Bouh, c'est le dernier chapitre... Enfin, il reste encore un épilogue, mais c'est la fin, quoi...
Shana : J'espère que la fin te satisfera :P
No3mieLozenge : Oui, j'ai déjà commencé à réfléchir à un Dramione pendant Poudlard (d'ailleurs si vous voulez me dire ce que vous aimez/détestez dans ce genre de Dramione, vos commentaires seront les bienvenus, ça pourra me faire pencher vers un chemin ou un autre si jamais j'hésite :P)
Nedwige Stew : Alors j'espère que la fin sera pas décevante, après toute cette attente pour les voir ensemble :P
Deniz : Si T.T Oui, comme j'ai dit plus haut, j'ai commencé à réfléchir à un Dramione pendant Poudlard :P (et même chose, si tu veux me dire ce que tu aimes/détestes dans ce genre de Dramione, tu es la bienvenue !)
Maxine3482 : Je n'arrive pas à y croire non plus. Merci pour tout :D
Amour : Merciiii :D
Potterhead : Non, mais il y aura un vrai épilogue à la fin (a) (Promis on le verra, leur bébé roux !) Merci pour ton commentaire, je suis vraiment contente que ma fic plaise et que vous soyez nombreux à trouver que j'ai respecté les personnages *-* Pour un autre Dramione, yep ! Il se passera à Poudlard en 7e année, après la guerre. Si tu as envie de me dire ce que tu aimes/détestes dans ce genre de fic, hésite pas, ça pourra toujours me faire prendre un chemin ou un autre en cas de doute :P
Milimagine : Il fallait bien une fin :)
Swangranger : Merci :D
.90 : Hey, contente que l'attitude de Hermione te plaise :D Je trouvais ça important qu'elle le fasse.
• LVI •
Ils atterrirent sur le perron d'entrée du manoir Malefoy, au même endroit où ils s'étaient embrassés, trois jours auparavant. Se souvenir électrisa la brune qui se colla un peu plus contre le blond, dont le bras était toujours passé autour de sa taille.
La grande porte d'entrée se dressait devant eux. Ce qu'il s'était passé ici – la capture du Trio, la torture de Hermione, le combat, la fuite – tout tentait de s'imposer à l'esprit de la Gryffondor. Mais elle décida de reléguer tout ça au fin fond d'elle-même. Elle n'était pas prisonnière, encadrée par des Rafleurs. Elle était dans les bras de Drago et c'était bien la pire chose qui pourrait lui arriver ce soir.
Le Serpentard l'interrogea du regard, s'assurant que c'était vraiment ce qu'elle voulait. Hermione n'hésita pas. Les double-battants s'ouvrirent comme par magie – ce qui était sûrement le cas – et ils pénétrèrent dans le hall d'entrée. Le changement était réellement saisissant. Les murs noirs, les grandes fenêtres à carreaux lugubres, les teintures noires, les lustres étranges qui étiraient leurs doigts au-dessus des visiteurs, tout cela avait été remplacé. Les murs clairs étaient maintenant pourvus de fenêtres aux carreaux immenses et propres qui laissaient passer toute la clarté de la lune. Les rideaux qui y étaient accrochés n'étaient plus sombres et menaçants mais rendaient le tout accueillant. Les lustres étaient brillants, étincelants. Le parquet ciré était recouvert d'un gros tapis vert, épais et moelleux, qui étouffait le bruit des pas.
Ils ne visitèrent pas le manoir dans son entièreté, cela leur aurait pris trop de temps et, de toute façon, Drago n'avait rénové que les pièces principales. De plus, ils ne souhaitaient visiter qu'une seule pièce : la chambre de Drago. Ce dernier tint quand même à emmener la jeune femme dans la grande salle à manger principale du manoir. Là où elle avait été torturée par Bellatrix. Là aussi, l'ambiance lugubre dont elle se souvenait n'était plus qu'un souvenir. Tout semblait éclairci, moins sombre et moins menaçant. En fait, tout était très accueillant, bien loin de l'image qu'elle gardait des lieux. Les tableaux des Malefoy étaient imposants, accrochés aux murs de la salle, mais, heureusement pour elle, ils étaient tous absents pour le moment. La grande cheminée accueillait un feu réconfortant. Il y avait toujours une immense table de bois encadrée par des dizaines de chaises, mais il ne s'agissait plus des mêmes meubles. Drago avait énormément de goût parce que le tout rendait très bien.
« C'est superbe, Drago. »
Et Hermione le pensait réellement. L'opinion de la brune ravissait le Serpentard. Il avait réussi le pari qu'il s'était fixé ce qui flattait son orgueil. Tout sourire – ce qui, pour Drago Malefoy, signifiait un petit sourire en coin – il entraîna la jeune femme à l'étage, la guidant à travers le dédale que formait le manoir. Il la mena jusqu'au bout du couloir principal, là où se dressait une immense porte, absolument pas discrète. La Gryffondor se retint de rire et se contenta de toussoter discrètement pour étouffer le fou rire qui la menaçait. Au moins, la fierté et l'orgueil des Malefoy était une chose qui ne changerait jamais. Le double-battant s'ouvrit, dévoilant la chambre du maître des lieux.
« Très Serpentard, comme décoration, nota Hermione, amusée. »
Sans surprise, les couleurs étaient vertes et argent. La pièce était immense, plus grande encore que son ancien appartement, et de loin. Un énorme lit à baldaquin trônait au milieu, posé sur un tapis qui semblait immensément doux et soyeux. Il y avait un grand bureau, deux grandes fenêtres de part et d'autre de la pièce, une immense bibliothèque qui courrait le long de tout un mur ainsi que deux portes, de chaque côté du lit, qui devaient donner sur une salle de bain et un dressing.
Plus elle regardait autour d'elle, plus elle se sentait bien, plus appréciait les lieux. Elle commençait seulement à assimiler le fait qu'il avait fait tout ça pour elle, rien que pour elle. Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux. C'était pour elle qu'il avait fait ça, pour qu'elle puisse venir ici, chez lui. Il lui ouvrait grand les portes de sa demeure. Drago, inquiet de cette réaction, lui fit face.
« Tu préfères rentrer chez toi ? demanda-t-il, cachant mal la déception qui pointait.
- Non, non ! Non. C'est... Je ne m'attendais pas à ça et... que tu ais fait ça pour moi... »
Ils étaient touchés, l'un comme l'autre. Hermione, par le fait que Drago ait tant pris en compte ce qu'elle avait vécu ici, Drago, par le fait qu'elle ait accepté de venir au manoir et qu'elle apprécie autant ses efforts.
Le couple se rapprocha, ils se jaugèrent quelques secondes puis s'embrassèrent. Tendrement, tout d'abord, puis de plus en plus passionnément, jusqu'à ce que les doigts de la brune, qui se baladaient sur la chemise de Drago, se mettent à défaire les boutons, un à un.
Hermione posa son regard noisette sur le torse que le tissu dévoila et sentit son cœur s'emballer. Ignorant le regard pesant et plein de désir que le Serpentard posait sur elle, elle appuya ses doigts sur le torse du jeune homme et se mit à le parcourir lentement, savourant de pouvoir toucher sans restriction aucune sa peau douce, déclenchant une série de frissons chez le blond. Avec une lenteur horrible à supporter pour Drago, elle fit glisser veste et chemise à terre et continua son exploration du corps de Malefoy. Celui-ci vivait une véritable torture, tout son corps en demandant plus. Les caresses faisaient enfler son désir et il devait se maîtriser pour ne pas sauter sur la brune et lui arracher sa robe.
Il finit cependant par interrompre les doux va et vient qu'effectuaient les doigts de la brune sur son torse et son bas ventre, incapable de résister plus longtemps. Drago s'empara des lèvres de la jeune femme, une main fourrée dans ses cheveux. Il la poussa jusqu'à ce qu'elle ait le dos collé contre un des piliers du lit. Elle haletait de désir, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration. Le parfum du Serpentard, qu'elle humait à chacune de ses inspirations, contribuait à exacerber son avidité. Tout comme le sexe de Malefoy, qu'elle sentait durcir contre sa cuise. Elle crut même qu'elle allait défaillir tant le plaisir qu'elle ressentait à ce simple contact était grand.
D'un geste, elle quitta ses talons, redevenant plus petite que Drago, qui la poussa encore un peu sur le côté, jusqu'à ce qu'elle sente le matelas derrière ses jambes. Malgré elle, elle interrompit le baiser et leva un regard interrogateur vers le blond. Celui-ci n'eut pas besoin d'explications verbales pour comprendre ce qui inquiétait la brune. Il se contenta de hocher lentement de la tête pour lui indiquer que non, Colombe n'avait jamais posé la moindre partie de son corps dans ce lit.
Cependant, Hermione se dégagea quand même. Il n'avait pas couché avec Colombe dans ce lit. D'ailleurs, il n'avait pas du tout couché avec elle. Il le lui avait assuré et elle le croyait. Non, elle se dégageait car elle ne souhaitait s'allonger dans ce lit, même s'il avait l'air très confortable. Un sourire coquin aux lèvres, elle passa ses bras autour du cou de Drago, collant son corps contre le sien, et lui chuchota un unique mot à l'oreille. Les yeux du Serpentard s'écarquillèrent en même temps que ses lèvres s'étiraient en un grand sourire, reflet de celui de la brune.
Tout en continuant à s'embrasser, ils s'éloignèrent du lit et se laissèrent glisser jusqu'à être allongé sur le doux tapis. Là, leurs vêtements restants furent bientôt envoyés à l'autre bout de la pièce. Ils continuèrent un moment à torturer l'autre à force de caresses frustrantes, jusqu'à ce que, n'y tenant plus, Hermione bascule sur Drago. Avec un baiser, elle s'empara de son sexe et ils gémirent de plaisir en même temps.
Drago était étendu sur le dos, les yeux clos, le visage tourné vers le plafond, nu comme un ver. Il passait doucement ses doigts dans le dos de Hermione qui était allongée sur le côté, bras et jambe passés sur son corps. Son souffle lui chatouillait agréablement le cou tandis qu'elle parcourait son ventre de ses doigts. Elle descendait parfois jusqu'à son aine, ravie de le faire frissonner par ce simple contact. Elle avait beau être collée contre lui, tout son corps réclamait celui de Drago à grand cri. Elle voulait l'embrasser, elle voulait rester dans ses bras pour toujours, à jouir de ses caresses et de cette étreinte apaisante.
Les yeux clos, Hermione avait l'impression de revivre. Cela faisait une éternité qu'elle ne s'était pas sentie aussi entière, comme si elle venait seulement de retrouver un bout d'elle-même, un élément de son intériorité qui lui avait manqué pendant trop longtemps. Le vide béant était enfin comblé et ce fait s'accompagnait d'une forte sérénité. Et ce bout, c'était le sorcier allongé à ses côtés. La Gryffondor avait l'impression qu'elle pourrait vivre ainsi, allongée contre Drago, se satisfaisant uniquement de ses embrassades et de ses caresses.
Le bonheur et le bien-être qui l'habitaient lui semblaient presque étranges, bizarres après des semaines à ne sourire qu'à contre cœur. Ce qui lui avait semblé dur et compliqué pendant des semaines lui semblait désormais entièrement naturel. Les papillons avaient repris leur place dans son ventre, toute la tristesse et la rancœur étaient désormais bien loin d'elle, remplacées par la joie et la sérénité. Le corps chaud contre le sien lui indiquait avec sûreté qu'elle n'était pas dans un rêve mais qu'il s'agissait bel et bien de la réalité. Un sourire monta, étirant ses lèvres, qu'elle ne put retenir, quand bien même elle en aurait eu envie. Comme elle avait la tête posée sur le corps de Drago, celui-ci sentit cet imperceptible changement.
« À quoi penses-tu ? demanda-t-il distraitement, ses doigts jouant avec une des mèches brunes de la jeune femme.
- Je me sens bien. À ma place. »
Drago garda le silence, passant son deuxième bras autour de la Gryffondor afin de la serrer un peu plus contre lui, comme s'il avait peur qu'elle ne s'envole.
« Je suis ravi de savoir que ta place est avec moi, chuchota-t-il finalement.
- Si tu savais à quel point je le suis, moi aussi. Et ta place, à toi ?
- Elle est avec toi. »
Le blond n'était pas très friand de déclarations et Hermione n'en attendait pas autant de lui. C'était presque un miracle qu'il lui dise aussi nettement à quel point elle comptait pour lui. Cette simple phrase fit monter le désir qu'elle ressentait à chaque fois que Drago était dans le parage et une vague d'amour et de tendresse la submergea. Pour toute réponse, elle déposa un baiser dans le creux du cou du Serpentard, remonta le long de sa mâchoire et lui mordilla le lobe d'oreille. Satisfaite en sentant le jeune homme gémir, elle s'arrêta, un petit rire franchissant ses lèvres et reposa sa tête contre le torse du blond.
Ils s'abandonnèrent de nouveau à leurs pensées, chacun se satisfaisant du silence tant qu'ils pouvaient sentir l'autre.
« Comment ça se fait que tous les portraits étaient vides ? demanda finalement la Gryffondor.
- Je leur avais demandé de disparaître pour la soirée, grogna le blond. »
La jeune femme eut un petit rire amusé.
« Pour qu'ils ne me voient pas ?
- Pour qu'ils ne te parlent pas et qu'ils ne gâchent pas notre soirée. »
L'attention était touchante. Drago avait vraiment pensé à tout et il avait magnifiquement réussit. La soirée était parfaite. Ses doigts longeant le cou du Serpentard, Hermione répliqua d'un ton badin.
« Il faudra bien qu'ils me voient, un jour. »
Lentement, Malefoy se redressa, prenant soin de ne pas faire mal à Hermione en se relevant trop brusquement et posa sa tête sur sa paume, le bras plié. Ses yeux gris ne lâchaient pas la jeune femme.
« Ah ? »
Hermione imita sa position, le visage à quelques centimètres de celui de Drago. Elle savait que sa question était une invitation à en dire plus sur ce qu'elle ressentait, ce qu'elle ne faisait, elle aussi, que très rarement. Mais leur premier rendez-vous, le restaurant, toute cette soirée qui marquait leur réconciliation, avait donné le ton. Ils baignaient dans une ambiance tendre, romantique même, et elle mourrait d'envie de lui faire comprendre à quel point elle tenait à lui, à quel point elle le voulait avec elle.
« Et bien, oui. À moins que tu ne comptes me faire interdire cette pièce là, ils finiront bien par s'apercevoir que je viens souvent ici.
- Que tu viens ou... fit-il, laissant sa phrase en suspens.
- Ou ?
- Ou que tu habites ici. »
La brune le fixa, les yeux écarquillés par la surprise, faisant face à l'impassibilité habituelle du Serpentard.
« Tu veux que... ?
- Oui. »
La jeune femme resta silencieuse, incapable d'intégrer la demande tant elle était surprise que Malefoy la lui fit. Ce dernier interpréta mal son silence – comme souvent – et elle vit son visage se fermer. Avant qu'elle ne puisse briser sa déception en lui expliquant la véritable raison de son silence, il était entrain de justifier sa demande.
« Ce n'est qu'une idée comme ça. Nous passions toutes nos soirées ensemble et je compte bien faire en sorte que ça ne change pas. Alors, que ce soit dans ton appartement ou ici, je pensais que c'était la même chose.
- Je... Je... Oui, d'accord, souffla-t-elle, incapable de parler plus fort à cause de l'émotion. »
Elle vit que la méfiance était remplacée par une lueur de bonheur pur dans les yeux de Drago et sentit qu'elle avait fait le bon choix. Comme il le disait, ils passaient de toute façon toutes leurs soirées l'un avec l'autre. Alors pourquoi ne pas rendre la chose plus officielle.
Drago se pencha afin de pouvoir embrasser Hermione. Elle avait accepté sa proposition, ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'elle ne vienne s'installer ici, dans son manoir. Le manoir Malefoy. Peut-être que Hermione Granger deviendrait un jour une Malefoy. Cette idée l'emplissait de joie. Le blond embrassa tendrement la jeune femme. Plus que de la tendresse, c'était... c'était de l'amour qu'il ressentait. Une vague d'amour qui déferlait en lui, un amour entier, sincère, tout dirigé vers la femme qui se tenait face à lui. Une femme qui était à lui. Le Serpentard enfouit son visage dans le cou de la brune, incapable d'accepter – pour l'instant – qu'elle puisse voir son expression béate et amoureuse. Il savait pertinemment que, maintenant qu'ils étaient de nouveau un couple, il ne pourra ni taire, ni cacher ses sentiments bien longtemps. Sa demande n'était qu'une preuve de plus qu'il était complètement fou amoureux de Hermione.
Le visage toujours caché dans la chevelure de la Gryffondor, il bascula en arrière pour se rallonger, entraînant avec lui la jeune femme. Ils reprirent leurs caresses distraites, chacun savourant cet instant. Quand il sentit que le souffle de Hermione ralentissait et devenait de plus en plus régulier, signe qu'elle commençait à s'endormir, il attrapa sa baguette pour faire venir jusqu'à eux le drap vert qui recouvrait son lit ainsi que deux coussins. Il en plaça doucement un sous la tête de la jeune femme et posa la sienne sur le second coussin.
Hermione oscillait entre le sommeil et l'éveil. Le doux et épais tapis leur offrait un matelas bien assez confortable pour qu'elle ait envie de s'y endormir mais, plus que tout, c'était la présence de Drago qui la faisait se sentir aussi sereine et apaisée. Les yeux clos, laissant le sommeil la cueillir, elle sentit qu'on posait un drap sur son corps et qu'un oreille moelleux venait trouver sa place sous sa tête. Elle enroula un peu plus ses jambes autour du blond et redressa la tête pour l'embrasser une dernière fois avant de s'endormir. Les yeux ouverts, elle rencontra ceux de Drago qui la contemplait.
Elle était complètement folle amoureuse de cet homme. Son visage d'ange, ses yeux gris qui pouvaient être si expressifs, ses lèvres qui se tordaient parfois en un sourire en coin des plus agréables, ce corps, tout, elle aimait tout chez lui, les défauts qu'elle apprenait à dompter comme les bons côtés qu'elle apprenait à apprécier. À aimer. Les mots lui brûlaient les lèvres, elle mourrait d'envie de lui dire à quel point elle l'aimait. Mais elle était incertaine. Elle avait peur de rompre cet instant magique. La brune savait qu'elle ressentait à nouveau cette ancienne peur : celle que le Malefoy de Poudlard soit toujours là, caché. A cette idée, elle se gifla mentalement. Elle lui avait promis de ne plus douter de lui. N'était-ce pas plutôt de l'engagement qu'elle avait peur ? Mais il lui avait déjà proposé de vivre chez lui et elle avait accepté. Alors qu'elle débattait ainsi avec elle-même, Drago interrompit ses pensées en l'embrassant longuement.
« Tu as encore l'air pensive, remarqua-t-il.
- Je crois que je ne réalise toujours pas que je t'ai retrouvé.
- Tu ne m'as jamais perdu.
- Mais je l'ai cru.
- Et je suis bien placé pour savoir ce que ça fait... admit-il en l'embrassant à nouveau. Mais je t'ai retrouvée et...
- Et tu es à moi.
- Et toi, à moi. »
Ils plongèrent dans le regard de l'autre et Hermione n'y tint plus. Son cœur enflait d'un amour tut et menaçait d'exploser. Si elle ne le lui disait pas maintenant, ce ne serait jamais le bon moment.
« Malefoy ?
- Granger ? »
La brune le regarda encore longuement avant d'enfouir sa tête dans son cou, comme un enfant qui espérait ne pas voir les yeux de l'adulte se couvrir d'un nuage. Ce serait toujours plus facile que d'affronter le regard imperturbable du Serpentard.
« Je t'aime. »
Les mots soufflés, elle aurait voulu disparaître dans un trou de souris. Elle sentait son cœur battre dans ses oreilles, de plus en plus fort, face au silence du blond. Les yeux désormais grands ouverts, elle fixait un point sur son torse, attendant une réaction.
Drago fini par lui prendre le menton et la força à relever la tête. Ses yeux gris n'étaient ni froids, ni en colère, mais remplis d'un amour plein de chaleur qui trouva un écho dans le cœur de la brune. Il y avait même un sourire qui flottait sur ses lèvres et qu'il atteignait même son regard.
« Je t'aime aussi. »
Ces quelques mots firent que le cœur de la sorcière entama une danse endiablé pendant que les habitants de son ventre se mettaient à sauter dans tous les sens. Elle n'avait jamais ressenti un tel sentiment de plénitude devant une déclaration pareille. D'habitude, cela lui donnait plutôt envie de partir en courant. Mais pas cette fois-ci. Ils se sourirent, amoureusement, et se penchèrent en même temps pour s'embrasser.
Leur désir se réveilla aussitôt, comme si le fait de s'avouer leurs sentiments réciproques avait réveillé quelque chose en eux. Ils firent l'amour plus passionnément que jamais mais, en même temps, avec une tendresse présente dans chaque caresse, dans chaque baiser.
Après cette étreinte, ils se serrèrent de nouveau l'un contre l'autre, sous le drap, la fatigue les saisissant. Hermione étouffa un bâillement. Elle mourrait d'envie de sombrer dans le sommeil, sachant qu'elle allait passer une des meilleures nuits depuis longtemps. En même temps, elle aurait pu rester éveillée pour profiter encore de la peau de Drago sous ses doigts, de ses baisers...
« Bonne nuit Drago. Je t'aime.
- Je t'aime. Fait de beaux rêves. »
Elle ne pouvait résister à l'envie de le lui dire et lui ne pouvait résister à l'envie de lui répondre. Ils chérissaient tous les deux ces quelques mots qui roulaient si bien dans leur bouche – beaucoup mieux que des insultes ou des reproches à l'égard de l'autre. Maintenant que la Gryffondor l'avait dit tout haut, l'avait avoué au principal concerné, et maintenant qu'elle l'avait entendu de sa bouche à lui, elle se sentait mieux que jamais. Comment aurait-il pu en être autrement quand elle était amoureuse de Drago Malefoy et que celui-ci l'aimait en retour.
Un sourire béat aux lèvres, elle sombra dans le sommeil. Ni l'un, ni l'autre n'avait jamais été plus heureux. Après toutes les épreuves traversées, ils se retrouvaient comme avant, et osaient enfin s'avouer les sentiments que leurs amis connaissaient depuis bien longtemps déjà.
