Et voilà, c'est déjà la fin ! J'espère en tout cas que cette histoire vous aura plu, de mon côté j'ai vraiment pris du plaisir à l'écrire, même si au final, tout ça s'est avéré beaucoup plus long que ce que j'avais prévu à la base ! Merci à ceux qui sont arrivés jusqu'ici, vous êtes les meilleurs, prenez soin de vous.
Une douce odeur me parvient. Une odeur fraîche d'oranges, d'herbe juste coupée, de fleurs. Elle me caresse le visage doucement, puis repart aussi vite qu'elle n'est venue. Un rire distant se fait entendre. C'est le sien, je le sais. Je me retourne de tous les côtés pour espérer l'apercevoir.
Tout à coup, elle est là, juste devant moi. Elle fait un pas dans ma direction, le sourire aux lèvres. Sa présence me subjugue. Mais son sourire se déforme bientôt en une grimace d'horreur, alors que des griffes lui enserrent les épaules et la tirent sans ménagement loin de moi. Elles lui arrachent la chair, laissant perler à grosses gouttes le sang écarlate. Des jets de magie verts fusent à présent de tous les côtés, la frappant sans répit, faisant tressauter son corps.
Elle hurle, et je crie moi aussi. Je n'entends plus rien, je la vois juste disparaître dans la douleur. Ma gorge me fait mal, mais plus que ça, c'est tout mon corps qui brûle…
-Sirius ! Sirius !
Une main me secoue sans ménagement. J'ouvre subitement les yeux, cherchant avec peine de l'air, cet air qui pourrait me sauver. Des bras m'enlacent mais c'est comme si je ne les sens pas.
-Ca va aller, Sirius, me dit James d'une voix douce.
Je reste stoïque. Non, ça ne va pas aller. Tous les matins, c'est la même chose. Le même cauchemar, encore et encore, qui me tue à petit feu.
C'est moi qui aurais dû mourir. Pas elle. Et maintenant, je regrette sa présence dans chaque recoin, dans chaque pierre du château. Mon cœur se serre. C'est la réalité.
Elle n'est plus là.
Je repousse James. J'apprécie ce qu'il tente de faire pour moi, mais ça ne sert à rien. Je suis vide, ou trop plein, je ne sais pas.
-Habille-toi, me dit Cornedrue. C'est aujourd'hui.
Je ne veux pas. Je n'ai pas envie de lui dire adieu une dernière fois, pas envie de la voir disparaître, pas envie de voir tous ces visages remplis de pitié. Mais je dois le faire, je dois lui rendre honneur.
Je me lève et me regarde dans le miroir de la salle de bains, les mains agrippées aux bords du lavabo. La personne que je contemple est un peu étrangère. Plus totalement un garçon, mais pas encore complètement un homme. Ses traits sont tirés, de chagrin ou de fatigue, je ne saurais dire, et une barbe négligée voit le jour. Ses lèvres sont pincées et ses joues trop pâles. La seule chose qui n'a pas changée reste la crinière folle de cheveux noirs qui retombent fièrement sur ses épaules.
Je soupire et ferme brièvement les yeux, espérant fuir la réalité. Même si je sais que je n'y arriverai pas. Après une dernière seconde de tristesse profonde, mon sang Black refait surface et me force à me redresser, à garder la tête haute.
Elle a donné sa vie pour moi. Ce n'est pas quelque chose que je dois gâcher. Je passe la main sur mon visage, effaçant les dernières traces de fatigue. Je vivrai pour elle, qui n'a pas eu la chance d'accomplir tous ses rêves.
XXX
Je jette un coup d'œil en direction de James et Lily. La tristesse émane de la rousse comme un vague, mais elle se tient admirablement droite. Je sais pourtant qu'à l'intérieur, elle souffre. James me l'a dit. Lui aussi, ses yeux ne sont plus aussi brillants qu'avant, plus aussi joyeux. Ce n'est pas seulement à propos de sa mort, mais à propos de tout.
Les Mangemorts ont failli l'emporter, et même s'ils ont été repoussés, les dégâts ont été terribles. Je crois que personne n'ose vraiment en parler, même si le château résonne pourtant des murmures ici et là.
Je fixe ma cravate noire qui me serre le cou, puis marche vers mes amis.
-On y va.
James acquiesce et s'empare d'un bouquet de fleurs. Lily tremble trop pour le porter. Je n'en ai pas personnellement, mais j'ai autre chose, qui pèse dans la poche de mon pantalon.
Tout autour de nous, tout le monde se met en marche, alors que Rémus vient se joindre à mes côtés. Nous avons tellement de morts à pleurer que la rage toujours présente au fond de moi se réveille. Cette vue de visages remplis de chagrin me rend fou de colère. Nous devrions être en train de célébrer gaiement le match de Quidditch, ou la sortie à Pré-au-Lard, ou une autre ineptie du genre. Pas être comme des statues devant des tombes, des tombes trop nombreuses. Ce n'est pas juste.
Ce n'est pas juste.
Dumbledore, vêtu de robes noires, s'avance avant de commencer son discours. Je crois qu'il dit quelque chose à propos de la vaillance de tous les élèves et de leur courage, mais je n'en suis pas sûr. Je n'écoute pas. Je suis à des milliers de kilomètres de là.
Un rire qui semble sortit de nulle part remplit mes oreilles et je vacille en fermant les yeux sous le coup. Je l'entends encore. Peut-être que c'est vrai, tout ce qu'ils disent, que les personnes qu'on aime ne nous quittent jamais. J'ai l'impression de l'entendre murmurer à mon oreille « sois heureux, Sirius, je serai toujours là ». Et c'est vrai, elle a raison. Elle sera toujours à côté de moi, à me guider gentiment comme elle l'a toujours fait, depuis la première fois que l'ai vue dans ce train, cette première fois où elle m'avait tant intrigué.
Lily m'attrape la main et serre si fort que ça en fait mal, mais ça ne fait rien. Je crois qu'on en a tous les deux besoin pour rester encré dans la réalité. Balayant du regard la foule rassemblée, toute vêtue de noir comme un seul et même être, je remarque qu'il manque quelqu'un. Tasha n'est pas là.
La colère m'embrase d'un coup sec alors que je me révolte contre le fait que la vampire n'est même pas venue assister à son enterrement. Cette femme qui croit tout savoir et se croit tellement au-dessus des autres qu'elle n'est même pas prête à témoigner un peu de respect. Moi qui croyais qu'elle aimait Lucy. Tout ça n'est qu'une farce.
Mais cette colère disparaît aussi vite qu'elle n'est arrivée. En contemplant les arbres près de nous, étant donné que nous sommes rassemblés près de l'orée de la Forêt Interdite, je remarque une forme floue perchée sur une branche. De longs cheveux noirs se perdent dans l'obscurité lugubre qui règne constamment entre les arbres, seuls des yeux brillants et perçants reflètent la lumière. Je constate qu'ils ne sont pas rouges, mais presque.
Tasha se tient accroupie en haut d'un arbre, et regarde la scène qui se déroule en-dessous d'elle. Ses mains agrippent le bois comme si elle l'étranglait, ou qu'elle avait peur de tomber. Elle croise mon regard et je me fige. Même à cette distance, je peux dire à quel point son regard est trouble, chargé d'une myriade d'émotions qui se font la guerre. Tristesse, honte, désespoir, colère, haine. C'est cette dernière qui reste le plus visible. Haine envers elle-même, envers les Mangemorts ou envers ce monde trop cruel, je ne saurais le dire. Je sais juste que je comprends. Je comprends son état à cet instant, parce que c'est le même qui m'habite depuis que tout s'est brusquement arrêté.
Je hoche la tête, et elle fait de même, puis s'évanouit dans l'obscurité. Je ne connais pas sa vie comme Lucy la connaissait, mais je crois que cet événement l'a définitivement dégoutée de la vie. C'est vrai, à quoi bon continuer, alors qu'on sait que de toute façon, à la fin, on va de nouveau se retrouver à souffrir ?
Je me le demande parfois. Mais je me rappelle qu'il y a tellement de belles choses qui contrebalancent ce fait. Un sourire fugace qui réchauffe le cœur, le souvenir d'une blague particulièrement réussie avec James, où on avait enchanté le plafond magique pour que des œufs, puis de la farine tombent sur les Serpentards. La sensation de voler sur un balai à toute allure. Celle de se retrouver tout en haut de la tour d'Astronomie, juste à observer les étoiles.
Toutes ces choses nous donnent la force de continuer, quoi qu'il arrive. Je le comprends maintenant.
Lily me tend une rose, que je jette sur le cercueil de mon amour trop vite parti. Je mets la main dans ma poche, et en ressors un collier si fin que sur sa peau laiteuse, il aurait été invisible. Des pierres noir et argent parsèment le fil, entourant une plus grosse pierre rouge au centre, taillée finement pour représenter une tête de loup. Le symbole de son courage, de son amour de la vie, de sa gentillesse.
Lily lâche un hoquet à côté de moi.
-C'est magnifique, Sirius, murmure-t-elle, une larme roulant sur sa joue.
Je souris tristement.
-J'aurais voulu lui donner en mains propres, j'aurais inventé une occasion pour qu'elle l'accepte. Je pense que je n'ai pas le choix maintenant.
Elle ne dit plus rien, mais je sais qu'elle est reconnaissante envers moi, parce que le collier est magnifique et qu'elle sait que Lucy en aurait été ravie au point de ne pas pouvoir l'accepter. Avec délicatesse, je le dépose et caresse avec absence le bois du cercueil.
-Tu es partie trop vite… Trop vite…
Ma voix se brise, mais je m'en fiche. Je contemple les gouttes qui s'écrasent en dessous de moi. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il pleuvait. Ou peut-être que ça vient de moi, je ne sais pas. Je ne sens plus mon visage.
Il n'y aura jamais une personne aussi exceptionnelle qu'elle.
Le vent se lève et une bourrasque m'entoure, faisant virevolter mes cheveux. Les feuilles bruissent dans les arbres, comme avec gratitude. Un faible sourire étire mes lèvres et je me relève. La sorcière qu'elle était ne doit pas avoir dit son dernier mot.
XXX
C'est enfin le dernier jour. Je ne me suis pas rendu compte à quel point je l'attendais. Je rêve de m'échapper de ce château qui est devenu dernièrement comme une prison autour de moi. Les sourires se sont ternis, les éclats de rire affaiblis. Tout le monde avait du mal à se remettre bien sûr. Même si on essaie. On essaie de reprendre une vie normale, de passer nos examens, choisir notre orientation.
Parfois, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. J'avais l'impression d'étouffer, de me noyer. A chaque fois, je trouvais mon réconfort à l'extérieur, lorsque je visitais sa tombe. A chaque fois, j'avais l'impression qu'elle allait se présenter à nouveau devant moi.
C'est pourquoi, avant de partir, je me retrouve à cet endroit. Je sais que les calèches partiront bientôt, mais je ne m'imagine pas quitter Poudlard sans passer ici avant.
Pourtant, quand j'y arrive, je constate que je ne suis pas seul. Je viens me placer à côté de la personne en silence, déposant une fleur sur la pierre froide. A côté de moi, pas un bruit. Un silence figé qui pourrait s'étirer des années.
-Je ne pensais pas que vous seriez encore là.
Un rire sarcastique, et le flash d'une canine pointue.
-Moi non plus.
Je sais que son ton détaché est faux, tout comme ses mots. Tasha, dans toute sa grâce mortelle et magnifique, s'entoure d'une armure qu'elle ne laisse pas tomber facilement. Pas pour moi en tout cas.
Nous savons tous les deux que nous serons toujours inexorablement attirés vers cet endroit toute notre vie, rien ne sert de le nier. Et dans son silence, je trouve un certain réconfort, car nous deux, nous savons réellement qui a été Lucy. Quelle force elle avait, son courage.
-Je pourrais peut-être la faire revenir, tu sais, chuchote-t-elle.
J'entends ce fol espoir qui battait en moi lorsque j'ai vu le corps de Lucy être frappé par le sort mortel et que je me suis convaincu que non, elle était toujours vivante. Un moment s'étire.
-Ces choses ont un prix, n'est-ce-pas ?
Elle plisse les lèvres de frustration.
-Si je donne ma vie – elle ricane – ou plutôt mon absence de vie, elle pourrait peut-être revenir parmi nous.
Je sais qu'il y a quelque chose qu'elle ne dit pas. Qu'elle ne veut pas dire. J'attends patiemment qu'elle s'explique.
-Mais c'est vrai que ces choses ont un prix. Les vies ne sont pas gratuites, et je ne sais pas si la mienne vaut vraiment grand-chose… Elle pourrait nous revenir… mais elle serait une goule.
Je suis frappé par la surprise. Une goule. Ces êtres, rejetés de tous, qui se fabriquent un pénible chemin à travers la vie en se nourrissant de chair. Humaine.
-Non, répliqué-je fermement. Elle n'aurait jamais voulu cela.
Tasha ferme les yeux, menant un combat intérieur.
-A quoi ça sert alors ? murmure-t-elle.
Je sais ce qu'elle veut dire. A quoi ça sert de continuer ? Je ne le sais pas exactement moi-même.
-Elle a donné sa vie pour nous. Ce serait gâcher ça que d'essayer de la faire revenir, pour échouer de toute façon. Ce ne serait jamais elle qui nous reviendrait, mais quelque chose d'autre, quelque chose dont on ne veut pas avoir affaire. Et même si c'était elle, quelle serait sa réaction en apprenant que vous avez accepté de mourir pour la faire revenir, hein ? Vous le savez très bien.
Elle ne dit plus rien, mais j'observe son corps rigide, tendu par l'espoir brisé. Bien sûr qu'elle sait que c'est impossible et fou, mais je la comprends. Je laisse passer un moment de silence puis reprends :
-Qu'allez-vous faire après ?
Elle pose sur moi des yeux noirs perçants, mais las malgré tout.
-Je retourne chez les miens. Certaines menaces pèsent encore sur les vampires.
Je fronce les sourcils, un peu confus. Ses yeux se perdent quelque part entre les feuilles.
-Tout ça n'est pas fini.
-Mais… On dit que le Seigneur des Ténèbres a été très affaibli cette fois.
Elle me regarde et ses yeux me clouent sur place. Elle ne prend même pas la peine de paraître ennuyée.
-Tu crois qu'il se laissera vaincre aussi facilement ? Vous n'avez fait qu'effleurer la surface. Tu ne veux pas savoir ce qui se cache en dessous. Et de toute façon, si ce n'est pas lui, ce sera quelqu'un d'autre.
Sa voix résonne vivement alors que tous les bruits semblent s'effacer devant la gravité de ses paroles. Elle contemple le ciel qui s'assombrit.
-Là où existe le bien, le mal règne dans l'ombre. Il ne peut y avoir l'un sans l'autre. N'oublie jamais ça.
Une grande tristesse s'abat sur elle alors qu'elle fait un mouvement pour partir.
-Est-ce que je vous reverrai un jour ? m'exclamé-je après elle.
Elle s'immobilise et regarde pendant un long moment la tombe près d'elle. Une larme roule sur sa joue, mais il y a quelque chose de bizarre. Elle est rouge. Tout à coup, je comprends. Du sang. Une perle de sang s'écrase au sol, dernier vestige de son deuil.
-Vous autres humains êtes tellement exaspérants, avec votre forte volonté de vivre.
Sa voix se durcit.
-Et pourtant, vous êtes capables des pires atrocités qu'il existe. Je ne crois pas que ce soyons nous, les monstres dans l'histoire.
Elle me lance un dernier regard avant de s'éloigner.
-Mais qui sait, dit-elle par-dessus son épaule, peut-être que nos chemins se recroiseront un jour.
XXX
Quelques années plus tard
Je suis heureux pour eux. Vraiment. Ça me fait plaisir que la joie habite à nouveau nos foyers. Même si à certaines occasions, j'aperçois un sourire nostalgique sur le visage de Lily, et ses yeux qui se perdent dans le vide, alors que je sais qu'elle repense à Lucy et qu'elle souhaiterait qu'elle soit à ses côtés.
L'accouchement de Lily est pour bientôt. Elle se plaint de plus en plus souvent de douleurs, de contractions légères. Ce sera un petit garçon. Et j'ai la fierté d'en être le parrain.
Mais à ce moment, à côté de James qui gazouille sur le ventre de sa femme, le manque refait brusquement surface, m'assenant comme un poing dans le ventre, me coupant la respiration.
Je les adore, mais c'est trop parfois. Je n'arrive pas à le supporter. Je sais que ce n'est pas leur faute. C'est moi. C'est moi qui reste toujours bloqué à cet instant, depuis tout ce temps. Le pire, c'est que ça ne me dérange même pas.
Je sors discrètement et déambule dans les rues éclairées par des lampadaires. Quel monde étrange que celui des Moldus. Heureusement, les forêts sont toutes pareilles. Mon dernier refuge, là où je peux vraiment être moi-même.
A l'abri des regards entre les arbres, je me transforme en chien et commence à courir pour apaiser mes pensées trop agitées. Ces derniers temps, c'est la seule manière que j'ai pour me calmer, pour me permettre d'apprécier la vie.
Je cours et je cours, ne ressentant plus que la terre meuble sous mes pattes et les branches qui me griffent la peau. Ce qui me fait du bien, c'est que j'ai l'impression que le temps s'arrête et que tout ça n'est qu'un rêve.
J'attends toujours de me réveiller.
Des odeurs étrangères me font ralentir. Au sommet d'une colline, j'arrive dans une clairière. Deux silhouettes se découpent. Une noire et une autre, éclatant de blancheur, reflétant la lune, même si elle est plus petite.
Une masse de cheveux noirs est agitée par le vent et je reconnais Tasha, que je n'ai plus vu depuis des années. Elle n'a pas changé. En même temps, je doute qu'elle changera un jour. Je n'aperçois pas son visage.
Elle caresse à côté d'elle un loup blanc, assis paisiblement. Il ne semble pas me prendre pour une menace, mais je me change tout de même en être humain. On ne ait jamais, peut-être que la vampire ne m'aurait pas reconnu.
Je trouve curieux de voir ce spectacle devant. J'ai laissé une vampire dégoûtée par la vie, apeurée de souffrir une nouvelle fois, et je la retrouve avec ce qui semble être un animal de compagnie. Un détail me frappe, et je constate que les yeux du loup sont rouges. Etrange. Est-ce que cela veut dire qu'elle l'a transformé en une sorte de loup-vampire immortel ?
Même si les questions se bousculent dans ma tête, je ne dis rien. Il y a tant de choses que je voudrais dire, mais tout cela est futile. Il n'y a jamais eu besoin de mots.
Elle doit penser comme moi, puisqu'après m'avoir observé, elle se détourne tranquillement. Quand un rayon de lune vient effleurer son visage, j'aperçois un sourire sur ses lèvres. Il est étonnamment léger et en paix, ce qui me surprend. Peut-être que je devrais prendre exemple sur elle, et retrouver moi aussi ce sourire léger.
Le loup halète la langue pendue, puis hurle soudainement à la lune un long cri qui me semble mélancolique, mais peut-être que je me fais des idées. Lui aussi me jette un dernier regard puis tourne sur ses pattes arrières pour trotter jusqu'à sa maîtresse.
Je reste longtemps à contempler l'espace maintenant vide excepté de moi. Puis un petit rire s'échappe de moi. J'aurais dû savoir, ou au final, je crois que j'ai toujours su. Tasha serait toujours là pour veiller sur nous, son propre hommage à Lucy.
Je rentre le sourire aux lèvres. Peu importe ce qu'il se passera ensuite, je suis heureux d'avoir fait ce genre de rencontres.
Si vous connaissez d'autres bonnes histoires dans ce fandom, partagez-les avec moi si vous voulez en commentaire pour que j'ai de nouvelles lectures dans cet univers... magique !
