Lorsque Merlin fut hors de vue, Gaius alla directement jusqu'aux appartements d'Arthur. Seul le roi pourrait faire quelque chose pour son serviteur, restait à espérer qu'il tenait suffisamment au magicien pour risquer sa vie.
Car il était évident que Merlin était en danger de mort. Il l'était tout le temps, à cause de ses pouvoirs, mais en ce moment, plus que jamais. Pour que ses pouvoirs magiques n'aient pas fonctionné, cela signifiait que la personne qui avait commandité son enlèvement savait qu'il était magicien, et qu'elle prenait ses précautions par rapport à cela. Cette même personne avait fourni aux cinq hommes un moyen de contrer la magie d'un puissant sorcier, peut-être une potion.
Gaius fut surpris d'être déjà devant les appartements du roi. Le tocsin continuait de sonner, Arthur était donc probablement réveillé. Mais le médecin toqua tout de même à la porte, pour prévenir le roi que quelqu'un allait entrer.
Arthur avait été réveillé en sursaut par le tocsin. Pourquoi les cloches sonnaient-elles à cette heure de la nuit ? Il n'eut pas le temps de chercher une réponse à sa question qu'on frappait à sa porte, qui s'ouvrir aussitôt pour laisser entrer Gaius. Qu'est-ce que le vieil homme faisait là ?
- Gaius ? Que se passe-t-il ? demanda Arthur, perdu.
- Sire, pardonnez-moi de vous déranger, mais quelqu'un vient d'enlever Merlin ! répondit Gaius, pressé.
Il avait une urgence dans sa voix qui ne laissa pas de doutes à Arthur. Merlin ? Merlin ? Le sang du roi ne fit qu'un tour. Gaius remarqua son changement d'attitude, et en fut intérieurement soulagé. Il y avait une chance pour qu'Arthur porte secours à son serviteur.
- Pourquoi Merlin ?
- Je n'en sais rien, Sire, mais il faut le retrouver au plus vite ! Cinq hommes costauds sont venus le chercher, il n'a aucune chance face à eux et qui sait ce qu'ils peuvent lui faire !
La situation venait encore d'empirer pour le roi. Il avait espéré un instant que Merlin pourrait s'en sortir seul. Après tout, son serviteur trouvait toujours le moyen de s'extirper d'une situation difficile grâce à des idées bien à lui. Mais seul, contre cinq gaillards costauds, il n'avait aucune chance, comme venait de le dire Gaius.
- Nous partirons dès l'aube, déclara Arthur, sûr de lui.
Il savait qu'il n'avait pas besoin de demander l'avis des chevaliers avec qui il comptait partir : Gauvain, Perceval, Elyan et Léon. Tous quatre connaissaient bien Merlin, nul doute qu'ils accepteraient aussitôt. Arthur anticipa la prochaine phrase de Gaius.
- Gaius, vous ne pouvez pas venir avec nous. Vous n'êtes plus tout jeune, vous ne feriez que nous ralentir.
Il avait parlé d'une voix douce – il ne voulait pas vexer le vieil homme – et Gaius prit une expression résignée à cela.
- Bien, Sire, mais promettez-moi de faire tout votre possible pour le ramener sain et sauf à Camelot.
- Je vous le promets, en tant que roi de Camelot, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver Merlin, dit-il solennellement tout en commençant à s'habiller.
Gaius soupira de soulagement et sortit en refermant la porte. Merlin avait une chance de plus d'être sauvé, et de ce qu'il pressentait, ce ne serait pas de trop.
oOoOo
Les cinq Southrons, fiers de leurs actions, sortirent de Camelot encore plus facilement qu'ils y étaient entrés, en passant par une porte de derrière. C'était ce que la Dame Morgane leur avait conseillé, et ils exécutaient scrupuleusement ses ordres. Leur chef portait le garçon, il n'allait pas risquer que les quatre idiots qui lui servaient de partenaires mettent leur mission en péril en laissant tomber leur colis ou quelque chose comme ça. Et puis, il pouvait largement porter Emrys, ce n'était qu'un poids plume comparé à lui et ses compagnons.
Lorsqu'ils arrivèrent en vue de leurs chevaux, le Southron laissa échapper un petit soupir de soulagement la mission avait beau être facile, encore plus que ce qu'il avait pensé, il avait tout de même eu cette légère appréhension qui survenait toujours avec une mission aussi importante. S'ils avaient échoué, nul doute que Dame Morgane leur aurait passé un savon dont ils se seraient longtemps souvenus.
Le chef s'arrêta et laissa tomber le garçon sur le sol. Celui-ci s'écrasa lamentablement dans la poussière, toujours inconscient. Le Southron l'avait frappé très fort derrière la tête. Emrys avait l'air misérable, bâillonné et étalé comme il l'était. Le Southron ricana en le voyant comme ça, et ses compagnons le regardèrent.
- Et maintenant, Bard, on fait quoi ? demanda l'un d'entre eux.
Ah oui, Bard, le chef des Southrons, avait oublié qu'il était le cerveau du groupe. Ces quatre-là n'avaient pas un poil de jugeotte, et Bard se dirigea vers son cheval tout en répondant.
- Je m'occupe de notre invité, et nous partons, susurra-t-il.
Les quatre Southrons poussèrent des exclamations, réalisant ce que Bard voulait dire. Celui-ci, à cause de l'obscurité de la nuit, dut tâtonner dans ses sacoches de selle pour trouver ce qu'il cherchait : des cordes. Plusieurs morceaux de cordes qu'il attrapa pour ensuite retourner auprès du garçon et s'accroupir à côté. Bard commença par ramener les poignets d'Emrys dans son dos puis les noua avec une corde. Il en attacha ensuite une autre autour des pieds du garçon inconscient. Il finissait juste quand un autre de ses compagnons parla.
- Mais, dans la nuit, on ne verra rien ! s'exclama-t-il.
Bard soupira et se releva pour s'approcher de celui qui venait de parler. Il le frappa à l'arrière de la tête, bien que pas assez fort pour l'assommer.
- Idiot, fit-il, tu n'entends pas les cloches ? Elles sonnent pour indiquer qu'il y a eu une intrusion ! Et tu crois que le vieil homme qui nous a vus va faire quoi ? Il va s'empresser d'aller prévenir le roi ! Nous devons partir tout de suite si nous ne voulons pas être rattrapés !
Après cela, le Southron devint tout penaud et monta sur son cheval, bientôt imité par les trois autres. Quant à Bard, il alla ramasser le garçon maintenant bien ligoté, et le jeta en travers de son cheval, juste devant la selle, avant de monter lui-même. Puis il éperonna son étalon, qui renâcla et partit au galop, prenant ainsi la tête du groupe.
oOoOo
La première chose que fit Arthur lorsqu'il sortit de ses appartements, en cotte de mailles et l'épée au côté, fut de courir pour aller voir les gardes qui s'occupaient du tocsin afin de leur dire d'arrêter les cloches. Celles-ci sonnaient depuis bientôt dix minutes, inutile d'alerter tout le château en donnant l'impression qu'ils étaient envahis.
Une fois les cloches arrêtées, indiquant que le danger était passé, Arthur se rendit dans la salle du trône, où il savait que ses chevaliers l'attendraient, selon le Code de la Chevalerie. En effet, tous ses chevaliers se trouvaient là. Arthur soupira : il allait devoir congédier la plupart d'entre eux.
- Partez tous, retournez dormir. Le danger est passé. Je n'ai besoin que de Gauvain, Perceval, Elyan et Léon.
Les quatre chevaliers mentionnés froncèrent les sourcils, pendant que tous les autres sortaient en murmurant entre eux. Ils étaient ce qui se rapprochait le plus de la garde personnelle du roi, il avait donc besoin d'eux pour une raison importante. Arthur alla fermer les portes de la salle du trône pour éviter les oreilles indiscrètes, puis se rapprocha de ses chevaliers.
- Que se passe-t-il, Sire ? demanda Gauvain, impatient.
- Merlin a été enlevé, répondit Arthur.
Autant aller droit au but, tourner autour du pot ne ferait que retarder les préparatifs pour leur départ. Les quatre chevaliers réagirent, Gauvain semblant pour le moment sans voix.
- Pourquoi Merlin ? fit Elyan.
- Je n'en sais rien, Gaius ne sait pas non plus. Mais nous devons partir dès l'aube, afin de retrouver les traces des cinq hommes qui sont venu le chercher. Préparez-vous à partir dès le lever du soleil, dit Arthur, pressé.
- Bien, Arthur.
Les quatre chevaliers baissèrent la tête puis sortirent, probablement pour aller se préparer dans leurs appartements. Arthur lui-même rentra. L'aube se lèverait dans deux heures au maximum, et il avait besoin de s'occuper l'esprit pour arrêter de s'inquiéter. Merlin allait s'en sortir. Il allait trouver une solution à laquelle lui seul pouvait penser, et reviendrait à Camelot avec son sourire joyeux et son attitude désinvolte.
Du moins, c'était ce qu'Arthur continuait de se répéter en faisant ses sacoches de selle. Il savait parfaitement qu'il ne faisait que se voiler la face, mais ça lui permettait d'imaginer moins de choses horribles. Le roi eut envie de se frapper lui-même : Merlin, seul contre cinq hommes qui d'après Gaius étaient des vraies armoires à glace. C'était une situation impossible. Un cauchemar.
Arthur jura : impossible de fermer les sacoches. Il changea de tactique et alla s'asseoir sur son lit pour se calmer, se prenant la tête entre les mains. C'est ainsi que Gwen le trouva, peu de temps après, sa femme venant aussitôt le prendre dans ses bras. La reine comprenait très bien la réaction du roi, elle-même était très affectée par ce qu'Elyan venait de lui apprendre.
- Arthur… de grâce, retrouvez-le, souffla Gwen.
- Vous pouvez compter sur moi, répondit celui-ci.
Arthur renifla avant de se lever. Gwen était la première qui ne lui demandait pas pourquoi Merlin avait été enlevé, et ça le soulageait. Il n'avait pas de réponse à cette question, et ça le taraudait. Il détestait ça.
- Guenièvre, je vous confie Camelot jusqu'à mon retour. Gaius vous aidera. Informez le conseil de ma décision et de la raison de mon départ.
Il avait dit cela d'une petite voix, comme s'il se sentait coupable de lui laisser la direction du royaume seule pour la première fois. Après tout, Gwen n'était reine que depuis six mois. Mais sa femme, forte, lui sourit en retour avant de hocher la tête.
Le roi finit par réussir à boucler les sacoches, puis se dirigea vers les écuries après un dernier au revoir à Gwen. Il lui restait encore plus d'une heure avant l'aube, mais il ne voulait pas rester seul dans ses appartements. Normalement, dans une situation pareille, Merlin serait là pour lui remonter le moral et le soutenir.
Arthur entra dans les écuries et eut un pincement au cœur en voyant le cheval de Merlin, un bel étalon bai foncé, presque noir. Son serviteur ne lui avait jamais donné de nom, ou du moins le roi n'en avait jamais été informé. Il secoua la tête avant d'entrer dans le réduit qui servait de sellerie. Décidément, tout ce qu'il voyait lui hurlait l'absence de son ami !
La sellerie était remplie de selles, de filets, de tapis et de sacs de brosses. Arthur ne venait que très rarement ici, mais ce qui le surprit le plus fut de voir une silhouette assise dans le coin le plus dégagé de la pièce. C'était Gauvain. Apparemment, le chevalier avait eu la même idée que le roi, car ses sacoches de selle et sa cape pliée étaient posées près de lui. Arthur déposa les siennes et alla s'asseoir à côté de Gauvain en posant ses bras sur ses genoux.
- Pourquoi Merlin ? souffla le chevalier.
C'était plus une constatation qu'une demande. Aussi Arthur ne répondit pas, attendant que Gauvain continue. Celui-ci parlait toujours, même si en général c'était pour plaisanter. Mais ce matin, le chevalier ne plaisantait pas il était mortellement sérieux.
- Il ne fait de mal à personne, continua en effet Gauvain. Il cherche toujours à aider les gens !
Gauvain se tut, Arthur soupira. Aucun des deux ne parla plus, seuls les sons des chevaux dans la pièce d'à-côté comblant le silence. Ils n'avaient pas envie de parler, ils étaient juste deux amis assis côte-à-côte, réunis par la même chose : l'inquiétude pour un ami. A part Arthur, Gauvain était celui des chevaliers qui avait partagé le plus d'aventures avec Merlin. Avant même de devenir chevalier, il lui avait sauvé la mise, l'avait aidé à empêcher Arthur d'être tué par Dagrr et Ebor. Il avait également marché sur les terres des périls et combattu des vouivres pour sauver la vie d'Arthur à la demande de Merlin, et était le premier à s'être joint à eux pour reconquérir Camelot lorsque l'armée d'immortels de Morgane l'avait assiégée.
Ils ne bougèrent à nouveau que lorsqu'ils aperçurent les premières lueurs de l'aube, une petite heure plus tard, se séparant pour aller préparer leurs chevaux. Arthur sella tant bien que mal le sien, puis sortit dans la cour, la mine sombre. L'avantage de partir avant que le soleil ne se montre pleinement à l'horizon était que personne ne se trouvait dans la cour, pas un roturier et pas un chevalier autre que ceux qui devaient se rassembler. Elyan, Léon et Perceval sortirent bientôt des écuries pour rejoindre Arthur et Gauvain.
Alors qu'il s'apprêtait à monter en selle, Arthur entendit des bruits de pas sur les marches. Il se retourna pour voir Gwen, accompagnée de Gaius. Le vieil homme avait les traits marqués par l'inquiétude, et son regard implorait le roi de retrouver Merlin. Aussi Arthur s'approcha de lui et lui mit une main sur l'épaule, tout en parlant d'une voix douce mais ferme.
- Soyez sans crainte, Gaius. Vous reverrez Merlin, affirma-t-il.
Le roi regarda alors Gwen, tous deux n'ayant pas besoin de paroles pour se comprendre, puis retourna à son cheval et monta en selle. Les chevaliers l'imitèrent, tous portaient cette expression de guerrier prêt à en découdre avec quiconque se mettrait en travers de son chemin.
- En avant messieurs ! cria Arthur.
Et il lança son cheval au petit galop pour lui faire quitter la cour par le pont-levis. Les quatre hommes l'imitèrent, et ne ralentirent que lorsqu'ils arrivèrent à l'orée de la forêt. Là, ils se séparèrent pour chercher les traces que les cinq hommes et Merlin avaient inévitablement laissé, et se déployèrent autour de Camelot. Chacun chercha frénétiquement, Arthur descendant même de son cheval pour mieux les voir, jusqu'à ce qu'au bout d'un moment un cri de Perceval les alerte.
- Je les ai trouvées ! hurla celui-ci.
Arthur remonta sur son cheval et se précipita dans la direction du chevalier. Là, il vit ce que Perceval désignait : des traces d'hommes, cinq, un endroit où les feuilles avaient été aplaties, et des arbres dont les branches étaient cassées. A partir de là, les empreintes de cinq chevaux se dirigeaient vers le nord. Dont une série d'empreintes plus marquée que les autres, ce qui signifiait que le cheval avait un poids plus lourd.
Le roi sentit son cœur se gonfler de joie et lança aussitôt son cheval sur les traces des chevaux. Il savait que c'était eux. Impossible de dire pourquoi, mais il en avait la certitude. Les chevaliers, le voyant si déterminé, le suivirent. Il était temps de se lancer à la poursuite des hommes qui avaient enlevé leur ami.
oOoOo
La première chose que sentit Merlin fut le froid. Un froid intense, et un frisson qui courait tout le long de sa colonne vertébrale. La seconde fut le mal de tête, impossible à supporter et qui empirait alors qu'il sentait son cœur battre dans ses tempes. Et enfin, la sensation d'être balloté dans tous les sens, sans savoir où était le haut ni le bas. C'était très désagréable.
Merlin décida d'ouvrir les yeux, mais les referma aussitôt. Qu'est-ce qu'il venait de voir ? C'était bien le sol ? Il rouvrit prudemment un œil pour le constater : c'était bien le sol, dangereusement proche de sa tête et défilant à toute allure. Il ouvrit le deuxième œil et vit les sabots d'un cheval au galop, ses pattes d'un gris sombre. Le magicien bougea un peu la tête, et le regretta aussitôt : son mal de crâne empira. C'était un miracle s'il n'avait pas une commotion.
En voulant porter une main à sa tête par réflexe, Merlin découvrit avec consternation qu'il ne pouvait pas les bouger : elles étaient attachées ! Et il avait froid aux bouts des doigts et aux orteils, le vent passait apparemment par la laine de ses chaussettes. Et ses pieds aussi semblaient attachés. Il sentit enfin une pression désagréable sur sa mâchoire, et se rappela de la présence du bâillon serré très fort. Nul doute qu'il serait incapable de prononcer un seul son avec ça.
Le magicien risqua un coup d'œil à gauche, et vit l'homme monté sur le cheval qui le transportait. C'était le même que celui qui lui avait mis une main sur la bouche puis qui l'avait bâillonné. Il s'en souvenait maintenant. L'homme semblait concentré sur autre chose pour le moment, et par-dessus les bruits des chevaux, plusieurs, Merlin perçut une voix.
- … pas été difficile, l'est pas bien vaillant cet Emrys, déclarait un homme.
Forcément, il n'avait pas ses pouvoirs. D'ailleurs, pourquoi n'avaient-ils pas marché ? Merlin fit un essai, ses yeux se dorèrent dans le but de faire n'importe quoi qui pourrait lui permettre de se sortir de cette situation, faire trébucher le cheval qui le transportait ou assommer l'homme dessus. Mais rien ne se passa. Le magicien eut envie de jurer.
- Imbécile, dit l'homme à côté de lui d'une voix forte qui irradiait de confiance, avec ce que Dame Morgane nous a donné, il est aussi inoffensif qu'un agneau !
- Ah oui, la poupée…
Merlin n'eut pas besoin de plus d'explications : premièrement, Morgane était derrière tout ça. Bien sûr. Quelque part, il l'avait su dès le début. Deuxièmement, elle avait utilisé un des moyens les plus simples pour contrer la magie d'un sorcier : une poupée vaudou. Une poupée qui, tant qu'elle serait à proximité de lui, l'empêcherait d'utiliser ses pouvoirs contre qui ou quoi que ce soit. Elle n'agissait que dans un rayon de quelques mètres, mais de toute façon, sans pouvoir la localiser, il ne pourrait pas s'en débarrasser.
Merlin soupira. Il avait les pieds et les mains liés, il était bâillonné et incapable d'utiliser ses pouvoirs. Il était sans défenses, surtout contre cinq hommes comme ces Southrons. A la réflexion, son frisson n'était peut-être pas dû au froid mordant, mais plutôt à la peur irrationnelle que lui inspirait la situation. Qu'allait-il faire ?
