Xata : Haaaan merci beaucoup ! J'arrive pas à savoir si je respecte bien les caractères, parce que je me laisse peut-être influencée par la manière dont moi je réagirais, alors le compliment me touche vraiment !
Milimagine : Ahah. En fait, j'écrivais une partie où Hermione en avait marre des changements d'humeur de Drago et du fait qu'il l'envoyait bouler après avoir été gentil et elle se disait "Quand on fait un pas en avant, on en fait deux en arrière" et je me suis dit que ça ferait un bon titre !
Pencilcase.03 : Alec reviendra, en effet. Ce qui n'empêchera pas forcément Drago et Hermione de se sauter dessus, vous verrez !
Maxine3482 : Je suis sûre que, s'il a ce fantasme, il a déjà du le réaliser, déluré comme il est.
Et sinon, j'ai envie d'écrire un autre Dramione - oui, quand je commence, je suis comme une droguée incapable de s'arrêter ! - qui se passerait cette fois-ci à Poudlard, juste après la Bataille Finale. Donc je voulais savoir s'il y avait quelque chose que vous adoreriez voir dans une fanfiction, des choses qui vous agacent, des suggestions... Bref, hésitez pas à donner vos avis =D
Et bonne lecture !
• XI •
Ils avaient fait le tour de la maison, en large, en long et en travers. Le deuxième étage semblait être occupé uniquement par les appartements et une grande bibliothèque ainsi qu'un salon où étaient disposés plusieurs fauteuils et des tables basses. Le rez-de-chaussé comportait une immense cuisine ainsi qu'une salle à manger qui comportait une seule et unique grande table et plusieurs bancs de chaque côtés. Il y avait d'autres petites pièces qui formaient autant de salons. Face à la porte d'entrée se trouvait une baie vitrée coulissante qui donnait sur une grande terrasse où, là encore, étaient disposées des chaises et des tables. La terrasse donnait sur l'arrière du domaine. Un jardin s'étendait à perte de vue, bordé par deux forêts dont on ne voyait pas le bout mais qui semblaient se rejoindre en face d'eux, au bout du jardin qui était plutôt un parc, vu sa taille. Pourtant, ils étaient surélevés par rapport au reste du terrain. Mais partout où ils regardaient ce n'était qu'arbres ou herbe. La visite ne leur prit qu'une heure et ils décidèrent de s'asseoir dans l'herbe, délaissant la terrasse et ses sièges.
« Tu as remarqué que nous étions le seul binôme mixte ? demanda la brune. »
Malefoy hocha la tête. Hermione cogita encore un instant : elle ne savait pas si c'était un avantage ou un inconvénient. Pour le lit, c'était un désavantage en tout cas. Pour le reste... tout, dans leur binôme, pouvait être un avantage ou un inconvénient. Leurs différences pouvaient devenir complémentaires où creuser un fossé entre eux, leur passé pouvait leur être utile ou néfaste, le fait qu'ils connaissent les pires défauts de l'autre pouvait les aider à mieux se comprendre ou à mieux se haïr. C'était quitte ou double.
« Que vont-ils nous demander, à ton avis ?
Des épreuves qui demanderont de la coopération entre les équipiers, répondit Malefoy.
Est-ce qu'on va être en compétition avec les autres ?
Je pense. Pour nous pousser à travailler main dans la main afin d'être les meilleurs. »
La jeune femme approuva. Elle espérait qu'elle arriverait à mettre ses différents de côté pour former une vraie équipe avec Malefoy. Elle savait qu'ils étaient tous deux prompts à s'enflammer et cela pouvait les desservir. Mais ils étaient tous deux de bons Aurors, de très bons Aurors même.
« Je parie que tu vas passer tout ton séjour dans la bibliothèque dès que tu en auras le temps, railla le blond.
Même pas vrai ! répliqua-t-elle, outrée. »
Et pour appuyer ses propos, elle lui envoya une poignée d'herbe à la figure. Le jeune homme se figea et elle en fit de même, craignant un accès de colère. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il bondisse sur elle, d'un mouvement vif et rapide, afin de l'immobiliser au sol. Ses genoux maintenant les bras de la jeune femme contre le sol et, de ses mains libres, il lui fit manger de l'herbe. Hermione crachota pour ne pas en avaler mais il était impitoyable.
« Dis que tu es désolée et que tu ne lanceras plus de l'herbe sur le grand et beau Malefoy et j'arrête !
Jmefui fdaifoflmé jfmefe flanfefaiflu fmerme sflu fle fané fo Maflefoy.
Pardon, je n'ai pas entendu ? »
Elle cracha l'herbe qui lui restait encore dans la bouche pour articuler et le blond lui laissa ce répit afin de pouvoir entendre la phrase.
« Je suis désolée et je ne lancerais plus d'herbe sur le grand et beau Malefoy.
Il était temps que tu le reconnaisses, fit-il en se relevant d'un air triomphant. »
Hermione s'assit et enleva le moindre brin d'herbe de sa bouche. Elle releva les yeux et lança un regard noir mais amusé au jeune homme, se promettant que sa vengeance serait terrible. C'est alors qu'elle fut attirée par une cicatrice sur son poignet.
« Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-elle en lui attrapant le poignet. »
Mais Malefoy se dégagea violemment et sauta sur ses pieds. Il baissa la tête et la brune vit que son regard était voilé. Il était redevenu froid et distant. Il s'éloigna à grandes enjambées et rentra dans la maison, sous le regard atterré et énervé de la Gryffondor. Avec un soupir, Hermione se releva à son tour. Il était trop lunatique et imprévisible. Un moment tout allait bien et un mot suffisait à le rend froid. D'un geste futile, elle donna un coup de pied dans le sol puis croisa les pieds, le regard fixé sur l'horizon. Il ne fallait pas qu'elle s'énerve. Ils étaient là pour devenir une équipe, et le binôme aurait déjà assez à faire avec les colères de l'un des deux Aurors. Pas la peine qu'elle en rajoute une couche en laissant sa fierté lui dicter sa conduite. Se mordant la lèvre, elle se rendit compte qu'elle était entrain de faire des efforts pour ne pas se disputer avec Malefoy. Quand en était-elle arrivée là ? Secouant la tête, elle soupira. Puis elle se détourna du paysage et se rendit devant la maison car il était bientôt onze heures. Malefoy était déjà là, distant et impassible. Elle se plaça à ses côtés et resta silencieuse un moment. Les excuses lui brûlaient les lèvres. Elle ne voulait pas s'excuser d'avoir fait quelque chose de mal, non, car elle n'avait pas l'impression d'avoir mal agit. Mais plutôt s'excuser d'avoir réveillé quelque souvenir ou émotion désagréable chez lui.
« Désolée, chuchota-t-elle finalement. »
Malefoy planta ses yeux gris dans ceux de la brune. En voyant ces deux ronds noisettes, il ne put rester énervé. Après tout, elle ne savait pas. Et elle dégageait une aura qui l'incitait à faire la paix, alors qu'il était plutôt du genre rancunier et impardonnable. Il secoua la tête et lui toucha la main pour lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas. Et il fut parfaitement conscient du frisson qui gagna la Gryffondor même si elle ne se rendit pas compte que Malefoy avait une réaction similaire. Grâce à ce geste, tout était arrangé et le coup de colère du Serpentard était oublié.
Quelques minutes plus tard, les autres binômes arrivèrent puis ce fut au tour de la sorcière qui les avait accueillit. Elle était accompagné d'un autre sorcier qui aurait certainement pu porter Hermione d'une main et Malefoy de l'autre. Il était chauve, grand, tout en muscles et portait des lunettes noires sur son nez. Hermione se retint de rire. Il devait avoir regardé des films d'espionnage parce que ça faisait très espion moldu. Il jaugea les Aurors qui lui faisaient face pendant quelques instants.
« Bonjour et bienvenue. Je suis l'Auror Mc Farling et voici mon équipière, l'Auror FitzSimmons. Vous êtes priés de nous appeler ainsi lorsque vous vous adressez à nous. »
La brune se mordit les joues pour ne pas rire. Vraiment, on oscillait entre l'espionnage et l'armée là. Si on remplaçait Auror par Soldat, on aurait pu se croire dans une caserne de militaires.
« Ce camp a pour but de faire de vous une vraie équipe, sans quoi vos missions ne pourront pas se dérouler aussi bien que possible. Vous êtes sûrement de très bons Aurors, mais sans une confiance absolue envers votre binôme, vous ne serez jamais excellents. »
Il fit une pause et Hermione en profita pour regarder les réactions des autres équipes. Les jumelles étaient entrain de sourire et de lever les yeux au ciel mais, hormis elle, tous les autres avaient l'air concentré.
« Vous ne savez pas pour combien de temps vous êtes ici, et c'est normal. Le but n'est pas d'attendre impatiemment la fin du séjour mais de tout faire pour devenir une bonne équipe au plus vite. Bien, si vous avez la moindre question, vous pourrez nous la poser. Pour le moment, vous allez chacun prendre un des portoloins qui se trouvent ici. Fit-il en pointant coin d'herbe du doigt. Ils vous emmèneront dans un endroit et vous aurez l'après-midi pour retrouver votre chemin. En mettant vos effort en commun et en travaillant en binôme, bien sûr. Il est interdit de transplaner et vous avez tout intérêt à travailler à deux. J'espère que vous avez pris le temps de bien déjeuner car vous ne mangerez qu'une fois de retour. Je ne vous en dit pas plus. Bonne chance. »
Les deux Aurors s'écartèrent pour laisser les équipes aller jusqu'aux portoloins. Malefoy attrapa une vielle chaussette et revint vers Hermione qui en attrapa un bout. Ils ne dirent mot, attendant la sensation familière qui les ferait changer de lieux. Elle ne tarda pas à arriver. Quelques secondes plus tard, tout redevenait stable. Ou presque. La brune pensait toucher terre mais ses pieds ne rencontrèrent que du vide. Elle sentit son estomac se détacher du reste de son corps pendant qu'elle chutait. Cela lui sembla durer une éternité mais il ne s'était passé qu'une seconde ou deux entre le moment où elle était tombée et le moment où son dos rencontra la terre ferme. L'impact lui coupa le souffle mais elle n'eut pas le temps de se reprendre car elle avait atterrit dans une pente. Elle roula pendant un temps incertain mais finit par s'arrêter lorsque le terrain redevint plat. Là encore, elle n'eut pas le temps de souffler. Une masse indistincte arrivait à toute vitesse et s'écrasa sur elle.
« AÎE !
Désolé Granger. »
Malefoy avait dévalé la pente, comme elle et il se trouvait maintenant allongé sur elle. Hermione se sentit rougir pendant que ces yeux gris ne la lâchaient pas et la douleur lui sembla à présent bien lointaine. Malgré la position inconfortable, la proximité du corps de son équipier était plutôt... confortable. Le blond se redressa et l'aida à en faire de même pendant qu'elle se maudissait d'apprécier autant le contact de l'ancien Serpentard et son corps qui la trahissait à chaque fois. Ils restèrent là, indécis quant à la direction à prendre. Sa baguette en main, Hermione se mit à tracer un plan grossier dans la terre. Son dos l'élançait, elle aurait sûrement un gros bleu au niveau des côtes, là où Malefoy lui était rentré dedans mais, hormis cela, elle allait bien. Quant au blond, il tenait une main posée sur ses côtes, une grimace douloureuse lui tordant les lèvres. Mais il n'émit aucune protestation et refoula la douleur au plus profond de lui-même.
« Bon, de ce qu'on a vu ce matin, il y a la maison entourée d'un immense champ lui-même entouré d'une immense forêt dans laquelle on se trouve, visiblement. »
Le Serpentard hocha la tête.
« Le problème, continua-t-il, c'est qu'on ne sait pas où l'on est par rapport à la maison. Je pense qu'on est en bas, on a bien vu que, du côté de la terrasse, ce n'était qu'une pente. On doit se trouver de ce côté là. Mais est-ce qu'on est à gauche, à droite... Parce que si la forêt forme un cercle, on pourrait continuer tout droit et rester dans la forêt jusqu'à demain. »
Hermione soupira et jeta un coup d'œil circulaire. Ils étaient entourés d'arbre mais rien qui puisse leur indiquer où il se trouvait. Sauf si...
« J'ai une idée ! s'exclama-t-elle.
Hm ?
Je vais grimper à un des arbres pour voir où nous sommes. Il sont immenses, en montant tout en haut je devrais réussir à voir notre position.
Sûrement pas, ordonna Malefoy, ferme.
Pourquoi ?
Et si tu tombes ? Je me retrouve avec ton cadavre pour faire le chemin du retour, ironisa-t-il.
Tu seras là pour me rattraper. Ecoute, je suis plus légère, donc pour les branches fines tout en haut, il est préférable que ce soit moi qui monte.
Insinues-tu que je suis gros ?
Non pas gros euh... musclé. »
Le regard plein de sous-entendus qu'il lui lança la fit rougir à nouveau.
« Il y a quand même un problème, Granger. Le temps que tu montes là-haut, la nuit sera tombée. »
Il exagérait un peu mais, dans le fond, il n'avait pas tort. Hermione cogita encore un instant. Elle était sûre que c'était une bonne solution.
« Fais-moi léviter.
Pardon ?
Fais-moi léviter, Malefoy. Un Wingardium Leviosa ou un Levicorpus et tu m'envoies tout en haut puis tu me fais redescendre. Aucun risque que je retombe et j'y serais plus rapidement.
Tu as peut-être mérité ta réputation de Miss-je-sais-tout, en fait. »
Ça sonnait plus comme un compliment que comme une pique et Hermione se sentit assez fière d'elle. Malefoy lui lança le sort et elle se sentit léviter. Le sol s'éloignait de plus en plus. Heureusement qu'elle n'était pas montée par elle-même parce qu'elle sentait le vertige la gagner. Au lieu de regarder le sol, elle se concentra sur le sommet de l'arbre. Quelques branches lui cinglaient le visage et elle sentit une goutte de sang tomber sur ses lèvres. Elle arriva enfin au sommet et s'accrocha au tronc comme si sa vie en dépendait. Elle pouvait presque entendre Malefoy se moquer d'elle. Prudemment, elle se hissa sur ses pieds pour voir ce qu'il y avait autour d'eux. L'arbre qu'ils avaient choisis était très grand et dépassait largement les autres. Néanmoins, elle ne voyait que de la forêt, partout. Sauf... Elle plissa les yeux. Il y avait un carré d'herbe, là-bas. Pour l'atteindre, ils devaient remonter la pente et marcher tout droit en se décalant un peu vers la gauche. Mais elle ne pouvait en voir plus. Ils devaient être très bas car la pente pleine d'arbres lui cachait le reste. Au moins, ils avaient une première direction : l'Est.
Elle envoya une gerbe d'étincelle pour faire comprendre au Serpentard qu'il pouvait la faire redescendre. Elle poussa un soupir de soulagement en sentant le sol sous ses pieds et rouvrit les yeux. Malefoy était juste devant elle et passait son pouce sur une blessure.
« Heureusement que je n'y suis pas allé, mon magnifique visage aurait été défiguré, lâcha-t-il d'une voix sarcastique, qui détonnait avec son geste si doux. »
Hermione lui planta deux doigts dans les côtes, le faisant sursauter et éloignant l'agréable gêne qu'elle avait ressentie.
« Aïe !
Ça t'apprendra. Bon, par rapport à la maison je pense qu'on est en bas à droite. Donc il faut marcher vers l'est. Je n'ai pu voir qu'un peu d'herbe, on est assez bas et la pente d'arbres cache ce qu'il y a en haut.
Allons-y alors. »
Ils entamèrent donc l'ascension de la pente qu'ils avaient dévalée précédemment. Ils s'accrochaient aux arbres, se tiraient mutuellement pour aider l'autre et progressèrent plutôt rapidement. Hermione arriva la première en haut de cette pente très raide et essaya d'attraper la main de Malefoy. Elle la rata de quelques centimètres mais se rattrapa à son poignet. Elle voulut l'aider à grimper le dernier mètres mais dès que ses doigts s'étaient enroulés autour du poignet du jeune homme, il avait eu la même réaction que dans la matinée. Il retira son poignet avec une telle violence que Hermione manqua de tomber. Elle se retint à une branche mais lui avait perdu l'équilibre et glissa de plusieurs mètres avant de s'accrocher à une branche.
« Malefoy, ça va ? »
Il ne lui répondit pas mais son teint était livide. La brune attrapa sa baguette et le fit léviter pour le faire s'asseoir à côté d'elle. Au moins, la pente était moins raide, ils étaient plus stables et elle pourrait comprendre pourquoi il était devenu si pâle que s'en était presque transparent. Elle voulu relever sa tête pour croiser son regard mais il fit un mouvement sec pour l'éviter.
« Lâche-moi, Granger. »
Sa voix était glacée et pleine de colère. Hermione fut tout d'abord abasourdie avant de sentir la colère monter. Pour qui se prenait-il ? Elle laissait sa fierté de côté afin de s'excuser et de ne pas compliquer la tâche que Williamson leur avait imposé, elle s'excusait d'un geste qui n'avait rien de grave, elle voulait l'aider, et lui se montrait ingrat. Elle ne méritait pas son mépris et, d'ailleurs, elle le refusait. Quand elle croisa le regard plein de reproches du blond, elle explosa.
« MAIS C'EST QUOI TON PROBLEME A LA FIN ? JE VEUX T'AIDER ET TOI TU ME REGARDES COMME SI JE VENAIS D'ESSAYER DE TE TUER. »
Elle reprit son souffle, ses yeux lançant des éclairs sur un Malefoy qui venait enfin de relever la tête, surpris par ce brusque éclat de colère.
« Je ne te comprend pas, reprit-elle d'une voix plus calme mais toujours autant énervée, si ce n'est plus. Qu'est-ce que j'ai encore fait de mal ? J'ai juste voulu t'aider à grimper le dernier mètre plus vite et là tu me traites comme si j'étais la pire chose que tu ais croisé dans ta vie. Je ne m'excuserais pas, cette fois-ci. Fais ce que tu veux, mais je refuse de former une équiper avec un sale type comme toi, ingrat et lunatique. »
Hermione était énervée et dépitée. Elle se retrouvait ici, à devoir retrouver une foutue maison avec un homme qui ne voulait pas la toucher et qui ne voulait pas qu'il la touche.
« Si tu ne veux pas que je te touche parce que mon sang n'est pas pur, tu aurais pu le dire tout de suite, termina-t-elle, glaciale. »
Elle aussi pouvait se montrer froide, tient. Elle se redressa, épousseta ses vêtements et commença à s'éloigner. Mais Malefoy lui avait attrapé le poignet. Hermione se dégagea aussitôt, tentant de mettre toute la violence qu'elle pouvait dans ce geste. Elle vit que ça avait marché face au regard ahuri puis désolé du jeune homme. Il tenta de se relever mais sa cheville lui fit défaut et, avec un cri de douleur, il retomba. La brune continuait de le fixer, bras croisés, bridant sa compassion qui la poussait à l'aider.
« Je suis désolé. Ce n'est pas contre toi, je t'assure. C'est juste qu'il s'agit... du mauvais poignet. »
La Gryffondor ne répliqua pas. Il n'allait pas s'en sortir comme ça. Malefoy le comprit car il soupira et lui fit signe de s'approcher. Il tendit son poignet, sur lequel elle avait déjà pu noter cette longue cicatrice.
« C'est l'endroit où Voldemort m'a ancré la marque des ténèbres. Je n'en voulais pas... enfin, si. J'en voulais parce que c'était le souhait de mon père. Mais dès que le Seigneur des Ténèbres est mort, j'ai tout fait pour enlever cette marque. Le seul sortilège que j'ai trouvé m'a laissé cette cicatrice et j'ai toujours du mal à ce que quelqu'un la touche. Quelque soit la nature de son sang. »
Hermione resta sans dire un mot. Il avait mis un tel accent de vérité dans ces derniers mots qu'elle ne put en douter. C'était la première fois qu'il se confiait et elle était très touchée. Ravie, aussi, car pour une fois, ce n'était pas elle qui faisait un pas, mais lui. Elle s'accroupit pour être à sa hauteur.
« Je ferais plus attention alors, promis. »
Leur regard scellèrent cette promesse, et Hermione se pencha alors sur la cheville du blond.
« Chacun son tour, fit le concerné avec ironie.
Tu ne peux pas la poser par terre ?
Non. »
Hermione soupira. Ils étaient encore loin d'être arrivés et avec une cheville blessée, ça n'allait pas être facile. Elle fouilla sa mémoire, à la recherche d'un sortilège qui les aiderait. Mais elle n'en connaissait aucun.
« Je vais te faire une attelle et tu t'appuieras sur un bâton ou sur moi. »
Malefoy hocha la tête et aussitôt dit, aussitôt fait. Ils continuèrent leur marche, Hermione aidant autant que possible le blond qui préférait largement s'appuyer sur elle que sur un vulgaire bâton. Elle se servait de sa baguette pour lui faciliter le passage et le soutenait dès qu'il en avait besoin, ce qui arriva quasiment tout le temps vu la douleur qu'il ressentait. Finalement, ils commencèrent à distinguer de l'herbe et sortirent enfin de cette maudite forêt. En face d'eux se dressait la maison. Quand ils pénétrèrent dans le salon, il n'y avait personne et l'horloge indiquait à peine quatorze heure.
« Je meurs de faim ! s'exclamèrent-ils à l'unisson ».
