Bon, parti comme c'est ce sera plus un chapitre par soir que par semaine. Mais que voulez vous, quand je suis motivée à faire quelque chose, je ne peux pas m'en empêcher. Celui là est un peu plus long que les précédents, donc j'espère que ça vous plaira !
Maxine3482 : Alors ils ne vont pas se taper dessus ahah, et ça va finir par s'améliorer ! Jusqu'à ce que ça s'envenime à nouveau (a) Pour Alec, vous allez en savoir un peu plus dans ce chapitre et il apparaît dans quelques chapitres après (je ne me souviens plus exactement !) (et du coup la réponse vaut aussi pour Milimagine :P)
• V •
La semaine se déroula dans une ambiance tendue. Malefoy évitait Hermione, et elle en faisait de même, préférant travailler dans l'espace commun que dans son bureau quand le jeune homme y était. Elle savait qu'elle aurait du s'excuser, mais le regard noir que le blond lui réservait dès qu'ils se croisaient l'en dissuadait à chaque fois.
Finalement, le week-end arriva et avec lui, samedi soir. Hermione avait passée la journée à préparer le repas pour ce soir et tout était fin prêt. L'appartement sentait bon la cuisine et la jeune femme avait tout fait pour que l'ambiance soit chaleureuse : des bougies qui flottaient, une jolie nappe, tout était propre et rangé. Satisfaite, elle fila à la douche, enfila une robe noire simple mais élégante, et patienta jusqu'à ce que ses invités arrivent.
Un premier coup fut frappé à la porte et Hermione se dépêcha d'y aller. Elle enlaça Ginny chaleureusement mais jeta un regard froid à Harry. Ils s'installèrent sur les chaises qui bordaient l'îlot central tandis que Hermione leur servait un verre.
«Mione ... supplia le Brun.
- Hmm?
- Arrête de me faire la tête.
- Tu m'as caché que j'allais travailler avec Malefoy, j'ai de quoi faire la tête.
- Mais je me suis excusé ! Et tu sais... j'ai déjà travaillé avec lui, sur une affaire l'an passé et... il est moins horrible qu'à Poudlard, je suis certain que vous pourriez faire une bonne équipe. »
Hermione se contenta de grommeler des mots incompréhensibles. Harry se leva et s'approcha d'elle, bras tendus.
« S'il te plaît. »
Il lui jeta un regard de chien battu. Hermione ne put résister et, une seconde plus tard, elle lui rendait son étreinte tandis que lui affichait un sourire victorieux.
« Bien, vous êtes enfin réconciliés ! s'exclama Ginny, ravie. Et je suis sûre que Harry dit vrai. Avec tous les événements, Malefoy a forcément changé. Tout le monde change.
- C'est vrai, approuva le Gryffondor, soulagé d'avoir du soutien. Il reste un Serpentard hautain imbu de sa personne mais il est... sympathique.
- Sympathique ? Harry, tu parles de ton pire ennemi, fit Hermione qui n'en croyait pas ses yeux.
- Poudlard est loin, maintenant. Tu sais, son père est mort à Azkaban et il n'a donc plus subit son influence à partir de là. Je pense sincèrement qu'il est devenu meilleur. Ou, du moins, qu'il est devenu lui-même, sans tous les principes de son père pour le conditionner. Et sa mère...
- Elle aussi est morte, non ? interrogea Ginny, à moitié sûre de ce qu'elle avançait.
- En effet, confirma le Survivant. Il n'y a pas très longtemps, quelques mois, tout au plus. »
Hermione poussa un petit grognement et médita cette réponse. Il était vrai que le Serpentard avait évolué dans un milieu où on en attendait énormément de lui, ce qui était la cause de son comportement, de son arrogance, de son visage insupportable. Rien que de penser à lui, la jeune femme sentait l'énervement la gagner. Mais elle devait bien admettre que ses amis n'avaient pas tort. Tout le monde pouvait changer. Et Malefoy le lui avait déjà prouvé en la surprenant quand il avait affirmé qu'il n'allait pas la traiter de sang-de-bourbe. Si ça, ce n'était pas une surprise venant de lui... La mort de ses parents avait également du l'affecter - si tant est qu'il puisse être affecté par quelque chose.
« Je pense que tu devrais lui laisser une chance, surenchérit Ginny.
- Hm ...
- Mione, tu es la personne la plus tolérante que je connaisse. S'il y a bien quelqu'un qui est capable de laisser de côté ses vieilles rancœur, c'est toi.
- Vous me faites presque peur à parler de lui comme ça, on dirait qu'il n'y a plus rien du Malefoy de Poudlard en lui, ironisa-t-elle.
- Oh, ne t'en fais pas ! s'exclama Harry. Il reste exaspérant, orgueilleux et arrogant, il n'arrête pas d'envoyer des piques à tout va, mais... il n'y a plus de méchanceté derrière ses mots. »
Que Harry parle de son rival ainsi commençait à convaincre la jeune femme. Elle décida d'écarter le sujet pour le moment car cela la forçait à penser aux excuses qu'elle devait présenter à Malefoy.
Les trois amis continuèrent de discuter jusqu'au moment où ils furent interrompus par un hibou qui tapait à la fenêtre. Hermione le reconnut immédiatement et, résignée, récupéra le parchemin qu'il tenait et qui ne contenait que quelques mots.
« Il ne viendra pas. »
Harry et Ginny se regardèrent. Ils étaient soulagés car ils ne pouvaient pas se voir Alec en peinture mais, en même temps, ils étaient tristes pour Hermione qui subissait des déceptions à répétition. Ce qui ne faisait qu'augmenter leur aversion envers son petit-ami.
« Il t'a dit pourquoi ? »
La brune hocha négativement la tête.
Elle fit mine de s'occuper de son plat principal pour leur tourner le dos et leur cacher son visage attristé. Cela faisait deux mois qu'elle était avec Alec Bannerman, de trois ans son aîné. Le jeune homme était beau, intelligent, il avait un bon travail et savait tenir une conversation. Mais malheureusement pour la jeune femme, il était aussi prétentieux et arrogant et, surtout, il n'aimait pas ses amis. Au début, il avait fait comme si, mais Harry, Ginny et Ron avaient vite saisis toute l'hypocrisie de la démarche. Depuis, Alec ne voulait plus qu'elle les voie et, quand elle voulait faire un repas comme celui-ci, il finissait toujours pas décliner en prétextant une quelconque affaire de dernière minute. Elle savait qu'elle aurait du rompre mais sa gentillesse lui disait de lui laisser une chance. Et puis, redevenir la seule du groupe à être célibataire ne l'enchantait guère.
Un coup frappé à la porte la tira de ses pensées. Elle se précipita pour ouvrir, suivie de Ginny et Harry qui n'avaient qu'une hâte : voir la nouvelle petite-amie de Ron.
« Alors Ron, qui est l'heureuse él... Parkinson ? s'étrangla Hermione. »
Il eut un instant de flottement. Harry et Ginny se regardaient, plus qu'étonnés, Hermione faisait l'aller-retour en Ron et Pansy, Ron était rouge et Pansy le fixait.
« Tu vois, je t'avais dit que c'était une mauvaise idée, Ronald, tu ne m'écoutes jamais, commença à râler la Parkinson. Je vais y aller.
- Non, non ! s'exclama Hermione. »
Ginny et Harry lui jetèrent un regard surpris mais elle même ne comprenait pas pourquoi elle avait dit ça. Plus elle fixait Ron et Pansy, plus la situation lui paraissait étrange mais elle ne se sentait pas en colère de voir son meilleur ami sortir avec une de leurs ennemies de Poudlard. Étonnée, oui. Énervée, non. Peut-être cherchait-elle à se montrer aimable avec un Serpentard pour excuser son comportement auprès d'un autre. Ou alors elle voulait juste laisser une chance à la femme que son meilleur ami souhaitait leur présenter. Gardant en tête les mots de ses amis, gardant à l'esprit que tout le monde changeait et qu'elle serait intolérante de ne pas laisser cette chance à la Serpentard, elle s'effaça pour leur laisser la place d'entrer.
« Allez, entrez.
- Euh Mione ? demanda Ron en se raclant la gorge, ses joues devenant encore plus rouges.
- Quoi ?
- Euh... comme j'avais peur que Pansy se sente un peu seule j'ai... je lui ai proposé d'amener un ami. Hum ça te dérange ? »
Son regard se fit suppliant. Hermione échangea un regard avec le couple déjà présent et haussa les épaules.
« Un Serpentard de plus, un de moins. »
Au même moment, elle pensa qu'il pourrait s'agir de Malefoy et ouvrit la bouche pour revenir sur ses paroles mais elle vit entrer Blaise Zabini à la suite du nouveau couple et fut soulagée. Hermione les fit s'installer à table. Comme elle avait prévu une place pour Alec mais que celui-ci n'était pas là, Zabini avait une place toute prête pour lui. Elle servit de quoi boire et amena les toasts pour l'apéritif. Un petit silence gêné se posa sur la tablée pendant qu'elle promenait son regard sur les sorciers présents. Puis, sans prévenir, elle éclata de rire. Tout le monde la regarda, se demandant si elle était devenue folle.
« Si on m'avait dit un jour que mon équipier serait mon pire ennemi et que je mangerais, chez moi, avec deux Serpentard, dont l'une qui est la petite-amie de Ron... Je crois que je l'aurais envoyé à Sainte-Mangouste. »
Elle se mit à rire de plus belle et ce fut contagieux. Si quelqu'un était passé à ce moment là, il aurait vu six sorciers entrain de rire à gorge déployée sans aucune raison apparente comme s'ils étaient les plus vieux amis du monde. Ils finirent par se calmer et Hermione leva son verre.
« À une... réconciliation entre les maisons ? »
Les autres levèrent leur verre à leur tour et trinquèrent avec elle.
« Hermione, tu viens de dire que ton équipier était ton pire ennemi ? demanda soudainement Ron.
- Oui, c'est vrai que je ne t'en n'ai pas parlé quand on est venues te voir, soupira-t-elle. Oui, je travaille avec Malefoy. Joie et bonheur. »
Puis se rappelant que deux Serpentard qui avaient été ses amis ou du moins sa cour à Poudlard se trouvaient là, elle leur jeta un regard anxieux, espérant qu'elle ne les avait pas vexés. Mais Pansy fixait tour à tour Hermione et Blaise, énervée.
« Drago est rentré ?! s'écria-t-elle.
- Visiblement oui puisqu'il travaille dans le même bureau que moi, répondit Hermione en se demandant ce qui lui prenait.
- Et il ne m'a rien dit ? Ah il va m'entendre. Ah ça oui. T'étais au courant, Blaise ?
- Vaguement...
- QUOI ? Ah je vais vous tuer tous les deux. »
La blonde fixait son ami d'un regard noir. Ron levait les yeux vers le plafond et on sentait bien qu'il n'avait aucune envie de s'en mêler. Sa petite-amie avait un tempérament volcanique.
« Il voulait juste prendre du temps avant de nous voir, Pansy.
- Et prendre du temps pour quoi ? Je suis sa meilleure amie, on aurait du se voir, je l'aurais emmené boire un verre, on serait sorti, on aurait fait les boutiques, il m'aurait raconté la France, je lui aurais prouvé par A plus B que sa décision était la bonne et je l'aurais félicité d'avoir enfin...
- C'est justement pour ça qu'il ne voulait pas te le dire tout de suite, l'interrompit le Serpentard, amusé. Tu es pire qu'un scroutt à pétard et il avait envie de calme, surtout après... »
Blaise s'interrompit, souhaitant conserver un secret qui n'appartenait qu'à son meilleur ami. La comparaison ne plut pas à Pansy et pour éviter un meurtre à sa table, Hermione se leva et annonça le dîner. Au moins, en mangeant, ils auraient moins le temps de se disputer. Sauf s'ils décidaient de se tuer à coup de fourchette. La même idée avait traversé l'esprit de Pansy car celle-ci contemplait ses couverts d'un air pensif.
« Alors Ron, raconte nous comment tu as rencontré Pansy ! ordonna Harry à la fois pour faire diversion et pour satisfaire sa curiosité.
Pire qu'une fille, souffla Ginny à Hermione, suffisamment fort pour que le concerné l'entende. »
Ron, devenu tout rouge, se lança :
« Et bien, Pansy tient un petit magasin de vêtements et...
- Petit ? l'interrompit la concernée. Est-ce que je dis de ta boutique qu'elle est petite moi, Ronald ?
- Mais c'est vrai, elle est petite. Le magasin de George est bien plus grand !
- Faux !
- Vrai !
- Non, tu mens. Et puis tu ne sais même pas raconter les histoires. Laisse moi raconter. Je me promenais au chemin de Traverse car ma grande boutique, expliqua-t-elle en appuyant ce mot d'un air entendu, était fermée pour midi quand un grand benêt roux m'est rentré dedans. Il m'a renversé ce que contenait son verre dessus. Sur un chemisier blanc, tout neuf ! Il s'est excusé puis est rentré dans sa petite boutique alors je l'ai suivi pour lui demander poliment de me rembourser ma chemise qu'il venait de rendre immettable.
- Poliment ? s'étrangla Ron. Tu es entrée comme une harpie dans le magasin en hurlant que tu allais me scalper et que tous les Weasley méritaient la potence. »
Hermione manqua de s'étrangler avec un bout de patate. Elle toussa pour retrouver son souffle, les yeux rouges. Exploser de rire en mangeant n'était pas conseillé pour la santé. Les larmes aux yeux, elle attrapa son verre pour éloigner le fou rire qui menaçait de pointer, toussotant une nouvelle fois pour écarter à la fois ses éclats de rire et le dernier bout de patate coincé dans sa gorge.
« Même pas vrai. Et ce goujat a refusé. Finalement il m'a proposé un restaurant en échange. Mais ma chemise est foutue !
- Mais à la place on est ensemble ! se réjouit Ron.
- Je ne sais pas ce que je préfère, marmonna la blonde. »
Cette fois-ci, Ginny et Hermione éclatèrent de rire et, entre deux hoquets, affirmèrent à Ron qu'elles adoraient sa petite amie. Celui-ci, vexé, croisa les bras sur sa poitrine.
« Si on m'avait dit qu'un jour, mon meilleur ami sortirait avec une Serpentard... lâcha Harry.
- Et moi donc, marmonna-t-il.
- Parce que tu crois que ça m'amuse de sortir avec un Gryffondor roux ? répliqua Pansy. »
Complètement écroulées sur la table, Ginny et Hermione n'arrivaient pas à faire passer leur fou rire.
« Oh, oh lala, c'est mille fois mieux que Lavande, gloussa Ginny, faisant repartir Hermione de plus belle. »
Harry eut également un petit sourire mais se mordit les joues pour ne pas rejoindre sa petite-amie et sa meilleure amie par solidarité avec Ron. Celui-ci était toujours vexé tandis que Blaise semblait prendre tout le monde pour des fous. Qu'on puisse préférer Pansy à n'importe qui d'autre semblait le rendre complète hébété. Drago avait raison, en fait. Les Gryffondor n'étaient pas fréquentables du tout. Il ne put cependant retenir un sourire amusé. Mais Pansy n'avait retenu qu'une chose : Lavande.
« C'est qui cette Lavande ? s'écria-t-elle.
- Mais c'est personne ! Je suis sorti avec elle à Poudlard et...
- TU LUI PARLES TOUJOURS ?
- N... non.
- Ça va. »
Et, sans un mot de plus, elle reprit sa fourchette.
« Mon pauvre Ron, tu ne sais pas dans quoi tu t'es embarqué, soupira Zabini, amusé.
- Tais-toi, toi ! »
Pansy lui jeta un nouveau regard noir mais cela n'affecta nullement Blaise. Il avait l'habitude du caractère de son amie et cela ne lui faisait plus ni chaud ni froid.
Le reste de la soirée se déroula ainsi. Des petites disputes entre Ron et Pansy, mais Hermione sentait bien que la réconciliation se ferait une fois qu'ils seraient rentrés, des remarques assassines de Blaise, Ginny et Hermione qui riaient devant l'air dépité du Weasley et Harry qui tenta de le soutenir mais qui, n'y tenant plus, finit par exploser de rire lui aussi devant son air déconfit. Après le repas ils jouèrent à un jeu sorcier, à base d'alcool et de cartes. La soirée arriva à son terme quand Ginny et Harry décidèrent de rentrer, la jeune femme commençant à être trop alcoolisée au goût de son petit-ami et de son frère. Elle se mettait en effet à raconter pas mal de moments gênants pour le plus grand bonheur des deux Serpentard. Pansy et Ron en firent de même. La blonde avait beaucoup bu mais elle tenait encore debout. Seuls ses propos n'étaient plus très cohérents.
« Roooooonald ! Semaine prochaine, repas chez moiiii avec vous touuus, fit-elle en englobant l'appartement. »
Et c'est ainsi qu'un nouveau repas fut programmé. Zabini parti en dernier afin d'aider Hermione à ranger. Quelques coups de baguette plus tard, l'appartement était propre. Pensif, le jeune homme s'appuya contre l'îlot central.
« Alors comme ça tu bosses avec Malefoy ?
- Euh... oui.
- Il ne m'avait pas dit que c'était toi, son équipière.
- Il doit sûrement avoir honte, soupira la brune, amère.
- Hmm. »
Il ne lui posa pas plus de questions et, lui souhaitant bonne nuit, transplana à son tour. Hermione fila se glisser sous sa couette. Cette soirée avait été étrange : elle avait reçu, chez elle, deux Serpentard qu'elle n'aimait pas à Poudlard. Qui était, en plus, les deux meilleurs amis de Drago Malefoy. Et au final, ils s'étaient tous très bien entendus et avaient passé une très bonne soirée. Avec une dernière pensée pour ce que lui avait dit Blaise au sujet de Malefoy, elle sombra dans le sommeil.
