Marine.v.23 : Merci beaucoup ! =)

Milimagine : Oui je suis d'accord, c'est dommage de ne pas exploiter le fait qu'ils sont une équipe d'Auror. C'est pour ça qu'il y aura des missions, etc !

Maxine3482 : Merciiii ! Et justement, un deuxième chapitre va suivre !

VIII •

Hermione s'éclipsa vers la bibliothèque dès que Pansy et Ron commencèrent à se chamailler. Elle était arrivée un peu en avance chez la Parkinson et celle-ci avait tenu à lui faire visiter son manoir. De taille modeste, il était cependant agréable et chaleureux, au plus grand étonnement de la brune qui se disait sérieusement qu'elle devait réviser ses préjugés. Puis elles étaient retournées au salon et le couple avait commencé à se disputer alors elle s'était discrètement éloignée. Hermione sourit néanmoins à cette image. Ils avaient beau se crier dessus à tout va, ça n'était pas sérieux et ça ne durait pas bien longtemps.

La jeune femme referma la porte derrière elle. La bibliothèque était immense avec de grandes étagères qui montaient jusqu'au plafond et une échelle pour accéder aux plus hauts rayons. Dès qu'elle avait vu cette pièce, Hermione n'avait eu qu'une envie : y retourner. Immédiatement la Gryffondor se perdit dans les livres. Elle passait les rayons un à un, lisant les titres, notant mentalement ceux qu'elle demanderait à Pansy de lui prêter. Il y en avait un nombre incalculable et Hermione espéra avoir un jour une maison assez grande pour lui permettre de dédier une pièce à ses livres. Elle n'en n'ouvrit cependant aucun, sachant qu'elle serait ensuite plongée dans sa lecture et qu'elle n'aurait aucune envie d'en sortir.

« Toujours fourrée dans les bouquins, Granger ? »

Hermione sursauta. Elle n'avait entendu personne entrer. Elle se retourna pour faire face au blond qui la regardait, narquois.

« Toujours derrière moi, Malefoy ? Je vais finir par croire que tu ne peux plus te passer de moi. »

Les deux Aurors étaient rentrés de leur mission depuis quelques jours déjà. Malgré sa cheville, Hermione avait insisté pour assister à l'interrogatoire. Le Mangemort n'avait pas chercher à cacher ce qu'il avait fait, au contraire. Il avait rapidement avoué – avec fierté, au plus grand dam de la jeune femme – qu'il était le meurtrier. Affaire classée. Malefoy avait ensuite insisté pour l'accompagner à Sainte-Mangouste, à sa grande surpris et ne l'avait laissée qu'une fois sa cheville soignée. Le reste de la semaine avait été plutôt calme car les tensions entre les deux sorciers s'étaient apaisées, même s'ils étaient encore bien loin d'être deux équipiers aussi soudés que les autres.

« Dans tes rêves, Granger.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Il me semble être invité au dîner de Pansy, ironisa-t-il. »

La jeune femme leva les yeux au ciel. Bien sûr qu'elle se doutait qu'il serait invité, mais ça n'expliquait pas sa présence dans cette bibliothèque. Le Serpentard le savait bien, mais il ne pouvait pas révéler la réelle raison qui l'avait poussé à pénétrer dans cette pièce. Dire à Granger qu'il l'avait vue dans le couloir alors qu'il pénétrait dans le manoir et qu'il avait préféré la suivre plutôt que d'interrompre les réconciliations poussées de Weasmoche et Pansy n'était aucunement envisageable. Il préférait se dire qu'il était arrivé ici par pur hasard que par envie de voir et de parler avec la Gryffondor.

« Et Weasley et Pansy sont encore entrain de se taper dessus. Sauf que, la connaissant, ils vont finir par se sauter dessus. Si tu vois ce que je veux dire, termina-t-il de sa voix traînante. »

Hermione rougit face au sous-entendu pour le plus grand bonheur de Malefoy qui afficha un sourire sarcastique.

« Que tu es prude. »

Elle ne répliqua pas et s'installa dans un fauteuil. Hors de question qu'elle retourne dans le salon si le couple était entrain de se réconcilier.

« Malefoy ?
- Hm ?
- Tu me détestes ? »

La question était sortie toute seule et Hermione se sentit de nouveau rougir. Malefoy ne laissa rien paraître d'autre qu'un sourcil levé, interrogateur. Il s'avança, de sa démarche féline, jusqu'à un fauteuil face à la brune et s'y assit.

« Pourquoi tu dis ça ? »

Hermione soupira, cherchant ses mots. Elle ne pouvait plus se défiler, maintenant qu'elle avait posé cette question. Malefoy ne la laisserait pas en paix si elle répondait un « Non, rien, laisse tomber ». Prenant un ton neutre, elle évoqua les raisons qui lui faisaient penser cela.

« Déjà, il y a Poudlard. Et puis j'ai l'impression que tu refuses que je t'approche, que je te parle. Mon contact te dégoûte et tu passes ton temps à me chercher ou à me crier dessus. Si nous sommes incapables de nous entendre, autant nous l'avouer tout de suite, nous ne ferons rien de bien si nous ne pouvons pas coopérer. »

Malefoy resta silencieux un instant puis finit par secouer la tête, comme si lui-même n'arrivait pas à croire ce qu'il allait dire, ce qui était le cas. Il avait détesté cette née-moldue durant leurs sept années à Poudlard et l'avait même haïe quand elle avait osé porter la main sur lui. Mais huit ans avait passé. Il avait eu le temps de changer – et elle aussi.

« Je ne te déteste pas. »

Un silence. Puis :

« Quand je suis revenu en Angleterre et qu'on m'a annoncé que tu allais être mon équipière, j'étais loin d'être heureux. Mais je me suis dit que je pouvais faire des efforts. Puis tu l'as appris et ta haine était tellement évidente que je me suis demandé à quoi cela servait et j'ai mis mes bonnes résolutions de côté. »

Par Salazar Serpentard, heureusement que son père ne pouvait pas l'entendre. Un Malefoy ne prenait pas de bonnes résolutions. Un Malefoy n'avouait pas tout ce qu'il venait de dire. Étrangement, il n'en ressentait aucune gêne, attendant simplement la réponse de la brune.

« Mais je me suis déjà excusée ! soupira Hermione.
- Ce n'est pas suffisant, lâcha le blond, subitement décidé à la titiller.
- Et que faut-il que je fasse ?
- Que tu te mettes à genoux et que tu demandes pardon au grand et beau Malefoy ! fit-il le plus sérieusement du monde, sans même l'ombre d'un sourire qui aurait pu indiquer à Hermione qu'il plaisantait. »

Hermione le regarda, incrédule.

« Jamais de la vie ! se récria-t-elle. »

Le jeune homme se leva d'un bond, comme une panthère bondit sur sa proie, et s'appuya sur les accoudoirs du fauteuil où elle était assise. Il se pencha jusqu'à ce que leur nez ne soient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.

« Tu es trop crédule. »

Hermione se rendit compte qu'elle retenait sa respiration quand Malefoy s'écarta. Elle se mit à respirer normalement et se leva à son tour. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. Son visage avait été si proche du sien... ses deux yeux gris, si peu expressifs, et ses lèvres, à moins d'un centimètre des siennes, son parfum qui montait jusqu'à ses narines et qu'elle avait respiré avidement.

Non, secoue-toi Hermione !

La jeune femme se refusa à penser à nouveau à Malefoy si proche d'elle, même si l'idée était plaisante, surtout que son imagination ne demandait que ça, et le fixa encore quelques secondes. Il venait de plaisanter avec elle, elle devait plutôt interpréter cela comme un bon signe. Autant en profiter.

« Bon, on fait la paix alors ? »

Malefoy la fixa un instant puis hocha lentement la tête. Hermione lui tendit sa main et il la regarda, se demandant si elle devenait folle.

« Que veux-tu que je fasse de ta main, Granger ?
- Tu dois la serrer, expliqua-t-elle.
- Pourquoi ?
- Parce que ça scelle un accord, une promesse.
- La seule façon que je connais de sceller efficacement une promesse c'est de faire un Serment Inviolable, répliqua-t-il.
- C'est un moyen un peu extrême. Serre-moi la main, Malefoy. »

Le Serpentard lui jeta encore un regard sceptique puis se décida à obéir à la demande de la brune et lui serra la main. Il la tira alors contre lui et se pencha jusqu'à son oreille pour lui souffler : « On fait la paix. » Son souffle déclencha une série de frissons chez la jeune femme mais Malefoy était déjà parti à grandes enjambées et ne s'en rendit pas compte. Hermione resta dans la bibliothèque, tentant vainement de maîtriser les frissons qui la parcourait ainsi que la drôle de sensation qui lui serrait le ventre.

Dans un des couloirs, Malefoy s'était adossé contre un mur et respirait fortement, les yeux fermés, essayant de calmer les battements de son cœur. Cette satanée Gryffondor avait le don de le faire réagir impulsivement. Normalement il calculait chacun de ses gestes et de ses mots mais, avec elle, il en faisait trop, en disait trop. Il ne maîtrisait plus ni sa colère, ni son envie de la taquiner. Il n'arrivait plus à contrôler son envie de violence envers elle quand elle l'énervait, ni son envie de la toucher quand ce n'était pas le cas. Il avait du mettre toutes ses forces pour garder le contrôle de son corps et ne pas caresser sa peau qui semblait si douce lorsqu'il s'était penchée au-dessus d'elle, assise dans son fauteuil.

Mais qu'est-ce qu'il t'arrive mon pauvre Drago ?

Quand Hermione revint dans le salon, Harry et Ginny étaient là, ainsi que Blaise, mais Malefoy n'étaient pas réapparu. Elles s'isolèrent aussitôt avec Ginny, cette dernière fourrant un verre semblable à celui qu'elle tenait dans la main de sa meilleure amie.

« Alors, cette mission ? demanda-t-elle aussitôt. Harry m'a dit que vous aviez arrêté un Mangemort !
- En effet. Mais ce ne fut pas de tout repos, Malefoy me tapait sur les nerfs.
- Tapait ?
- Je crois qu'on vient de faire une sorte de trêve, expliqua-t-elle, sourcils froncés, comme si elle même n'y croyait pas. »

Pansy les rejoignit, intriguée par ce qu'elles tramaient.

« De quoi vous parliez ?
- De l'équipe que forment Malefoy et Hermione.
- Il paraît que tu lui tapes sur les nerfs, lâcha Pansy, égale à elle-même.
- Quoi ? s'étrangla Hermione. Parce que lui est un ange peut-être. »

Le concerné était revenu dans la pièce, entre temps, et elle lui jeta un regard noir qu'il ne vit pas, occupé à discuter avec Blaise.

« Ce n'est peut-être pas un ange au niveau du caractère mais au niveau du physique...
- Gin !
- Hermione ! Est-ce que tu l'as bien regardé depuis un mois que tu travailles avec lui ? »

Hermione regarda Ginny qui la contemplait comme si elle avait un problème. Alors elle reporta son regard sur Malefoy. Il était vrai qu'à part ses yeux, elle ne l'avait jamais observé, trop énervé par son comportement. Malefoy avait grandit, il la dépassait de presque une tête, ce qui agaçait prodigieusement Hermione qui devait toujours lever les yeux vers lui, même quand elle était énervée. Ses cheveux blonds étaient coiffés dans un savant coiffé/décoiffé et quelques mèches tombaient sur ses yeux qu'elle avait si souvent observés. Des yeux gris qui passaient de l'amusement à la colère en une seconde. Ses lèvres se tordaient souvent un rictus amusé mais elles restaient la plupart du temps droites. Elles n'en étaient pas moins attirantes et Hermione se fit violence pour ne pas laisser son imagination aller trop loin. Il était simplement vêtu d'un t-shirt et d'un pantalon – à la mode moldue qui avait gagné le monde sorcier, les robes étaient trop lourdes, trop chaudes, et pas du tout pratiques – mais Hermione pouvait voir que – comme cela avait été le cas pour elle qui avait pris un corps plus élancé et svelte – l'entraînement d'Auror l'avait musclé. Elle déglutit et refusa à nouveau le droit à son imagination de dessiner le corps du Serpentard dans son esprit à partir de ce qu'elle devinait.

« Arrête de baver, Mione, rigola Ginny.
- Je ne bave pas ! répliqua-t-elle, outrée et gênée à la fois.
- Alors, avoue qu'il est pas mal.
- Peut-être, grogna-t-elle, de mauvaise foi. Il n'en reste pas moins insupportable. »

Pansy et Ginny éclatèrent de rire. Hermione devait bien s'avouer que sa meilleure amie avait raison. Malefoy était diablement attirant. Elle aurait préféré ne pas s'en rendre compte parce que, quand il tourna les yeux et qu'il croisa son regard, elle se sentit rougir comme jamais.

Le blond était finalement revenu dans le salon une fois qu'il s'était sentit plus calme et maître de lui-même, comme cela était toujours le cas, normalement. Pansy et Weasmoche s'étaient mieux tenus qu'il ne l'avait pensé puisqu'ils étaient là, et non pas enfermés dans une des innombrable chambres du manoir, ainsi que Harry et sa rouquine de petite-amie, Ginny. Il les salua amicalement – ne pouvant à nouveau s'empêcher de penser que son père le déshériterait s'il savait qu'il était ami avec Potter – puis rejoignit Blaise après s'être servit une généreuse portion de Whisky pur feu. Depuis qu'il avait travaillé avec lui sur une affaire, en France, Drago reconnaissait que Harry n'était pas si agaçant et débile qu'il l'avait pensé à Poudlard. Mais ça, il ne le lui dirait jamais directement. Quant à Ginny, il devait admettre qu'elle était vive d'esprit et gentille. Le fait qu'elle soit douée et passionnée par le Quidditch leur donnait un point commun supplémentaire. Et puis, que Pansy ait choisi un Weasley comme petit-ami lui laissait croire que Ron n'était peut-être pas aussi idiot qu'il le pensait à Poudlard.

« Tu es toujours en vie, et Hermione aussi. Dois-je en conclure que la mission s'est bien passée ? interrogea Blaise, d'une voix neutre mais avec un sourire amusé. »

Drago n'avait pas eu le temps de voir son meilleur ami avant le départ en mission mais il avait pu lui envoyer un long hibou dans lequel il se plaignait à l'avance qu'il allait devoir supporter cette agaçante Granger. En des termes beaucoup moins aimables.

« Non, c'était une horreur. Je refuse de rester à nouveau enfermé aussi longtemps avec Granger.
- Je crois savoir que tu l'as gentiment accompagnée à Sainte-Mangouste, pourtant, fit Blaise, innocemment. »

Drago lui jeta un regard agacé. Blaise était doué pour être au courant de tout, tout le temps. Au plus grand malheur de Malefoy qui aurait aimé, parfois, pouvoir garder certaines choses pour lui. Mais Zabini ne le jugeait jamais – et l'inverse était vrai également – et gardait toujours ses secrets pour lui. Ce qui n'était pas le cas de Pansy, incapable de tenir sa langue.

« Elle avait la cheville cassée, expliqua Drago, comme si cela justifiait tout.
- C'est vrai que tu as pour habitude d'accompagner toutes les chevilles cassées à l'hôpital. Et tu vas me dire que tu ne l'as pas croisée dans le couloir ? Pourtant vous êtes revenus à, quoi ?, cinq minutes d'intervalles ?
- Elle s'était rendue dans la bibliothèque et j'y étais par hasard, fit le blond en jetant un nouveau regard furieux au sorcier présent à ses côtés.
- Par hasard, répéta Blaise d'un ton qui ne laissait aucun doute quant à ce qu'il pensait de la véracité des dires de son ami. Et que s'est-il passé, dans cette bibliothèque ?
- Elle a voulu faire la paix, avoua Drago pour se débarrasser au plus vite du Serpentard, trop curieux à son goût. »

Mais aussi pour ne pas avoir à parler de tous les détails et pour ne pas avoir à avouer son manque de contrôle face à Granger. Il refusait de voir l'étincelle d'ironie briller dans les yeux de Blaise pendant qu'il le fixerait d'un air entendu. De plus, lui-même ne savait pas ce que cela signifiait et, comme toujours, Blaise serait persuadé de le savoir, lui. Non, il allait garder les détails pour lui.

Il sentit un regard peser sur lui et croisa les yeux noisettes, pensifs, de la Gryffondor, posés sur lui. Il ne détourna pas les yeux, et ne vit donc pas que Blaise les regardait, lui et Hermione, alternativement, comme si la scène qu'il avait sous les yeux lui parlait et qu'il venait de prendre conscience de quelque chose.

Comme Hermione se mettait à rougir en voyant que Drago lui rendait son regard, ce dernier ne voulut pas arranger les choses, ravi de cet effet. Il ne la lâcha donc pas des yeux et elle en fit de même, refusant de détourner le regard en première, même si ses joues la brûlaient. Pansy la tira de son embarras en annonçant le repas. Hermione tourna rapidement la tête, soulagée d'échapper aux yeux gris, inquisiteurs et moqueurs, du Serpentard.

Son soulagement fut de courte durée car elle se retrouva attablée entre Malefoy et Blaise. En face d'elle, Ginny lui adressa un grand sourire. La jeune femme passa le repas à éviter le moindre contact avec Malefoy car dès que leur peau se touchaient, elle était prise de légers frissons. Au moins, elle pouvait mettre ça sur le compte de la fraîcheur qui arrivait avec le coucher du soleil et les baies vitrées grandes ouvertes. A la fin du repas, ils avaient bien mangé et bien bu. Pansy insista pour qu'ils jouent à un jeu sorcier et se hâta d'aller préparer ce qu'il fallait, laissant le soin à son elfe de maison de tout nettoyer, ce qu'il fit en un claquement de doigt.

Hermione en profita pour rester sur la terrasse à observer ce que l'on pouvait encore voir du jardin et fut rejointe par Blaise qui resta quelques instants sans parler.

« Il paraît que ça va mieux, avec Drago ?
- J'ai l'impression que c'est le sujet de conversation préféré, dans cette maison, marmonna la brune.
- Peut-être parce que vous êtes les deux qui sont le plus en conflit.
- Comment ça ?
- Pansy s'entend avec tout le monde – en même temps qui voudrait l'avoir comme ennemie. »

La Gryffondor eut un petit rire.

« Je m'entend également bien avec vous tous, mais ça c'est parce que je suis supérieurement intelligent et mignon.
- Prétentieux ! fit-elle en riant et en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
- Et Drago s'entend bien avec Harry depuis qu'ils ont travaillé ensemble, il est mon meilleur ami et celui de Pansy, Ron semble l'avoir accepté et Ginny rigole bien avec lui. Il n'y que vous deux qui passez votre temps à vous disputer.
- Et Ron et Pansy alors ? »

Ce fut au tour de Blaise de rire, reconnaissant qu'elle était loin d'avoir tort.

« Je suis sûr que vous pourriez vous entendre, si vous faisiez un effort.
- On a déjà décidé de faire la paix, c'est pas mal comme effort, railla la jeune femme.
- En effet. C'est pas mal, pour le moment, fit-il, songeur. »

Pansy les appela pour qu'ils viennent jouer et Hermione ne put pas l'interroger plus sur ce que sa phrase sous-entendait. Blaise passa son bras autour de son épaule et l'entraîna vers le salon. Encore une fois, elle se trouva à côté de Malefoy, à croire qu'ils le faisaient exprès.

« Alors, il te plaît Blaise ? chuchota Malefoy à son oreille.
- Cesse de dire des bêtises. C'est un bon ami, et j'ai déjà quelqu'un ! »

Elle ne sut dire pourquoi, mais elle sentit que sa réponse ne lui plaisait guère.