dès que la carapace est touchée. Comme tel fut le cas de notre cher Donatello. Ses nerfs ont étaient lésés, il en résulte que dès qu'il reçoit une pression enregistrée par la peau… »

Stockman fit courir un doigt le long du bras de Donatello qui grogna en se raidissant sous son passage. Cela déclenchait chez lui un torrent de piqûres enflammées, se répercutant jusque dans sa colonne vertébrale.

« Ses nerfs envoient des signaux de douleur à son cerveau ! » Jubila en conclusion Stockman.

Donatello chercha à se dégager des bras métalliques qui le tenaient par la taille, en voyant Shredder tendre une main sur lui. Quand cette main gantée de métal lui toucha le bras, la douleur le fit grimacer, Shredder lui pressa violemment le bras. Donatello hurla, son bras était douloureux comme si on l'avait frappé contre mur.

Shredder ricana méchamment en voyant la tortue se tordre de douleur sous sa poigne. « Voilà effectivement qui va faciliter son enthousiasme à vouloir travailler pour nous. Si tu ne m'obéis pas, je vais m'assurer personnellement que tu subisses une douleur qui te fera regretter le jour de ta naissance. »

Donatello fixa Shredder, ses yeux pleuraient à cause de la douleur qui se diffusait dans son corps. Mais ça ne l'empêcha pas de grogner. « Jamais ! Jamais je ne vous obéirai ! »

Shredder rit doucement tout en secouant la tête, causant à Donatello un sentiment de confusion.

Stockman secoua la tête et murmura à la tortue. « Vous auriez dû accepter, mon cher. Dans votre état, cela être pire qu'avec Hun. »

Donatello le regarda interloqué, le son de la voix de Stockman était sincère et il le fixait à présent avec pitié. L'adolescent n'eut pas le temps de paniquer, Shredder l'attrapa soudainement par ses deux bras et l'arracha hors de l'étreinte de Stockman.

Le mutant se retrouva suspendu au-dessus du sol à hurler de douleur, Shredder le frappa plusieurs fois au ventre avec le genou.

La douleur et le choc furent tels que la tortue finit par vomir, elle glissa en tas sur le sol quand Oroku Saki la lâcha avec un bruit de dégoût. Shredder regardait la pitoyable tortue qui tremblait à présent de douleur et de terreur devant lui. « Bientôt, tu me supplieras de ne plus te faire de mal… »

Shredder posa son pied sur l'épaule de Donatello et le fit tomber sur le côté droit. Exposant ainsi ses côtes qu'Oroku Saki frappa à coup de talon. La tortue tenta faiblement de lutter avant de se faire frapper à la tempe, ce qui la laissa sonnée sur son côté avec des larmes coulantes sur ses joues.

Shredder continua de frapper la tortue mutante dans le ventre et toute partie sans protection en ricanant des cris qu'il arrachait à sa victime. « Je continuerai encore et encore, me régalant du spectacle pathétique que tu m'offriras. Je pense que je continuerai même si tu me jures fidélité et obéissance, parce que tu ne me servirais à rien ! Tu es un être pitoyable et inutile, si tu t'accroches autant à ta famille ce n'est pas par loyauté ! Non, tu t'accroches à eux parce ça te plait de savoir qu'ils dépendent de toi ! Tu es un parasite ! Et je vais te traiter comme la sale vermine que tu es ! Je vais aider ta famille, qui est constituée d'honorables et fiers combattants, à se débarrasser du minable qui se croit ninja que tu es ! Tu ne mérites même pas d'être appelé ninja, tu n'es rien ! »

Donatello avait l'impression que tout son corps était en ébullition à cause de la douleur des coups qui pleuvaient sur lui. Et les paroles vénéneuses de Shredder se répétaient encore et encore en lui, s'insinuaient lentement dans son esprit le marquant au fer rouge. Il commença même à croire que ces paroles étaient la vérité, son esprit allait même jusqu'à chercher à associer les paroles avec ses souvenirs les plus pénibles qu'elles réveillaient.

Comme quand il se montrait distrait pendant la formation, parce qu'il avait travaillé toute la nuit sur un projet et qu'il décevait son père en se trompant dans ses exercices de katas.

Ou quand il avait surpris ses frères parlant de lui, disant qu'il était le plus faible d'entre eux, ils avaient ri longtemps de sa faiblesse comme si c'était une bonne vieille blague.

« Shredder à raison ! Je ne suis rien d'autre qu'un parasite, un être faible et pitoyable. La seule chose qui fait que j'ai encore une place dans la famille est due à ce que mon intelligence peut offrir comme utilité. Et non pas parce que je suis un bon ninja contrairement à mes frères qui excellent en tout et reçoivent des louanges de Splinter. » Pensa avec désespoir Donatello face aux preuves irréfutables qu'offraient sa mémoire.

Sans s'en rendre compte l'adolescent commença à répéter les paroles de Shredder et quand Shredder lui demanda. « Es-tu un parasite ? »

Donatello hocha la tête et répéta en pleurant. « Je suis un parasite. »

La douleur s'éloigna soudainement de son corps et de son esprit. Être privé de cette sensation, qui été devenue familière, le laissa sans force. Son esprit resta vide afin de savourer cette paix miraculeuse.

Une ombre tomba sur lui, Donatello leva ses yeux bouffits par le tourment enduré sur Shredder qui le surplomber de toute sa hauteur. « Voilà qui est un bon début, tortue. Nous reprendrons cette discussion dans quelques instants. »

Donatello frissonna violemment et détourna le regard en pâlissant, une nausée lui serra le ventre quand il réalisa ce qu'il avait dit.

Shredder se détourna de lui et s'en alla par la porte blindée, suivit de Stockman qui lui jeta un dernier regard désolé avant de partir.

Quand il fut seul, Donatello baissa la tête et éclata en gros sanglots étouffant tant il était dégouté de lui-même. Et quand il se souvint que Shredder avant promis une autre « discussion » dans un temps indéterminé, il sombra dans une peur panique lui arrachant toute notion du temps.

Quand il fut capable de se maitriser de nouveau, il était couché sur son plastron, complétement épuisé et courbaturé par les coups reçus. Quelque chose le piqua dans ses côtes à gauche, doucement, il roula sur son flanc droit et en grimaçant glissa ses doigts gourds par sa fatigue dans sa ceinture délogeant le responsable de son inconfort. La micro disquette de Stockman.

Donatello avait réussi à s'en emparer pendant que le docteur l'avait ausculté et l'avait complétement oublié. Il se concentra sur son objectif pour se distraire de la douleur que lui causa l'effort de briser la disquette en morceaux suffisamment petits pour s'assurer que les données étaient irrécupérables. Quand se fut fait, il jeta aussi loin qu'il put les morceaux dans un des coins de la pièce.

« C'est sans doute la dernière chose que je peux faire pour vous aider les gars. Je ne sais pas si je pourrai résister à ça encore une fois. J'ai déjà commencé à craquer, bientôt je vais chercher à tout faire pour plaire à Shredder, pour qu'il ne me frappe plus…. Il a raison, je suis pathétique et inutile, vous serez mieux sans moi…. Il reste peut-être une dernière chose que je peux faire pour les aider, oui cela sera parfait pour laver l'honneur de la famille et les garder en sécurité. J'aurai juste voulu leur dire qu'ils vont me manquer. » Ce nouvel objectif en tête rassura assez Donatello pour qu'il ne flanche pas quand Shredder entra à nouveau dans la pièce et s'approcha de lui.

Sans un mot, l'homme au casque de métal posa un pied sur le flanc gauche de la tortue, enfonçant vicieusement son talon sur ses côtes exposées. Donatello étouffa un cri et se recroquevilla.

« Nous allons en reprendre là où on en était » Tonna la voix de Shredder qui appuya sa phrase en plantant de toute sa force son talon dans ses côtes.

Un craquement sinistre et la douleur apprirent à Donatello, qu'il avait maintenant au moins trois côtes cassées. Il se plia en deux sous l'élancement poignardant sa poitrine dès qu'il respirait.

Shredder le poussa du pied sur sa carapace et l'observa essayant de respirer. « Tu es si pathétique, je suis sûr que je rendrai service à ta famille si je t'éliminai. » Il présenta les lames de son gantelet à la lumière, les faisant briller et s'assura que des reflets tombent sur le visage de la tortue pour l'effrayée.

Donatello fixa le plafond et ne réagit pas aux reflets froids du métal dansant sur son visage.

Shredder posa un pied sur le plastron, prenant soin d'appuyer sur les côtes brisées, la tortue grimaça et gémit de douleur, mais ne cria pas. N'obtenant pas le résultat voulut, Shredder s'énerva, il souleva le mutant par le cou et le plaqua contre le mur. Il lui frappa de nouveau le ventre de son genou plusieurs fois.

Donatello gémit de douleur et toussa violemment, mais son estomac n'avait plus rien à rendre à part des sucs gastriques et de la salive qui coulèrent sur son menton.

« Tu es répugnant, tu ne mérites pas l'enseignement que tu as reçu de ton maître, tu es indigne de l'art du Bushido. Je sauverai l'honneur de ta famille en t'éliminant. » Grogna Shredder.

Les lames du gantelet se posèrent sur son cou, Donatello ne regarda pas l'homme, l'ignorant totalement.

Shredder pressa plus fort les lames effilées sur le cou, entaillant la peau, du sang coula librement jusque sur le plastron de la tortue. « Je devrais te trancher la gorge et te regarder mourir. » Grogna-t-il contre la fente de son oreille.

Donatello tourna son regard sur Shredder, ses yeux ternes ne cillèrent pas une seule fois, le mettant au défi.

Oroku Saki s'était attendu à ce que la tortue, le supplie pour sauver sa vie. Mais celle-ci resta étrangement silencieuse. Pourquoi ne suppliait-elle pas ? Il était peut-être allé trop vite dans l'exécution de son plan, cela l'énerva.

Shredder essaya autre chose. Il déplaça les lames sur le visage de la tortue et griffa profondément la joue droite, le mutant siffla sous la morsure du métal, mais ne détourna pas ses yeux. Shredder fit ensuite glisser ses griffes le long du plastron, les immobilisant là où devaient se trouver les intestins. « Ah moins qu'une mort lente et douloureuse soit ce que tu mérites pour ton incompétence. »

Donatello à la grande satisfaction de Shredder se raidit sous ses mains. Avant qu'il ne se raidisse lui-même quand il entendit la tortue lui dire. « Tue-moi de la façon qu'il te plaira Shredder, c'est tout ce que tu auras de moi. »

Shredder grogna de rage, Donatello n'avait pas peur de la mort et semblait accepter sa fin. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu. Il lâcha le cou de la tortue qui glissa le long du mur, se rattrapant de justesse sur ses pieds.

Donatello le regarda avec confusion, coller contre le mur, il s'était attendu à une mise à mort après avoir provoqué Shredder.

« Tu crois qu'une mort honorable va t'être accordé ? Tu es un parasite, de la vermine ! Et la vermine, on l'extermine en la broyant sous le pied ! » Aboya Shredder en lui balançant son pied dans l'estomac.

Donatello tomba sur ses genoux plié en deux, il leva la tête juste à temps pour voir un pied s'abattre sur son visage.

Shredder battit avec hargne Donatello, qui ne put retenir ses cris de douleur et ses larmes. Il resta recroquevillé pour se protéger autant qu'il pouvait des coups, mais la souffrance grandit rapidement le faisant délirer pour y échappé.

Il entendit ses frères rirent et se précipita vers eux pour trouver du réconfort après le cauchemar qu'il avait eu et s'immobilisa quand il entendit la voix de son père le sermonner. « Donatello, tu es totalement incapable de réaliser ces katas sans faire de faute ! Tu me déçois ! »

À cette phrase, ses frères rirent plus fort de sa faiblesse comme d'une vieille bonne blague. « La seule chose qu'il a pour lui, c'est son gros cerveau ! » S'esclaffa Léonardo.

« Un ninja ! Lui ! Pff ! Il est plus efficace et utile quand il répare le grille-pain ! » Ricana Raphaël.

« Franchement, ça devrait être lui, le petit frère ! Même moi, j'arrive à le battre avec une main dans le dos ! » Se plaignit Michelangelo.

Ils riraient et pointèrent tous du doigt Donatello à la bonne blague qu'il leur offrait d'être un ninja incapable de se protéger tout seul.

La voix de Shredder clama la vérité qui brûla son corps. « Tu es un parasite ! Ta famille te tolère que pour l'utilité de ton intelligence ! Sans cela, ils t'auraient abandonné depuis longtemps ! Tu n'es rien d'autre qu'une épine dans leurs flancs ! Eux sont des adversaires dignes de m'affronter ! Toi, tu es juste bon pour le dessous de mes bottes ! Tu n'es rien ! Tu ne mérites que la douleur ! »

Donatello éclata en sanglots bruyants, ces paroles brûlées atrocement son esprit. Il savait que certaines choses étaient fausses, mais son esprit s'évertué à prouver que les paroles de Shredder étaient toutes justes, en les associant à ses souvenirs pour en souligner la véracité.

Le rire de ses frères se fit plus fort à ses oreilles, il plaqua ses mains dessus en priant pour que ça s'arrête. « Je suis désolé ! Je suis désolé ! Je ne suis pas un bon ninja ! Je ne suis pas un bon frère ! Je ne suis pas un bon scientifique ! J'ai échoué en tout ! Père pardonnez-moi ! »

Shredder l'attrapa par le bras droit pour le soulever du sol et le plaqua sans ménagement contre le mur en le lui tordant suffisamment fort pour que la tortue reste dans la souffrance. Il lui murmura. « Pourquoi ton père te pardonnerait ? Il ne t'a jamais considéré comme un ninja, juste comme un incapable dont il faut soigner les blessures dès qu'il bouge ! »

Donatello sentit son cœur se briser quand ses souvenirs ravivèrent avec netteté une scène de son enfance. Il tenta d'éloigner le souvenir, mais les yeux noirs de son père le fixé déjà. Splinter le soignait une nouvelle fois parce qu'il s'était encore blessé pendant la formation, son regard était agacé que ce soit encore une fois lui le blessé. Les yeux de son père glissèrent loin de lui pour regarder avec fierté ses autres fils qui s'entraînés avec vigueur. Mais quand ils revinrent sur Donatello, ils brillaient de déception de le voir aussi faible.

Donatello ne put que pleurer, tout ce qu'il chérissait le plus dans ses souvenirs était en train d'être irrémédiablement détruit et salit. Il ne pouvait pas se concentrer sur quoi que ce soit à cause de la douleur de son corps en feu, dès que Shredder le brimer, son esprit sortait les souvenirs nécessaires pour le lyncher et le briser davantage en punition de sa faiblesse. Tout ce que dit Shredder sur toi est vrai, regarde ceci et regarde là encore, sembler dire son esprit.

« Shredder à raison, il a toujours raison ! Quoi que je fasse, je ne suis rien pour eux ! Ma famille serait soulagée si je disparaissais à jamais de leur vie. » Conclut intérieurement la jeune tortue avant de murmurer. « Je veux mourir… »

Shredder leva les lames de son gant, Donatello serra fort ses yeux attendant le coup mortel. Au lieu de cela, Shredder l'attrapa par le cou pour le relever contre le mur. Avant de caresser la gorge exposée de la pointe de ses lames, creusant des sillons rouges sur la chair tendre. Les lames remontèrent ensuite le long du visage de la tortue jusqu'à son masque, le sectionnant net.

Donatello poussa un cri de protestation et tenta de récupérer le tissu violet qui glissa de son cou.

Shredder arracha le reste du masque violet de la poigne de la tortue et le jeta à terre pour le piétiner de sa botte.

Donatello cria et se débattit pour essayer de l'arrêter dans la profanation de son bien.

Shredder lui attrapa le menton, le forçant à le regarder. « Tu n'es pas un ninja ! Tu ne mérites pas de porter ce masque, tu déshonneurs toute ta famille en le portant ! »

Le mutant resta figé dans la prise de Shredder, les larmes coulées librement sur ses joues sans son masque. Oroku Saki fut surpris de voir à quels points la tortue avait l'air jeune. Sans son masque, on voyait clairement que c'était encore un jeune adolescent.

Les yeux bruns de Donatello étaient ternis par le désespoir, on lui avait tout arraché, il était rien, un poids mort, sa famille serait mieux sans lui. « Je veux mourir… » Murmura-t-il à nouveau.

Ses yeux dérivèrent sur les lames du gantelet qui tiennent son menton, les fixant comme si c'était l'objet de son salut. Shredder sourit à lui-même, la tortue était prête maintenant, il ouvrit la bouche et la porte explosa.

Shredder se retourna et regarda avec surprise une créature gigantesque passée le seuil de la porte.

à suivre...