-Alors comme ça, tu dois lui rendre un service parce qu'il t'a battue ?
-C'est ça...
Lucy lança un regard presque désespéré à Lily.
-Je n'ai pas très envie de savoir ce qu'il va vouloir me faire faire...
-Tu m'étonnes ! Si ça se trouve, il va t'embarquer dans ses petites farces stupides, et tu vas te faire attraper, et tu vas te faire punir, ou pire, renvoyer !
Lily tourna brusquement la tête vers son amie.
-Je ne veux pas que tu partes, Lucy ! Je me sentirais trop seule !
Elles étaient maintenant arrivées devant les immenses portes en bois de la Grande Salle et Lily les regarda.
-Lucy, si jamais tu te fais vraiment renvoyer, sache que je t'aime très fort et que tu es ma meilleure amie. Et malgré tout, tu es une des sorcières les plus fortes que je connaisse.
La blonde observait son amie depuis un petit moment d'un regard amusé. Vraiment, Lily avait le don de lui remonter le moral à tout moment, et sans le faire exprès en prime. Elle était juste terriblement rigolote.
-C'est bon, Lily, je ne vais quand même pas me faire renvoyer, dit-elle avec un sourire.
Elle ravala le « j'espère » qui était sur le bout de ses lèvres pour ne pas l'affoler. Elle n'avait jamais été punie, ce n'était pas pour une petite (ou plus grosse) infraction qu'elle allait sûrement commettre sur l'ordre de Sirius qui allait la pénaliser pour toute sa vie.
-Allez, on va manger. Tiens, je crois même que ton prétendant te fait un signe, regarde.
Lucy pointa son doigt dans la direction de Potter et Lily rougit.
-Je t'ai déjà dit que ce n'est pas mon prétendant !
-Hmm, si tu le dis... répondit Lucy, pas convaincue le moins du monde. Bon allez, passe de l'autre côté de la table, il va sûrement vouloir que tu t'assoies à côté de lui, mais à part ça, il n'a pas du tout des vues sur toi, non non.
Lily la regarda avec son regard de petite maman, les sourcils froncés et les bras croisés. La blonde rit et lui lança un regard « j'ai rien dit » avant de continuer tout droit pour venir se placer près des Maraudeurs. Elle observa Lily qui faisait de même de l'autre côté de la table, puis presque arrivée à une place libre, elle étudia qui se trouvait et découvrit... Sirius Black, bien sûr.
-Est-ce que je suis vraiment maudite ou quoi ? Dit-elle, presque pour elle-même.
-Je te signale que James est mon ami avant d'être le prétendant de Lily, répondit-il avec un sourire malicieux.
Elle lui lança un regard ennuyé et observa Lily s'asseoir à côté de James, déjà toute radieuse.
-Bon tu comptes t'asseoir quand on aura fini de manger ou bien... ? Demanda Sirius, un verre de jus de citrouille à la main.
-J'hésite encore si je dois m'asseoir à côté de toi. Tu sais, ta stupidité pourrait me contaminer.
Elle se surprit presque elle-même à lui lancer ça, parce que finalement elle le trouvait très intelligent, même s'il cachait bien cette intelligence. Il n'était pas stupide, juste espiègle. Et puis, elle avait l'impression qu'à travers leur duel plus tôt dans la matinée, ils avaient échangé quelque chose. Comme s'ils étaient les seuls à savoir quelque chose, comme si quelque chose les reliaient à présent. Et elle trouvait ça étrange. Étrange, mais pas déplaisant. Maintenant, elle avait juste envie de lui lancer des piques, de le taquiner pour pouvoir observer ses réactions. Maintenant, elle se sentait à l'aise à côté de lui. Il n'était plus catalogué dans la liste des étrangers.
-T'es sûre que c'est pas l'inverse ? C'est vrai, ton abus de confiance pendant le combat pourrait accidentellement couler sur moi.
Elle le regarda avec les yeux plissés. Il n'avait pas osé. Oh non, il n'avait pas osé.
-Tu n'as pas besoin de moi pour être trop confiant, je te rassure, siffla-t-elle.
-Mais oui, mais oui, répondit-il, souriant et fier de son effet.
Et pour se venger, elle prit la salière et lui versa un tas de sel dans son assiette pendant qu'il tournait la tête de l'autre côté. Elle eut un petit sourire satisfait et attendait avec impatience le moment où il reprendrait une énorme bouchée de cette délicieuse viande.
-Au fait, Lucy, tiens, je te présente les deux derniers de notre groupe, dit Sirius en se retournant vers elle et en pointant le garçon à côté de lui et celui à côté de Potter, de l'autre côté de la table. Là, c'est Rémus à côté de moi, et Peter près de James.
Lucy se rembrunit et lâcha un petit « salut ». Rémus lui sourit gentiment alors que Peter acquiesça nerveusement et détourna les yeux.
-Alors, j'espère que Sirius ne t'embête pas trop ? Demanda Rémus pour engager la conversation.
-Hum, ça va... répondit la blonde, mal à l'aise.
Sirius la regarda et eut un petit sourire puis dit à Rémus :
-Il faut l'excuser, elle a un peu de mal avec les étrangers.
Lucy fit de grands yeux avant de rougir de fureur.
-Oui ben excuse moi, moi je n'ai pas de problèmes avec ma famille au moins.
Le sourire de Sirius disparut aussitôt et il eut un regard vide. Rémus derrière lui fit une tête bizarre que Lucy ne comprit pas. Même James, en pleine conversation et en train de rigoler avec Lily, se tut et regarda Sirius, puis Lucy, puis à nouveau Sirius, avec lui aussi une expression assez affolée sur le visage.
Il y eut un moment de silence gêné où tout le monde portait son attention sur Sirius, même Lily. Alors, conscient qu'il faisait l'objet de tous les regards, Sirius se força à sourire, même si personne ne fut dupe.
-Eh bien, tant mieux pour toi alors, fit-il, toujours avec ce sourire crispé collé sur son visage. Bon, les gars, je remonte à la chambre, je crois que j'ai oublié mon livre pour le cours de Potions.
Il se leva, laissant dans son assiette la moitié de la part de tarte qu'il était en train de manger, et s'éloigna rapidement sans se retourner. Lucy fixa la place vide de Black et se demanda ce qu'il s'était passé tout à coup. Pourtant, elle n'avait rien dit de mal.. Non ?
Remus se racla la gorge à sa gauche.
-Je crois que ce n'était pas tellement la chose a dire...
Lucy le regarda tout a coup en fronçant les sourcils. Qu'est ce qu'il venait lui parler, la maintenant ?
-Sirius a hum... Quelques petits problèmes avec sa famille et c'est, comment dire, un sujet un peu sensible, continua James en se passant la main dans les cheveux, las. Eh ben, je crois que ça va pas être facile pour nous pour le reste de la journée, soupira-t-il en regardant Remus.
Pourquoi Lucy avait-elle l'impression que tout le monde l'accusait ? Comment aurait-elle pu savoir que c'était la chose a ne pas dire ? Bon d'accord, Sirius avait déjà mentionné sa famille le matin même avec une certaine émotion, mais Lucy n'était pas devin non plus.
Lily lui lança un regard qui l'acheva de la faire se sentir coupable. Elle lui avait lancé ce regard qui disait "vas-y. Vas t'excuser, parce que sinon, tu perdras une des rares personnes qui pourraient tenir a toi. Vas-y, parce que sinon je ne pourrais plus rester avec James, parce que j'ai commencé a bien l'aimer finalement. Vas-y. Tout de suite.". Un bref coup d'oeil, qui voulait dire tellement de chose a Lucy, qui le comprit sans aucun mal, parce qu'elle connaissait parfaitement Lily. Même mieux qu'elle-même.
Elle comprit que c'était ce qu'il fallait faire, aller trouver Sirius et s'excuser pour son manque de tact. Finalement, pensa-t-elle, elle la lui ferait cette faveur, s'il y tenait tellement. Mais elle ne voulait plus ressentir le culpabilité qui s'était lentement infiltré dans son corps, lui remplissant la tête et laissait un doute dans son coeur.
Ah ce qu'elle pouvait être bête, vraiment.
Elle attrapa un donut sur la pile de pâtisseries en se levant et sortit presque en courant de la Grande Salle. Elle se précipita sans même y penser dans les escaliers, se dépêchant d'aller a la salle commune. Clairement, il avait menti en disant avoir oublié son livre, mais elle n'avait aucune idée d'ou il pourrait se trouver d'autre. Elle ne le connaissait pas assez. Elle jura presque contre James, Remus et Peter qui n'avait pas du tout eu l'intention de bouger pour l'aider a le chercher, surtout qu'ils pourraient sûrement savoir ou il se cache. Quelle bande de fainéants.
-Sombral, lança-t-elle rapidement a la Grosse Dame pour pouvoir rentrer dans la salle commune des Griffondors, toute tapissée de rouge et or.
C'était une petite petite pièce ronde chaleureuse, avec son feu a droite et ses canapés devant. Pendant les vacances d'hiver, elle ne rentrait généralement pas chez elle, alors elle adorait passer ses soirées emmitouflée dans un gros pull ample, devant le feu, a lire un bon livre. C'était vraiment bien, surtout qu'il n'y avait pas beaucoup de monde pour la déranger.
Mais la, elle ne fit pas attention au feu. Il n'était pas la. Mince.
Elle attacha ses cheveux en une queue de cheval pour qu'ils la gênent moins quand elle marchait et partit voir du côté de la volière. A part une chouette argentée folle qui lui fit la fête dès qu'elle la vit, personne.
Elle soupira. Et soupira encore en pensant qu'elle n'avait aucune idée d'où il pouvait être, et que tout ça était (en partie seulement) de sa faute.
Elle s'approcha de la fenêtre et s'y accouda. Elle repensa à sa rencontre avec lui ce matin, quand il l'avait réveillé. Elle était stupide, il avait en plus fait une remarque sur sa famille. Elle se sentait mal, parce qu'elle pouvait très bien imaginer l'effet que ça produisait sur une personne. Si il lui avait parlé de son incapacité à se faire des amis, de sa solitude constante, aucun doute qu'elle aurait réagi de la même façon. S'enfuir pour s'éloigner de cette personne qui lui avait fait du mal, même sans le vouloir. S'enfuir pour étouffer ses sentiments, pour ne plus y penser, même si ça ne nous quittait jamais. Pas un seul instant.
Chacun a quelque chose, une faiblesse, qui pourrait le détruire avec quelques mots. Et c'est le rôle des amis de ne pas en parler, de tout faire pour éviter que cette personne y pense. Dans ce cas, elle faisait une bien piètre amie.
Et puis elle pensa comme c'était étrange de le qualifier son ami, alors qu'elle ne le connaissait pas depuis longtemps. Mais quelque part, c'était normal. Ils se comprenaient, même s'ils avaient des caractères complètement opposés. Mais bon, comme dit le proverbe Moldu, les opposés s'attirent, non ?
Elle dehors le parc dehors. Il faisait encore beau, alors beaucoup d'élèves se promenaient et profitaient du soleil. Entre amis. Elle essaya de détailler chaque centimètre carré du parc pour voir si Sirius était là, mais rien à faire. Il avait... disparu.
Sa chouette Syl se posa à côté d'elle et poussa son oreille avec son petit bec. Lucy la caressa pensivement. C'était fou comme les animaux pouvaient ressentir la peine, et comment ils s'efforçaient de distraire leur maître.
-Qu'est ce que j'ai fait... soupira-t-elle.
La chouette lui piquait la main, comme si elle tentait de lui dire « ressaisis-toi ! Ce n'est pas ma Lucy, ça ! ». La blonde regarda Syl et sourit de gratitude.
-Heureusement que tu es là, toi.
La chouette piaffa un petit peu, puis s'envola à travers la fenêtre. Elle fit quelques petits tours juste devant, comme pour attirer l'attention de Lucy, puis battit des ailes en direction de la Forêt Interdite. La blonde la suivit des yeux, un peu curieuse. Pourquoi est-ce qu'elle était subitement partie pas là ? Elle l'observa piquer entre les arbres et disparaître, petite touffe argentée entre les feuilles vertes des grands arbres.
Elle réfléchit encore un peu à ce qu'elle devrait faire concernant Sirius, mais ne trouvant pas de réponse, elle regarda sa montre et s'aperçut qu'il était presque l'heure de son cours. Puis elle reprit espoir. Elle était bête, elle aurait dû y penser. Sirius se montrera bien au cours, et elle pourrait lui faire ses excuses, et même lui dire qu'elle acceptait de faire son stupide gage, peu importe ce que ça allait être.
Oui, c'était ce qu'elle allait faire. Tout rentrerait dans l'ordre au final. Oui.
Sauf qu'il y eut un problème.
Sirius ne vint pas au cours.
X.x.X
Il n'était pas là. Lucy, assise presque au fond dans la salle sans fenêtre du cours de Potions, regardait fixement la place à côté de James. Vide. Elle était vide.
Où est-ce qu'il était donc ? Elle commençait à paniquer. Et si sa réflexion avait entraîné Sirius à faire des choses qu'il n'aurait pas du ? Elle mit sa tête entre ses mains, réfléchissant à toute allure à ce qu'il pourrait faire, où est-ce qu'il pourrait être. Mais elle s'aperçut qu'elle n'était pas la seule à s'inquiéter. James, Rémus et Peter se lançaient des regards préoccupés. Ils faisaient comme une conversation sans mots, juste avec les expressions de leurs visages.
James fronça les sourcils à l'adresse de Rémus, qui sembla réfléchir, puis il acquiesça lentement. Aussitôt, le garçon à lunettes se tourna vers le professeur qui était en train d'expliquer à toute la classe comment préparer leur potion en leur donnant l'ordre des ingrédients à introduire dans le chaudron, et leva soudainement la main en le coupant dans ses explications.
-Monsieur ?
Le professeur s'arrêta, manifestement irrité, et tourna lentement la tête vers celui qui l'avait dérangé.
-Oui, Potter ? Articula-t-il.
James fit semblant de tousser.
-Je me sens mal, Monsieur, est-ce que je pourrais aller à l'infirmerie, s'il vous plaît ?
Le professeur l'étudia avec scepticisme, les yeux plissés. Au bout d'un petit moment, il l'autorisa à sortir de la classe. James s'empressa alors de se lever et d'empoigner son sac qu'il avait déjà fait, et sortit rapidement de la salle. Le professeur marmonna un petit « m'a l'air très malade, ce Potter... », qui passa bientôt inaperçu à côté de Peter qui pâlit brusquement et laissa échapper un bruit bizarre. Tout le monde se tourna vers lui, qui était sur le point de vomir.
-Monsieur, dit rapidement Rémus, est-ce que je peux l'emmener à l'infirmerie ?
Le professeur ne réfléchit pas à deux fois et lâcha un « oui » dégoûté. Il avait horreur qui les gens vomissent dans sa classe, après elle puait, etc. Peter se leva difficilement, soutenu par Rémus, puis ils sortirent de la salle.
Avant que la porte ne se referme complètement, Lucy, qui observait comme tout le monde les deux garçons, aperçut Lupin qui tenait sa baguette dans sa main. Et au tout dernier moment, avant que le porte ne fasse le bruit sourd de quand elle se fermait, elle le vit agiter sa baguette et Peter à côté de redresser pour marcher normalement.
Comme s'il n'était plus malade. Du tout.
Elle réfléchit à ça pendant quelques secondes, puis tout s'éclaira. La conversation muette, le hochement de tête, James qui se sentait mal, et directement après Peter sur le point de vomir. Et enfin, ce même Peter qui guérissait miraculeusement de sa maladie en moins d'une seconde. Tout ça n'arrivait pas par hasard.
Les trois garçons étaient sorti pour aller chercher Sirius, pas pour aller à l'infirmerie. Ils n'iraient jamais à l'infirmerie. Mais il y a une chose que Lucy comprit. C'était qu'ils savaient où se trouvait Sirius. Parce qu'ils étaient meilleurs amis. Parce que ça avait déjà du arriver auparavant. Et elle décida qu'elle les suivrait, parce que c'était de sa faute, si Sirius avait disparu. Elle voulait s'excuser auprès de lui, voir si il allait bien, vérifier que leur amitié naissante n'était pas déjà démolie.
Elle regarda sa montre. Le cours durait encore 15 minutes. Ce n'était pas beaucoup, mais si elle attendait la fin, elle aurait perdu la trace des garçons. Ce qui signifiait perdre aussi la trace de Sirius. A ce moment là, tout se fit clair dans sa tête, elle savait ce qu'il fallait faire, comme si tout avait été planifié. Souvent, elle remerciait son cerveau d'être capable d'établir des plans, mêmes tordus, en quelques secondes. Alors elle se pencha vers Lily assise à côté d'elle.
-Je dois y aller.
La rousse la regarda en biais bizarrement.
-Aller où ?
-Je dois sortir du cours. Maintenant.
Puis après un moment, elle lui lâcha un « je t'expliquerai » accompagné d'un petit sourire. Elle expliqua rapidement à son amie ce qu'elle allait faire. Lily, à mesure qu'elle écoutait, agrandissait les yeux, et à la fin, elle regarda la blonde avec des grands yeux horrifiés, sur le point de protester.
-Non, Lily, je dois le faire. C'est de ma faute, ce qui arrive.
Lily comprenait, mais elle ne le sentait pas du tout, ce plan. Mais elle savait que Lucy avait toujours besoin de régler les choses par elle-même, et de tout faire pour y parvenir. Alors elle savait que tout ce qu'elle dirait ne l'arrêterait pas.
Elle posa sa main sur celle de Lily en lui lançant un regard pénétrant.
-Vas-y doucement.
Lucy acquiesça et prit lentement le couteau qui était sur la table, destiné à entailler et couper les ingrédients. Certainement pas destiné à s'entailler le bras.
Elle ferma les yeux, rassemblant son courage. Elle devait le faire. De toute façon, avec un petit sort après ça, la coupure se refermerait et un autre sort engourdirait la douleur. Alors c'était moins d'une minute de souffrance à endurer. Et ça, elle pouvait le faire. Parce qu'elle était forte, n'est-ce pas ?
A cette pensée, elle appuya la lame fort sur son avant-bras et contempla avec fascination des gouttes rouges perler lentement. Et Lily à côté poussa un petit cri.
... *va se cacher dans un coin sombre* Non ne me tuez pas s'il vous plait ! Plus sérieusement, je reconnais que c'est un peu extrême, mais un troisième coup d'un élève malade, le prof aurait pas accepté, c'est sur. Et juste pour indication, ne prenez pas ça comme si elle avait envie de le faire, elle n'avait juste pas le choix, parce que son besoin de remettre les choses bien était trop fort. Parce que Lucy, elle est comme ça. Et surtout, ne vous inquiétez pas, elle ne va pas mourir notre héroïne (sinon, elle irait comment mon histoire ? Elle ne s'en remettrait pas, et moi non plus d'ailleurs !), donc elle ne va pas souffrir longtemps, promis ! J'espère que vous avez aimé :) !
