YOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !
WEEEESH, bien ou bien les meufs, les gars, damoiselles et damoiseaux ? :D
J'ai une énergie de dingue et à l'heure où je vous parle, une envie irraisonnée de puncher en tous sens fait rugir en moi la force de la jeunesse ! YAHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !
Je me lance donc dans ce chapitre 5… RAH, j'adore écrire sur eux en ce moment (et pourtant j'arrive à travailler encore sur ma big fiction… mais mais mais d'où me vient cette soudaine cascade de vitalité ? *A*)
Vava : Hehe, carrément ravie que ça t'ait plu ^^ Pour ce qui est des frissons, je pense que ce chapitre-ci sera l'un des premiers à commencer à en apporter un peu )
Merci aussi à Neliel-G et Saki-chan, encore une fois ! (je suis en retard au niveau des MPs pour vous deux… je me rattrape aussi vite que possible ! )
Je vous souhaite de passer un chouette et humble petit moment :D
Enjoy it !
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5- Sans regrets…
Sept heure du matin, et déjà la base militaire des Bataillons d'exploration était en effervescence.
La poussière épaisse prenait au nez et faisait manquer à quiconque osant une inspiration un peu trop profonde de frôler la mort par asphyxie. À croire que les lieux n'avaient pas été nettoyés depuis des lustres, alors que la dernière séance de ménage remontait à deux ou trois semaines au maximum.
Il n'y avait aucun doute non plus que la Police militaire – peut-être même la Garnison – n'avaient pas à faire cela et qu'un personnel d'entretien était attribué à leur locaux… mais qui perdrait de l'argent dans le salaire d'employés de ménage destinés aux bâtiments d'une bande de patrouilleurs désœuvrés les trois quarts du temps, payés à aller prendre l'air une fois tous les deux mois ? Les soldats du Bataillon d'exploration étant cantonnés au bercail la plupart du temps, la hiérarchie militaire devait considérer qu'ils avaient parfaitement le temps de s'occuper eux-mêmes de leur caserne, contrairement aux Brigades ou à la Garnison constamment en service. Et même si ces mesures faisaient pester les éclaireurs, il fallait avouer que cela n'avait rien d'absurde et leur permettait de nettoyer à fond leur habitacle. Les soldats n'avaient de toute manière d'autres choix que de se plier à ces séances de récurage mensuelles car leur capacité remarquable à empoussiérer les lieux était devenue un sport collectif naturel et il suffisait de voir le Caporal Rivaï passer une main répugnée sur un rebord de commode et la ressortir couverte de traces noirâtres pour que tous comme un seul homme se jettent instinctivement sur l'attirail de survie : balais et serpillères, chiffons et plumeaux. Les bâtiments des Bataillons devenaient alors des fronts de combat enflammés d'où se dégageait une énergie de tous les diables.
Petra, les yeux rougis par les nuages de poussière soulevés par les coups de balais féroces, se démenait corps et âme, s'activant comme si elle se trouvait animée par l'énergie furieuse du désespoir contre les moutons pelucheux qui semblaient se reproduire sous les lits et y pulluler.
La salle de repos, avec ses lits dépliables, ses innombrables meubles et ses recoins sournois, était le lieu propice à l'invasion de la saleté et des toiles d'araignées, et cela était aussi la raison pour laquelle la jeune femme s'était précipitée dans cette grande pièce pour le jour de ménage. Pas le temps de chômer. Pas le temps de penser. Elle était revenue le matin même de sa permission, le ventre ravi par la cuisine maternelle, les yeux brillant des couleurs du jardin, l'esprit tapissé des odeurs du foyer et des voix familières… et le cœur tremblant comme un chaton mouillé.
Elle avait posé ses affaires dans un coin du dortoir, s'était armée d'un plumeau, d'une armada de chiffons et avait été l'une des premières à se lancer l'assaut. Sans se préoccuper d'où se trouvait Rivaï. Ils ne tarderaient pas à tomber l'un en face de l'autre et en attendant cet instant fatidique, la jeune femme comptait se dévouer à sa tâche et focaliser toutes ses pensées sur ce fichu recoin qui s'obstinait à être hors de portée de son chiffon vengeur.
Aussi, avec l'aide de deux coéquipières, la jeune femme plongée dans sa tâche ne remarqua pas l'arrivée du plus puissant soldat de l'humanité, foulard autour du cou. Rivaï avisa les trois personnes présentes dans la pièce – Petra et deux femmes fortes comme des bûcheronnes qui se chamaillaient gentiment à coups de plumeau – et lança à l'intention de ces dernières :
- Lena, Emline, on a besoin de bras en haut. Vous devriez aller prêter main-forte à Hanji avant qu'elle ne se tue en cherchant à déplacer la commode, je crois que les cinq gars qui l'assistent galèrent encore.
- Tout de suite Caporal !
Un vacarme tonitruant retentit soudain, manquant de faire s'effondrer tout le bâtiment, ce qui fit se précipiter les deux femmes à la rescousse de Hanji (sans aucun doute l'auteure de ce barouf).
- On devrait lancer une mobilisation générale quand c'te binoclarde se lance dans des projets de déménagement, marmonna Rivaï en entendant d'ici le tapage causés par sa sur-vitaminée de collègue.
Il balaya la pièce du regard et s'arrêta sur Petra qui, ignorant sa présence, commençait à essayer de soulever le lit pour dégager le sol envahi de peluches poussiéreuses.
S'approchant d'elle, il ne se vit accorder qu'un bref regard silencieux… suivi d'une attitude d'ignorance totale. Il n'y avait sans doute qu'elle au monde qui se permettait aujourd'hui de ne pas saluer son supérieur – le Caporal Rivaï qui plus est – et bien que Rivaï ne prenait pas vraiment garde à ce genre de choses, il fronça un sourcil en se voyant ignoré. Du moins crut-il l'être jusqu'à ce qu'une voix semblant enjouée s'élève :
- J'ai admirablement suivi vos ordres Caporal !
Rivaï marqua une pause, un peu perdu. Petra, à moitié pliée en deux afin d'essayer d'atteindre les recoins vicelards sous le lit-sofa, lui tournait toujours le dos mais son intonation avait tout du naturel avec lequel elle s'adressait habituellement à lui. Il ne voyait cependant strictement pas de quels ordres elle parlait.
- Avant ma permission : vous m'aviez dit de prendre soin de moi et profiter de mon congé. Je vous ai écouté au doigt et à l'œil, je vous reviens pleine d'énergie pour faire briller notre bâtiment comme un joyau !
- Oh. C'est bien… Enfin, je crois que tu es revenue un peu trop optimiste, il faudrait des plombes et trois fois l'effectif de l'humanité actuelle pour réussir à décrasser cette tanière.
- Bah, après avoir combattu des Titans, nous n'allons pas nous laisser impressionner par des moutons de poussière.
Petra se tut. Elle semblait vaguement agacée par son incapacité à atteindre le dessous du lit et, ne prêtant pas la moindre attention à Rivaï, elle commença à empoigner le sommier pour tirer le meuble gênant.
Rivaï avança les bras pour prêter main-forte à sa subordonnée mais cette dernière le repoussa doucement. L'œil de Rivaï scintilla en remarquant que les mains de Petra l'avaient écarté en le crochetant machinalement, à la manière dont il lui avait appris de se défaire d'une prise de combat. Il ne savait si Petra l'avait fait consciemment ou non mais le message était clair : elle faisait toute seule. Planté derrière elle, Rivaï s'adossa à la large armoire et laissa un silence pesant s'installer tandis que la jeune femme continuait de chercher le bon angle. Petra crut qu'elle allait exploser, quand finit par déclarer :
- C'est une mauvaise idée.
- Depuis quand me dénigrez-vous, Caporal ? grinça Petra avec un léger rictus. Je suis parfaitement capable de m'en occuper.
Pour illustrer ses paroles, elle mobilisa toute sa force et, soulevant proprement le lit, le tira afin de dégager la zone à nettoyer. Elle reposa le meuble en dissimulant admirablement son léger essoufflement et allait tourner un regard satisfait vers son supérieur, mais celui-ci déclara d'une voix traînante :
- Je ne parlais pas du lit. Enfin, pas de celui-là au sens propre en tout cas.
L'allusion resta suspendue dans l'esprit de la jeune femme qui ouvrit la bouche, mais Rivaï la coupa.
- Je suis ton supérieur. On ne peut pas dire que ce genre de relation soit joliment vu au-dessus. Si ça venait à se savoir, il est presque certain que toute ascension professionnelle te deviendrait impossible. Sans parler des remarques et du regard de tes camarades.
- Nous y voilà.
De la voix de Petra émanait une lassitude mêlée d'anxiété qui fit croiser les bras de Rivaï.
- Si vous parlez des plaisanteries de Gunther, Will, Auruo et Erd, reprit la jeune femme, sachez qu'ils n'oseraient pas faire la moindre remarque désobligeante à votre sujet. Surtout pas Auruo.
- Il n'y a pas qu'eux dans la caserne. Et ce n'est pas pour moi que je m'inquiète. Je viens de te le dire et à moins d'être simplette (ce qui n'est pas le cas) tu le sais parfaitement aussi : si certaines choses venaient chatouiller l'oreille de la hiérarchie, tu risquerais d'en payer les frais.
- C'est vrai que je n'ai pas de titre de plus grand soldat de l'humanité pour me protéger, lâcha Petra sur un ton qui se voulait léger afin de dédramatiser la situation, mais empreint d'un sarcasme légèrement amer.
Rivaï resta stoïque et fronça les sourcils. À l'étage supérieur, le chahut des déménagements détonait à travers le plafond sans qu'ils n'y prêtent attention. L'univers se restreignait à cette grande pièce qui semblait alors si petite, refermée comme une bulle sur eux deux. Petra maudissait le soldat face à elle : comment pouvait-il rester si calme, presque indifférent, alors qu'elle avait l'impression de vivre l'un des moments les plus désagréables et étouffants de sa vie ?
Elle sentit pourtant que le stoïcisme de Rivaï n'était que sa façade habituelle, une bien piètre façade à l'instant présent, lorsqu'il lâcha sur un ton qui semblait épuisé, désolé, usé sur la pierre rugueuse constituant sa cuirasse, et vaguement désabusé.
- Je ne peux pas être ton petit copain, Petra. Ou ton amoureux ou un truc du genre.
- Qu'est-ce que vous pouvez être alors ? demanda-t-elle sur le même ton.
Un vague haussement d'épaule incarna la réponse du Caporal.
- J'ignore ce que tu attends vraiment de moi… Ce que tu attends de ça. Mais je crains de ne pas pouvoir te l'offr…
- Ce que j'attends de vous ? coupa la jeune femme d'une voix sourde.
Elle planta un regard brillant et brûlant dans celui de Rivaï et, se retenant de jeter son chiffon par terre, elle s'exclama :
- Mais je n'attends rien de vous ! Pas au sens où vous l'entendez peut-être ! Je n'attends aucun traitement de faveur, aucune complaisance à mon égard de votre part. Et si cela doit nous porter préjudice, alors je… Je me contenterai d'oublier de qui s'est passé dans l'escalier. Disons que nous avons bêtement trébuché en même temps, et voilà, fit-elle avec un geste de main désabusé. Mais soyez clair dans ce que vous voulez, vous. Je ne peux pas croire que l'homme que j'admire le plus au monde, qui m'a attirée dans ce combat et que je suis prête à suivre et épauler de toutes mon cœur n'ait pas le cran d'être honnête face à moi et se trouve des excuses. Parce que je ne suis persuadée que ce n'est pas la crainte du protocole qui vous retient.
Elle aurait voulu soutenir le regard de Rivaï, comme elle avait su le faire dans l'escalier, mais elle sentit sans comprendre ses yeux se gorger de larmes aigres de frustration et, se mordant profondément la lèvre, elle détourna la tête pour s'obliger à se reprendre. Des mèches caramel vinrent se glisser devant son visage, la dissimulant à son grand soulagement aux yeux du soldat.
- Laissez-moi juste continuez à combattre à vos côtés, prononça-t-elle d'une voix étouffée.
Elle eut l'impression qu'elle ne pourrait rien dire de plus. Sa gorge lui semblait gonflée et sa tête la brûlait. Elle ne rêvait que d'une chose : que cet instant prenne fin. Pour la première fois, un face-à-face avec Rivaï l'embarrassait et la blessait. Qu'il parte. Qu'il crache ses quatre vérités ou qu'il agisse avec précaution et douceur, peu lui importait tant que la situation ne s'éternisait pas.
Elle sentit le Caporal approcher mais elle ne fit rien pour le regarder, le cœur battant la chamade et le ventre douloureux. Pourtant, à peine eut-elle prononcé ces paroles qu'elle sentit quelque chose se poser contre son front en enserrer sa nuque avec une fermeté un peu maladroite et bourrue.
Le front du soldat, posé contre sa tempe, engendrait une proximité bouleversante de leur visage. La jeune femme n'osa pas bouger et elle resta tétanisée, protégée par le voile de cheveux dissimulant son expression. La paume de Rivaï enserrant sa nuque avait quelque chose de rassurant, de protecteur, mais le trouble provoqué par leur position était bien plus grand. Si elle avait osé tourner la tête, elle aurait croisé le regard polaire de Rivaï à cet instant chaud et sécurisant comme un feu de cheminée, et elle n'aurait plus eu le moindre doute.
Le Caporal inspira profondément et souffla à l'oreille de la jeune femme, comme un aveu frémissant :
- C'est pour toi que j'hésite, Petra. Je ne veux pas faire quelque chose que tu puisses regretter.
- Ne pas avoir de regrets est si important pour vous, Caporal Rivaï ? Moi j'ai envie de franchir la limite, quitte à prendre le risque que tout ne se passe pas comme prévu… C'est ce dont j'ai véritablement envie.
Timidement, sans permettre à Rivaï de la regarder, elle leva le bras et effleura cette main chaude posée contre sa nuque. Elle sentit alors la main libre de Rivaï écarta les mèches de cheveux voilant son visage et, fermant automatiquement les paupières, elle frémit en sentant les yeux de son supérieur détailler ses paupières rougies par la poussière et son nez brillant d'émotion. Peu importait. Elle ne put contrôler l'intensification de sa respiration lorsque la tête de Rivaï se décolla de sa tempe pour se placer face à elle, et qu'elle sentit son nez effleurer le sien. Rivaï ne maîtrisait pas plus son souffle qu'elle, elle sentait sa poitrine se soulever près de la sienne, mais hormis ce détail le soldat semblait contenir admirablement une explosion.
Petra ne pouvait réprimer le léger tremblement de ses épaules et elle sentait tout son visage la cuire comme une incandescence. Mais Rivaï la contenait encore, cette explosion, et il ne bougeait pas.
- On gagne souvent moins à refouler l'envie d'être auprès de quelqu'un qu'à y céder, paraît-il, répéta la jeune femme, les yeux mi-clos.
- Où as-tu entendu ça ? feignit Rivaï avec une petite moue.
- Bah, dans la bouche d'un imbécile qui passait par là.
- 'Sont cons les gens, à dire des bêtises pareilles.
- Mouais, c'est ce que je finis par me dire aussi.
Un sourire étira ses lèvres alors que celles de Rivaï s'y appuyaient avec empressement. Cela ressembla à un impact, mais la caresse y était présente et d'autant plus délicieuse. Rien à voir avec ce contact timoré et mécanique qui les avait fugitivement unis une semaine auparavant.
Rivaï sentit les muscles de Petra, jusque là crispés et tendus comme des câbles de tridimensionnalité, se relâcher doucement et son corps se détendre contre lui. Ses mains enserrèrent sa tête avec une retenue relative, se fondant dans les cheveux clairs de la jeune femme. Petra se laissa d'abord embrasser quelques secondes, sans trop oser répondre comme par crainte d'une désillusion, mais elle ne mit pas longtemps à apporter son mouvement à la danse.
Rivaï finit par se détacher légèrement d'elle et, le sang battant ses tempes, déclara dans un souffle :
- Tu peux encore dire stop Petra…
- Même si vous me l'ordonniez je ne le ferais pas.
Pas la moindre retenue ne subsistait dans leurs gestes lorsqu'ils s'attirèrent de nouveau l'un à l'autre.
Les lèvres du caporal s'entrouvrirent et elle sentit tout son corps tressaillir lorsque la langue de Rivaï vint caresser les siennes et s'insinua entre elles. La chaleur qui envahit sa bouche avait quelque chose d'extatique.
Instinctivement, l'esprit de Rivaï sembla se diviser en deux et tandis qu'une infime parcelle de conscience restait attentive aux bruits du bâtiment et à l'approche potentielle d'un camarade, le reste de l'âme de Rivaï se relâcha complètement contre celle de Petra.
Le baiser était long, profond, atteignait l'essence de leur être. Que c'était bon, enfin. Il était trop tard. Ni l'un ni l'autre ne savait quand cet instant prendrait fin mais la seule certitude s'imposant dans leur cerveau était qu'ils avaient définitivement franchi la frontière subtile qui, au-delà de la relation de supérieur à subordonnée, s'était établie au fil des instants partagées, des contacts lors des entraînements, des regards lors des chevauchées, du soulagement lors des retours de mission, de la simplicité délectable des moments que la vie leur offrait ensemble, distillés et épars.
Petra ne prêtait plus attention à ses yeux la brûlant où à son nez rougi. L'odeur de Rivaï, qui lui était familière mais dont jamais elle ne s'était ainsi empli les poumons, pénétrait son corps, et la fougue de ses lèvres s'emparant de sa bouche la secouait tout entière.
Elle sentit Rivaï l'attirer à elle pour presser son bassin contre le sien et, avec une pudeur complice, Petra glissa ses bras autour des hanches du soldat pour ne plus se séparer de lui.
Un nouveau vacarme retentit dans tout le bâtiment mais ni l'un ni l'autre n'y prêta attention.
Rivaï se fit violence pour ignorer le lit à côté de lui et il se contenta de pousser doucement Petra contre le mur, contre lequel il sentit le dos de la jeune femme s'étirer comme celui d'un chat. Ils n'oubliaient cependant pas où ils étaient. Les mains restaient sages mais l'esprit embrumé des deux soldats s'était déjà envolé au-delà des simples caresses.
L'oreille de Rivaï eut soudain un léger frémissement et sans crier gare il se détacha brusquement de Petra et la poussa légèrement derrière le recoin de l'armoire en lui fourrant son chiffon dans les mains. La jeune femme, essoufflée et déboussolée, n'y comprenait rien… jusqu'à ce que, la seconde suivante, pénètrent dans la pièce Emline et Lena, envoyées précédemment par Rivaï prêter main-forte à Hanji.
Le Caporal se tourna vers elles, l'air de rien, comme si elles l'interrompaient alors qu'il ne faisait que retendre les draps du lit. Son expression ordinaire dissimulait à merveille le moindre indice témoignant de ce qu'il venait de se produire. Les deux soldates ne virent pas Petra, dissimulée par l'armoire, et la jeune femme s'empressa de se remettre d'aplomb avant d'apparaître avec un air de ménagère très occupé. Les deux femmes ne prêtèrent cependant aucune attention à leur collègue et, hésitant entre le rire et l'empressement, elles osèrent
- Caporal Rivaï, je crois que vous devriez venir ! Nous avons pu déplacer la commode mais Hanji-san a insisté pour s'occuper de la bibliothèque mais… Je crois que nous n'arriverons pas à la tirer de dessous.
- Elle est encore vivante au moins ?
- Je crois. Moblit est en train de se tuer à essayer de la libérer mais on va avoir besoin de vous.
Rivaï soupira un long juron lyrique et leur fit signe qu'il arrivait tout de suite. Les deux femmes s'empressèrent de retourner sur les lieux de l'accident et Rivaï se tourna vers Petra, qui, partagée entre les vestiges de l'enivrement et l'amusement de la situation, émit un léger rire en rangeant une mèche de cheveux derrière son oreille.
- Le devoir vous appelle, je le crains.
- Mouais. Je vous laisse finir de vous occuper de cette pièce, soldat, lança Rivaï. Attention au lit.
Et il quitta les lieux. L'ordre des propriétés s'imposait : sauver Hanji d'une mort par écrasement. Nettoyer cette immondice leur servant de base. Puis retrouver Petra. Peut-être.
Il ne pouvait pas être son petit copain. Ou son amoureux. Ou un truc du genre. Mais sans le moindre doute, les regrets seraient brûlants s'il se détournait d'elle.
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YOOOSHA, sooo ? Qu'en pensez-vous ? J'hésitais à mettre un autre « chapitre » avant celui-ci de peur que ça aille trop vite mais en même temps ils sont pas au collège et comme je le disais à Neliel-chan, je vois mal Rivaï tortiller du fion pendant trois plombes. Donc voilà, j'ai beaucoup apprécié écrire ce passage et j'espère que la lecture en aura été agréable )
A très bientôt !
Cha cha !
