NUIT DE PLEINE LUNE

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Disclaimer : Merci à J.K.Rowling de nous permettre d'emprunter son œuvre afin de satisfaire nos fantasmes, des plus banals aux plus fous. Je tiens à préciser que je ne tire aucun profit d'une telle utilisation, si ce n'est votre plaisir et le mien.

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10e chapitre : Lendemain et disparition

Et il a continué. Cinq fois ! Lui rappela son corps délicieusement endolori. Qu'il était bon de se sentir aimé. Aimé, l'était-elle déjà dans sa vie oubliée ? Elle secoua la tête pour éloigner cette idée déprimante et ne s'occuper que de lui. Remus. S'il continuait à la serrer comme il le faisait, il n'y aurait pas d'autres nuits, voilà qui était sûr !

Elle tenta de se dégager sans succès. Elle le secoua pour le réveiller… essai guère plus concluant. Pourtant elle aurait juré qu'en tant que loup-garou, ses sens étaient des plus aiguisés, pour preuve la conversation avec Malfoy dans la Grande Salle. Elle continua son manège un moment, se sentant de plus en plus ridicule jusqu'à ce que :

« Tu vas arrêter de gigoter ainsi, ou je te refais l'amour. »

Elle tourna un visage mutin vers cet homme non rasé, décoiffé et nu qui la contemplait sérieusement comme s'ils avaient passé ces dernières heures à se regarder entre quatre yeux.

« Qui te dit Lupin que moi j'aurais envie de toi? »

« J'ai peu de doutes à ce sujet, étant donné les petits cris que tu poussais lorsque je t'ai…. »

« Soit ! Mais aujourd'hui est un autre jour, différent d'hier alors… » L'interrompit-elle rougissante.

Il la libéra de son étreinte, elle nota, avec une satisfaction pour le moins perverse, une lueur blessée dans son regard. Elle était capable de l'atteindre avec si peu. Elle se leva en lui arrachant le drap pour couvrir sa nudité (et dévoilant pour son plus grand plaisir celle de Remus), puis s'approcha de lui et lui mordilla la mâchoire :

« Si tu me veux dans ton lit ce soir Lupin, tu as la journée pour me séduire… »

Paroles qui eurent tôt fait d'allumer une lueur de lubricité dans le regard doré du lycanthrope. Elle s'y serait d'ailleurs bien replongée, et ce fut avec regret qu'elle s'y arracha. Elle se dirigea vers la salle de bain, sentant la présence de Remus dans son dos qui détaillait sa silhouette. Une douche froide voilà ce dont elle avait besoin pour se rafraîchir les idées. Et les idées, elle en avait besoin pour ce qu'elle s'apprêtait à faire : en découvrir plus sur cette mystérieuse légende dont elle était la clé.

La clé ?

Avait-elle fermé la porte de la salle de bain ? Alors qu'elle sentait l'eau bienfaitrice caresser sa peau, le son de la porte qui s'ouvrit lui fit retrouver toutes ses ardeurs… d'autant que la raison de ce bruit ne tarda pas à faire son apparition, bien décidé à prendre une douche… entre autres choses.

Le lendemain, car une expérience dans la douche avec Remus lui avait valu une autre nuit dans ses bras, elle mit un point d'honneur à signifier au lycanthrope qu'elle stoppait là leurs ébats. La vie les attendait tous les deux, à l'extérieur de cette chambre…

Dans l'immédiat, ce dont elle voulait, c'était d'une mise au point avec ce cher Dumbledore. Elle quitta Remus, qui fit son devoir d'enseignant en s'attelant à sa correction de copie, et se dirigea d'un pas déterminé vers le bureau du directeur. Elle s'y serait volontiers rendue si elle ne s'était pas (encore) perdue dans les méandres de Poudlard.

« Mais comment font ces gosses pour se repérer dans ce satané château ! » pensait-elle avec dégoût.

« Lupin vous a libéré de votre cellule, que c'est généreux de sa part. » une voix pleine d'ironie venait de s'exprimer.

Sans surprise, elle fit face à un tas squelettique recouvert de tissu noir : le bien-aimé-par-tous Severus Rogue. Elle appréciait ce personnage dans la série de livres, mais se retrouver face à face avec un personnage aussi plein de mépris envers tout être vivant était une autre paire de manche !

« Ah professeur Rogue. Moi aussi je suis ravie de vous voir. J'espérais que vous seriez en mesure de m'aider… je n'ai plus de shampoing voyez-vous. » Dit-elle de son ton le plus poli.

« Très drôle, vous vous croyez spirituelle sans doute ? » répondit-il du bout des lèvres.

« Mais certainement professeur. Mais ne prenez pas la mouche, vous savez que certaines femmes trouvent votre… votre… essence très à leur goût. » Le rassura-t-elle.

« Dois-je comprendre qu'un sorcier ne vous suffit plus, vous me faites des avances ? » lui dit-elle avec un sourire méprisant.

« Je vous en prie, il ne me viendrait jamais à l'esprit de vous choquer de la sorte. Et puis, vous êtes un terrain convoité, je ne me risquerais pour rien au monde… » Dit-elle en souriant.

« Qu'est-ce que vous… » Il n'eût pas le temps de terminer, le trio griffondore venait de faire inopinément son apparition.

« Bonjour Korè, Bonjour Professeur. » dit Hermione en rougissant.

« Je ne suis pas Ko… » Commença la jeune femme, lassée de ce pseudonyme que tous lui attribuaient.

« Hermione, nous ne sommes plus élèves à Poudlard, il est donc inutile de continuer à appeler Rogue professeur. » coupa sèchement Harry.

Elle assista comme la plus chanceuse des spectateurs à cette scène tirée droit de l'œuvre de l'écrivain la plus célèbre de la planète. Elle se sentit, l'espace d'un instant, tellement privilégiée qu'elle n'osait pas prononcer un mot de peur d'interrompre l'échange entre les sorciers. Harry se tourna vers elle :

« On a pas vraiment eu l'occasion de réellement se présenter. Je suis Harry Potter… »

Silence. Il l'observait s'attendant à une quelconque réaction.

« Je l'ai déjà eu ta réaction, dans le bus. Je ne vais pas être surprise à chaque fois que je te vois tout de même ! » Pensa-t-elle en le regardant.

« Non bien sûr, vous avez raison. Je suis vraiment désolé que vous ayez été impliqué de la sorte. »

« Malheureusement, je m'y habitue… Attendez une minute ! Vous venez de lire dans mon esprit ? » Questionna-t-elle avec une lueur dangereuse dans le regard.

« Et bien… euh oui… ce n'était pas volontaire en fait. » bredouilla-t-il vaguement.

« Comment ça pas volontaire ! Ça se prétend avoir tué Voldemort et ce n'est pas capable de fermer sa petite tête ! » Elle était furieuse. Son regard fut suffisamment éloquent pour obliger Harry (et Ron qui n'avait rien à faire de toutes façons) à s'éclipser illico presto.

« Vous savez, Harry est… » Commença Hermione en adoptant ce ton doctoral qui lui tapait décidément sur les nerfs.

« Si c'est pour me dire qu'Harry est quelqu'un de gentil, taisez vous ! » la fusilla-t-elle du regard.

« Il est vrai que Granger a… » Commença Severus, qui pour une raison inconnue était resté pendant cette scène ô combien inutile.

« Oh vous taisez-vous aussi! Tout le monde se porterait tellement mieux si vous décidiez de vous envoyer enfin en l'air tous les deux ! » Et elle les planta là se fichant totalement de leurs réactions, et oubliant son plan initial de se mettre Hermione dans la poche.

Folle de rage, elle fit demi-tour, se perdit deux ou trois fois et réussi à atteindre sans encombres les appartements de Remus. Pourquoi à chaque fois qu'elle avait l'intention de s'enfuir ou d'exiger des réponses, quelqu'un se mettait en travers de son chemin ? Simple coïncidence ou se fichait-on complètement d'elle ? Finalement qu'est-ce qui la mettrait davantage hors d'elle ? Le fait que tous sans exception (elle jeta un regard mauvais à Remus qui l'accueillait les bras ouverts) lui cachaient la vérité et voulaient ou l'utilisaient déjà dans leurs plans de quête du pouvoir. Ou bien le fait que le destin lui avait joué un bien mauvais tour en la mettant entre les mains d'un geôlier tel que Remus…

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Le noir encore. Seule à nouveau dans ce néant, désemparée. Ces cris et ces larmes qui résonnaient dans sa tête, meurtrissant son esprit. Qui pleurait ? Pourquoi ? Pour elle, à cause d'elle ? Une femme, encore.

« Madame ? »

Tâtonnements effrayés dans l'obscurité oppressante. Sa main toujours rencontrait le vide. Et toujours ces sanglots qui se répercutaient jusqu'au plus profond d'elle-même. La femme toujours.

« Arrêtez de pleurer s'il vous plaît ! »

Course effrénée dans la nuit infinie et terrifiante. Chaque pas, chaque effort absorbé par le néant, le rien, l'absent. Et cette souffrance qui' l'atteignait, qui la tuait. Cette femme…

« Vos larmes me font mal ! Stop ! »

Elle s'écroula submergée par l'incompréhension, la peur et l'impuissance. Pourquoi était-elle aussi faible ? Elle se détestait. Et cette satanée femme, ne pouvait-elle donc se taire une bonne fois pour toute ? Qu'avait-elle donc à pleurer ? Comme si elle pouvait y faire quelque chose, comme si elle voulait y faire quelque chose…

« Pourquoi ! Laissez moi, je ne peux rien pour vous ! »

Les larmes cessèrent pour laisser place une vague de chuchotements. Elle fut soulagée un instant avant de réaliser le sens de ces murmures :

« Reviens… »

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Elle se réveilla en sursaut. Une pellicule de sueur glacée recouvrait tout son corps, et la faisait trembler. Une main apaisante se posa sur son épaule :

« Tu as encore fait un cauchemar ma chérie? »

La voix de Remus la surprit un instant. Que faisait-il ici avec elle ? Il chercha à la prendre dans ses bras, espérant la rassurer mais sa réaction fut tout autre :

« Laisse-moi tranquille Lupin ! Et ne m'appelle pas chérie ! Je ne suis pas ta putain. »

Surpris d'une telle vulgarité, Remus l'observait en silence. Oubliant toute pudeur ou timidité, elle se leva précipitamment, nue, attrapa ses vêtements et sortit de la chambre. Elle atteignit la porte de l'appartement, mais celle-ci refusa de lui céder le passage :

« Mais qu'est-ce que… » s'écriait-elle en tentant d'enfiler son pantalon.

Elle finit de s'habiller rapidement avant d'essayer d'ouvrir la porte à nouveau. Celle-ci se refusait à elle une fois de plus. Furieuse, elle donna de violents coups de pied et de poing contre la porte.

« Tu vas finir par te blesser. »

Torse nu, et vêtu d'un simple pantalon, Remus Lupin s'approchait d'elle. Il essaya de la prendre dans ses bras à nouveau. Elle recula comme brûlée vive :

« Ne m'approche pas ! »

Il demeura interdit, la regardant s'acharner sur la porte :

« Laisse-moi rentrer chez moi ! »

« Ecoute, tu es bouleversé. Calme-toi… »

Elle le gifla et était prête à recommencer mais il l'empoigna solidement :

« Laisse-moi ! »

« Non ! Pas tant que tu ne te seras pas calmée. Mais qu'est-ce qui t'arrive bon sang ? »

« Mais tu ne comprend pas ? Elle m'appelle… désespérément, elle a besoin de moi… »

« Qui ? De qui tu parles ? »

« Laisse-moi rentrer… s'il te plaît ! » Elle s'effondra dans ses bras, en larmes.

« J'ai mal… si mal, elle souffre à cause de moi, à cause de toi. Car tu m'as enlevé. »

« Qui ? »

« Je ne sais pas, mais elle m'appelle dans mes rêves… »

Aussi soudainement que sa crise avait éclaté, elle se calma. Elle leva vers lui son visage ravagé de larmes, l'attira à elle et l'embrassa. Remus la repoussa doucement, perplexe mais elle prit la parole avant qu'il n'eût la possibilité de l'interroger :

« Hadès, mon aimé… ceci n'est pas un adieu. Votre Korè vous reviendra bientôt, et notre amour plus constant encore. »

Une lumière blanche aveugla Remus, et l'instant d'après, il réalisa qu'elle n'était plus ni dans ses bras, ni dans la pièce. Plus tard, il réalisa qu'elle n'était plus dans le château.

Fin de chapitre.

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R.A.R. :

Zazaone : Salut toi ! T'as vraiment mis 10 minutes à lire mon dernier chapitre ? Bah il était pas si court alors… c'est une bonne moyenne. Désolée pour le lemon « avorté », mais je suis trop peu sure de moi pour le moment pour me livrer « en profondeur » à un tel sujet. Pour te dire la vérité, le lemon n'était pas du tout prévu à ce moment, je me suis laissée emportée !héhé ! Moi aussi je préfère un Remus entreprenant, vive les prises d'initiatives ! Pour ce chapitre ci, changement de registre, je n'aime pas laisser les personnages dormir sur leurs lauriers, on a une histoire à continuer que diable ! Merci à toi ô Zazaone, dame de la verve et du « vit »… bisou

héloise evans : merci beaucoup !

Silmaril666 : Merci ! Mais non c'est pas court, c'est la taille standard… c'est juste que j'ai seulement effleuré le lemon. Mais il y aura d'autres occasions ! J'espère que ce chapitre te plaira. biz

Griselle : Salut Dame Griselle, bon ce chapitre n'est pas à proprement parlé une suite au « goût de citron », plus un « after »… Mais non elle déteste pas Mumus, il l'a seulement kidnappé, elle a chopé le syndrome de stockholm, alors pour se donner contenance elle dit le détester. Tu ne suis pas ma fille ! Lol ! C'est vrai qu'ils n'ont pas une vraie relation, même après avoir fait l'amour, trop de secrets, ils ont un paradoxe ambulant. Merci pour ton intervention ! gros bisou

Angie Black : Dites donc MME BLACK… vous ne pouvez pas jouer sur deux tours en même temps ! Vous avez opté pour le chien puant (mais ô combien sexy… Sirius !) gardez le et laissez moi… euh… laissez Remus à Korè ! Non mais ! A propos de ma « vie exemplaire », je te rassure, il m'arrive d'y faire des accros, souvent, très souvent… tout le temps en fait maintenant que j'y pense ! lol ! Merci pour tes petits délires et merci pour « Le Secret d'Une Sorcière » ! gros bisou

Shéhérazade : Merci pour ta rewiew princesse des mille et une nuit ! biz

draco-tu-es-a-moi : Moi une tortue ? C'est moi que tu appelles tortue ! Tu veux mourir ou quoi ! Mademoiselle Spontex, vous dépassez les bornes des limites !lol ! merci quand même, enfin je crois… : - )

Peu d'importance : Merci énormément Peu d'importance (j'adore vraiment ton pseudo, je te l'ai déjà dit). Je sais pour le lemon, j'ai été cruelle, mais je ne voulais pas tout donner alors qu'ils viennent à peine de se tomber dans les bras l'un de l'autre !biz

Bonjour ô lecteurs magnanimes,

Cléments et généreux, vous l'êtes assurément… N'est-ce pas ? Pardonnerez vous à votre humble auteur la disparition mystérieuse de l'héroïne ?

Siouplé quoi, il fallait bien que je finisse ce chapitre et je me suis laissée aller on dirait !

Mais je vous promet son retour, je ne sais pas quand, mais son retour.

Merci à vous tous pour vos commentaires si encourageants et enthousiastes ô combien appréciables dans ce monde de brutes !

A bientôt,

Severia Dousbrune.