Notes / réponses / tout ça tout ça :
Apokhalypso : ...Waouh. Honnêtement, tu n'aurais pas pu me faire plus plaisir avec ce commentaire. Tu m'as offert un très beau cadeau de noël toi aussi ! :D Surtout que ce chapitre contient toutes les premières idées que j'ai eu pour cette fic avant même de commencer à la créer alors c'est d'autant plus agréable de recevoir de tels compliments ^^ Eh oui, mon Lucius est une perle rare qui n'existe plus de nos jours, c'est un fait... Quant à Sirius, il est choqué (et couillon) alors il faut lui pardonner (même s'il est couillon), le pauvre (couillon).
Evandarkmaga : C'est effectivement une question intéressante... À laquelle le prochain chapitre répondra sûrement d'ailleurs ;D Mais ne t'inquiète pas, je ne compte pas du tout abandonner cette fic avant de l'avoir terminée... j'ai pas envie d'être hantée toutes les nuits par le fantôme du regret et des lecteurs (bouuuuh ~)
Lassa-Liam : Je trouve aussi, James est vraiment un bon ami dans cette fic ;p Sinon, réaction de Sirius dans ce chapitre justement !
Paprika Star : Merci pour le compliment ! Le coup de l'animagus était vraiment une idée que je voulais insérer dans cette fic, depuis le tout début... Contente qu'elle ait autant plu !
Polkanimal : ...Ouuuuuuh... Intuition intéressante, tu verras ! Et pour ta critique, elle est effectivement très utile, je vais essayer de corriger ça avec une phrase ou deux pour indiquer les décalages du chapitre précédent... Merci, merci ^^
- Sirius, attends ! Attends-moi ! MAIS BORDEL, ECOUTE QUAND ON TE PARLE, JE T'AI DIT DE M'ATTENDRE !
Wow. Visiblement, James et Peter ne seraient pas trop de deux pour tenter de calmer l'ardeur de ces deux furies.
En effet, maintenant que Sirius avait pris la décision de s'arrêter et de se retourner, il n'hésitait pas à foudroyer Remus d'un regard assez glacial pour ressembler à celui des autres membres de sa famille. Ce qui n'était pourtant absolument pas dans ses habitudes, étant donné qu'il haïssait ce genre de comportements en temps normal, mais qui eut le mérite de forcer le loup-garou à se faire le plus petit possible et à arrêter de hurler après lui pour le forcer à s'arrêter.
Si Remus était impressionnant lorsqu'il s'énervait, Sirius semblait tout particulièrement furieux cette fois et James se doutait bien que la conversation qui allait suivre risquait d'être légèrement mouvementée... Même s'il ne se doutait pas que ce serait encore pire que ce qu'il osait encore s'imaginer.
- Depuis quand ? Quand est-ce que vous avez commencé à coucher ensemble sans même penser à nous en parler un jour ?
- Sirius... S'il te plaît...
- Tu avais juré de ne plus jamais nous mentir ! Et pourtant, c'est exactement ce que tu as fait... pour lui... pour Malefoy...
Évidemment, Remus baissa aussitôt les yeux, se sentant à la fois honteux et coupable, James et Peter grimaçant en un signe silencieux de compassion derrière lui.
Même si Sirius parlait sous le coup de la colère et qu'il valait donc mieux ne pas intervenir tout de suite, histoire de le laisser se calmer tout seul comme un grand, reprocher au loup-garou de ne pas avoir été honnête était tout de même un peu dur quand on savait combien le jeune homme avait tendance à culpabiliser dès qu'il était obligé de cacher la moindre petite chose à ses meilleurs amis...
- Écoute, je savais que tu le prendrais mal. C'était difficile pour moi de t'en parler. Pourtant, James me poussait tout le temps à le faire mais...
- Parce que toi aussi... toi aussi tu savais qu'ils étaient...
Changeant soudainement de cible pour tourner toute sa fureur vers James, le regard noir de Sirius fut cependant nettement moins efficace sur le jeune homme aux lunettes qui, lui, ne se sentait pas coupable ou honteux le moins du monde. Après tout, ce n'était pas à lui d'annoncer à qui que ce soit que Remus et Malefoy sortaient ensemble, bon sang ! Et pour rien au monde il n'aurait trahi le secret de Remus sans son accord.
Même si visiblement, Sirius n'était de toute façon pas d'humeur à prendre en compte toutes les innombrables raisons qui les avaient poussé à lui mentir...
- En fait, tout le monde était au courant sauf moi... Non mais franchement, c'est la meilleure, celle-là.
- N-Non, moi non plus... Je savais pas...
Mais le couinement plaintif de Peter passa totalement inaperçu.
Probablement parce que le regard de Sirius ne cessait de naviguer entre James et Remus, comme si l'animagus hésitait encore à diriger sa colère davantage sur l'un que sur l'autre. D'ailleurs le loup-garou y lisait clairement cette lueur blessée et déçue et s'en effrayait de plus en plus... Néanmoins, lorsque Sirius se détourna d'eux pour reprendre son chemin, ce fut justement cette lueur qui empêcha Remus de le laisser le fuir peut-être définitivement.
Alors aussitôt, il se saisit du bras de Sirius pour tenter une toute dernière fois de le retenir, se sentant mal de laisser cette discussion se terminer ainsi et de quitter le jeune homme en si mauvais termes.
- Sirius, s'il te plaît. Je suis désolé. Je sais que c'est Malefoy mais... tu ne peux pas l'accepter si c'est... pour moi ?
Demander une faveur purement égoïste n'était pas dans les habitudes de Remus. Sirius aurait dû s'en rendre compte facilement et au moins promettre à son ami d'y réfléchir plus tard en réalisant l'importance du sujet pour lui. Enfin en temps normal. Si l'image de son ami entièrement nu et lové tendrement contre le fiancé de sa cousine n'embrouillait pas encore beaucoup trop son esprit pour qu'il puisse réellement se montrer raisonnable...
Surtout que lorsque Sirius pétait littéralement les plombs, ce qui était clairement le cas ici, il devenait radicalement... couillon.
- Et si je te réponds non, qu'est-ce que tu feras ?
- ...Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Ce serait peut-être plus simple pour tout le monde si tu choisissais clairement ton camp entre nous et ton futur Mangemort.
- SIRIUS !
Cette fois, l'animagus allait beaucoup trop loin pour que James le laisse continuer à déblatérer n'importe quoi et blesser leur pauvre Remus qui ne méritait pas un tel jugement, quand bien même ses goûts sentimentaux laissaient véritablement à désirer. Sauf que son interruption s'était produite beaucoup trop tard pour réellement pouvoir empêcher la situation de dégénérer et qu'il ne s'en aperçut... que lorsque les rôles de ses deux meilleurs amis s'inversèrent brutalement.
En tous cas, c'est ce que James ressentit en voyant Remus lâcher la manche de Sirius et reculer de plusieurs pas, comme s'il s'était pris un coup brutal, son regard toujours posé sur son meilleur ami mais s'assombrissant au fur à mesure que ce dernier semblait se mettre à paniquer à son tour.
Un retour de situation qui aurait sans doute prêté à sourire si Remus ne semblait pas aussi... blessé... et furieux...
Après tout, Remus avait toujours certifié à Lucius que ses amis ne l'obligeraient jamais à choisir entre lui et eux. Peut-être parce qu'il en avait toujours été persuadé au fond. Et même s'il ne s'attendait pas à ce que Sirius bondisse de joie en apprenant la nouvelle, surtout que celui-ci devait être particulièrement choqué de les avoir surpris ainsi enlacés dans la Cabane Hurlante, il avait espéré... autre chose de sa part.
Sans doute aussi était-il blessé parce qu'il se rappelait des paroles de Lucius quand ce dernier pensait encore que ses amis étaient à l'origine de ses cicatrices. Lui n'avait pas hésité ce jour-là à lui demander d'être immédiatement sacrifié s'il le fallait pour que le châtain puisse rester auprès de ses amis...
Et constater que finalement, Lucius était bien moins égoïste que Sirius et désirait avant tout son bonheur, même si celui-ci devait passer avant le sien, lui réchauffait le cœur en même temps que de lui infliger une douleur significative... Parce que Remus avait toujours cru que ce serait justement le contraire... Et désormais, le châtain était tout aussi déçu et attristé qu'en colère contre la réaction fermée de son meilleur ami.
- Alors c'est ce que tu penses... Qu'il faut que je choisisse mon camp. Et que je me débarrasse de Lucius... à ta demande. Et dire que c'est toi qui reproches toujours aux Serpentards leur étroitesse d'esprit et leurs principes stupides... Mais sur ce point-là, tu n'es pas différent d'eux, Sirius...
Tournant les talons sans laisser le concerné réagir, se doutant qu'il ne supporterait plus très longtemps la mauvaise foi de ce dernier, Remus disparut en à peine quelques secondes, d'un pas ferme et rapide, tournant à l'angle du couloir sans même leur jeter un dernier regard.
Et si pour James, il était évident que Sirius se devait de lui courir après à son tour s'il voulait avoir encore une chance d'être pardonné... Il réalisa finalement bien vite que ce n'était pas si simple. Effectivement, Sirius semblait stupéfixié sur place, le corps formidablement tendu et le regard complètement terrifié, ne semblant même plus capable de respirer correctement.
Alors James, avec un soupir agacé, sut immédiatement ce qui lui restait à faire et appliqua ce principe sans plus attendre.
Peter poussa un cri surpris en le voyant réagir de cette manière. Sirius, lui, vacilla sous la force du coup de poing exaspéré qu'il venait de recevoir en plein dans l'estomac, avant de sursauter en retrouvant brutalement le contrôle de son corps. Et en relevant les yeux vers James, il découvrit que celui-ci venait de croiser ses bras sur son torse, le regardant en fronçant les sourcils, comme s'il était le plus parfait des abrutis.
- M-Mais... Mais pourquoi tu me frappes ?
- Non mais t'es sérieux avec ta question, là ? J'aurais dû taper encore plus fort pour te remettre les idées en place ? Va tout de suite t'excuser !
- M'excuser ? Mais... Mais je ne veux pas m'excuser ! C'est à vous deux de le faire ! Vous m'avez menti pendant des mois !
- Mais on s'en tape que tu sois vexé, Remus a besoin de soutien ! Il a toujours peur de nous blesser, je te signale ! Et si tu ne cours pas immédiatement t'excuser, tu vas le perdre définitivement avec tes conneries !
Évidemment, cette dernière phrase lui fit aussitôt regretter l'intégralité de ses paroles, la simple idée d'avoir blessé Remus au point que celui-ci refuse à jamais de lui adresser la parole lui glaçant le cœur. Après tout, même si Sirius aurait aimé pouvoir s'énerver et bouder dans son coin pendant quelques jours, il ne voulait pas perdre l'amitié de Remus pour autant.
Surtout pas à cause de Malefoy.
Et bien qu'il avait encore le cœur au bord des lèvres en imaginant son meilleur ami confortablement installé dans les bras de leur ennemi honni... Si son dégoût envers le Serpentard risquait de briser leur relation, alors James avait peut-être raison finalement.
- Tu... Tu crois ?
- J'en suis certain, imbécile ! Alors qu'est-ce que tu fais encore là ? Ne reste pas planté là ! BOUGE-TOI, CRÉTIN !
De toute façon, il ne semblait plus vraiment avoir le choix maintenant que le regard excédé et le hurlement détestable de James évoquaient de véritables tortures en perspective s'il osait encore refuser d'écouter la voix de la raison. Alors dès que le brun eut fini de lui crier dessus, Sirius lui vola sa bourse en peau de Moke et s'enfuit retrouver le loup-garou, songeant déjà à une manière convenable de lui présenter toutes ses excuses une fois qu'il aurait repéré sa position sur la carte.
Tournant la tête vers Peter qui n'avait pas encore osé donner son avis sur la question, James l'interrogea du regard mais le jeune homme ne répondit à sa question implicite que par un regard intimidé et un léger sourire.
Peut-être la réponse était-elle évidente pour chacun des maraudeurs finalement malgré les apparences...
Récupérant doucement son souffle, Sirius osa à peine s'approcher de la silhouette recroquevillée tout en haut de la marche d'escalier, rangeant la carte des maraudeurs aussi lentement que possible, craignant d'alerter les sens aiguisés du lycanthrope en faisant trop de bruit. Peut-être redoutait-il d'être rejeté à son tour en allant lui présenter toutes ses excuses, sachant qu'il venait de blesser le châtain au point que celui-ci était directement parti se réfugier vers leur dortoir...
Mais finalement, à peine posa-t-il son pied sur la première marche d'escalier que Remus le stoppa aussitôt dans son élan, lui posant cette question fatidique, celle qui ne cessait de résonner dans la tête du lycanthrope depuis la fin de leur dispute...
- Est-ce que... tu me méprises maintenant... ?
- Te mépriser... ? Rem'... Pourquoi est-ce que tu dis ça ?
Maintenant qu'il terminait de monter les marches, se rapprochant ainsi inévitablement du châtain, Sirius remarquait facilement l'air fatigué de son meilleur ami. Bien sûr, Remus était toujours épuisé suite à une nuit de pleine lune, ce n'était pas nouveau... Mais la tristesse qu'il lisait à présent sur son visage semblait encore renforcer son expression lasse et douloureuse, serrant le cœur de Sirius.
- Eh bien... Tu ne penses pas... que je suis répugnant ?
Comprenant rapidement le problème qui rendait Remus si nerveux, Sirius s'empressa d'aller s'asseoir auprès de lui pour aller le rassurer autant que possible, le prenant gentiment dans ses bras. Remus ne s'étonna pas du geste pourtant intime, connaissait la nature plutôt tactile de son meilleur ami, mais uniquement de sa signification qui réussit à lui donner encore un tout dernier espoir.
Car si Sirius tentait de le rassurer... Peut-être ne le détestait-il peut-être pas tant que ça finalement ?
- Moony... Penser ça ne m'est jamais venu à l'esprit, tu sais. J'étais en colère mais... tu ne m'écœures pas... En fait, j'étais plutôt bouleversé.
- Mmh... Parce que... je ne t'en ai jamais parlé avant... ?
- Oui, c'est sûr, il y a de ça aussi... Mais... en fait, ce n'est pas seulement ça...
Tout en adressant un regard interrogateur au jeune Gryffondor qui baissait désormais piteusement les yeux sur ses chaussures, Remus ne put s'empêcher de remarquer que son meilleur ami semblait particulièrement embarrassé, triturant nerveusement la bourse en peau de Moke de James entre ses mains. Il avait certainement dû la lui emprunter pour le situer plus rapidement grâce à la carte des maraudeurs toujours soigneusement rangée à l'intérieur.
Néanmoins, si Remus était soulagé de voir que Sirius avait finalement pris la décision de revenir sur son premier jugement, sans doute réellement causé par le choc et la colère, le stress soudain et presque étrange de Sirius l'intriguait de plus en plus. En fait, le jeune homme semblait presque sur le point de lui déclarer tout un discours sur l'importance de leur amitié pour lui et Remus sourit immédiatement à cette idée.
Finalement, son espoir commençait lentement à se concrétiser...
- Comment dire... Eh bien... Je voulais croire que nous deux, c'était spécial... et je m'aperçois que j'avais tort...
- Siri... On est toujours amis. Toi, moi, James et Peter. On est les maraudeurs. Moi non plus, je ne veux pas que ça change. Jamais.
- Je sais, je sais ! Ce n'est pas ce que je veux dire... Pour moi, c'était différent entre nous deux. Il y avait... quelque chose de plus. Et réaliser que tu ne ressentais pas la même chose, je crois que ça m'a un peu blessé finalement...
Étrangement, bien que les mots de Sirius semblaient sincères et, cette fois, dépourvus de toute agressivité, Remus se sentit soudainement mal à l'aise d'entendre de tels propos venant de son meilleur ami. Surtout que ses bras continuaient gentiment de l'enlacer. En soi, ce geste ne le dérangeait pas le moins du monde venant d'un ami aussi proche que Sirius, seulement... Il ne fit que renforcer ses suspicions, même s'il en était le premier à s'en étonner...
- On dirait... que tu es en train de me dire... que tu m'aimes...
Lui-même trouvait cette hypothèse absurde et dérangeante. Après tout, il était bien placé pour savoir que Sirius n'avait jamais ressenti une once d'attirance pour lui puisqu'il en avait souffert durant plusieurs années. Il s'était même résigné à ne jamais parler à ce dernier de ses sentiments pour ne pas briser leur amitié.
Pourtant, Sirius semblait réellement envisager cette idée. Son regard encré dans le sien ne reflétait plus seulement de la surprise mais aussi une certaine compréhension... comme si lui-même était en train de réfléchir pour réellement déterminer la véracité des propos de Remus. Et lorsque son meilleur ami caressa son visage du bout des doigts, posant sur lui un regard nouveau, quelque chose se bloqua immédiatement dans la poitrine du loup-garou.
- C'est... peut-être ça...
Déjà Sirius se penchait vers lui, son regard posé sur ses lèvres ne laissant aucun doute sur ses intentions, accélérant indéniablement les battements de cœur de Remus qui s'affolait de plus en plus, leur proximité allant jusqu'à arrêter sa respiration. Ce moment, il l'avait souvent fantasmé avant l'entrée de Lucius dans sa vie. En fait, il aurait tout donné à une certaine époque pour pouvoir avoir la chance de la vivre un jour.
Et pourtant, quand Sirius fut assez près pour pouvoir l'embrasser à tout instant, son propre corps décida pour lui lorsque sa main se posa sur son torse pour repousser presque brutalement le jeune homme, l'image de Lucius s'étant aussitôt imposée dans son esprit.
- NON !
Le rejet était tout à fait clair, presque trop violent finalement pour Remus qui tenait tout de même à conserver l'amitié de Sirius malgré tout. D'ailleurs le châtain se sentit un peu rougir en voyant l'air effaré de Sirius qui ne devait pas s'attendre à une telle réaction, se sentant un peu coupable lorsqu'il vit que le brun baissait de nouveau les yeux vers ses chaussures, rendant de nouveau l'ambiance légèrement... gênante voire même glaciale.
Ce qui n'était absolument pas habituel entre les deux amis qui avaient toujours été assez proches pour ne jamais ressentir de tels malaises dans leurs conversations. Et même si les circonstances étaient particulières, Remus souhaitait vraiment que ça ne devienne pas une habitude. Après tout, c'était particulièrement désagréable... Mais surtout, la déception qu'il lisait désormais sur le visage de son meilleur ami lui brisait le cœur et Remus détestait cette sensation de culpabilité qui l'étreignait.
- P-Pardon...
- Non, t'excuse pas... Je ne voulais pas te forcer...
- Je sais... Mais ce n'est pas ce que tu crois, Paddy...
Enfin en partie, évidemment. Il n'allait pas lui sauter au cou pour l'embrasser ou quoi que ce soit du même genre. Après tout, même s'il avait été attiré par Sirius durant des années, il ne l'avait pas repoussé sans raison. D'ailleurs, il ne se plaignit pas que leur "étreinte" amicale soit définitivement terminée, bien trop mal à l'aise par ce contact physique finalement trop intime pour lui, sachant que désormais...
- C'est juste que... tes sentiments me rendent vraiment heureux... Mais je suis désolé, je ne peux pas... Je suis amoureux de Lucius.
Ces mots étaient assez étranges à prononcer à voix haute mais, même s'il en rougit, Remus ne regretta jamais son soudain élan de sincérité. Après tout, le loup-garou n'avait jamais eu l'occasion de clamer haut et fort ses sentiments pour le Serpentard et s'était même interdit durant un long moment de réaliser que ces derniers grandissaient de plus en plus en lui sans qu'il n'ait la possibilité de faire marche arrière.
Mais maintenant qu'il avait l'occasion de l'avouer à Sirius, sans le moindre regret ou la moindre inquiétude... Il fallait avouer que ce n'était pas désagréable de confier à l'un de ses amis qu'on était amoureux et que ce sentiment était partagé. Bien sûr, James lui avait offert cette opportunité bien avant Sirius mais désormais, c'était tout à fait différent, puisque son secret avait l'avantage de ne plus en être un...
- Et on peut dire que celui-là a beaucoup de chance de t'avoir... Je suis désolé... Si j'avais été plus clair avec toi, est-ce que... ?
- Siri... Je ne sais pas... On peut refaire le monde avec des si... Hésita Remus, évitant de remuer le couteau dans la plaie.
- Ouais, t'as raison. Désolé. J'aurais dû m'apercevoir plus tôt de tout ça et venir me déclarer avant Malefoy...
Se déclarer avant lui... Mais finalement, Lucius ne lui avait jamais réellement fait de déclaration... Il n'en avait jamais eu besoin, il lui avait suffisamment prouvé ses sentiments par ses actes, ne serait-ce que par ceux de cette nuit. Après tout, il s'était transformé en animagus, tout seul, sans aide, uniquement pour lui prouver que sa lycanthropie ne serait jamais un problème pour lui... D'ailleurs, le jeune homme n'arrivait toujours pas à le réaliser.
Et pourtant, si Remus n'avait jamais eu besoin de grandes déclarations d'amour pour se rendre compte que Lucius tenait sincèrement à lui, ce n'était pas forcément également le cas du Serpentard, après tout...
- ...Je dois y aller, murmura-t-il en prenant subitement conscience de ce fait.
- Quoi ? Comment ça tu dois y aller ? Aller où ?
Ne répondant pas aux questions inquiètes de Sirius, Remus s'empressa de se relever d'un bond et de descendre plusieurs marches de l'escalier sur lequel ils étaient posés tout à l'heure, empruntant au passage la bourse en peau de Moke que Sirius se passait d'une main à une autre jusqu'alors. Au vu de son regard surpris, Sirius n'avait pas la moindre idée de la raison qui le poussait à réagir ainsi mais Remus était bien trop pressé pour tout lui expliquer en détails.
- Remus, qu'est-ce qui te prend ? Où est-ce que...
- Sirius, je t'adore. Tu as toujours été et tu resteras toujours mon meilleur ami. Je pars en urgence mais... je te rejoins dans la Grande Salle dès que j'ai terminé et on poursuivra cette discussion autant que tu veux. Parce que j'ai vraiment besoin de vous tous dans ma vie. D'accord ?
- Oui... D-D'accord...
Cette fois, Sirius semblait définitivement perdu. Mais en voyant le loup-garou dévaler les escaliers à toute vitesse, sans doute pour rejoindre son "prince charmant" au plus vite, malgré tout, il se surprit à sourire.
Après tout, même si ça le répugnait de l'admettre, Malefoy semblait tout de même réussir à le rendre heureux...
Et c'était finalement le plus important.
Dire que Lucius Malefoy ne s'attendait pas à l'initiative soudaine de Remus Lupin était un euphémisme.
En même temps, à sa décharge, le jeune homme le pensait bien trop occupé à rassurer cet idiot de Black pour ne serait-ce qu'espérer être au centre de ses pensées à cet instant. Sans compter qu'il était lui-même plus concentré sur le chemin menant à sa chambre que sur le reste. Il était grand temps qu'il puisse changer de vêtements, et si possible prendre une douche par la même occasion, en espérant que son manque flagrant de temps ne l'en empêche pas.
Ce serait sans doute suspect si le sérieux et méticuleux Lucius Malefoy décidait de sécher son tout premier cours de la journée après tout...
Pourtant, à peine ouvrit-il la bouche pour prononcer le mot de passe de sa chambre qu'un poids invisible le poussa soudainement contre le mur, bloquant ses mains pour l'empêcher de sortir sa baguette. Mais de toute façon, lorsque le tissu fluide d'une cape passa au-dessus de sa tête pour tenter de le recouvrir presque entièrement, Lucius n'eut plus aucune envie de se défendre en reconnaissant qui se trouvait également sous l'entité magique.
- Remus... ?
Souriant face à sa surprise, le loup-garou ne prit même pas la même de lui répondre ou de lui expliquer la raison de sa présence, s'empressant de passer ses bras autour de son cou pour l'embrasser avec toute la tendresse et la passion du monde. Et sachant que Lucius n'avait jamais eu l'occasion de lui parler ou de le toucher à l'extérieur de sa chambre, ce n'était pas étonnant qu'il en soit légèrement déboussolé...
Pourtant, si ce baiser lui fut presque arraché au départ, dès que la surprise fut passée, les bras du Serpentard partirent immédiatement enlacer le Gryffondor, savourant ces lèvres naturellement scellées aux siennes. Son cœur pulsait dans sa poitrine, les deux jeunes hommes étant tous deux en plein milieu du couloir, ce qui signifiait qu'ils pouvaient être surpris à n'importe quel moment malgré la cape qui les dissimulait, assez difficilement d'ailleurs vu leurs tailles.
Et même si c'était une position particulièrement dangereuse, Lucius ne put s'empêcher d'être heureux de pouvoir embrasser Remus en pleine journée...
Bien que ce soit terriblement Poufsouffle voire même complètement Gryffondor comme pensée.
- Lucius... Je t'aime...
Mais finalement, ce n'était pas grand-chose en comparaison de ce qu'il put ressentir lorsque Remus lui glissa ces mots doux au creux de l'oreille...
Sans doute était-ce parce que Remus ne lui avait jamais déclaré son amour aussi explicitement. Bien sûr, les deux hommes avaient déjà échangé quelques mots doux, que ce soit sur l'oreiller ou même simplement en se retrouvant après une longue journée de séparation, mais même si Lucius avait toujours apprécié chacun d'entre eux à leur juste valeur... Ces trois petits mots, eux, n'avaient jamais été que sous-entendus...
Néanmoins, sa joie fut de courte durée lorsqu'il se rappela soudainement que Remus revenait tout juste de sa dispute avec Black... Bien que le loup-garou ne semblait pas se jeter à son cou par désespoir et paraissait plus heureux que coupable, Lucius fronça cependant les sourcils, soudainement soucieux de connaître les derniers événements en date avant de s'autoriser à des élans de Poufsouffleries.
Et si Black avait fini par tenter sa chance en s'apercevant que Remus l'avait toujours aimé et que ce baiser était le dernier auquel il n'aurait plus jamais droit... ?
- Est-ce que... Black a tenté... quelque chose... ? Souffla-t-il, un peu inquiet.
À sa plus grande surprise, le sourire de Remus ne fit que s'élargir en entendant sa question pour le moins hésitante, le lycanthrope parsemant amoureusement ses lèvres de plusieurs baisers, comme pour tenter d'apaiser ses craintes avant même de devoir lui expliquer la situation en détails.
- Oui. Et c'est de ma faute, notre relation n'était pas claire. Mais maintenant, elle l'est... et c'est important que la nôtre le soit aussi.
- Tu veux dire que... Black n'a pas accepté que toi et moi... ? Est-ce que tu es... avec lui maintenant ?
- Non, non, bien sûr que non ! Mais j'aurais pu perdre son amitié... alors maintenant, je veux être certain de ne pas perdre aussi... notre... lien... ?
Pour être honnête, le mot "lien" était un peu tardif... Remus avait été à deux doigts de le remplacer par "amour" sans même se demander si ce n'était finalement pas un peu niais.
Seule l'absence de réponse de Lucius lui avait permis de se reprendre à temps. Après tout, Lucius ne lui avait toujours pas retourné sa déclaration, et même si ça semblait stupide de sa part de penser ça... peut-être qu'en fait, il lui en voulait d'être parti à la poursuite de Sirius en le laissant derrière lui, sans même penser à ce qu'il avait pu ressentir à ce moment-là ?
Mais finalement, ses doutes furent rapidement balayés quand Lucius lui sourit, glissant son index et son majeur sur ses lèvres, les entrouvrant avant de les embrasser avec une douceur enivrante. Visiblement, Remus avait réussi à le rassurer pour l'instant... Mais cela ne l'empêcha pas pour autant de répondre au baiser avec soulagement et enthousiasme, glissant ses doigts dans les cheveux blonds et faisant courir sa langue contre celle du Serpentard, ne se préoccupant pas un instant des élèves passant pourtant tout près d'eux désormais.
Les préfets parcourant le couloir devaient probablement se rendre à leur premier cours, indiquant clairement aux deux jeunes hommes qu'il était déjà assez tard, même si ni l'un ni l'autre ne semblait avoir l'esprit à de telles préoccupations à cet instant. En fait, Lucius n'aurait même pas été étonné qu'ils soient surpris par quelqu'un leur fonçant dedans et qu'ils continuent néanmoins à s'embrasser comme si de rien n'était.
Mais en même temps, son esprit était peut-être un peu trop embrumé pour parfaitement réfléchir à la situation. D'ailleurs, le Serpentard sentait si parfaitement son Gryffondor sourire contre ses lèvres que rien que cette sensation lui donnait envie de le plaquer à son tour contre le mur pour l'embrasser aussi passionnément qu'il en avait envie et profiter encore longuement de sa présence et de ses mots doux.
Dommage qu'il n'en ait définitivement ni l'opportunité ni le temps...
- Moi aussi, je t'aime... Avoua-t-il finalement lorsqu'ils n'eurent plus d'autre choix que de se séparer pour récupérer leur souffle. Et notre relation est très claire, pour moi, depuis longtemps maintenant. On s'aime...
- Peut-être mais je voulais juste... me déclarer. Et plus égoïstement, t'entendre le faire toi aussi, surtout...
Si l'aveu de Remus était accompagné d'un rire tout à fait adorable selon l'avis de Lucius, certes assez peu objectif sur la question, ce bruit bien qu'étouffé manqua néanmoins de les faire repérer, quelques personnes les cherchant visiblement du regard. Par chance, en s'apercevant que rien ne semblait particulièrement inhabituel dans ce couloir, tous poursuivirent leur chemin, pensant sans doute avoir mal entendu.
Et même si Lucius aurait dû être soulagé, en vérité, il s'en rendit à peine compte, bien trop occupé à profiter de cette petite parenthèse que lui offrait Remus dès le matin pour même penser à s'inquiéter des risques.
Ce qui semblait d'ailleurs parfaitement réciproque si on en jugeait par les yeux brillants et le sourire amoureux du lycanthrope...
- D'ailleurs, tu as plutôt intérêt à me redire souvent que tu es amoureux de moi à partir de maintenant. Et même dès ce soir si possible...
- Ce serait absolument parfait mais... avec la pleine lune... Tu dois être totalement épuisé, non... ? Je ne veux pas t'obliger à venir chaque nuit...
- Hey, je ne te laisse pas le choix. Je tiens à être dans tes bras au plus vite maintenant...
Lui volant un tout dernier baiser, Remus guetta ensuite les allées et venues des passants, se reculant dès qu'il fut certain que Lucius ne serait pas vu en train de quitter la cape d'invisibilité. Et même si le Serpentard n'avait donc plus la possibilité de le voir s'éloigner du couloir désormais, il ne put s'empêcher de quand même le chercher inutilement du regard, déjà pressé que le soleil se couche alors qu'il venait pourtant tout juste de se lever pour pouvoir retrouver au plus vite le loup-garou.
Au point que lorsque Narcissa sortit de sa chambre et aperçut le jeune homme appuyé contre le mur, le visage tourné dans la direction opposée à la sienne, elle ne réussit pas à aller lui parler comme elle l'avait pourtant planifié depuis qu'elle avait pris sa décision. En fait, elle ne fut même pas capable de passer près de lui en l'ignorant comme elle le faisait toujours depuis ces derniers temps, complètement pétrifiée au contraire.
Bien sûr, peut-être était-ce en partie parce qu'elle n'avait pas croisé le Serpentard depuis plusieurs mois qu'elle était gênée de le revoir aussi soudainement, même si Lucius ne semblait absolument pas avoir conscience de sa présence. Peut-être. Mais juste en partie, vraiment. Parce qu'au fond d'elle-même, Narcissa savait pertinemment que ce n'était l'unique raison de son malaise.
Car avant tout, ce qui la tenait encore à distance, plus que ses propres craintes... c'était bien l'étrange et inhabituelle expression peinte sur son visage.
Une expression douce et tendre qu'elle n'avait encore jamais vue s'inscrire sur ce visage toujours particulièrement froid... Même lorsqu'ils étaient encore enfants et qu'ils passaient tous deux volontiers leur temps ensemble à jouer ensemble, Lucius n'avait jamais semblé aussi troublé et heureux à la fois. Surtout pas lorsque leurs parents s'imaginaient leur futur mariage en parlant encore et encore de combien la cérémonie serait merveilleuse, de leurs futurs petits-enfants blonds aux yeux bleus, de combien ils pouvaient être fiers que leur lignée prospère ainsi...
Mari et femme. Ces derniers temps, Narcissa regrettait cette époque d'innocence et d'insouciance où ces deux mots n'avaient pas la moindre signification à leurs oreilles. Après tout, les deux enfants s'étaient toujours contentés de hocher la tête quand leurs parents abordaient ce sujet pour ne pas les décevoir et attendaient simplement la fin de la discussion, ne se posant pas la moindre question quant à leur avenir commun.
Bien sûr, c'était rassurant de penser que le jeune homme deviendrait son mari et non pas un inconnu désigné par ses parents, alors elle ne s'était jamais plainte. Au contraire. Et puis elle avait fini par penser que leurs sentiments se feraient plus passionnés avec le temps, puisque c'était toujours ce qu'on lui répétait à longueur de temps. Surtout qu'elle ne s'était jamais imaginé vivre son avenir sans lui...
Mais maintenant qu'elle observait le jeune homme à son insu et qu'elle admirait discrètement ses joues rougies de bonheur, son air gêné mais rêveur et son sourire qui ne semblait pas vouloir disparaître de son visage, elle savait que ce ne serait jamais le cas. La personne qui le mettait dans cet état serait toujours dans ses pensées, peu importe son identité. Et dans ses regrets si elle décidait de le faire revenir à elle, même à contre-cœur.
Alors Narcissa choisit de ne jamais aller lui parler dans ce couloir.
Et ce fut sans aucun doute grâce à cette décision - ainsi qu'un sort d'illusion lui permettant de cacher sa véritable apparence... - que son histoire ainsi que celles de beaucoup d'autres furent entièrement changées...
- ...Enfin voilà, je suis vraiment désolé de t'avoir laissé derrière à ce moment-là, surtout après tout ce que tu as fait pour moi cette nuit, c'est tellement fou, tellement incroyable de ta part en plus ! C'était la plus belle chose que tu pouvais faire pour moi ! Mais j'avais vraiment besoin de parler avec Sirius... Tu peux pas savoir combien je suis soulagé maintenant que je sais que tous mes amis acceptent pleinement notre relation !
- Black a tenté de t'embrasser.
- Euh... Oui... mais je l'ai immédiatement repoussé, tu sais. Il ne m'a pas vraiment embrassé en fait.
- Mais Black... a quand même tenté... de t'embrasser...
Visiblement, Lucius s'était arrêté à cette partie pour le moins embarrassante de l'histoire, ne digérant pas que Sirius ait pu essayer de prendre un baiser à son petit-ami, sans vraiment entendre le reste de ses explications. Vu sa mâchoire crispée, en tous cas, c'est ce que Remus déduisit rapidement. Secouant la tête avec un sourire amusé, le châtain ne put s'empêcher de rire face à ce soudain accès de jalousie.
Dès qu'il avait rejoint la chambre du Serpentard, auquel il n'avait fait que penser toute la journée, ils s'étaient enlacés et embrassés après tout. Il était plutôt clair que Remus avait choisi Lucius et non Sirius. Surtout que le loup-garou lui avait tout avoué à propos de sa réconciliation avec son meilleur ami dès que son amant avait commencé à le questionner à ce propos, trop soulagé pour même penser à lui cacher quoi que ce soit.
Mais si Lucius avait besoin d'être rassuré...
- D'accord, c'est vrai, Sirius a tenté de m'embrasser tout à l'heure. Mais contrairement à lui... Toi, tu peux essayer quand tu veux, je ne refuserai jamais aucun de tes baisers, tu sais...
Grimpant sur les genoux du blond tout en passant ses bras autour de son cou, Remus sourit en voyant l'air interrogateur de celui-ci, se penchant alors pour dérober ses lèvres. Comprenant bien vite là où le loup-garou voulait en venir, les mains de Lucius ne tardèrent pas à passer discrètement sous sa robe de sorcier, pressé de se débarrasser des couches superflues de vêtements qui n'allaient probablement plus tarder à les gêner dans leurs gestes s'ils continuaient ainsi...
Il saisit d'ailleurs parfaitement le frisson qui parcourut Remus à ce moment-là, souriant malicieusement contre les lèvres scellées aux siennes et s'autorisant même à les balayer de sa langue, appréciant le profond gémissement qu'il réussit ainsi à tirer de son amant. Amant qui ne tarda pas à s'allonger et à l'attirer pour que Lucius se retrouve juste au-dessus de lui, harcelant avidement la langue du blond avec la sienne...
Et lorsque les vêtements glissèrent jusqu'au sol, tout comme leurs mains caressant respectueusement leurs peaux nues, très vite la pièce ne fut plus remplie que de leurs soupirs et de plusieurs de leurs mots doux, chaque "je t'aime..." leur envoyant de véritables étincelles dans tout le corps, autant pour l'un que pour l'autre, comme si ces trois petits mots étaient la clef du sentiment unique qu'ils partageaient, les amenant petit à petit à cette fusion de leur corps et de leur âme.
Leurs caresses étaient douces et tendres, les rendant presque plus intimes finalement, chaque parcelle de peau étant soigneusement explorée, que ce soit du bout de leurs doigts ou du bout de leurs lèvres...
Et lorsque Remus traça un sillon humide mais formidablement chaud et excitant le long de son ventre, remontant lentement jusque sa poitrine pour y lécher presque timidement l'un de ses tétons, son regard brûlant semblait légèrement hésitant et Lucius prit soin de le rassurer et de le remercier en caressant l'intérieur de ses cuisses. Remus ne manqua d'ailleurs pas d'en rougir, se tortillant d'une façon adorable pour tenter d'échapper à cette sensuelle torture, haletant désespérément et exhalant cependant assez de soupirs de plaisir à peine retenus pour faire complètement fondre le jeune homme penché au-dessus de lui.
Lucius savait par expérience que le jeune homme aimait être caressé à cet endroit, peut-être presque autant que lorsqu'il lui mordillait les oreilles, deux gestes qu'il prit soin de mettre en application, leurs corps si proches que le Serpentard pouvait désormais sentir sa poitrine monter et descendre au rythme de sa respiration légèrement tremblante. Son souffle semblait presque vibrer avec le sien, chaque accro dans sa respiration s'accordant aux attentions de Lucius, le moindre de leur mouvement provoquant immédiatement une délicieuse friction entre leurs deux corps bientôt unis.
Et puis Remus emprisonna ses hanches en les encerclant de ses jambes fines, réclamant implicitement la présence de Lucius en lui, déposant tendrement ses lèvres sur leurs consœurs pour échanger avec lui ce baiser particulièrement doux et amoureux dont Lucius ne se lasserait probablement jamais et qui avait lieu à chaque fois qu'ils étaient sur le point de faire l'amour. Leurs corps se rencontrèrent alors tout naturellement, s'entremêlant furieusement et passionnément, propageant par vagues une chaleur assez intense en eux pour les pousser à s'étreindre presque désespérément.
Au point que Lucius se jura de tout faire pour imposer Remus comme la personne la plus importante dans sa vie présente mais aussi future, quel que soit l'avis de sa famille ou de ceux qui se permettraient sans aucun doute de juger leur liaison. Une promesse qui résonna longtemps à ses oreilles, comme si avec elle, Lucius pouvait enfin espérer être heureux désormais, une incroyable tendresse l'envahissant lorsque les yeux brillants et amoureux de Remus se fermèrent doucement après que leur désir commun fut pleinement satisfait.
Pour s'endormir aussi rapidement, le loup-garou devait être particulièrement épuisé. Néanmoins, c'était tout à fait logique avec toutes les émotions qu'il avait subies durant cette journée mais aussi avec celle de la nuit dernière... Et si Lucius se sentit un peu coupable d'avoir obligé Remus à venir le voir, même si techniquement c'était le châtain lui-même qui avait insisté en vérité, il fallait bien reconnaître qu'il était incapable de regretter le moindre instant qu'il pouvait passer avec le Gryffondor, particulièrement lorsque Remus se retrouvait entre ses bras...
Déposant un dernier baiser beaucoup plus chaste que les précédents sur le front du jeune homme déjà profondément endormi, le Serpentard n'eut alors plus qu'à se blottir confortablement contre lui, caressant doucement les cicatrices dont il connaissait désormais parfaitement l'origine et dont il réussirait peut-être un jour à en faire remarquer la beauté au loup-garou, plongeant lentement à son tour dans un sommeil paisible et tout à fait mérité...
