No3mieLozenge : Moi non plus, j'ose pas imaginer le mal de crâne xD
helo10 : Mwahahahah !
: Wahou, je pensais pas qu'une simple phrase pourrait créer une telle réaction xD Je te réponds tout de suite, par PM, ce sera mieux pour discuter que d'attendre un chapitre pour que je puisse te répondre =O

XLV •

Le lendemain ne fut pas des plus jolis. Les huit filles décuvaient lentement, assises dans un des salons. Hermione avait la bouche pâteuse et mal à la tête. Elle supposait qu'il devait en être de même pour les autres. Personne ne parlait, chacune dormant encore à moitié malgré que l'après-midi soit déjà bien avancé. Mais hormis la fatigue et le mal de crâne, la brune ne se sentait pas si mal que ça, et elle n'aimait pas rester assise à ne rien faire. Elle décida de visiter un peu, marchant au hasard dans les couloirs. Dès demain après-midi, le château allait se remplir d'invités et Hermione allait devoir gérer le tout, en grande partie en tout cas.

Luna, Lena et Fay étaient allées s'allonger dehors, sur le salon d'extérieur. Maria et Mathilde avaient décidé de faire une promenade revigorante dans les jardins. Hermione hésita à les suivre, mais l'envie de parler à Pansy et Ginny la tenaillait. Elle s'était rendue compte que ne pas garder tout pour elle mais en parler était très libérateur. Elle les rejoignit dans le salon et s'assit silencieusement. Elle se mit à jouer avec une mèche de cheveux, encore lisses de la veille et à se mordre nerveusement la lèvre, cherchant comment elle allait pouvoir aborder le sujet. Ginny et Pansy se jetèrent un petit regard et la première rompit le silence.

« Mione ? Tu veux nous dire quelque chose ? »

La concernée releva la tête et inspira profondément.

« Oui. Mais je ne veux aucun sourire entendu, aucun « je le savais » ou quoique ce soit. J'ai juste besoin de... de parler et d'avoir vos conseils.
- Qui y-a-t-il ?
- Hier, quand je suis allée aux toilettes avec Christian, je ne vous ai pas tout dit...
- TU AS COUCHE AVEC LUI ! s'écria Pansy.
- Mon crâne, Pansy, grogna Ginny en se massant les tempes.
- Non ! s'indigna Hermione. Non, il a vraiment vomi et j'étais juste là pour lui tenir compagnie, au cas où. Il est parti et je suis restée encore un peu toute seule avant de me décider à revenir. Mais Malefoy venait d'entrer dans les toilettes.
- Oh. »

Ce fut la seule réaction des deux sorcières. Hermione les remercia intérieurement de ne pas se mettre à crier de joie ou à tirer tout de suite des conclusions hâtives.

« J'avais déjà bien bu. Il m'a dit que j'avais du bien m'amuser et je l'ai assuré que je n'avais pas couché avec Christian, que j'étais fidèle. Et puis j'ai commencé à dire des idioties à la pelle.
- Comme ?
- Comme le fait qu'il était beau et qu'il devrait s'amuser lui, surtout qu'une vingtaine de filles en auraient sûrement très envie.
- Tu n'as pas dit ça ?
- Si, Pansy, grimaça Hermione.
- Il a répondu quoi ? demanda Ginny.
- Qu'il n'y avait qu'une seule fille qui l'intéressait. Sur le coup, continua-t-elle rapidement avec que l'une des deux n'ouvre la bouche, je me suis dit qu'il pensait à Colombe et que, comme elle n'était pas là, il en était frustré.
- Non, assura Pansy.
- Je...
- Non, attends. Je sais qu'il n'aimerait pas que je t'en parle mais je m'en contrefiche. Il sera froid pendant une semaine et ça lui passera. »

Elle leva les yeux au ciel, comme si le futur comportement de son meilleur ami n'était qu'une broutille. Qu'il boude pendant quelques jours, il finira bien par se rendre compte qu'elle avait agi dans son intérêt à lui. Pansy jeta un coup d'œil à Ginny comme pour s'assurer qu'il fallait bien qu'elle dévoile tout à la brune.

« Je connaissais déjà Colombe avant la publication dans Sorcière Hebdo, avoua la blonde. »

Hermione la regarda, les yeux écarquillés.

« Drago est fiancé à elle depuis que le père d'Astoria Greengrass a été inculpé comme étant un Mangemort. Narcissa et la mère d'Astoria on décidé que ces fiançiailles n'avaient rien de bon et qu'elles étaient annulées. Narcissa avait une autre prétendante en tête, Colombe de Boisredon, une Française issue d'une très longue lignée de sang-pur. C'est en partie pour ça que Drago est allé faire sa formation d'Auror en France. Sa mère voulait qu'il se rapproche de sa fiancée. Mais Drago n'a jamais voulu de ce mariage arrangé et a tout rompu il y a plusieurs mois, en faisant clairement comprendre à Colombe qu'il ne voulait pas l'épouser, jamais, et il est revenu en Angleterre. C'est là qu'il est devenu Auror et que vous êtes devenus équipiers. »

Hermione resta silencieuse. Pour elle, il avait été logique d'assimiler le fait que Drago se fiance au fait qu'il soit en couple depuis un moment. On ne décide pas de se marier du jour au lendemain, quand même. Visiblement, si. Savoir qu'il était réellement célibataire au moment où ils s'étaient revus et, peut-être, au moment où ils avaient commencé à se tourner autour la soulagea un peu. Mais un peu seulement. Au final, la trahison était toujours là. Peut-être était-ce moins pire que s'il avait été en couple dès le début de leur relation, mais ça restait douloureux et, surtout, ça laissait une immense plaie béante entre les deux sorciers.

« Mais alors pourquoi sont-ils fiancés aujourd'hui ?
- Je n'en sais rien ! s'exclama Pansy. Il refuse d'aborder le sujet, que ce soit avec moi ou avec Blaise. »

Pansy semblait réellement dépitée.

« Bref, tout ça pour te dire que je pense pas qu'il pensait à Colombe mais plutôt à toi.
- Peut-être, soupira la brune. Toujours est-il qu'il est fiancé ! J'ai l'impression de ne dire que ça. Mais rien n'est possible puisqu'il va se marier avec elle.
- Le mariage n'est pas encore là, maugréa Pansy. Enfin, continue ton histoire.
- Donc je lui ai dit qu'on n'avait pas toujours ce qu'on voulait. Sauf quand on s'appelait Drago Malefoy. Je lui ai dit qu'après tout, il avait réussi à être gentil avec moi dans l'unique but de me mettre dans son lit, alors s'il voulait cette fille, il pouvait l'avoir.
- Mione... »

Ginny et Pansy semblaient sidérées.

« J'étais complètement saoule ! se défendit-elle. Il a eu l'air outré que je pense ça et m'a demandé si j'y croyais vraiment. J'ai dit que oui, comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Et puis je suis passée à un autre sujet et je lui ai montré les runes que j'avais sur les pouces. Je voulais juste montrer comme c'était joli mais il sait lire les runes. »

Ses deux amies se regardèrent, l'incompréhension peinte sur leur visage.

« Cette rune veut dire amour, et celle-ci toujours. Le destin, bougonna-t-elle.
- Et qu'est-ce qu'il a dit ? s'écria Ginny.
- Rien du tout, avoua la brune, les joues toutes rouges. On s'est rapprochés et je crois qu'on se serait embrassé si je ne m'étais pas écartée. Je lui ai dit que je ne pouvais pas, qu'il avait une fiancée, et je suis partie. »

Ginny poussa un long soupir déçu et Pansy fixait Hermione, les sourcils froncés.

« Ces runes me disent quelque chose.
- Oui, approuva Hermione, décidée à tout dire. C'est celles que tu as vu gravées sur la table quand tu as dis au revoir à Malefoy.
- C'est lui qui... ?
- Je crois bien, oui. »

Le silence se fit.

« Tu ne peux plus nier qu'il ressent encore quelque chose pour toi, Mione.
- Mais c'est pire ! s'écria-t-elle, la voix déchirée. Quand je me disais qu'il ne m'aimait pas et m'avait prise pour une conne, je pouvais encore espérer tourner la page, compter sur le fait qu'il ne reviendrait jamais vers moi. Mais comment je fais maintenant ? »

La détresse s'entendait clairement dans sa voix.

« Je ne sais pas, soupira Pansy. Quoiqu'on en dise, tu as raison. Il est fiancé, même si je ne comprends vraiment pas pourquoi. Raaaah. »

De dépit, la blonde de se prit la tête entre les mains. Son meilleur ami était, pour la première fois, amoureux d'une femme mais il allait se fiancer avec une autre. Sachant qu'il n'avait plus voulu que qui que ce soit lui dicte sa conduite depuis la mort de son père, elle ne comprenait pas pourquoi.

« Je ne sais pas quoi te dire, Mione, soupira Ginny.
- Je crois qu'il n'y a rien de plus à dire. J'avais juste besoin d'en parler. La situation est trop étrange, j'ai l'impression d'avoir un pied de chaque côté d'un immense gouffre. Mais il ne sert à rien de se torturer l'esprit, nous n'arriverons pas à comprendre le pourquoi du comment. »

Ses deux amies approuvèrent, bien qu'à contre cœur et elles n'abordèrent plus le sujet, même si, chacune de leur côté, les trois sorcières ressassaient tout ce qu'elles savaient pour tenter de démêler le nœud de cette histoire. L'après-midi passa rapidement. Il faisait déjà nuit alors que toutes avaient l'impression d'être levées depuis peu. Elles se couchèrent tôt, encore épuisées de la soirée de la veille. Demain, le mariage commençait.

« Comme ça, tu n'auras plus qu'à enfiler ta robe !
- Super, merci beaucoup ! »

Hermione se leva. Cela faisait plus d'une heure qu'elle était assise, entre les mains de deux cousines de Ginny qui tenaient un salon de coiffure et de maquillage sorcier. Elles étaient chargées de la demoiselle d'honneur avant d'aller s'occuper de la mariée. La brune avait toujours les cheveux lisses qui commençaient à onduler légèrement, ce qui convenait parfaitement aux deux Weasley. Elles avaient bouclé magiquement chacune de ses mèches sans que cela fasse trop artificiel. Les mèches s'enroulaient sur elle même et cascadaient dans son dos. Elles avaient ensuite pris des mèches vers ses tempes qu'elles avaient tressées et réunies à l'arrière de sa tête. Quatre chaînes en argent partaient de ces tresses. Chacune était accrochée à l'endroit où les deux tresses se rejoignaient. Deux des chaînes étaient accrochées à la moitié de la tresse et les deux plus loin, au-dessus des oreilles. Les chaînes pendaient donc contre sa chevelure. Elle avait beau bouger, les chaînes et sa coiffure ne se mélangeaient pas. Le résultat était parfait. Les deux femmes l'avaient également maquillée, plus légèrement que la veille, mais tout de même assez pour que cela se remarque. Ses yeux ressortaient grandement et sa bouche, couverte de rouge, était parfaitement dessinée.

Elle avait déjà enfilé ses boucles d'oreilles, qui pendaient finement jusqu'à la base de son cou, serties de pierres transparentes et bleues et avait mis un pendentif en argent au bout duquel pendait une petite boule cobalt. Pour le moment, elle n'avait pas mis sa robe, préférant un leggins noir, un long t-shirt crème et des talons. Elle était présentable pour accueillir les invités mais garderait ainsi sa robe pour la cérémonie.

« J'y vais, les invités vont commencer à arriver et si je ne suis pas là pour les accueillir... »

La brune grimaça, n'osant même pas imaginer l'état dans lequel serait Molly Weasley si tout ne se passait pas comme prévu. Le milieu de l'après-midi était déjà dépassé et la cérémonie était prévue pour la fin de l'après-midi. Il y aurait ensuite un apéro avant le repas. Hermione descendit au rez-de-chaussé où elle trouva Molly, en pleine effervescence.

« Hermione, ma chérie, tu es magnifique ! Tu vas accueillir les invités ? Super, je te laisse, j'ai encore tellement de chose à régler. Ron se trouve déjà là-bas. »

Et elle partit en direction des cuisines. La brune eut un sourire indulgent. Elle voyait sa seule et unique fille se marier et voulait que tout soit parfait. Hermione rejoignit donc Ron qui resta bouche bée en la voyant.

« Mione, tu es superbe !
- Merci, Ron ! »

Elle était réellement ravie de ce compliment car il ne lui en aurait jamais fait s'il ressentait encore de la gêne envers elle, de peur qu'elle interprète mal ses paroles. La Gryffondor s'accrocha amicalement au bras du rouquin.

« Prêt à voir ta petite sœur te marier ?
- Non, grogna-t-il. Mais je connais un petit peu son mari, c'est un type bien. »

Hermione éclata de rire. Le soleil était au rendez-vous et il faisait plutôt doux pour un quinze octobre. Certains allaient arriver en transplanant, d'autres en portoloin, d'autres en balais. Quoiqu'il en soit, ils devaient vérifier les cartes de tout le monde car les journalistes avaient déjà tenté d'obtenir des informations à propos du mariage du Survivant. Les protections les tiendraient à l'écart, sauf s'ils rentraient par la grande porte, ce que Ron et Hermione devaient empêcher. Hermione était en plus chargée d'indiquer aux invités l'endroit où se trouvait leur chambre. Les noms avaient été placardés sur les portes, mais le château était immense et il fallait savoir dans quelle direction se diriger.

Les premiers invités arrivèrent et bientôt Ron et Hermione furent submergés et durent demander de l'aide à des cousins. La brune saluait chacun avec un grand sourire et indiquait l'aile dans laquelle ils se trouvaient, essayant de garder un air avenant malgré l'agacement qui montait face à certains invités plutôt énervants. Elle avait déjà eu à faire à la tante aigrie des Weasley et sa patience avait été mise à rude épreuve. Il ne lui en restait plus qu'un fil qui fut rompu quand elle vit Malefoy s'avancer.

Elle aurait du se douter que, invité à l'enterrement de vie de garçon de Harry, il était invité au mariage. Il était très séduisant dans son costume moldu – c'était devenu la mode chez les sorciers qui avaient souvent trop chaud dans leurs robes – noir. Mais Hermione ne s'attarda pas sur le blond, ses yeux rivés sur celle qui se tenait à son bras comme si elle avait peur qu'il s'en aille si elle le lâchait.

Ce dont il serait parfaitement capable.

Le sarcasme avait traversé son esprit aussi rapidement qu'une flèche. Hermione sentait le regard de Drago peser sur elle mais elle refusa d'en faire de même. La colère montait en elle, comme une vague. La seule pointe de satisfaction venait du fait qu'elle dominait la blonde alors qu'elle aussi avait des talons. Il osait réellement ramener sa fiancée au mariage de Harry et Ginny, devant Hermione ? Et ces deux traîtres ne lui avaient rien dit ? D'une voix glaciale, se sentant sur le point d'imploser, elle demanda à une Weasley de la remplacer le temps qu'elle aille voir si Ginny avait besoin d'aide. Oh que oui, elle allait avoir besoin d'aide une fois que Hermione se trouverait en tête à tête avec elle. Elle s'enfonça dans le château à grand pas. Le peu de confiance qu'elle avait regagné envers Malefoy était de nouveau rompu et elle ne ressentait que de la haine envers lui.

De son côté, le blond se maudissait et maudissait la Française à son bras. Il avait bien vu que sa présence avait blessée Hermione. Qu'il trouvait magnifique, alors même qu'elle ne portait qu'un leggins et un t-shirt avec une paire de talons. Il la regarda lui tourner le dos, refusant de croiser son regard, et pouvait presque voir la colère émaner d'elle, comme une aura palpable qui lui donnait un air féroce. Il serra les poings, dans ses poches, conservant un calme de façade. Il n'avait en réalité qu'une envie, courir après la jeune femme, la rattraper avant qu'elle ne le haïsse encore plus. Puis alors une pensée lui vint. Alec Bannerman était sûrement là, lui-aussi. S'il devait supporter la présence de ce type lamentable, il n'était que justice qu'il en soit ainsi. Il se tourna alors vers Ron, à qui il serra la main. Il présenta Colombe, tâchant d'ignorer le regard surpris voire agacé du rouquin.

« Colombe ne reste que pour la cérémonie, elle tenait absolument à être là. Mais elle rejoint ensuite ses parents en France. »

Le Weasley hocha la tête, indiqua à Malefoy qu'il résidait dans l'aile est – la même que celle où était la chambre d'Hermione – et continua d'accueillir les invités.

Hermione déboula comme une furie dans la chambre où se préparait Ginny. Elle était déjà coiffée et maquillée mais la jeune femme n'en avait cure. La brune attrapa sa meilleure amie par le bras, la soustrayant aux mains de ses cousines.

« Tu viens avec moi. »

Elle l'emmena dans une chambre adjacente, ignorant ses questions et ses protestations, la fit s'asseoir et repartit aussi vite qu'elle était venue. Elle fit de même avec Harry mais s'immobilisa devant la porte. Ginny ne devait pas voir Harry et celui-ci ne devait pas voir la future mariée. Elle fit apparaître un bandeau qui s'enroula autour de la tête du brun et fit de même avec la rouquine. Elle guida Harry jusqu'à un fauteuil puis les toisa. Jusqu'à ce qu'elle ne se fasse la réflexion qu'ils ne pouvaient pas la voir, et que sa colère allait devoir s'exprimer à travers des mots.

« Comment avez-vous pu oser me faire ça !
- Mione...
- Je suis votre meilleure amie ou pas ? Non parce que là j'ai juste l'impression d'être la bonne poire que l'on prend pour une idiote d !
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Ce qu'il se passe ? s'insurgea-t-elle. Il se passe que j'accueillais les invités quand j'ai vu débarquer Malefoy...
- Mione...
- Non, toi, tu te tais. Tu vas rapidement perdre ton surnom de Survivant si tu ne me donnes pas une explication satisfaisante.
- C'est... on l'apprécie et j'avais envie de l'inviter malgré vos griefs.
- MAIS JE ME FOU DE CA ! explosa-t-elle. Je me fiche qu'il soit là, vous pouvez inviter qui vous voulez. Mais vous auriez pu me prévenir, que je sois prête à le voir arriver.
- C'est vrai... reconnut Ginny, désolée.
- Je comprends que vous puissiez avoir envie de l'inviter mais pas que vous ayez voulu me le cacher, lâcha-t-elle ensuite, blessée.
- Mione, on... Non, on a pas d'excuses, soupira Harry. On aurait du clairement te le dire au lieu d'espérer que tu t'en douterais et que tu le prendrais bien.
- Hmm, fit la concernée, signifiant que son ressentiment était légèrement retombé. Enfin, jusqu'à ce qu'elle se souvienne de ce qui l'avait réellement mise en colère. Elle reprit donc, d'une voix chargée de haine. Par contre, que vous invitiez Colombe... Ça, ça me dépasse. Et ça me blesse. »

Elle n'avait pas réussi à garder une voix ferme, malgré la colère.

« Quoi ? s'exclama Harry, visiblement surpris.
- Nous n'avons pas invité Colombe, fit Ginny qui fronçait les sourcils.
- Pourtant elle est bien là, accrochée à son bras, lâcha la brune, glaciale. »

C'est à ce moment que la porte s'ouvrit et que Ron entra.

« On m'a dit que tu avais kidnappé Ginny et Harry. Je vois que c'était à peine exagéré... »

La brune fit claquer sa langue, n'étant pas d'humeur à plaisanter.

« Je voulais vous prévenir, fit-il en s'adressant au couple, que Drago a ramené Colombe pour la cérémonie. Apparemment elle a insisté pour y assister mais ne sera pas là au repas.
- Ah, tu vois, on n'était pas au courant ! argua Harry. »

Hermione du bien le reconnaître.

« Bon, d'accord. Pardonnés. Mais je vous en veut vraiment de ne pas m'avoir dit que vous l'invitiez. J'aurais préféré le savoir.
- Je suis désolé, Mione.
- Je pensais que tu t'en doutais, vu qu'il était à l'enterrement... »

La jeune femme soupira, consciente qu'elle s'était laissée emportée.

« Je suis désolée de m'être énervée...
- Je crois que j'aurais réagi pareil dans une situation similaire, plaisanta Ginny. »

La Gryffondor apprécia que sa meilleure amie la pardonne aussi vite.

« Ron, tu ramènes Harry dans sa suite, je m'occupe de Ginny. »

Dès que le marié fut dehors, elle enleva le bandeau à la rouquine qui lui sauta au cou pour l'enlacer.

« Ça va aller. »

Elles se serrèrent un long moment puis durent retourner dans la chambre de Ginny avant que celle-ci ne se fasse scalper par une Molly stressée. Le mariage était dans peu de temps, tout devait être parfait.