Eugenie : Ton commentaire me fait très très très plaisir, merci =D
Maxine3482 : Oui, on tourne pas une page comme ça, quand même =) Et oui, voila un autre chapitre o/
• XLII •
« Ginny, on va être en retard !
- J'arrive, j'arrive ! »
Hermione attendait sa meilleure amie depuis presque une heure et elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elles allaient rater le portoloin.
« Tu as assez de robes, on ne part que deux jours !
- Je sais, c'est bon, je suis prête ! »
Ginny quitta enfin sa chambre, une valise à la main et suivit Hermione jusqu'au rez-de-chaussé. La brune l'attrapa par le bras pour la faire transplaner avec elle. Elles arrivèrent sur l'aire de transplanage du Ministère et se rendirent d'un pas rapide jusqu'à l'aire des portoloins. Les filles étaient déjà là, impatientes de partir. Il y avait Lena, la cousine de Ginny, ainsi que Fay, Maria et Mathilde, trois joueuses de Quidditch dont la future mariée était particulièrement proche, ainsi que Luna et Pansy, bien évidemment.
« Super, vous êtes toutes là ! »
Hermione alla chercher un sorcier pour demander le portoloin qu'elle avait réservé au Ministère et revint avec un vieux ballon crevé. Elle avait demandé à ce que personne n'indique la destination pour conserver la surprise un peu plus longtemps. Toutes les filles attrapèrent le portoloin, excitées comme des puces. Quelques secondes s'écoulèrent puis elles se sentirent tirées par le nombril et tout autour d'elles devint flou. Puis, soudainement, elles se retrouvèrent de nouveau sur le sol.
Elles avaient atterri dans une pièce circulaire au sol en marbre veiné de bleu. Des colonnes blanches soutenaient le plafond en coupole.
« Wahou, c'est magnifique ! s'exclama Lena.
- Et vous n'avez encore rien vu ! Venez. »
La Gryffondor leur fit quitter la salle d'arrivée des portoloins et les mena à travers un couloir.
« Attendez moi là. »
Elle les abandonna derrière une porte qu'elle franchit pour pénétrer dans un immense hall. A l'instar de la salle où elles étaient arrivées, le sol était de marbre et des colonnes donnaient un air impressionnant cette pièce. En face des immenses portes d'entrée, une sorcière se tenait derrière un comptoir. Hermione s'approcha d'elle.
« Bonjour. Hermione Granger, j'avais réservé une suite pour huit personnes.
- Miss Granger, en effet. Tenez, voici vos clefs. Dernier étage au fond du couloir. Bon séjour. »
La brune la remercia et retourna avec les filles qui n'avaient toujours aucune idée de l'endroit où elles se trouvaient, sachant seulement que c'était beau et luxueux. Elles empruntèrent les escaliers et arrivèrent à la fin, haletantes.
« Au bout du couloir vous pourrez enfin vous asseoir, les motiva la brune.
- Si tu voulais nous faire perdre du poids pour qu'on rentre dans nos robes avant le mariage, c'est réussit, Mione, grommela Pansy.
- Cet endroit est plein de Joncheruine, c'est un très bon endroit, fit Luna, rêveuse. »
Hermione s'arrêta devant la porte, sortit la clef en faisant durer l'attente le plus possible puis ouvrit enfin l'appartement, laissant les filles entrer dans une superbe suite aux couleurs rouge et or. Les sorcières s'éparpillèrent en criant de joie pour visiter et s'attribuèrent rapidement les lits. Il y avait quatre chambres avec des lits deux places. Ginny et Hermione prirent une chambre, Lena en pris une avec Luna, Maria et Mathilde se mirent ensemble et Pansy prit la dernière chambre avec Fay.
« Venez par là ! appela Hermione. »
Elle les attendait devant une porte vitrée qui donnait sur une terrasse.
« Fermez les yeux. »
Les filles obtempérèrent et Hermione les conduisit à l'extérieur, les plaçant les unes à côté des autres, face à la rambarde et à la magnifique vue au-delà.
« Ouvrez les yeux ! Bienvenue à Paris ! »
Les jeunes femmes soulevèrent leurs paupières et poussèrent des exclamations de ravissement. Devant elles s'étalaient les rues de Paris et, tout près, la Tour Eiffel s'élançait, majestueuse. Elles étaient très haut et surplombaient tous les toits de Paris. Les bruits de la ville n'arrivaient pas jusqu'à elles, leur permettant de jouir d'un paysage magnifique dans un calme apaisant.
« Mione c'est trop bien ! s'écria Ginny en lui sautant au cou. »
Hermione lui rendit son étreinte, ravie d'avoir visé juste. Les jeunes femmes s'installèrent dans leur chambre respective puis se réunirent dans le petit salon, qui était le centre de cette suite, pour attendre la suite du programme.
La Gryffondor avait du lutter contre son envie de visiter tous les musées et lieux historiques de Paris. L'après-midi appartenait à Ginny et il ne s'agissait pas de se cultiver mais de s'amuser – même si, à son humble avis, les deux n'étaient pas incompatibles. Elle avait donc choisi une activité plus simple mais tout aussi plaisante : du shopping.
« Il nous faut des robes pour la dernière soirée et pour ce soir, aussi, alors allons faire les boutiques ! »
Hermione avait prévu d'aller autant du côté sorcier que du côté moldu pour cela, en commençant par le premier. Elles s'y rendirent à pied, vêtues de pantalons et de pulls pour se protéger du vent automnal qui soufflait en rafale dans Paris. Il faisait presque plus froid ici qu'à Londres.
Elles ne s'arrêtèrent que quand leurs jambes ne purent plus les porter, c'est à dire en début de soirée. Chacune avait environ cinq sacs et un compte en banque beaucoup plus léger qu'à l'arrivée. Les sorcières transplanèrent dans leur suite et se préparèrent pour aller manger au restaurant à la demande de la brune.
« Je veux que vous soyez toutes plus belles les unes que les autres ! ordonna Ginny avant d'aller s'enfermer avec Hermione pour se préparer. »
La future mariée exigea de coacher Hermione et finit par choisir sa tenue à sa place. Une heure plus tard, elles étaient prêtes à aller dîner. Hermione portait une jupe moulante noire qui montait jusqu'en dessous de sa poitrine et descendait jusqu'au dessus de ses genoux. Rentré dans sa jupe, elle portait un haut blanc qui laissait ses épaules à nues mais couvrait le haut de ses bras. Une paire d'escarpins complétait le tout. Ginny avait enfilé une robe moulante verte. Pansy et Fay avaient chacune robe noire, basique mais qui les mettait énormément en valeur. Maria avait opté pour un jean moulant noir, un haut décolleté et une haute paire de talon. Luna portait une tenue assez excentrique, aux tons pastels, mais, au final, assez bien assortie. Enfin, Mathilde avait enfilé une petite robe bleu à bustier.
« Aller, je meurs de faim ! »
Toutes approuvèrent Ginny et Hermione les entraîna jusqu'à un restaurant sorcier. Grâce à des sortilèges, il était invisible aux yeux des moldus alors qu'il était tout proche de la Tour Eiffel. La table réservée avait une vue imprenable sur le monument. Un serveur leur apporta rapidement un verre d'apéritif tout en leur tendant la carte.
« Bien, trinquons à Ginny, bientôt mariée ! fit Hermione en levant son verre.
- A Ginny ! reprirent les autres en chœur.
- Et à Hermione qui m'a organisé le meilleur enterrement de jeune fille, je le sens ! compléta la rouquine. »
Le repas était délicieux et les sorcières mangèrent avec bon appétit, buvant également pas mal de vin moldu et sorcier. Le repas terminé, Hermione leur proposa de se rendre en haut de la Tour Eiffel. Aux pieds du monument, les moldus se pressaient. Certains levaient la tête pour contempler l'immense tour de fer, d'autres achetaient des souvenirs, mais la majorité faisaient la queue pour monter en haut. La Gryffondor ne se préoccupa pas de tout cela. Elle se dirigea directement vers un des pieds de la tour, qui était le moins entouré de moldu et, assurant à ses amies que c'était sans danger, passa à travers le fer comme s'il n'y avait rien. Les sorcières la suivirent et réattérirent de l'autre côté, sur le même principe que le quai 9/4.
La base du pied de la tour était large et toute la place était occupée pour accueillir les sorciers. Deux hommes se tenaient assis derrière un comptoir, chargé de s'occuper des touristes. Ils saluèrent les sorcières en français et Hermione leur répondit dans la même langue.
« Venez, attrapez le tapis. »
L'un des deux Français venait de leur tendre un tapis vert, usé. Chacune des jeunes femmes en attrapa un bout et la sensation du portoloin les saisi. Une demi-seconde plus tard, elles étaient au plus haut de la Tour Eiffel, là où même les moldus n'allaient pas.
« Wahooooou, s'émerveilla Fay, bientôt suivie par toutes les autres qui s'approchaient du vide. »
Paris s'étendaient sous leurs pieds, minuscule. Elles distinguaient à peine les moldus, aussi petits que des fourmis. Elles restèrent un moment à contempler la vue avant que Maria ne sursaute, ayant eu une brusque idée. La joueuse de Quidditch sorti un petit sachet de sa poche.
« Il s'agit de poudre de corne de licorne, expliqua-t-elle. Tendez vos paumes. »
Les sorcières s'exécutèrent et elle en versa un petit peu dans chacune des mains tendues. Hermione observa la poudre, suspicieuse, se demandant si s'en était vraiment car cela valait une fortune. Quoiqu'il en soit, Maria était convaincue que s'en était et elle demanda aux jeunes femmes de passer la main par la grille.
« Il faut que vous pensiez à quelqu'un en lâchant la poudre. Et alors, ce que vous souhaitez le plus avec cette personne se réalisera.
- C'est vrai, confirma Luna. Les licornes peuvent exaucer vos souhaits. »
Toutes semblaient ravies de pouvoir faire un vœu, en quelque sorte, sauf la brune qui restait sceptique. Elle joua néanmoins le jeu et chercha quelqu'un à qui penser avant de lâcher la poudre dans les airs. Un petit cri la fit sursauter et la poudre s'envola alors que l'image de Malefoy était gravée dans son esprit.
Pfeu, à moins qu'il ne meure bientôt, cette poudre ne fonctionnera pas.
Elle se mentait à elle-même, ne souhaitant pas la mort du blond. Elle comprit alors pourquoi les filles avaient poussé un petit cri. La poudre, argentée, restait comme en suspension dans les airs. Elle commença à chatoyer, comme si de la lumière passait sur elle, puis prit toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, une à une, avant de s'envoler définitivement et de s'évaporer dans les airs.
Les sorcières contemplèrent encore un peu la vue, encore émerveillées par ce qu'avait fait la poudre. En retournant à leur hôtel, Hermione ne put s'empêcher de se demander ce qu'il se serait passé si la poudre avait eu un réel pouvoir. Que désirait-elle le plus en ce qui concernait Malefoy ? Avant que son cœur ne puisse parler, elle étouffa sa toute petite voix intérieure, refusant de voir la vérité en face, et pénétra la dernière dans la suite, s'installant à son tour sur un des fauteuils du salon.
« Bon, Maria a proposé quelque chose, alors à mon tour ! s'exclama Lena. »
Elle disparut dans sa chambre quelques minutes et en revint avec quatre bouteilles pleines d'un liquide qui oscillait entre le rouge et le violet.
« Nous allons jouer aux questions de vérité. »
Les sorcières eurent des petites exclamations de joie mais Hermione soupira intérieurement. Que personne ne lui parle d'amour et de Malefoy ce soir, par pitié. Malheureusement, avec ce jeu, c'était inévitable. Elle se promit d'éluder si les questions devenaient trop ciblées. Et il n'y avait même pas d'actions pour échapper aux questions.
« Tenez. »
Lena leur tendait un verre et les pria de goûter, indiquant qu'il s'agissait de vin de groseille. Toutes les filles, elle comprit, en burent une bonne gorgée, savourant le goût sucré de l'alcool.
« Alors, vous aimez ?
- Oui, répondirent-elles à l'unisson. »
Hermione aimait vraiment bien ce vin mais la réponse était sortie malgré elle, comme si ses lèvres avaient été douées de vie propre et s'étaient animées pour répondre. Avec un cri d'effarement elle comprit.
« Il y a du veritaserum là-dedans ! »
Elle leva les yeux vers Lena qui confirma son soupçon avec un grand sourire, visiblement ravie. Les autres filles semblaient toutes aussi contentes mais la Gryffondor appréciait moyennement de devoir dire la vérité, toute la vérité, sans pouvoir réfléchir avant, sans pouvoir éluder ou cacher une partie des faits. Ne souhaitant pas gâcher la soirée, elle n'en dit rien, et se décida à jouer le jeu, bien malgré elle.
« Je commence. Il faut demander « question ouverte ou fermée » et nous n'avons pas le droit de prendre la même question plus de trois fois de suite, pour qu'on change un peu, expliqua Lena. Alors... hé bien, la demoiselle d'honneur à qui nous devons tout ça ! Question ouverte ou fermée ?
- Ouverte.
- Hum... quel est ton passe-temps favori ?
- Lire, répondit-elle sans hésiter et malgré elle. »
Ginny eut un petit sourire, reprit par Pansy et Hermione sourit à son tour. La question n'avait rien de personnel et elle espérait que ça continuerait ainsi.
« Alors. Luna ! Ouverte ou fermée ?
- Ouverte. L'ouverture est plus joli que la fermeture, fit-elle pensivement.
- Quelle créature aimes-tu le plus ?
- Les Pitiponks ! Car ce sont des êtres perdus qu'il conviendrait de ramener vers la lumière au lieu de les détruire. »
Celles qui ne connaissaient pas la blonde se regardèrent, se demandant si la réponse était sérieuse puis en déduisirent que oui : on ne pouvait pas mentir sous Veritaserum. Elles continuèrent avec des questions gentilles pendant une bouteille et demie environ. Puis l'alcool échauffa les esprits et la curiosité se fit plus grande.
« Ginny ! appela Maria. Ouverte ou fermée ?
- Fermée.
- Harry est-il un bon coup au lit ?
- Oh que oui ! »
La réponse était sortie toute seule et Ginny rougit légèrement même si elle n'avait pas à avoir honte du tout. L'inverse aurait été pire. Et, bien entendu, le tour de Hermione finit par arriver.
« Hermione, ouverte ou fermée ?
- Fermée.
- Tu n'es pas en couple mais es-tu amoureuse ?
- Oui. »
La brune n'avait pas pu contenir la réponse. Elle ne savait même pas qu'elle allait dire ça, en fait. Si on lui avait demandé la vérité sans cette potion, elle aurait tergiversé et aurait répondu « je-ne-sais-pas ». Ou quelque chose d'approchant. Elle ne pouvait plus nier ses sentiments, désormais. Même si, à part Pansy et Ginny qui la fixaient, triomphantes, aucune autre ne savait de qui elle était amoureuse. Elle jeta un regard noir à sa meilleure amie et garda les lèvres closes. Jusqu'à ce que son tour arrive et qu'elle ne puisse plus demander une question fermée, selon les règles établie par la cousine de Ginny.
« Tu es amoureuse de qui, Hermione ? demanda Maria.
- Drago Malefoy. »
Elle ferma aussitôt les yeux, comme si cela pouvait l'empêcher d'avoir vraiment dit ça. Elle finit par les rouvrir, constatant qu'un grand silence avait suivi sa déclaration. Pansy et Ginny semblaient littéralement sur le point d'exploser de joie, ce qui l'énerva au plus haut point, et les autres, sauf Luna qui regardait en l'air, flairaient le bon ragot.
« QUOI ? s'exclama Lena. LE Drago Malefoy ? Qui fait la une de Sorcière Hebdo presque tous les ans et qui a gagné le titre du Sourire le plus charmeur ?
- Oui, celui-là. Même si je ne comprends pas comment il a fait étant donné qu'il sourit siiii souvent. »
La dernière partie transpirait l'ironie mais n'en restait néanmoins pas fausse. Malefoy souriait rarement. La petite voix de la Gryffondor se chargea alors de lui rappeler que, quand il souriait, son sourire était à tomber par terre et illuminait littéralement son visage. Avec un grimace, elle effaça cette image de son esprit et maudit le veritaserum qui l'empêchait d'esquiver les questions gênantes.
« Mais pourquoi n'es-tu pas avec lui ?
- C'était bien ton ennemi à Poudlard, non ? »
Les demandes fusaient et la brune sentait les réponses se presser au bord de ses lèvres. Elle posa les mains sur sa bouche pour s'empêcher d'en dire plus. Hermione se leva, les lèvres closes par ses doigts, et s'enfuit littéralement du salon, se sauvant sur le balcon. Avec un profond soupir de désespoir, elle s'accouda à la rambarde et enfouit sa tête entre ses mains. Son cœur battait la chamade. Avait-elle réellement avoué qu'elle aimait encore Malefoy ? Combien de temps se serait-elle encore voilée la face ? Mais l'avouer, le dire et le reconnaître était tellement plus douloureux que se convaincre qu'il n'était plus rien pour elle. Elle entendit la porte vitrée coulisser dans son dos mais ne se retourna pas pour faire face à Ginny.
« Mione ? finit par appeler celle-ci, accoudée à sa gauche. »
La brune ne lui répondit pas, trop énervée pour faire la conversation.
« Mione, pourquoi refuses-tu de voir la vérité ? »
Cette fois-ci, la question était directe, et même si elle mourrait d'envie de garder le silence, les paroles franchirent seules le seuil de ses lèvres.
« J'ai vraiment besoin de te rappeler toute l'histoire ? Il m'a trompée, de la manière la plus flagrante qui soit, en se fiançant avec une autre femme. J'ai vraiment besoin de te rappeler à quel point il m'a blessée ? »
La rancœur perçait clairement à travers ses mots.
« Et toi, Gin. Pourquoi tiens-tu tellement à me faire avouer que je l'aime ? Pourquoi tiens-tu tellement à ce que nous soyons ensemble ? On dirait que vous l'adorez tous. Toi, Harry, Ron. Alors qu'il était votre pire ennemi à Poudlard et que vous avez été témoins de ce qu'il m'a fait.
- En effet, on l'apprécie à nouveau, lâcha-t-elle, incapable de mentir. On l'appréciait avant que vous ne formiez un couple et nous lui avons énormément voulu de ce qu'il t'a fait, que ce soit moi, Harry ou Ron. Mais, Mione, il a passé des jours à fouiller des dossiers pour tenter de trouver où tu étais passée et c'est lui qui t'as sauvée ! Je pense que c'est une raison suffisante pour l'apprécier à nouveau. Et je sais qu'il t'aime aussi.
-Il y a autre chose qui te fais penser ça ?
- Oui.
- Mais tu ne veux pas me le dire ?
- Non. Tu dois en parler avec lui. »
Même si elle en mourrait d'envie, Hermione respecta la décision de sa meilleure amie et ne lui posa pas de question à laquelle elle n'aurait pu se soustraire. Elle n'aimait pas les effets du Veritaserum te ne souhaitait pas forcer quelqu'un d'autre à avouer quelque chose qu'il ne souhaitait pas.
« C'est tellement facile à dire. Mais que pourrais-je lui dire ? Salut Drago, je voulais savoir si tu m'aimais encore et, si c'est le cas, comment ça se fait que tu te sois fiancée avec une autre ? D'ailleurs, Gin, pourquoi s'est-il fiancé avec Colombe, s'il m'aime ?
- Je ne sais pas Mione, je ne sais pas... »
La brune n'insista pas plus et ne continua pas à déverser sa rancœur. Sa meilleure amie n'y était pour rien. Ginny avait des raisons de croire que le blond l'aimait encore mais n'en savait pas plus au sujet de ses fiançailles. Quelque chose lui disait que Pansy était dans le même cas. Pas étonnant. Si Malefoy était aussi buté qu'elle dès qu'il s'agissait de leur relation, il n'avait pas du dire grand chose. Avec un long soupir, elle évacua toute sa colère. Hors de question de gâcher cette soirée.
« Je suis désolée. Retournons au salon. »
Ginny hocha la tête et elles reprirent la partie même si les filles se gardèrent bien de l'interroger à nouveau là-dessus, comprenant qu'il s'agissait d'un sujet sensible. Elles finirent vraiment très ivres et s'effondrèrent plus qu'elles ne s'endormirent dans leurs chambres respectives.
