Note de l'auteur : Coucou! J'ai eu plein de commentaire et je pense que la suite va répondre à leur question. C'est bientôt la fin de cette histoire alors profitez s'en bien. Bonne lecture !
Rappel : Je ne possède pas TMNT.
Place dans la famille
Chapitre 11
Le cri surprit tout le monde.
C'était Splinter qui s'était levé de son fauteuil, à présent le vieux maître se tint droit devant ses fils à genoux.
En voyant son père aussi furieux, Donatello eu l'impression d'avoir à nouveau 6 ans, il lui fallut se raisonner qu'il avait bien 16 ans à présent pour en dissiper l'effet et arrêter de trembler.
Splinter remarqua le malaise de son fils et attendit qu'il se ressaisisse avant de parler. « Tu es un ninja. Je t'ai formé et éduquer dans la voie du bushido pour que tu puisses assurer ta protection. Quoi que tu fasses, cela fait partie de toi, même si j'ai l'impression que je t'ai poussé à croire que je voulais que tu deviennes un grand guerrier. Si c'est bien cela, ça signifie que j'ai échoué en tant que père et en tant que sensei. »
Ses fils le regardaient confus, Donatello le regarda sans comprendre et dit tout haut leur étonnement. « Vous… échouez ? »
Splinter hocha la tête et s'expliqua tristement. « Ma première erreur est de t'avoir frappé et de m'être emporté contre toi. Tu n'étais qu'un jeune enfant, je n'ai pas était capable de voir tes limites. Mon erreur suivante fut la pire, j'ai continué à te pousser continuellement dans tes retranchements en me bornant à ne rien voir de tes efforts. » Il s'agenouilla devant son fils et courba la tête. « Pardonne-moi de ne pas t'avoir compris. »
Donatello lui prit les mains avec empressement pour le rassurer. « Vous n'y êtes pour rien ! Si j'avais réussi comme mes frères, vous ne vous serez pas énervé ! C'était entièrement de ma faute ! Si j'avais été plus fort vous n'auriez pas à pleurer à cause de ma faiblesse…. »
Splinter leva sa tête de surprise et le scruta avec un regard différent. « Tu te rappelles réellement de tout ? Tu te souviens nettement de tout ce qui s'est déroulé, alors que ça s'est passé il y a 10 ans. »
Donatello détourna le regard, honteux et hocha de la tête.
Son père lui toucha l'épaule, réclamant son attention. « Alors, tu dois comprendre que ce n'était pas de ta faute, mais de la mienne. J'étais concentré sur la réussite de cet exercice alors que j'aurais dû être attentif seulement à toi. J'aurais pu te blesser gravement par mon entêtement. Tu es resté les yeux dans le vague pendant plusieurs minutes, j'ai cru avoir commis l'irréparable. Si je pleurais, ce jour-là, c'est parce que j'ai cru te perdre par ma bêtise. » Il lui caressa la joue et lui sourit tendrement. « J'ai toujours était fier de toi. Car en tant que ninja, tu as réuni les deux choses que tu aimes le plus pour les concilier ensemble. Tu as su utiliser tes connaissances pour assurer la sécurité et la santé de notre famille. Sois fier de ta force, car tu l'utilises pour protéger ce qui t'est cher. »
Son père lui demanda soudainement avec tristesse. « Pourquoi quand Leather Head t'a trouvé, t'apprêtais-tu à te trancher la gorge ? Qu'est-ce que Shredder t'a fait subir pour que tu en viennes à cela ? »
Raphaël se raidit, Léonardo qui s'était tenu en retrait, s'agenouilla aux côtés de ses frères et de son père. Ses yeux brûlés d'une rage silencieuse comme ceux de Splinter, Raphaël et Leather Head. Donatello fut reconnaissant que Michelangelo ne soit pas présent, car il n'aurait pas aimé voir son petit frère dans le même état.
La jeune tortue vert olive se trémoussa d'inconfort, mais savait ce qu'elle devait à faire. « Vous savez pour mon problème… quand on me touche. J'étais sans morphine depuis trop longtemps et quand Stockman a compris que je pourrais refuser sa ''généreuse'' offre d'emploi, il a vu mes symptômes. Et a fait un rapport à Shredder. Il s'est mis à me frapper et me dire des choses…. La… la douleur était atroce. Je savais que ce qu'il disait été faux, mais une part de mon esprit n'arrêter pas de mettre en relation ce qu'il disait avec mes souvenirs. Je… j'ai revu toutes mes fautes et j'ai acquis la conviction que je ne suis rien, à part un poids mort. Il ne semblait jamais fatigué de me frapper, je voulais que la douleur s'arrête… je lui ai dit qu'il avait raison, que j'étais un parasite…. Il s'arrêta enfin. Mais il est revenu plus tard et tout a recommencé… je ne savais pas combien de temps, j'allai tenir avant de faire quelque chose d'irrémédiable. Comme lui révéler où était le repaire, ou lui jurer fidélité… alors quand j'ai pu, j'ai cherché à une arme pour en finir… » Donatello se frotta inconsciemment sa main et sa gorge bandées, faisant frissonner tout le monde.
Léonardo le prit par les épaules et le serra contre lui. « Tu n'aurais pas dû vivre tout ça, si seulement j'avais tout compris ou deviner. Je suis désolé, j'aurais dû insister pour t'accompagner chez Leather Head ! »
Son frère secoua la tête. « Je l'avais demandé comme un service alors c'est de ma faute, j'aurai dû faire demi-tour quand j'ai croisé les travaux de rénovation. » Donatello frotta ses yeux fatigués d'un revers de la main. « Et puis le seul qui pouvait deviner pour mon problème, c'était Leather Head, j'ai toujours été bon pour tout dissimuler, mon hypermnésie, mes blessures… j'ai appris à gérer les informations, les souvenirs et ma douleur en leur trouvant un exutoire. »
Raphaël murmura. « Le journal… »
Donatello rougit violemment au sujet évoqué. Un bruit retentit soudainement dans l'antre.
Tous se retournèrent pour scruter la porte s'ouvrit. Michelangelo entra et poussa un cri en cacha ses mains dans son dos en voyant le comité d'accueil. « Les gars ! Vous êtes tous là !? »
Donatello l'interrogea intriguer. « Tu étais où ? »
Michelangelo se précipita vers lui et termina sa course en glissant sur ses genoux pour atterrir entre Léonardo et Splinter. Tout le long de sa glissade, il avait crié. « DDOOOOOONNNNYYYYYYYY ! »
Une fois arrivé à destination, il poussa de l'épaule son frère au masque bleu pour lui piquer sa place et être le plus près possible de Donatello. Il le regarda intensément de ses grands yeux bleus bébé en parlant très vite. « Je me suis souvenu de quelque chose quand Leather Head nous a expliqués ce que c'était l'hypermné-truc. Alors je suis sorti le chercher dans notre ancien repaire…. » Il jeta un regard vers Leather Head. « Je n'ai pas fouillé dans tes affaires seulement celle qui nous appartenez et que tu avais mise de côté pour nous. »
« Attend, tu veux dire que tu es allé chez Leather Head ! » S'écria Léonardo furieux.
Le plus jeune leva les yeux au ciel. « J'ai fait attention Léo ! En plus, ils avaient fini les travaux dans cette section des égouts, ça été plus rapide. Donc je suis allé chez Leather Head pour te ramener ceci. »
Il sortit de derrière son dos, un petit carnet d'écolier qu'il donna à Donatello qui le regarda sans comprendre.
« C'est quoi ? » L'interrogea-t-il.
« Mon journal ! »
Donatello le regarda avec des yeux ronds. « Ton journal ? »
Michelangelo hocha la tête fièrement. « Je sais que je peux me montrer pénible, ennuyeux et casse-pied au possible. Mais je me suis rappelé que petit, tu écrivais souvent dans ton journal et que je t'avais imité en tenant un moi aussi. J'aimerais que tu le lises. J'aimerais que tu te souviennes à jamais de ce qui est écrit dedans. »
Donatello regarda le carnet puis son frère qui lui faisait signe de le lire. Il prit une inspiration et l'ouvrit. Il feuilleta les pages, les tournants justes après avoir jeté un regard dessus.
Le contenu était rudimentaire apparemment Michelangelo avait commencé le journal vers leur 10-11 ans. Il parlait des entrainements, de ce qu'il avait eu aux repas et ce qu'il avait aimé à la télé. Il y eut une interruption de plusieurs jours avant une reprise, petit Mikey avait dû oublier de l'entretenir avant de s'en souvenir. Les pensées de la jeune tortue commencées à apparaitre dans ses phrases, ainsi que des commentaires construits sur ses journées et ses frères.
Puis Donatello tomba sur une série qui le concernait. Michelangelo avait attrapé la grippe et Donatello s'était occupé de lui pendant que ses frères et leur père étaient partis recherchés des médicaments et de la nourriture. Il avait écrit qu'il avait trouvé son grand frère fabuleux et que de ses trois grands frères, c'était lui qu'il aimé le plus. Parce qu'il était toujours attentionné et présent pour lui, malgré toutes les blagues qu'il lui avait faites. Il avait confié aux pages du journal que quand il serait plus grand, il deviendra très fort pour pouvoir le protéger parce qu'il n'était pas sûr de pouvoir l'aider avec son intelligence. Mais que s'il le pouvait, il ferait en sorte de devenir aussi intelligent que son grand frère pour l'aider. Donatello sourit et continua sa lecture qui s'arrêta deux pages plus loin, apparemment le petit Mikey de 10 ans avait oublié le journal pour de bon. Enfin jusqu'à aujourd'hui.
Donatello referma le journal et leva les yeux vers son petit frère.
« Déjà lu ! » S'écria Raphaël en sifflant.
« Ça n'a même pas pris cinq minutes ! » Confirma Léonardo.
« Il faut dire que ce journal n'est pas bien épais, Mikey l'a entretenu pendant 6 mois et 5 jours de manière assez chaotique avant de l'oublier. » Déclara Donatello avant de couler un regard vers son benjamin qui commencé à bouder. Il le tira contre lui d'un bras à la grande surprise de Michelangelo. « Mais j'ai adoré le passage où tu trouvais que j'étais un grand frère fabuleux, je vais m'assurer de garder ça en tête. »
Michelangelo le regarda avec les larmes aux yeux et se jeta à son cou. « Pardon d'avoir été aussi stupide Donny ! »
Donatello le cajola en lui disant avec un doux sourire. « Tu es mon petit frère adoré, tout va bien. »
Le plus jeune fourragea son nez dans l'épaule de son frère, profitant du câlin avant de lui demander. « Dis Donatello ? Tu l'as bien continué ton journal, toi ? »
Donatello se sentit rougir violemment, qu'est-ce qu'il avait tous avec son journal à la fin !
Raphaël répondit à sa place. « Aux dernières nouvelles, il le continuait ! »
« Raph ! » Protesta un Donatello rouge vif.
Michelangelo s'accrocha à son cou et le supplia. « Je peux le voir ! Tu as lu le mien alors je veux voir le tien ! »
Donatello chercha à protester, mais comprit que ça ne servait à rien, face au regard de chiot de son petit frère et accepta. Il se leva et proposa embarrasser. « Vous pouvez venir le voir vous aussi si vous voulez. »
Tout le monde y compris Leather Hear accepta l'invitation, curieux de voir le fameux journal.
à suivre...
P.S : Le prochain chapitre sera le final de cette histoire. Biz!
