magiehp : contente que ça te plaise =)

sarahblue1 : Blaise connait Drago mieux que personne, avec Pansy, du coup il sait qu'il a changé et qu'il a un regard quelque peu différent sur ces histoires de sang :P Et oui, je vois Pansy comme une Serpentard légèrement hystérique sur les bords ahah xD

mama : je n'avais pas écrit de chapitre entre Blaise et Drago mais je pourrais peut-être en rajouter un, je verrais ! Avant de poster, je relis chaque chapitre et je fais des modifications donc je prends note et si je suis inspirée, il y en aura un ! Peut-être pas un chapitre entier, mais au moins un bout ! Et je suis désolée, elle va le faire, huhu... J'espère que tu ne seras pas trop déçue ;)

Milimagine : vu que vous êtes deux à me demander des moments entre Serpentard, je vais essayer d'en intégrer un peu plus, promis =) ! Contente que Ron/Pansy vous plaise en tout cas ! *-* Et oui, Alec est insupportable, il ne faut pas l'aimer, lalala !

Voila, j'espère que ce chapitre va vous plaire ! *-*

• VI

Toc toc toc. Toc toc toc. TOC. TOC. TOC.

Hermione émergea, se demandant qui faisait autant de bruit. A moitié réveillée, elle avait l'impression qu'un scroutt à pétard était entrain de foncer dans sa porte. Elle regarda son réveil et vit qu'on lui avait enlevé quinze minutes de sommeil. Avec un soupir mécontent, elle se leva et se dirigea vers la porte. Qui pouvait venir chez elle un lundi matin à une heure aussi matinale ? Elle regarda rapidement sa tête dans le miroir accroché à la porte. Ses yeux étaient encore à moitié fermés à cause du réveil brutal dont ils avaient été victimes et ses cheveux ébouriffés lui faisaient une crinière de lion. Elle les attacha rapidement en un chignon désordonné, se frotta les yeux, lissa son pyjama et se décida enfin à ouvrir la porte face aux TOC TOC TOC qui devenaient de plus en plus violents.

« Malefoy, soupira-t-elle. Que me vaut ce plaisir ?
- On a une affaire. »

Sans se faire inviter, il entra d'un pas princier dans l'appartement, sûr de son bon droit. Il n'accorda aucun regard à la jeune femme comme si elle n'était là que pour lui ouvrir la porte.

« Fait comme chez toi, marmonna la brune en refermant la porte. »

Malefoy observa l'appartement d'un œil critique. Il était petit, très petit selon lui, car sa chambre même était plus grande que cet endroit, mais aménagé avec goût, il devait bien le reconnaître. L'ambiance qui s'en dégageait était chaleureuse et accueillante. Son inspection finie, il posa son regard sur son équipière et resta surpris face à la vision qui s'offrait à lui. Hermione portait un simple tee-shirt qui n'avait rien de très féminin et un mini-short. Ses cheveux attachés en un rapide chignon dégageaient son visage à peine réveillé. Alors qu'il la détaillait, continuant son examen, une pensée insidieuse s'imposa à lui.

Désirable ? On parle de Granger, mon pauvre Drago. Tu es juste en manque de fille depuis trop longtemps, c'est ça.

Mais même s'il refoula cette pensée, il ne pouvait nier qu'il l'avait trouvée très tentante. Sa tenue dévoilait ses jambes et ses cuisses, laissant libre court à l'imagination du blond. Plus encore, son tee-shirt était tendu par sa poitrine et la pointe de ses tétons se dessinait librement sous le tissu, laissant tout le loisir à ses pensées de dériver et d'imaginer milles et une choses. Vêtue ainsi, elle ne ressemblait plus du tout à une Miss-je-sais-tout insupportable. Oui, même s'il refusait de se le dire, ce qu'il voyait lui plaisait énormément et il du malgré tout faire un effort pour ne pas laisser ses pensées divaguer plus loin.

Sentant que Malefoy la dévisageait, Hermione rougit et se détourna. Elle était loin d'imaginer qu'il pouvait la trouver désirable étant donné que son air hautain et ses yeux impénétrables n'exprimaient rien d'autre qu'un désintérêt immense pour sa petite personne. La brune était gênée de se montrer en pyjama devant son ennemi mais n'avait absolument pas conscience d'à quel point elle était sexy, vêtue ainsi. Elle pensait plutôt qu'il la comparait intérieurement à un épouvantail. La jeune femme se dirigea vers sa cuisine pour se préparer son petit-déjeuner. Elle sentait toujours le regard du blond sur elle mais au moins, elle ne le voyait plus et se sentait moins gênée.

« On a une affaire, répéta-t-il.
- Et ça ne pouvait pas attendre que j'arrive au bureau ? D'ailleurs, comment tu sais que j'habite ici ?
- Pansy.
- Pardon ?
- Pansy. Par ta faute, elle est venue hier me hurler dessus, complètement saoule, en me disant que je n'étais pas un bon ami, que je la décevais, etc. Du grand Pansy. Quand je lui ai demandé qui lui avait dit que j'étais en Angleterre, elle m'a raconté votre petite soirée et m'a appris que tu habitais ici.
- Je vois. »

Qu'il ne fasse aucune remarque sur le fait que ses amis avaient mangé avec des Gryffondor l'étonna mais elle n'en montra rien. Elle nota cependant ce fait et l'intégra dans la case « confirmation des propos de Harry et Ginny.

« Et comment tu sais qu'on a une affaire de si bon matin ?
- J'étais au bureau en avance. »

La brune avait terminé de tout préparer, elle posa deux tasses sur l'îlot, de quoi manger et s'installa sur une chaise, invitant Malefoy à en faire de même en poussant une des tasses de son côté. Ses bonnes habitudes prenaient le dessus. Même si elle le détestait, elle ne pouvait pas le laisser là, debout, planté au milieu de son appartement, pendant qu'elle prenait tranquillement son petit-déjeuner. Elle l'observa et remarqua les cernes qui soulignaient ses yeux. Il n'avait pas beaucoup dormi, ce qui expliquait sa présence si matinale au bureau. Raison de plus pour qu'il déjeune et se réveille avec une bonne tasse de thé. Anglais comme il était, il ne supportait sûrement pas le café.

Malefoy hésita, contemplant la tasse comme s'il s'agissait d'une entité capable de lui lancer un sortilège de mort sur le champ mais consentit finalement à s'installer face à la brune. Il huma prudemment le liquide contenu dans la tasse. L'odeur lui plut car un lueur appréciative passa rapidement dans ses yeux et il porta la tasse à ses lèvres.

« Bon, explique moi ?
- La Brigade de police magique a demandé la présence d'Aurors sur une de leurs affaires. Il y a eu trois meurtres de sorciers né-moldus et, à chaque fois, la marque des ténèbres était tracée à côté des corps.
- Elle n'était pas dans les airs ? s'étonna la brune.
- Non. La Brigade pense que le meurtrier ne cherche pas à afficher ses meurtres à la vue de tous. Il ne s'agit pas, comme lorsque les Mangemorts agissaient sous le Seigneur des Ténèbres, d'indiquer à tous qu'un meurtre a été commis là où se trouve la marque mais plutôt de revendiquer l'assassinat une fois qu'il a été découvert.
- Hm, ça se tient. Une piste ?
- Ils n'en avaient aucune mais j'ai trouvé quelque chose, lâcha-t-il d'une voix traînante. »

Il ne peut vraiment pas s'empêcher de s'attribuer tout le mérite, pensa la jeune femme avec ironie.

« Tous les meurtres ont eu lieu dans un certain périmètre qui ne comprend qu'un village de sorciers. Si on part d'un principe que c'est un Mangemort qui a fait ça, il y a de fortes chances qu'il y habite, donc on devrait commencer par là. »

Hermione hocha la tête et du reconnaître, intérieurement, il était hors de question qu'elle l'avoue à voix haute, que Malefoy avait fait du bon travail.

« Je me prépare et on y va, alors. »

Elle termina son thé d'un trait et, sans un mot de plus, elle attrapa des affaires propres et se dirigea sous la douche.

Pendant ce temps Malefoy en profita pour inspecter un peu plus l'appartement. Il entendit l'eau qui se mettait à couler et du faire un effort pour ne pas penser à son équipière, nue, sous la douche. Le souvenir de ses seins sous son tee-shirt s'imposa à son esprit. Il secoua la tête. Elle avait peut-être changé, était peut-être devenue une femme mais elle restait une Gryffondor insupportable. Qu'il devait supporter. Avec un soupir de mépris, il se mit à farfouiller dans les bibliothèques. Que des livres tous plus inintéressants les uns que les autres, mais cela avait le mérite d'occuper son esprit et de le focaliser sur autre chose que sur le corps de Granger.

« Je ne te dérange pas, ça va ?
- Pas le moins du monde, rétorqua-t-il, hautain. »

La brune avait tiré les rideaux blancs et dévoilé sa chambre. Mais Malefoy n'y fit pas attention, portant plutôt son regard sur la jeune femme qui le fixait d'un œil noir. Elle avait revêtu un simple pantalon, des chaussures plates et un débardeur beige, mais il dut reconnaître qu'elle était...

Belle ? Non mais ça va pas Malefoy. C'est une sa... non, je me suis promis d'arrêter avec ces conneries de sangs. Mais elle reste... Granger.

Inconsciente de ce que se disait Malefoy, Hermione attrapa sa baguette et se tourna vers lui.

« On peut y aller. »

Le jeune homme n'eut aucune réaction montrant qu'il l'avait entendue mais s'avança vers la porte. Hermione prit son courage à deux mains et se décida à faire ce qu'elle aurait du faire la semaine dernière déjà. Elle attrapa le poignet de son équipier pour l'arrêter et le faire se retourner mais celui tressaillit et le retira avec violence. Son changement change alors du tout au tout. Ses yeux étaient devenus de glace et elle le vit serrer les poings pendant qu'il la regardait comme si elle n'existait pas. La Gryffondor le fixa, interdite, blessée par sa réaction. La stupéfaction laissa petit à petit la place à la colère. Mais à quoi s'attendait-elle ? A ce qu'il se laisse toucher par une vulgaire née-moldue ? Qu'elle était idiote. D'une voix beaucoup plus froide qu'elle ne l'aurait voulu, elle déclara néanmoins :

« Je suis désolée pour ce que je t'ai dit la dernière fois. On est équipiers, qu'on le veuille ou non, et on doit bosser ensemble. Autant faire des efforts pour que ça se passe bien.
- D'accord.
- D'accord ! répéta-t-elle, énervée par son manque de réaction face à ses excuses. »

Puis elle ouvrit la porte d'un geste vif et sortit sur le palier.

Malefoy la regarda, sentant son agacement flotter dans l'air. Il avait encore l'impression que la main de Granger était sur son poignet et passa sa propre main sur celui-ci, comme pour faire disparaître le fantôme du contact indésirable. Un rictus lui tordit les lèvres quand il posa les yeux sur l'endroit où elle l'avait touché. Puis, maître de lui-même, comme toujours, il reprit son flegme habituel. Voyant que son équipière marchait d'un pas décidé dans le couloir, il l'interpella d'une voix dégoulinante d'ironie.

« Tu vas où, Granger ?
- Au... »

En effet, elle ne savait pas où il fallait aller. Malefoy s'approcha de sa démarche féline, l'air narquois. Il tendit son bras et attendit que la jeune femme l'attrape pour pouvoir transplaner.

« Granger?
- Quoi ?
- Si tu ne me touche pas, tu pourras pas transplaner et tu ne sais pas où on doit aller.
- Tiens, tu acceptes que je te touche maintenant ? demanda-t-elle, acide. »

Mais elle fit quand même ce qu'il lui avait dit, sans lui accorder un regard de plus. Malefoy resta quelques secondes à la fixer, ne comprenant pas la raison de sa brusque colère. Il était pourtant doué pour cerner les caractères des autres individus. Sauf avec Granger. Il ne pouvait pas prévoir quelles seraient ses réactions et, d'ailleurs, il ne l'avait jamais pu. Comme quand elle l'avait frappé, à Poudlard. A ce souvenir, une honte cuisante monta en lui et il eut presque envie de porter sa main à sa joue. Elle avait beau sembler prude et gentille, il savait qu'une véritable lionne sommeillait en elle mais ne pouvait jamais prévoir quand est-ce qu'elle se réveillerait pour attaquer. Le fait qu'il ne puisse pas lire en Granger aussi bien qu'il lisait en n'importe qu'elle autre fille l'intriguait énormément et son intérêt pour la brune alla en grandissant, en même temps que son agacement à l'idée qu'une femme lui soit impénétrable. Toutes les filles étaient tellement prévisibles. Enfin, toutes celles qu'il avait pu mettre dans son lit. Elles transpiraient de désir dès qu'il apparaissait dans la même pièce qu'elle et il n'avait alors qu'à faire son choix pour choisir celle qui partagerait un court instant avec le Serpentard. Mais la Gryffondor n'était pas ce genre de fille là et elle s'imposait un peu comme un défi. Il fallait qu'il arrive à la comprendre, sans se rendre compte que cet intérêt soudain pour la brune cachait peut-être plus qu'une simple envie de pouvoir prévoir ses réactions.

Cependant il ne fit aucune remarque et transplana.