XL •

« Mione ! Harry ! »

Une tornade rousse déboula dans l'entrée et sauta sur les deux Aurors qui venaient d'apparaître au 12 Square Grimmauld. Ginny les serra longuement avant de s'écarter, l'inquiétude peinte sur le visage.

« Vous allez bien ? Vous n'êtes pas blessés ? Vous avez eu Jack ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous n'avez pas eu trop de mal à l'avoir ?
- Gin, calme-toi ! »

Harry avait parlé d'une voix douce mais ferme et la rouquine abandonna son flot de questions, même si on voyait que des dizaines d'interrogations lui brûlaient les lèvres. Le brun proposa aux deux sorcières d'aller s'installer à table, car il était déjà tard et qu'il mourrait de faim. Le ventre de Hermione gargouilla à l'unisson avec le sien, et ils se dirigèrent donc vers la grande table en bois sur laquelle Kreattur avait déjà posé une énorme tourte fumante. La journée était passée à toute vitesse : Hermione peinait à croire que c'était en début d'après-midi seulement qu'elle essayait sa robe de demoiselle d'honneur avec Pansy et Ginny. Le plat fut englouti et ce fut seulement lorsque la dernière miette eut disparue que Harry se lança dans des explications.

« On a emmené Hermione dans une maison protégée par un Fidelitas où elle est restée avec Malefoy, pen...
- Malefoy ? l'interrompit Ginny.
- Oui, grimaça la brune.
- Ça s'est si mal passé que ça ?
- Et bien... toussota la jeune femme.
- Ils étaient sur le point de se battre quand on est revenu, fit Harry, innocemment.
- Mione ! se récria Ginny, choquée.
- Il m'a traitée de traînée ! répliqua celle-ci sur le même ton.
- Oh... »

La rouquine regarda sa meilleure amie, incrédule. Malefoy lui avait vraiment dit ça ? Ça ne correspondait pas vraiment à ce qu'elle savait de lui, à ce que Pansy lui avait dit. Avec une grimace, elle comprit pourquoi ils avaient faillit en venir au duel. Hermione ne s'était sûrement pas laissée faire. S'il l'avait traitée de traînée, elle avait riposté. Et elle savait à quel point la langue de sa meilleure amie pouvait être acérée.

La Gryffondor se remémorait la discussion, ou plutôt les cris, avec Malefoy pendant que la Weasley la considérait pensivement. Ils auraient bu en venir à se battre, si Williamson et Harry n'étaient pas arrivés. Peut-être cela leur aurait-il permis de crever définitivement l'abcès ? Elle revit le regard que lui avait lancé le Serpentard avant qu'elle ne transplane avec Harry. Cette pièce ne s'insérait pas dans la situation, pas telle qu'elle la concevait en tout cas.

Pendant ce temps, le brun continua son récit.

« D'autres Aurors étaient entrain de rechercher Jack. Avec Williamson nous avons décidé que le meilleur moyen serait que Hermione rentre chez elle, l'air de rien, pour qu'il se montre. Nous étions sûrs qu'il était dans Londres mais nous ne savions pas où exactement. Comme on n'arrivait pas à en savoir plus et qu'il était urgent d'agir, car hors de question qu'on laisse un dangereux sorcier se balader, on est allés chercher Hermione. C'est là qu'on a trouvé Malefoy et elle debout, baguette pointée sur l'autre. »

Hermione rougit légèrement mais ne dit rien. Elle ne regrettait pas sa réaction et n'aurait pas hésité à se battre avec lui.

« On est allé chez Mione, Williamson et Malefoy dans la salle de bain et une dizaine d'Aurors dans l'immeuble. On n'avait pas prévu que Jack se ramènerait avec d'autres sorciers. Le combat s'est engagé et ils ont détruit deux immeubles à force de lancer des Confringo à tout va. Hermione a pu s'enfuir, on voulait que Jack se lance à sa poursuite et qu'on arrive à l'attraper dans un espace moins réduit, où on serait plus libres de nos mouvements. Williamson a alors été blessé par la chute du plafond. Pendant que Malefoy courrait rejoindre Mione, j'allais aider les Aurors aux prises avec d'autres sorciers. »

Il s'interrompit pour boire un peu de bierraubeurre.

« C'était un vrai labyrinthe ! Avec tous les murs effondrés, les lieux sans dessus dessous, je n'arrivais pas à me repérer. Mais on a pu neutraliser les derniers mages noirs et retourner sur le Chemin de Traverse ou Malefoy et Mione avaient neutralisé Jack.
- Alors il est de nouveau en prison ! s'écria Ginny, soulagée.
- Pas vraiment...
- Comment ça ?
- Les stupéfix l'ont projeté contre la façade effondrée et le choc l'a tué, expliqua Harry, laconique. »

Ginny se tut un instant, la bouche ouverte en un petit « o » avant d'afficher un visage résolu qui rappelait grandement Molly à Hermione.

« Hum. Tant mieux. Il ne pourra plus jamais te faire de mal. »

Elle avait dit cela d'un air féroce et Hermione lui fut reconnaissante d'exprimer ce qu'elle même ressentait : du soulagement face à la mort de quelqu'un, ce qui la faisait culpabiliser énormément. Un peu moins maintenant qu'elle n'était plus la seule à penser cela.

« En effet, soupira-t-elle. C'est fini.
- Et nous avons pu attraper tous ses acolytes ! »

Ils restèrent silencieux un instant, savourant – surtout Hermione – cette sensation de sécurité.

« Mais, fit Ginny, rompant le silence, ton appartement est complètement détruit alors ?
- Oui mais des mages vont venir pour reconstruire l'immeuble. Malgré tout... »

Elle hésita mais sa meilleure amie l'interrogea d'un regard.

« Je crois que je n'ai pas envie de retourner vivre là-bas, soupira finalement la brune.

De toute façon, tu restes ici ce soir, et demain, et pendant autant de temps qu'il te faudra. »

Harry approuva et la Gryffondor les remercia. Elle appréciait de pouvoir rester chez eux tant qu'elle en avait besoin. Et puis, elle serait au plus près de Ginny et Harry pour les aider à préparer leur mariage.

Le ventre plein, Hermione sentit ses paupières se faire lourdes. Elle salua ses deux amis et monta se coucher, Lumos la suivant tant bien que mal. Il essaya de grimper la première marche, sautant, s'accrochant à l'aide de ses griffes, ses pattes arrières pédalant dans le vide. Avec un rire amusé, la brune l'attrapa et l'emmena avec elle. Elle avait sa chambre attitrée chez ses deux meilleurs amis et, après une bonne douche, elle se glissa sous les draps.

Malgré sa fatigue, elle resta un moment éveillée.

Elle savait qu'elle pouvait rester ici autant qu'elle le désirait mais ne se voyait pas abuser de l'hospitalité de ses amis plus que nécessaire. Une fois qu'ils seraient mariés, ils allaient partir en lune de miel et Hermione n'imaginait pas rester ici, seule. Et puis, de toute façon, il lui fallait son chez elle. Elle avait une quinzaine de jours pour se trouver un nouvel endroit où vivre. La brune décida qu'elle ferait appel à Blaise. Il travaillait dans un grand groupe immobilier et saurait l'aider à trouver son bonheur.

Aussitôt, elle décida qu'elle allait également aller voir Ron. Depuis trois mois, sa vie allait à toute vitesse et elle avait l'impression de ne pas avoir vu son meilleur ami depuis une éternité. Maintenant que l'enterrement de vie de jeune fille de Ginny était finalisé et que la plupart des détails du mariage étaient réglés, elle pouvait profiter de son temps libre pour voir ses amis.

De fil en aiguille, ses pensées se penchèrent vers Drago. Ils avaient faillit se battre, aujourd'hui. Elle le savait, s'ils en étaient venus là, ils ne se seraient pas retenus. Elle ressentait à la fois une forte attirance pour lui, en même temps qu'une grande répulsion. De l'amour autant que de la haine. De la joie d'être en sa présence en même temps que de la colère. Elle le comprenait sans qu'il n'ait besoin de parler et ils fonctionnaient comme une équipe mais étaient déchirés malgré tout, séparés par un mur invisible. Une foule de sentiments et leurs contraires tournoyaient en elle dès qu'elle pensait au blond, à ses yeux gris/bleus, à son corps... Elle frémit et écarta cette image de son esprit. Cela ne lui servirait qu'à lui faire plus de mal.

La journée avait été représentative de leur relation conflictuelle et étrange. Après avoir manqué de s'entre-tuer ils s'étaient entraidés comme deux personnes proches et n'avaient pas eu besoin de mots pour cela. Elle l'avait soigné et savait qu'il lui en était reconnaissant. Et puis il avait eu l'air inquiet. Mais ces émotions devaient cohabiter avec les blessures qui n'avaient pas encore cicatrisées, ce qui créait une indécision chez la jeune femme. Elle avait autant envie de l'embrasser que de le gifler.

Elle finit par s'endormir. Dans son sommeil, ce ne furent pas ses cauchemars habituels qui vinrent la hanter, mais des rêves où Malefoy et elle se battaient violemment avant que le songe ne prenne un tour plus érotique.

Hermione pénétra dans la boutique avec un soupir de soulagement. Derrière elle, cinq journalistes sorciers l'interpellaient encore.

« Quelle célébrité, fit une voix railleuse. »

La brune se détourna de la porte pour faire face à son interlocuteur.

« Ferme la, Zabini.
- Pourquoi tout le monde me dit-il toujours de la fermer ? se plaignit-il. Toi, Pansy, Ginny, tout le monde.
- Tu as un don pour agacer les femmes, c'est tout ! »

Elle lui sourit et il abandonna sa mine faussement contrite.

« Bon, viens là. »

Il l'entraîna dans un couloir et ils rentrèrent dans un grand bureau lumineux, loin des journalistes.

« Ils ne vont pas te lâcher pendant un moment, observa le Serpentard.
- Je sais, soupira-t-elle. Depuis que la nouvelle de la mort de Jack et de mon rôle dans l'affaire s'est répandue, je suis plus célèbre que Harry. »

Elle exagérait un peu mais détestait être suivie par des journalistes, détestait voir son nom en gros à la Gazette, détestait la popularité qui l'empêchait de se promener sans être constamment interpellée.

« Pauvre petite lionne. Bon, que me vaut l'honneur de ta présence ici ?
- Je cherche un nouvel appartement. Trop de mauvais souvenirs dans l'ancien. »

Zabini leva un sourcil mais ne dit rien. Il lui demanda de combien elle disposait et la somme lui fit lever un nouveau sourcil.

« C'est tout ce qu'on a gagné, avec Ron et Harry, après la Bataille Finale, expliqua-t-elle en rougissant. Les journalistes ne nous lâchaient pas et on était payé une fortune pour la moindre phrase. »

Elle n'était pas forcément fière d'avoir gagné cet argent de cette manière et en donnait régulièrement à des associations. Mais cela lui avait permis de s'acheter un appartement et de s'assurer une bonne situation financière.

« Tu vas pouvoir acheter quelque chose de bien. Je n'ai rien de prévu, aujourd'hui, on peut commencer les visites. Tu souhaites rester au Chemin de Traverse ?
- Oui, répondit-elle après une courte réflexion. »

Blaise passa quelques minutes à fouiller dans ses papiers pour en sortir une liste d'habitations en vente au Chemin de Traverse. Il y en avait plus qu'on ne pouvait le penser : les sortilèges d'agrandissement permettaient de mettre énormément d'appartements dans un petit immeuble, elle en avait fait les frais la veille.

« Allons-y ! fit-il en attrapant Hermione par le bras. »

« Pas celui-ci non plus, soupira-t-il en rayant pour la onzième fois un appartement. Tu es la cliente la plus difficile que j'ai eu ! »

Hermione eut un petit sourire désolé. En réalité, Blaise s'amusait comme un petit fou. Il se rendait compte qu'il avait une cliente exigeante et c'était devenu un défi que de lui trouver un lieu qui lui plairait.

« Allons par là. »

Il l'entraîna jusqu'à l'édifice qui se dressait juste au-dessus de Fleury & Bott.

« Tu marques des points ! s'exclama la brune, ravie.»

Blaise leva les yeux au ciel et poussa la porte d'entrée pour laisser passer Hermione.

« C'est au dernier étage. »

Ils grimpèrent de nombreuses marches avant d'arriver au dernier palier où se trouvait une seule et unique porte.

« C'est celui-là, j'en suis sûr ! »

Comme il avait déjà dit ça pour quatre autres visites, Hermione ne broncha pas. Blaise allait ouvrir la porte mais il n'avait pas atteint la poignée que la porte pivotait déjà. Un homme sortit de l'appartement, tint le battant pour qu'une femme puisse passer et vit alors que deux personnes se trouvaient sur le couloir.

« Zabini !
- Madley, le salua froidement le Serpentard.
- Vous venez visiter ? Ne vous prenez pas cette peine, je crois que ma cliente va se dépêcher de l'acheter ! s'exclama-t-il, ravi. »

La cliente en question était sortie de l'appartement, ses talons claquants sur le sol. Hermione n'avait pas eu besoin de plus d'un coup d'œil pour mettre un nom sur ses longs cheveux blonds et sur ces yeux marrons si durs.

« Blaise ! Comment vas-tu ? »

Colombe De Boiredon, ravie de voir le Serpentard, s'avança pour lui faire la bise avec une familiarité qui ne plaisait visiblement pas au concerné. Blaise cachait très bien ses émotions, aussi afficha-t-il un sourire de circonstance, mais Hermione vit bien que son sourire était crispé.

« Très bien et toi, Colombe ?
- Je suis ravie ! J'ai trouvé l'appartement idéal pour Drago et moi, s'extasia-t-elle tout en adressant un petit salut à Hermione, qui le lui rendit froidement. Je suis sûre qu'il l'a-do-re-ra !
- Pourquoi aurait-il besoin d'un loft alors qu'il a un immense manoir et plusieurs propriétés dans Londres ? interrogea doucement Blaise, l'ironie coulant derrière sa politesse. »

Colombe balaya la question d'un geste de la main. Elle avait à la fois des manières hautaines, sûre de sa fortune et de son bon droit, qui la faisaient ressembler à un Lucius Malefoy au féminin et d'enfant qui se considère comme une elle affirma qu'elle serait bien resté papoter avec ce cher, ce très cher Blaise, mais il fallait qu'elle dise à Drago de se libérer pour venir visiter ce bien avant de faire une offre. Elle les salua et quitta le couloir, suivie de son agent immobilier qui avait tout du vautour ayant trouvé un bon repas.

« Ça va, Hermione ?
- Très bien, Blaise, affirma-t-elle un peu trop sèchement. On visite ?
- Tu es sûre ?
- Elle ne l'a pas encore acheté, que je sache ! »

Et sur cette note de colère, elle pénétra dans le lieu.

Sa première pensée fut qu'il était aménagé comme un loft moldu. La seconde fut que, malgré ce fait, il plairait assurément à Malefoy.

Le loft était construit en L mais avec deux branches d'égales longueurs. En face de la porte d'entrée se dressait un mur qui n'occupait pas toute la surface disponible, peint en couleur et percé d'un carré vitré à un mètre du sol. Il permettait ainsi une séparation de la pièce en deux espaces sans en casser toute la grandeur. L'impression d'unité était conservée. Cet espace se trouvait en face de la porte d'entrée qui donnait, avant, sur la première partie de la pièce. A droite, tout au fond, une cuisine occupait tout le mur. Il y avait également un îlot central, élément qu'affectionnait particulièrement la brune et l'espace d'installer une grande table ainsi que quelques fauteuils et une table basse. A droite de la cuisine, collé au même mur percé par la porte d'entrée, se trouvait un escalier. Il perçait le premier plafond et menait à l'étage. Premier plafond car la construction du loft donnait l'impression qu'il y en avait deux. Un premier, qui servait de sol à la pièce de l'étage et qui s'étendait d'une part au-dessus de la cuisine, jusqu'à l'îlot central donc au tiers de la pièce, d'autre part au-dessus du deuxième espace, parfait pour créer un salon et un deuxième plafond, qui était aussi celui de l'étage et qui s'étendait à plus de quatre mètres du rez-de-chaussé. Percé par des poutres en bois qui contrastaient avec sa blancheur, il était droit puis partait en une légère inclinaison. Là où il était incliné, des velux apportaient une grande lumière.

L'escalier débouchait sur une pièce à trois murs. Le quatrième était en fait constitué de plaques vitrées qui montaient jusqu'à la poitrine et donnait vue sur le rez-de-chaussé. A gauche, une immense porte en bois donnait sur une grande pièce percée de baies vitrées. Encore à gauche, le mur était vitré en son centre et dévoilait une salle de bain toute neuve. Dans la salle de bain, encore à gauche, une porte donnait sur une petite terrasse, en hauteur par rapport à la grande terrasse, où se trouvait un jacuzzi parfaitement moldu. En face du mur où se trouvait la cuisine, à gauche de la porte d'entrée, il n'y avait pas de mur mais une immense baie vitrée, plusieurs, en réalité, qui montaient jusqu'au plafond et qui s'étendaient de la porte d'entrée jusqu'au bout du deuxième espace, séparé par la portion de mur. Elles s'ouvraient sur une grande terrasse, faite de parquet, à l'instar de l'intérieur. Il y avait là une piscine et la place de mettre des meubles d'extérieur.

Après avoir fait le tour du loft pour la troisième fois, Hermione rejoignit enfin Blaise.

« Il est magnifique, souffla-t-elle, complètement charmée.
- N'est-ce pas. »

Blaise la laissa encore faire un tour. Elle avait eut un véritable coup de cœur pour ce loft et était déjà entrain d'imaginer comment elle pourrait le meubler. Elle avait une vue sur les toits de Londres, ce qui n'était pas négligeable, et le calme régnait. Oui, elle le voulait. Une petite voix se fit plus forte, soufflant qu'elle le voulait également pour ne pas le laisser à cette pimbêche de Colombe et pour pouvoir couper l'herbe sous le pied de Malefoy. Elle revint et alla se planter devant son ami.

« Je l'achète.
- Hermione...
- Je l'achète !
- Tu ne veux pas prendre le temps de réfléchir, le visiter avec Ginny...
- Blaise, il est superbe et je le veux !
- Tu ne le voudrais pas parce que Colombe souhaite l'acheter ?
- Tout le monde voudrait vivre ici, éluda-t-elle. »

Le jeune homme n'insista pas plus. Il n'aimait pas Colombe et n'aimait pas Madley non plus. Pouvoir conclure cette vente contre son collègue et rival, cela lui convenait. Si en plus il pouvait aider Hermione à mettre des bâtons dans les roues de Colombe, cela lui convenait encore mieux.

« Très bien, allons signer les papiers, dit-il avec un petit sourire. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. La transaction fut rapide car le sorcier à qui appartenait le lof était disponible. Ils conclurent la vente et Hermione devint l'heureuse propriétaire de ce bien. Elle en profita pour laisser la vente de son studio à Blaise qui ne se fit pas prier pour aller narguer son collègue. L'air déconfit de celui-ci valait toutes les bonnes nouvelles du monde au goût du Serpentard.

« Alors, cette quatrième journée de visites ? interrogea la rouquine dès que sa meilleure amie posa un pied dans la maison.

J'ai trouvé et acheté l'appartement de mes rêves ! s'exclama Hermione, les yeux brillants.
- C'est vrai ? Oh j'ai hâte de le voir !
- Il faut d'abord que je le meuble, que je choisisse la décoration, je devrais sûrement aller chercher quelques affaires au studio...
- J'aimerais tellement t'aider mais il me reste tant de détails pour le mariage...
- Ne t'en fais pas, Gin ! Occupe-toi de ça avec Molly, je me charge de mon appartement. Je peux bien me débrouiller seule, lui assura-t-elle avec un clin d'œil. »

Elle le lui décrivit néanmoins en détail et elle venait de terminer quand Harry rentra. Il était épuisé par la rude journée de travail et ne tarda pas à aller se coucher. Heureusement pour lui – et pour Ginny – il était en congé dès demain et allait pouvoir aider sa femme avec les préparatifs du mariage. Étonnamment, c'était alors que le mariage était le plus proche et que la majorité des gros détails étaient réglés qu'une foule de problèmes apparaissait.

Les deux femmes discutèrent jusque tard dans la soirée. Hermione se garda bien de lui raconter qui d'autre avait souhaité acheter l'appartement. Il valait mieux que Ginny ne le sache pas, sinon elle était bonne pour des réprimandes et une analyse profonde de sa psychologie, ce qu'elle ne souhaitait pas le moins du monde. Quand elles allèrent le coucher, la brune se glissa sous les draps, satisfaite de sa journée. Elle avait l'impression d'avoir pris une petite revanche sur la femme fiancée à l'homme dont elle était amoureuse.