Deniz : Le sang en lui-même aurait pu provenir d'une hémorragie interne ou d'une autre blessure !
Xata : Si tu reviens dans deux semaines, tout sera sûrement posté alors tu auras la fin d'un coup, faut voir le bon côté des choses :P
Lula : Hermione est bien mieux quand elle reprend du poil de la bête, on est d'accord !
Milimagine : Faudrait encore que Drago l'écoute, c'est pas gagné !
Maxine3482 : Ah bah quand il y a un quiproquo, j'en fais pas un à moitié.
• XXXVII •
« Mais je suis en pleine forme ! s'énerva Hermione.
- Non, tu sors tout juste de l'hôpital !
- Parce qu'ils ont jugé que j'allais bien, souligna-t-elle, exaspérée.
- Physiquement, peut-être. Mais tu n'es pas prête à affronter ces sorciers.
- Pourquoi suis-je Auror alors, si je ne peux même pas affronter ceux qui me font du mal ? »
Hermione, irritée, fixait un Harry résolu. Sortie depuis deux heures de l'hôpital, elle s'était retrouvée chez elle, seule, sans rien à faire à part penser à ce qui lui était arrivée. Elle s'était rendue au Ministère, espérant se rendre utile mais Harry lui interdisait fermement de travailler sur cette affaire.
« C'est grâce à moi que vous les avez arrêtés, avança-t-elle, les yeux plissés.
- Mione...
- Harry ! C'est si je reste seule chez moi que je pense à tout ce qu'il s'est passé. C'est ça qui n'est pas bon. Je ne peux pas passer ma journée à ruminer et à revivre... tout ça.
- Va voir Ginny, répliqua son meilleur ami, buté.
- HARRY ! »
Leur dispute avait attiré des Aurors et la brune remarqua avec agacement que Malefoy se tenait dans l'embrassement de la porte de leur bureau.
« Que se passe-t-il ici ?
- Arnolphe vous tom...
- Ah ! Chef ! Cet abruti refuse que je participe à boucler cette affaire.
- Hermione, je croyais t'avoir donné un mois de congé minimum, soupira Williamson.
- Mais je vais devenir folle si je repense encore une fois à ce qu'il s'est passé au manoir, ou si je ne fais rien ! Laissez moi me rendre utile.
- Tu t'es assez rendue utile, c'est grâce à toi qu'on a trouvé ces sorciers et c'est toi qui a détruit leur potion.
- Raison de plus pour ne pas m'évincer.
- Hermione... »
Les autres Aurors commençaient à rire doucement dans leur barbe et la brune leur jeta un regard noir avant de se pincer l'arrête du nez. Ils ne comprenaient pas son besoin de se plonger dans le travail pour oublier ce qu'elle avait subit. Voyant qu'ils ne fléchiraient pas, elle se planta devant son meilleur ami, le regard mauvais.
« Très bien, Harry, lâcha-t-elle en accentuant chaque syllabe. Tu ne veux pas que je travaille ici, je vais travailler chez toi, à organiser l'enterrement de vie de jeune fille de ta future femme. Et il sera mé-mo-ra-ble. »
Sous le regard atterré de son meilleur ami, elle tourna les talons – au sens littéral, elle portait des talons, dépassant ainsi Harry de plusieurs centimètres ce qui lui avait permis de le toiser de toute sa hauteur – et quitta l'étage, d'un air fier, sous les regards franchement amusés de tous ses collègues, sous le regard ahuri de Harry et hargneux de Malefoy.
Chose promise, chose faite. La brune transplana directement chez sa meilleure amie et entra dans sa maison d'un pas irrité.
« Et bien, tu as l'air en forme, s'amusa Ginny en guise de salutation.
- Ton abruti de petit-ami me tape sur les nerfs. »
Elle lui raconta la situation, sous le regard mi-amusé, mi-compréhensif de son amie. Celle-ci se garda bien de dire qu'elle comprenait parfaitement l'opinion de son « abruti de petit-ami ». En même temps, elle comprenait aussi la position de la brune. Après lui avoir préparé une boisson, elle s'installa dans un fauteuil et invita Hermione à en faire de même, sur le canapé. Ginny ne savait pas comment aborder le sujet, aussi plongea-t-elle dans son verre, cherchant la meilleure façon de dire ce qu'elle pensait. Comme le silence s'éternisait, elle se jeta à l'eau.
« Mione, je sais que tu ne veux pas y repenser, mais tu devrais peut-être parler de ces cinq jours... »
L'interpellée se figea et baissa les yeux sur son verre.
« Que pourrais-je bien dire... fit-elle d'une voix éteinte.
- Je ne sais pas. Je n'ai pas vécu ce que tu as vécu. Mais... Mione. Après la guerre, tu n'as jamais parlé de ce que tu ressentais, et tu as fuis. Idem pour ta rupture. Je ne veux pas te perdre une nouvelle fois, je refuse. Je suis ta meilleure amie. Alors parle-moi. »
Ces mots agirent comme des sésames. La jeune femme sentit des vannes s'ouvrir et s'épancha comme jamais elle ne l'avait fait. Elle parla une bonne heure, de son emprisonnement au manoir, tout d'abord, des tortures qu'elle y avait subies, puis des cauchemars ancrés en elle par cet épisode et par la faute de Bellatrix, de ce qu'elle ressentait encore pour Malefoy, de sa hantise à s'endormir et de toutes les cicatrices qu'elle tentait de camoufler depuis des années. Tout y passa, dans un ordre plus ou moins logique.
Ginny l'écouta, sans jamais l'interrompre. Elle ne pouvait rien dire pour la réconforter. Elle pouvait simplement être là, l'écouter et la tenir dans ses bras quand elle se leva pour s'asseoir à côté d'elle.
Quand Hermione se tut, le silence s'installa. Loin d'être tendu, il était plutôt réconfortant, tout comme l'étreinte des deux amies. La brune se sentait délivrée d'un poids énorme et Ginny savait que les mots ne seraient pas suffisants à exprimer ce qu'elle pensait, alors elle se contentait de la serrer fort dans ses bras et de lui transmettre tout le soutient qu'elle pouvait.
« Merci de m'avoir écoutée... dit finalement la jeune femme.
- De rien, les amis sont là pour ça.
- Je suis une amie pitoyable depuis quelques temps.
- On traverse tous des hauts et des bas.
- Je vais me rattraper ! Ça m'a fait du bien de parler, vraiment, et je te promet de ne plus jamais garder mes problèmes pour moi. Mais maintenant on va s'occuper de toi. Je veux voir le lieu du mariage, d'abord, décida-t-elle. »
Hermione ne se sentait pas seulement réconfortée, mais également revigorée. Une liste de choses à faire commençait à se dresser dans son esprit. Il y avait trop de choses qu'elle avait laissé de côté – à commencer par ses amis – et qu'elle devait rattraper. Elle se fit la promesse que l'enterrement de vie de jeune fille de Ginny, ainsi que son mariage, seraient inoubliables. Elle ne lui devait rien de moins que ça.
Ginny ne se fit pas prier pour l'y emmener. Elles transplanèrent et se retrouvèrent au bord de la mer. Devant elle, l'étendue d'eau se déposait aux pieds de la plage par des vagues successives. Derrière elles, à une centaine de mètres, se dressait un sublime château. Les deux amies traversèrent un immense parc puis grimpèrent quelques marches qui les amenèrent sur la terrasse en pierre du bâtiment. De grandes et hautes fenêtres vitrées perçaient cette façade du château. Elles entrèrent, par une de ces baies vitrées, dans une grande salle de bal surplombée de plusieurs lustres en cristal.
« C'est magnifique, Gin, souffla Hermione.
- N'est-ce pas ? Il y a assez de chambres pour héberger tous nos invités et pour faire la fête tout le week-end !
-Alors, qu'est-ce tu as déjà prévu ? »
Ginny l'entraîna donc à travers toute la salle de bal pour lui expliquer la façon dont elle voyait les choses. Hermione en approuva de nombreuses, proposa de légères améliorations pour d'autres, puis elles passèrent sur la terrasse où le processus se répéta. La grande allée principale du jardin serait parfaite pour l'échange de vœux et des alliances, car il y avait la place de laisser une allée pour que la mariée puisse s'avancer, ainsi que pour disposer plusieurs rangées de sièges.
« Et pour les couleurs ?
- Blanc et et bleu canard.
- Oui, ça sera très joli. »
Elles commencèrent à établir la décoration de la salle. Nappes blanches, touches de bleu grâce aux serviettes, fleurs, des bougies, les nombreuses assiettes, les nombreux verres et couverts nécessaires, tout cela devrait être disposé avec précision. Après cela, elles décidèrent d'aller faire des achats pour commencer à visualiser la décoration. Le magasin spécialisé dans lequel elles pénétrèrent était immense et elles y passèrent plusieurs heures. Se plonger ainsi dans les préparatifs du mariage permettait à Hermione d'oublier les événements récents, et cela lui fit le plus grand bien. Elle trouvait un plaisir immense à se lancer ainsi à corps perdu dans la préparation de la cérémonie et des menus détails.
« Il faut faire le plan de table et la répartition des chambres ! s'exclama Hermione alors qu'elles avaient terminé leurs immenses achats.
- On a déjà beaucoup avancé, s'amusa Ginny. Que dirais-tu d'une bonne glace ? »
La brune admit que cela lui ferait le plus grand bien. Elles demandèrent de livrer leurs acquisitions au château puis se rendirent chez Fortarôme. Leur immense coupe de glace devant elles, elles se reposèrent enfin.
« Qu'as-tu prévu pour mon enterrement, alors ? s'enquit Ginny.
- Je n'y ai pas encore réfléchit, avoua Hermione. Puis, de toute façon, quand je le saurais, je ne te dirais rien, ce sera la surprise la plus totale. Cependant, ce sera grandiose, je veux que ce soit la meilleure soirée de ta vie, et la pire de celle de Harry. »
La rouquine éclata de rire devant le ressentiment de sa meilleure amie.
« Au fait, Pansy nous invite à manger chez elle, ce soir, annonça Ginny d'un ton badin. »
Hermione se réjouit de cette soirée, n'ayant aucune envie de rester seule chez elle. Elle se demanda d'ailleurs comment elle allait faire par la suite, car rien que l'idée de dormir seule l'angoissait profondément.
Les deux jeunes femmes se séparèrent pour se préparer pour la soirée. Ginny lui avait recommandé de bien s'habiller, arguant le fait que Pansy aimait bien les tenues classes. En entrant chez elle, le silence cueillit la brune avec brutalité. Elle se fit violence pour entrer et refermer la porte derrière elle. Tout lui apparaissait trop grand, trop vide... Pour échapper à l'angoisse de son appartement, elle s'enferma dans sa salle de bain et s'enfonça dans un bain, la musique à fond, afin d'oublier sa solitude. Mais le bain se termina et elle se retrouva, habillée de pied en cap, sans savoir quoi faire, à part tourner en rond.
Elle resta un moment, figée devant le miroir. Elle avait enfilé une robe bustier avec une jupe fluide de couleur crème qui rehaussait la couleur bronzée de sa peau. Un peu de maquillage, des escarpins, et elle était prête. Avec beaucoup d'avance. Décidant que ça n'avait pas d'importance et qu'elle pourrait ainsi aider Pansy à préparer le repas, elle transplana chez son amie.
Hermione frappa à la porte et patienta une longue minute avant qu'un Ron essoufflé ne vienne lui ouvrir.
« Mione ! Tu es en avance...
- Oui, désolée... euh, je m'ennuyais alors je me suis dit que j'allais venir aider... »
Elle était gênée de voir que sa présence semblait embêter son ami même s'il la fit entrer. Il l'entraîna dans un des nombreux salons de la demeure et l'abandonna pour aller chercher Pansy, affirmant que c'était elle qui lui dirait en quoi elle pourrait aider pour le repas de ce soir. Hermione s'assit dans un fauteuil mais ne put rester plus de quelques secondes assises à ne rien faire et elle se releva pour étudier les tableaux accrochés aux murs de la pièce.
« Je ne veux pas savoir, vous êtes pire que des enfants, à ne pas vouloir m'écouter. Peu importe vos griefs, je... Hermione ? »
La brune s'était retournée en entendant la voix de son amie. Elle venait d'entrer dans la salon, sa baguette en main, l'air profondément agacée, suivie de Malefoy.
« Je... Bonsoir, Pansy. »
Elle lui adressa un petit sourire désolé, gardant son regard fixé sur elle, refusant de croiser celui de Malefoy. De son côté, il en faisait de même, ses yeux de glace posés sur un coin du mur qui avait l'air d'être très intéressant.
« Je ne m'attendais pas à te voir si tôt !
- Oui, je me doute... Mais, mon appartement est trop vide, expliqua-t-elle, gênée de devoir confesser ça devant l'Auror.
- Oh, aucun problème, je suis contente de te voir. »
La blonde laissa son regard aller de Malefoy à Hermione, de Hermione à Drago et poussa un petit cri agacé.
« Je reviens. »
Puis elle quitta la pièce, laissant les deux ex-amants ensemble. La rougeur envahi subitement les joues de la brune. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvée seule, dans la même pièce que lui, sans but précis. Ses yeux errèrent, refusant de se poser sur le blond. Celui-ci, au contraire, ne se gênait plus pour la contempler et il sentit un désir familier renaître en lui, bien vite étouffé par la rancœur.
La discussion qu'elle avait eu avec Ginny revint à l'esprit de Hermione. Elle décida alors de faire un pas pour parvenir à tourner la page Drago Malefoy.
« Je dois te remercier. Sans toi, je serais morte, mes parents aussi, et des centaines de moldus également. Alors... merci. »
Son ton était haché. Ce n'était pas qu'elle avait du mal à remercier l'homme qui lui avait brisé le cœur mais plutôt qu'il s'agissait des premiers mots qu'ils échangeait depuis bientôt un mois. Malefoy resta silencieux, incapable de détacher son regard de la brune. La colère d'avoir été trahi le disputait à l'envie de sentir le corps de la jeune femme contre le sien, l'envie de l'embrasser, de la posséder, à nouveau. Maître de lui-même, il refusa de montrer cette faiblesse devant la sorcière. Elle l'avait trompé une première fois et, alors qu'il se rendait à l'hôpital pour tenter de raccommoder les choses – ce qui lui avait demandé de mettre toute sa fierté de côté – elle lui avait planté un nouveau poignard dans le cœur.
De son côté, Hermione sentait le désir l'envahir. Elle lui en voulait toujours énormément, jamais elle ne pourrait le pardonner. De toute façon, cette occasion n'arriverait en aucun cas puisqu'il ne voulait pas, n'avait jamais voulu d'elle. Son récent coma lui avait fait oublier cet aspect des choses. Peu importait qu'elle soit amoureuse de lui, complètement raide dingue de cet homme. Lui n'en avait rien à faire.
Le silence s'éternisa, apportant une tension dure à supporter, née aussi bien de la colère qui les opposait que du désir qui les liait. Pansy revint et lâcha un bruit dédaigneux.
« Vous êtes vraiment stupides.
- Pansy... fit Drago, menaçant.
- Quoi ? Je n'ai pas peur de toi, Drago, alors tu peux bien me dire ce que tu veux, je n'en pense pas moins. Ne t'inquiète pas, je ne révélerais pas le meilleur de toi-même maintenant.
- Garde ce que tu penses pour toi, ça ne m'intéresse pas, répliqua-t-il froidement, de sa voix traînante. »
Sans un mot de plus, il tourna les talons et quitta la demeure de la blonde.
« Il m'énerve, il m'énerve. »
Hermione ne répliqua pas, ne souhaitant pas ajouter de l'huile sur le feu. Elle sentait bien que la colère de Pansy était aussi bien dirigée contre elle que contre le Serpentard, aussi fit-elle profil bas jusqu'à ce que son amie retrouve son calme.
« Est-ce que je peux t'aider à préparer quelque chose ?
- Oh non, tout est déjà prêt, éluda la Parkinson. Assied-toi, j'apporte à boire et nous n'aurons qu'à attendre les autres. »
Sur ces mots, elle se rendit en cuisine, de laquelle elle revint avec deux verres remplit d'un cocktail maison. Hermione lui raconta la journée passée aux préparatifs du mariage et la discussion dériva inévitablement vers l'enterrement de vie de jeune fille.
« Je me demande ce que Ron va prévoir, fit pensivement la brune.
- Moi je sais.
- Oh, Pansy ! Dis-moi !
- Non, sinon tu le diras à Ginny et la surprise sera gâchée.
- Dis-moi au moins qui il y aura, tenta Hermione. »
Elle vit Pansy hésiter et mit ça sur le compte du secret qu'elle allait lui révéler. En réalité, la blonde décidait de ce qu'elle allait révéler et de ce qu'elle allait cacher à la brune.
« Harry, Ron et Blaise, évidemment. Quelques collègues Aurors – trois ou quatre, il me semble – ainsi que Neville, Dean et Seamus.
- Et tu ne veux vraiment pas me dire ce qu'ils vont faire ?
- Non.
- Rah, tu es méchante. »
Pansy lui retourna un sourire innocent et réorienta la conversation sur l'enterrement de Ginny.
« Je m'y mettrais demain, affirma Hermione, dont la tête fourmillait déjà d'idées. Tu n'auras qu'à m'aider, si tu n'es pas trop occupée à la boutique.
- Aucun problème ! Et je crois que, après-demain, Ginny voulait commencer les essayages de ta robe de demoiselle d'honneur. »
La jeune femme hocha la tête, se demandant si ses deux amies allait lui faire essayer des magasins entiers ou un seul. Elle plaignait d'avance les pauvres commerçants qui allaient devoir répondre aux moindres exigences de l'implacable Pansy.
« Qui sera ton cavalier ? lui demanda finalement la Serpentard.
- Personne, soupira Hermione.
- Mais tu ne peux pas venir seule ! s'indigna la blonde.
- Et pourquoi pas ?
- Et bien pour la première danse, d'abord. Avec qui vas-tu danser ? Puis la demoiselle d'honneur ne peut pas être seule.
- Avec qui voudrais-tu que j'y aille, railla la Gryffondor.
- Si toi et Drago acceptiez de vous p...
- Non, je t'arrête tout de suite. Je refuse de lui parler, je lui ai déjà adressé mes remerciements pour...
- C'est vrai ?
- Oui, à l'instant, avant que tu ne reviennes et qu'il ne parte. Même s'il n'a pas daigné me répondre ou me montrer qu'il m'avait entendue. Mais je ne compte pas lui parler à nouveau. Il est fiancé, Pansy. Et pas avec moi. »
Sa voix était encore douloureuse et Pansy n'insista pas mais son visage exprimait clairement sa désapprobation. Ron passa sa tête rousse dans la pièce et demanda à sa petite-amie de le rejoindre. Hermione resta de nouveau seule, patientant en attendant le retour de ses amis. Comme ils ne revenaient pas et que le temps s'écoulait, la jeune femme poussa un petit soupir et partit à leur recherche. Ils n'étaient ni dans la cuisine, ni dans le salon principal et quand elle fit coulisser la porte qui menait à la salle à manger, elle ne trouva qu'une pièce plongée dans le noir.
Ils sont passés où. S'ils sont dans leur chambre...
En grommelant, elle allait murmurer un lumos quand la salle s'illumina en entier.
« JOYEUX ANNIVERSAIRE ! »
Éblouie par la soudaine luminosité, elle mit quelques secondes à comprendre que ses amis se trouvaient en face d'elle et quelques autres à saisir qu'on était le dix-neuf septembre. Sa bouche s'arrondit en un « o » surpris mais radieux. Elle quitta sa petite bulle de stupeur quand Ginny la serra à l'en étouffer.
« Tu avais complètement oublié quel jour on était, n'est-ce pas ?
- Totalement, rigola Hermione. »
Elle enlaça chacun de ses amis, remerciant Pansy pour la surprise. La blonde arborait un air ravi et malicieux, fière d'avoir préparé cet anniversaire.
« On va chercher l'apéro, restez ici, ordonna Pansy, suivie de Ginny. »
Les deux femmes s'enfuirent dans la cuisine où elles firent léviter de nombreuses assiettes et bouteilles afin de préparer des cocktails.
« Tu as réussi à parler à Drago ? demanda Ginny, sur le ton de la conversation.
- Non. Dès que j'ai prononcé le nom de Hermione il s'est fermé et a refusé de dire le moindre mot. Il semblait pourtant prêt à faire un pas la semaine dernière, je n'y comprends plus rien, soupira Pansy.
- Il en va de même du côté de Hermione...
- Je sais, j'ai essayé de lui en parler. Nous sommes dans une belle impasse.
- Il faut faire quelque chose.
- Il nous faudrait déjà comprendre comment ils en sont arrivés là... Drago refuse de me dire ce qui l'a mis dans cette colère et je ne crois pas à ce mariage avec Colombe. »
Ginny opina du chef, d'accord avec son amie. Il leur fallait un plan. Mais pour le moment, elles retournèrent dans la salle à manger où Blaise était en pleine discussion avec Hermione.
« Blaise, lâche-moi !
- Tu ne vas pas aller au mariage seule, quand même ! Alors si tu ne veux pas de Drago, j'ai un ami très mignon et tout à fait disponible !
- Non.
- Je ne dis pas que c'est pour la vie, mais pour une nuit...
- BLAISE !
- Quoi, tu as bien fait ça avec Alec... »
Il évita de justesse la claque de Hermione à l'arrière de sa tête et s'éloigna en riant, sous l'air furieux de la brune. Pansy le força à s'asseoir et les autres s'attablèrent à sa suite. Après un apéro très arrosé, ils continuèrent avec un repas divin, ce qui fit immensément plaisir à Pansy. Comme à son habitude, elle avait fait dans l'exagération et ils étaient tous sur le point d'exploser, sauf Ron qui en redemandait encore.
« Les cadeaux, les cadeaux ! se mirent à scander Harry, Ginny et Blaise.
- Le gâteau, le gâteau ! répliqua Ron.
- Je vais finir avec un obèse, râla Pansy. »
Les cadeaux l'emportèrent, au plus grand dam de Ron, et la brune se retrouva avec une pile de paquets devant elle. Elle en prit un au hasard et dénoua le fil qui l'enserrait. Elle en sortit un long écrin rouge qui dévoila quatre bijoux finement ciselés, en argent. Il y avait les quatre maisons de Poudlard de représentées : un lion dont les yeux de rubis brillaient de mille feux, un serpent dont les yeux d'émeraude ne la lâchait pas, un blaireaux aux yeux de topaze impériale et, enfin, un aigle aux yeux de saphir. Sans se faire prier, la jeune femme passa le lion à une oreille et le blaireaux à une autre.
« Elles sont sublimes, merci Gin ! »
Après avoir embrassé sa meilleure amie, elle attrapa un grand paquet et entreprit de l'ouvrir. Elle rougit violemment et referma précipitamment la boîte, sous le regard narquois de Pansy.
« Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry.
- Que... Je... »
La jeune femme n'avait aucune envie de leur montrer la nuisette très très très sexy qui se trouvait dans la boîte de lingerie.
« C'est de la lingerie, fit finalement Pansy, très amusée par la situation. »
Ils n'insistèrent pas, égayés par la rougeur qui persistait sur les joues de leur amie. Quand Hermione se rendit compte qu'elle était entrain d'imaginer la réaction de Malefoy si elle se mettait dans cette tenue, son cœur se fendit en deux et elle l'écarta de son esprit. Il fallait qu'elle trouve un moyen de ne plus être amoureuse de lui...
Passant au troisième paquet, elle découvrit une magnifique plume aux couleurs chatoyante, cadeau de Blaise. Elle poussa un cri ravi en voyant l'édition rarissime d'un livre d'Histoire de la Magie que Ron lui avait offert et leva les yeux au ciel devant le sourire de Harry en voyant qu'il lui avait acheté le Manuel du parfait Auror.
« Je serais plus prudente, promit-elle.
- Ce n'est pas ton vrai cadeau, expliqua Harry.
- Ah ?
- Regarde à la première page. »
La brune obtempéra et découvrit la photo d'un chaton qui la fit craquer immédiatement. Harry s'était levé et le chaton de la photo se trouva subitement devant elle.
« Il est magnifique, s'écria-t-elle. »
Le bébé chat avait le poil très long. Ses grands yeux bleus fixaient Hermione avec curiosité. Son pelage était blanc et gris, avec des rayures. Il était tout simplement adorable. Elle lui tendit la main et il s'approcha pour la renifler. Appréciant visiblement l'odeur de la jeune femme, il s'approcha jusqu'au bord de la table, hésita longuement, puis sauta nigaudement sur les genoux de la brune, où il ne tarda pas à se lover et s'endormir.
« Comment s'appelle-t-il ?
- Elle. Et c'est à toi de décider. »
Hermione posa son regard sur le chaton qui ronronnait sur ses genoux. Ce soir, elle aurait de la compagnie dans son appartement. La petite boule de poil lui arrachait un grand sourire qui ne quittait plus son visage. Un vrai rayon de soleil.
« Lumos. »
La Gryffondor embrassa longuement tous ses amis, les remerciant une nouvelle fois de leur surprise. Quand elle rentra chez elle, elle se sentait plus sereine, réconfortée par la présence de ce mini-lion tout doux.
