Lula : Je sais pas du tout pourquoi elle apparaît plus avec les autres... Pourtant, quand je la cherche je la trouve bien =O En tout cas, tu vas avoir ta réponse pour le bébé =) !
Yui1993 : Tu vas vite savoir si c'était ce que tu penses, ce liquide =( (100 000 mots déjà ? Mon dieu xD) Et merci pour la coquille ! J'ai corrigé mais je sais pas si ça va apparaître...
Xana : Promis promis, tu l'auras le happy end =D Mais il va encore falloir patienter et souffrir un petit peu !
Marine.v.23 : Tu supposes bien oui, elle ne va pas mourir. Et pour le patronus... J'y avais pas pensé, à vrai dire =O C'est vrai qu'elle aurait pu en envoyer un mais dans une situation pareille elle y a pas forcément pensé et puis dans tous les cas il y aurait pu y avoir une barrière magique qui aurait empêché le patronus de passer !
Ines : Ouiii, hpf valide bien moins vite les chapitres, du coup je crois que j'en ai presque 5 qui ne sont pas encore affichés là-bas =O C'est vrai, les fic pendant Poudlard te saoulent ? J'ai besoin de ton avis alors parce que je voulais en écrire une, quels sont les trucs qui te gavent le plus dans ce genre de fanfic et, au contraire, les éléments que tu aimes bien =O ? En tout cas je suis contente que ça te plaise autant *-*
Deniz : Mais non, faut pas me haïr =( De toute façon je suis sûre que tu vas m'aimer au prochain chapitre ! Sûre et certaine !
Maxine3482 : Un prince sur son cheval blanc, c'est exactement ça !
Ravenclaw-Strega : Je me fais pardonner au prochain chapitre, promis ! Et n'hésite pas à me dire quand tu relèves certaines tournures maladroites ou quoique ce soit, que je corrige ou que j'y note pour ne plus y refaire :P
Winlie-chan : Mais non, je suis gentille, pfff =(
Milimagine : Ahah, je réagirais tellement comme toi si j'étais à ta place ! xD "Si elle meurt, je lis plus =(" Arnolphe ? Mdr xD Je sais pas, sur WikiHP Williamson n'a pas de prénom (parce que, oui, c'est un vrai Auror) et je trouvais que Arnolphe Williamson ça passait bien xDDD
• XXXV •
« Deux flacons de potion régénérante !
- Un baume cicatrisant !
- Une potion anti-douleur !
- Plus vite !
- Son pouls est fuyant !
- On la perd, dépêchez-vous ! »
Le rire de Bellatrix résonnait dans la tête de Hermione. Allongée sur un tapis vert, elle tentait de retrouver son souffle et de calmer son cœur qui battait trop fort, trop vite. La douleur était intense mais elle pouvait encore le supporter. Ce n'était que le troisième endoloris, d'autres allaient venir, et elle avait déjà hurlé, incapable de se retenir.
Des pieds passèrent sous nez, écrasant le poil vert auquel elle se rattachait de toutes ses forces. Une main lui fit tourner la tête et elle vit Drago qui la fixait, hautain et narquois.
« J'espère que tu en veux encore, car j'ai bien envie de m'amuser. »
Les larmes brouillèrent la vue de la brune mais n'atténuèrent pas la douleur qu'elle ressentit quand le sort de Malefoy la toucha. Un nouveau rire retentit, celui de Jack.
« A mon tour ! »
Le tapis était devenu moquette, le vert était devenu crème. Avait-elle échappé à ses bourreaux ? La nouvelle vague de souffrance lui indiqua que non. Se réfugiant au plus profond d'elle-même, elle éclata en sanglot et poussa un cri, priant qu'on la laisse enfin en paix.
Hermione tournoyait dans un espace vide de toute repère. Elle ne ressentait rien, la douleur s'en était allée mais toutes les autres émotions également : plus de joie, plus de peine, plus d'amour, plus de haine... Elle ne ressentait rien, elle était vide de tout.
Son pied se posa brusquement sur quelque chose de dur : elle était sur une poutre posée au-dessus d'un gouffre. La douleur qui l'envahit quand elle toucha le bois de la pointe des pieds la fit s'envoler à nouveau.
« Il faut que vous sachiez...
- Oui ?
- Le bébé était mort depuis un jour au moins.
- Le bébé ? »
« Depuis quand ?
- Trois semaines. »
Hermione se tenait de nouveau sur la poutre. En-dessous d'elle, le vide, le néant. Elle fit un pas, puis deux sur la arête en bois et jeta un nouveau regard au gouffre qui s'étendait sous ses pieds. Plus rien n'existerait là-bas, plus rien n'aurait d'importance. Avec une certaine quiétude, elle plongea.
« Réveille-toi, s'il te plaît... J'ai tant de choses à te dire, nous avons tant de choses à rattraper, tu ne peux pas mourir, tu dois te réveiller... S'il te plaît. »
Non. Elle voulait dire que jamais elle ne se réveillerait, que là où elle était, personne ne lui faisait du mal. Au lieu de ça, elle s'éloigna de la voix suppliante pour retourner dans ce lieux où elle volait sans restriction.
« Mione... Tu as été une intello insupportable puis tu es devenue ma meilleure amie. Je suis tombé amoureux de toi, enfin, c'est que nous croyions, n'est-ce pas ? Tu es comme une sœur pour moi. Je t'interdis de mourir. Tu n'as pas le droit de nous abandonner. »
Mais je ne vous abandonne pas. Rejoignez-moi, nous sommes bien mieux ici que là-bas. Viens.
« Toujours rien ?
- Non.
- Harry, est-ce qu'elle se réveillera un jour ?
- Je l'espère, Gin'... »
Un sanglot. Deux sanglots. Des larmes sur sa main.
« J'ai tellement de choses à te dire. Je voudrais que tu m'expliques, que je t'explique et qu'on se pardonne...Pour ça il faut que tu ouvres les yeux... Aller, ouvre tes yeux... »
L'endroit, devenu familier, était une source de réconfort. Comme à son habitude, la brune volait au gré de ses envies, sans aucun repère pour la rappeler à la réalité. Il y avait la poutre là, loin au-dessus d'elle, seul élément pour lui rappeler où elle était, à savoir dans ce gouffre noir plein de réconfort.
Mais cette poutre ne faisait pas que lui dire où elle se trouvait, elle l'appelait. C'était comme un chant continu qui la fascinait et lui donnait envie de s'approcher. Le souvenir de la douleur ressentie quand elle avait touché la poutre l'empêchait de céder à cette envie. C'était de cet objet aussi que provenaient des voix qui, elle en était certaine, ne lui étaient pas inconnues, même si elle aurait été incapable de dire à qui elles appartenaient. Les entendre la réconfortait mais elle sentait qu'ils étaient tristes. Alors qu'elle était si bien, elle. Pas heureuse, pas joyeuse, non. Juste bien. Vidée de toute émotion, ce qui impliquait aussi bien la joie que la douleur. Et cela lui convenait parfaitement.
Néanmoins, au bout d'un moment, elle ne put résister. Que lui en coûterait-il d'y aller ? Le pire qui pouvait arriver serait que la douleur la surprenne, impitoyable, mais elle pourrait toujours se jeter de nouveau dans le gouffre.
Elle s'approcha donc de la poutre, la dépassa, et la contempla d'en haut. Elle était déchirée. Une partie souhaitait poser le pied sur cet chose tangible, matérielle, l'autre partie souhaitait s'en éloigner au plus vite, continuer de voler loin de tous soucis. Se persuadant qu'elle pourrait toujours repartir si elle le désirait, elle posa le pied.
Soudain, tout autour d'elle se resserra, lui colla à la peau. Elle se débattit, hurla tandis que l'endroit se rétrécissait encore, lui faisait comme une seconde peau qui pénétra à l'intérieur de la première. Elle poussa un cri de douleur mêlé de surprise. L'air lui manqua. La jeune femme suffoquait, elle se débattit plus fort, cria, inspira, sans succès. Dans un dernier sursaut, elle ouvrit les yeux.
La lumière l'aveugla mais elle garda les yeux ouverts. Elle se roula en boule et éclata en sanglots.
« Un médicomage, VITE ! »
Le cri ne la tira pas de ses larmes, au contraire. Le visage caché dans ses mains, elle fixait ses paumes, incapable d'arrêter les pleurs qui déchiraient l'air.
« Qu'est-ce qu'elle a ?
- C'est le choc, monsieur, veuillez-vous éloigner.
- Mais...
- Monsieur Weasley, nous avons besoin d'espace, et elle aussi. Sortez. »
Une porte qui se ferme, des gens qui s'affairent autour d'elle, de nouveau la porte, puis le silence. Ses larmes se tarirent petit à petit et son angoisse disparut. Hermione laissa ses membres se décrisper et tourna la tête. Elle rencontra la visage d'un sorcier d'âge mur qui portait l'insigne reconnaissable des médicomages de Sainte-Mangouste.
« Bonjour, mademoiselle Granger. »
La jeune femme le fixa un instant puis fit un signe de la tête pour lui rendre son salut. Hermione Granger. Oui c'était bien elle. Que lui voulait-il ? Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement retourner là où elle pouvait voler et où elle ne ressentait rien ? Pourquoi se sentait-elle si triste, si mal ?
« Je sais que vous êtes en état de choc, aussi ne vais-je pas vous embêter trop longtemps. Je tenais simplement à vous dire que je suis heureux de vous voir réveillée. Si vous avez le moindre problème, utilisez le bouton sur le côté de votre lit. »
Il se tut et Hermione s'humecta les lèvres puis ouvrit les lèvres. Les mots eurent du mal à sortir mais elle trouva la force d'articuler.
« Merci. »
Le médicomage s'illumina de l'intérieur, comme si elle était une miraculée, la salua et s'apprêta à sortir.
« Attendez ! Est-ce que... je peux rester seule ? »
Le sorcier acquiesça et referma la porte derrière lui. Elle s'enfonça dans les coussins qui se trouvaient dans son dos et ferma les yeux. Ron n'allait peut-être pas comprendre pourquoi elle refusait la présence de quiconque mais elle s'en fichait. Elle avait besoin d'un peu de temps.
Hermione ne fut prête à recevoir ses amis que le soir venu. Sa chambre était percée d'une grande fenêtre qui lui permettait de savoir approximativement quelle heure il était. Elle s'était réveillée au petit matin et avait mis la journée à se débarrasser de son horrible angoisse et de sa nervosité. Finalement, alors que le soleil se couchait, elle avait appelé le médicomage pour lui indiquer qu'elle acceptait de recevoir de la visite.
Tous ses amis étaient alors entrés, l'inquiétude et le soulagement peints sur leur visage. Williamson était également présent et posa son bouquet de fleur à côté des dizaines autres qui trônaient dans la pièce. Il s'approcha ensuite du lit de la brune et lui tendit un petit paquet.
« Il me semble me souvenir que ce sont tes préférés. »
La boîte contenait des chocolats d'une grande marque sorcière et la brune en eut l'eau à la bouche, les larmes aux yeux.
« Merci, chuchota-t-elle. »
Elle en avala un aussitôt et savoura la douceur du chocolat qui fondait dans sa bouche. Depuis combien de temps n'avait-elle rien mangé d'aussi bon, rien ressentit d'aussi doux pour que cela lui procure un tel plaisir ?
« Comment te sens-tu, Mione ? demanda finalement Harry.
- Reposée, répliqua-t-elle, prudente, en haussant les épaules. »
Quelques sourires fleurirent sur les visages jusque là préoccupés.
« Tu nous a fait tellement peur, souffla Ginny, ravalant un sanglot.
- Gin, je suis désolée...
- Mais de quoi, Hermione ? intervint Pansy. Tu n'y es pour rien. Mais nous sommes tous contents de te voir réveillée. »
La jeune femme remercia son amie d'un regard plein d'amitié. Ils discutèrent un moment et elle leur fut reconnaissants d'éviter son hospitalisation où la raison qui l'avait conduite ici. Elle savait qu'elle ne pourrait pas oublier de sitôt mais préférait ne pas y penser pour aujourd'hui. Ils finirent par la quitter, à force d'embrassades et de larmes de joie, pour qu'elle puisse dormir. Williamson quitta la pièce le dernier, après lui avoir expliqué qu'il devait revenir demain.
« Hermione, je sais que ce sera difficile mais je vais devoir te demander un compte rendu... »
La brune déglutit mais hocha la tête.
« Alors faisons ce qui doit être fait. A demain.
- A demain, la salua-t-il, désolé. »
Ce soir là, Hermione mit du temps à s'endormir, ayant peur de ce qui l'attendait dans le sommeil, mais passa une nuit sans rêve ni cauchemar. Comme promis, Williamson revint le lendemain, accompagné de plusieurs Aurors. La brune sourit à Harry mais refusa de croiser le regard de Malefoy. Les trois autres Aurors semblaient troublés de l'état dans lequel ils trouvaient leur collègue.
« Bien. Je vais t'expliquer ce qu'il s'est passé depuis... depuis que tu as disparue puis tu nous expliquera tout à ton tour. »
Williamson se lança donc dans le récit de ce qu'ils avaient vécus. La jeune femme cilla en apprenant que Drago était le responsable de son sauvetage mais, aussi ingrat que cela puisse paraître, elle ne dit rien. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Elle aurait aimé le remercier, l'embrasser, se pelotonner dans ses bras. Mais à moins que, pendant son absence, son mariage avec Colombe se soit révélé être une farce gigantesque, elle ne pouvait pas et ne pourrait plus jamais espérer cela. Elle tiqua à nouveau en apprenant qu'il l'avait empêchée de se vider de son sang et encore une fois quand Williamson lui appris que tout cela s'était passé il y a onze jours.
« J'ai été dans le coma tout ce temps ? souffla-t-elle. »
Ce fut Harry qui lui confirma cela.
« Si tu sens que c'est trop dur, Hermione, nous pouvons faire une pause, d'accord ? dit enfin Williamson pour l'inviter à donner sa version des faits. »
La brune hocha la tête et inspira longuement. Le regard fixé devant elle, dans le vide, elle se lança dans son récit, commençant par l'après-midi où elle avait rencontré Jack en Australie. Elle expliqua comment le lien s'était fait, son retour en Angleterre, l'absence de Williamson qui l'avait poussée à se rendre seule sur place ainsi que le piège dont elle avait été victime. Elle assura son chef qu'elle savait avoir commis une faute impardonnable en ne prévenant personne mais avait été prise dans la folie de sa découverte. Puis elle relata, d'une voix toujours aussi neutre, son enfermement ainsi que toutes les conversations, mot à mot. Elle ne vit pas que Drago se renfrognait quand elle annonça que Nadja lui avait dit avoir couché avec lui et ne le vit pas plus se rembrunir au fur et à mesure de son récit, croisant les bras, comme si cela pouvait le protéger de ce qu'il ressentait en cet instant. Elle ne vit pas non plus tous ses collègues serrer les poings et se retenir de s'outrer devant ce qu'elle avait subit.
« J'ai renversé la potion en voyant ce qu'il se passait et c'est à ce moment là que Nadja m'a lancé le sectumsempra. Puis ça a été le néant. »
Il y eut un moment de silence atterré puis Williamson reprit la parole.
« Nous avons pu arrêter tous les protagonistes de cette affaire. Ils ont tout avoué et seront bientôt jugés puis envoyés à Azkaban. Tu as.. sauvé le monde, si je puis dire, Hermione. Ils auraient faits de grands dégâts avec cette potion. »
La jeune femme accepta le remerciement. Williamson congédia les Aurors. Harry refusa de partir et, même si elle ne le vit pas, Malefoy rechigna à quitter la pièce mais un regard du brun l'incita à obéir.
« Rétablis-toi bien, Hermione. Tu as encore un mois de congé minimum. N'hésite pas à prendre plus, si besoin. »
Sur ce, son chef la laissa avec son meilleur ami. Il avait à peine quitté la pièce que Ginny et Ron entraient.
« Je suis contente que vous soyez là, commença Hermione, en même temps que les larmes lui venaient aux yeux, je vous aime, si vous savez. »
Elle éclata en sanglots incontrôlables et ses trois amis se précipitèrent. Ils firent un gigantesque câlin à eux quatre, redonnant le sourire à leur amie.
« Quand est-ce que je vais pouvoir sortir d'ici ?
- Pas avant quatre jours. Il est hors de question que tu sortes avant !
- Mais...
- Pas de mais, Mione, ordonna Ginny. Tu te reposes, un point c'est tout.
- Je peux me reposer chez moi, marmonna la brune. »
Ils se jetèrent tous un petit regard puis éclatèrent de rire.
« Ça fait du bien de te retrouver, Mione, avoua Ron. Est-ce que tu as vu M...
- RONALD ! gronda Ginny.
- Quoi ?
- Pas maintenant. Laisse Hermione en paix. »
Le roux voulut répliquer mais le regard de sa sœur l'en dissuada. Les sourcils froncés, Hermione les interrogea du regard mais Ginny balaya sa question informulée d'un geste de la main.
« Rien,on en parlera plus tard, tu dois te reposer.
- J'aimerais bien savoir ce qu'il s'est passé depuis que je suis inconsciente.
- Williamson t'as déjà tout expliqué, fit Harry.
- Non je ne parle pas de ça, je... »
La jeune femme hésita un instant. Ce qu'elle avait entendu quand elle était dans le coma restait flou, très flou, entrecoupé de moments de pur délire. Néanmoins, elle se jeta à l'eau.
« C'est quoi cette histoire de bébé ? »
La question laissa ses trois amis stupéfaits, puis ils se ressaisirent et se regardèrent, gênés.
« Mione, ce n'est peut-être pas...
- Harry, le coupa-t-elle, ferme.
- D'accord... »
Le brun regard sa future femme et son meilleur ami puis se lança.
« Quand tu as été... euh, kidnappée par les mages noirs, tu étais enceinte. Tu as perdu le bébé suite aux tortures de Nadja. »
La nouvelle surprit Hermione. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle était enceinte. Étonnement, l'annonce la laissa de marbre. Le fait de ne pas avoir eu conscience de son état lui permettait de ne pas ressentir la tristesse suite à la perte d'un bébé. Ce qui n'était peut-être pas plus mal. Elle avait suffisamment souffert pour une vie entière.
« Depuis combien de temps ?
- Selon les médicomages, cela faisait trois semaines. »
La brune calcula rapidement dans sa tête avec un sourire crispé aux lèvres. Mais, quelque soit le résultat, l'enfant avait été d'un homme dont elle ne voulait pas ou qui ne voulait pas d'elle. Triste avenir pour un bébé.
« D'accord... »
Ce fut tout ce qu'elle fut capable de dire. La Gryffondor avait l'impression qu'on l'avait anesthésiée et que toutes les émotions la touchaient différemment, comme si elle était enveloppée dans un cocon protecteur.
« Tu es sûre que ça va, Mione ?
- Oui, Gin. Je... j'ai peut-être perdu un bébé, mais je ne savais même pas que j'étais enceinte, alors je n'ai perdu aucun espoir ou aucun rêve d'avenir. Et puis, continua-t-elle avec un rire amer, pour le père qu'il aurait eu, je préfère encore qu'il ne voie pas le jour. »
Elle ne vit pas ses trois amis se lancer un long regard, occupée à analyser ce qu'elle ressentait. Elle avait été enceinte, un bébé était entrain de grandir en elle mais elle l'avait perdu. Hermione savait qu'elle n'en était pas immensément triste. Après tout, elle n'avait pas été en mesure de se créer un avenir avec cet enfant. La perte aurait été plus douloureuse si elle l'avait perdu après en avoir eu conscience. Et puis, était-elle capable d'être mère ? Cette question fit ressurgir une angoisse mal contenue et elle préféra ne plus y penser, retranchant les faits derrière une barrière de logique : elle n'était plus enceinte, pourquoi ajouter une nouvelle torture à celles déjà subies en se demandant comment aurait été cet enfant ?
« J'aimerais me reposer, soupira-t-elle finalement. »
Ses amis obtempérèrent et quittèrent la chambre après l'avoir embrassée chacun leur tour et lui avoir promis qu'ils reviendraient en début de soirée. Ginny avait eut l'excellente idée de lui apporter plusieurs livres et elle passa son après-midi entre sommeil et lecture, refusant surtout de penser à ces dernières semaines. Elle fut tirée de sa solitude par un invité surprise en plein milieu d'après-midi.
