Agenouillé à côté de Merlin, Arthur soupira. L'attente était interminable. Il avait l'impression que ça faisait une éternité que Merlin l'avait appelé, alors pourquoi Kilgharrah ne se montrait-il pas ? Et s'il ne l'avait pas entendu ? Si Merlin avait été trop faible pour pouvoir l'appeler correctement ?

Il n'aurait pas le temps de le ramener jusqu'à Camelot, et ils n'avaient trouvé aucun traitement là-bas. Arthur gardait une main sur le cou de Merlin, pour s'assurer que son ami était toujours en vie. Ce qui l'effrayait, c'était que le pouls du magicien faiblissait et ralentissait de plus en plus…

En même temps, le roi s'interrogeait. Merlin avait affirmé n'avoir prononcé aucun mot, et il était tenté de le croire, étant donné la situation il doutait que le magicien perde son temps à plaisanter. Mais il avait pourtant distinctement entendu le mot « crétin » de sa voix. Quelque chose ne collait pas. Et tant que Merlin ne reprendrait pas conscience, il ne pourrait pas en parler avec lui et tenter de comprendre. C'était une autre des choses qui l'énervait, mais pas la plus grave.

Si Kilgharrah ne se montrait pas, il n'y aurait bientôt plus aucun moyen de sauver Merlin. Et si le dragon l'avait entendu, mais s'en fichait ? Après tout, il ne savait presque rien de la relation entre Merlin et lui, à part qu'il était venu le sauver quand il était aux prises avec Morgane. Mais peut-être qu'il n'avait pas eu le choix alors ? Peut-être que c'était un truc de Seigneur des Dragons, d'obliger un dragon à venir contre sa volonté, et que Merlin n'avait pas obligé Kilgharrah à venir ce soir ?

Arthur arrêta, de penser, conscient qu'il délirait à cause de l'inquiétude. Ses pensées n'avaient aucun sens, il se souvenait très bien du dragon qui avait soufflé sur Merlin pour le soigner, sans que celui-ci ne demande quoi que ce soit. S'il n'aimait pas Merlin, pourquoi l'aurait-il fait ?

Merlin souffrait énormément. De ça, Arthur en était sûr. Parce qu'alors qu'il était inconscient, le magicien grimaçait de douleur, et son corps se raidissait pour tenter de chasser la souffrance. Les convulsions provoquées étaient de plus en plus fréquentes, au point que Merlin tremblait continuellement, et que ses tremblements s'accentuaient.

Le roi n'entendit pas Kilgharrah arriver, trop occupé qu'il était à maintenir le magicien au sol pour éviter qu'il se blesse à force de bouger. Une bourrasque qui le fit chanceler et presque tomber le fit lever les yeux à temps pour voir le Grand Dragon se poser majestueusement devant eux et incliner la tête de curiosité.

- Pourquoi ce n'est pas le jeune magicien qui m'accueille ? demanda Kilgharrah, sans comprendre.

De sa position, il ne voyait pas les convulsions de Merlin, ni les efforts que déployait Arthur pour l'empêcher de se faire mal.

- Parce qu'il ne peut pas, répondit abruptement Arthur, les dents serrées. Vous ne voyez pas qu'il ne va pas bien ?

Il savait que ça n'était pas très poli, surtout envers un dragon, mais il n'avait pas le temps pour le respect. Comprenant cela, Kilgharrah baissa la tête le plus possible pour arriver à hauteur d'Arthur et le regarder dans les yeux, remarquant par la même occasion l'état de Merlin.

- Oh. Je vois. Il est malade. Et de quoi souffre-t-il ? Il devrait pouvoir se soigner tout seul.

- Nous n'en savons rien ! s'énerva Arthur. Il n'a pas réussi à se guérir avec sa magie, sinon il n'aurait pas eu à vous appeler !

- Décris-moi ce qui s'est passé depuis qu'il a commencé à se sentir mal.

- Vous ne pouvez pas simplement lui souffler dessus comme vous l'avez fait l'autre fois ? Il n'en a plus pour longtemps !

- Jeune Pendragon, ton inquiétude pour ton ami est louable. Cependant, je doute que quelques secondes de plus ou de moins changeront beaucoup de choses.

- Et qu'est-ce que vous en savez ? Son pouls est très faible, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué !

- Pour la même raison que le médecin n'a pas pu le guérir, je ne peux pas tant que je n'ai pas une idée, aussi vague soit-elle, de ce dont il souffre. Décris-moi, et je pourrai l'aider.

- Très bien, se résigna Arthur. Il était de plus en plus fatigué ces derniers temps, et il a perdu connaissance ce midi. Quand il a essayé de se soigner, ça n'a pas marché, et il a reperdu connaissance juste après vous avoir appelé… Il ne peut pas bouger et parler lui fait très mal.

- C'est tout ?

- Comment voulez-vous que j'en sache plus ? Je ne suis pas dans sa tête ! Vous n'avez qu'à y entrer, vous !

- Je ne peux pas.

Arthur fronça les sourcils, ne comprenant pas. Mais il n'eut pas le temps de répondre que les yeux de Kilgharrah se posèrent sur Alator et qu'il hocha la tête.

« C'est une maladie magique, dit Alator au Grand Dragon. Partout où elle passe, Merlin ne sent plus ses membres, et elle progresse vers le cœur. Elle l'a certainement déjà atteint, à l'heure qu'il est… »

Kilgharrah s'agita frénétiquement, semblant enfin comprendre la gravité de la situation, au grand soulagement d'Arthur. Il ne sentait presque plus le pouls de son ami, qui s'agitait au point de le faire tomber.

- Dépêchez-vous ! cria-t-il. Il va mourir !

- Son heure n'est pas encore venue, ne t'inquiète pas, répondit énigmatiquement le dragon. Ecarte-toi.

Arthur obéit à contrecœur et recula de quelques mètres, pendant que Kilgharrah fermait les yeux puis se positionnait juste au-dessus de Merlin. Le Grand Dragon arqua le cou et émit un râle. Arthur put voir la magie qu'il déversa en Merlin, encore plus impressionnante que lorsqu'il l'avait guéri de ses blessures.

Le magicien arrêta de s'agiter et sembla se détendre, sa tête roulant sur le côté. Au même moment, Arthur sentit une sensation de bien-être l'envahir, preuve que le souffle de Kilgharrah avait fonctionné.

- Ça a marché, souffla-t-il, soulagé.

- Bien sûr que ça a marché, répondit le dragon d'un ton de défi. Il va dormir pendant un certain temps, son corps a besoin de récupérer.

- Combien de temps ?

- Quelques heures, jusqu'à l'aube tout au plus.

- Génial, marmonna Arthur.

Kilgharrah resta silencieux et regarda de nouveau Alator. Quelques minutes plus tard, le loup s'élança en direction de Camelot, sans un regard en arrière, sous le regard stupéfait d'Arthur.

- Où est-ce qu'il va ? demanda-t-il.

- Prévenir le médecin de votre absence.

- Notre absence ? Quelle absence ?

- Tu sauras en temps voulu.

- Vous planifiez des choses sans nous demander notre avis ? Et si Merlin est trop faible pour faire quoi que ce soit ? Et si nous ne voulons pas faire ce que vous dites ?

- Tu poses trop de questions. Repose-toi, je ne te dirai rien tant que le jeune magicien ne sera pas réveillé.

Arthur soupira, vaincu, et se dirigea vers les chevaux. Il attrapa sa cape et revint en la roulant en boule, puis souleva la tête de Merlin et posa l'oreiller formé en-dessous, pour que son ami soit installé plus confortablement. Il s'assit ensuite à côté du magicien, Kilgharrah se couchant en s'enroulant autour d'eux pour leur tenir chaud. L'attente allait être longue.

oOoOo

Alator arriva en vue des appartements de Gaius un peu essoufflé. Kilgharrah lui avait expliqué clairement ce qu'il devait faire, même s'il ne voyait pas encore comment il allait faire. Il se servit de ses pattes pour ouvrir la porte et entra, le médecin sautant sur ses pieds dès qu'il le vit.

- Alator ! s'exclama-t-il. Merlin va bien ?

Le loup hocha la tête, soulagé de voir que Gaius avait pensé à lui poser une question à laquelle il pouvait répondre par oui ou par non. Ne pas pouvoir communiquer avec ceux qui ne pouvaient pas parler par pensées l'énervait des fois. Le vieil homme fronça les sourcils.

- Pourquoi Merlin et Arthur ne sont-ils pas rentrés ? demanda-t-il, soucieux.

« Nous y voilà, pensa Alator pour lui-même. Comment suis-je censé faire pour lui faire comprendre ? »

« Trouve un moyen, n'importe lequel ! répondit Kilgharrah. »

Alator sursauta. Il ne s'était pas attendu à ce que le dragon soit avec lui.

« Tu es un Catha, reprit Kilgharrah d'un ton plus doux. Je suis sûr que tu es capable de le faire. »

« Et comment ? Je suis un loup, au cas où vous l'auriez oublié. Je ne peux pas écrire, ni parler. »

Gaius n'aimait pas ce silence. Il ne s'attendait pas à voir le loup parler, mais au moins remuer ou quelque chose. Au lieu de ça, il restait totalement immobile, et ça ne faisait que l'inquiéter davantage. Qu'avait-il bien pu arriver pour qu'Alator soit le seul à revenir ?

Il sursauta en voyant soudain un morceau de fusain décoller de la table pour s'agiter dans les airs. C'était… Il regarda Alator, qui lui confirma d'un clignement de paupières plus long que la normale que c'était bien lui qui faisait ça avec la magie. Le loup s'approcha de la table et posa deux pattes dessus pour vérifier que le fusain écrivait la bonne chose sur un morceau de parchemin.

Lorsqu'il eut fini, il regarda Gaius qui s'approcha pour lire le message. Il justifiait le non-retour d'Arthur et Merlin. La suite du message le fit froncer les sourcils, mais il soupira. Il ne pouvait rien faire pour empêcher cela.

- Très bien, dit-il à Alator. Je suppose que vous retournez avec eux. Souhaitez-leur bonne chance de ma part, et dites-leur d'être prudent.

Alator fit écrire « Ce sera fait » à la fin du message, et se prépara à sortir.

- Attendez ! s'écria Gaius. Vous aurez besoin de provisions. Attendez-moi ici.

Le médecin sortit et se dirigea vers les appartements d'Arthur, où il dénicha des sacoches de selle. Il les ramena à ses appartements et les remplit de nourriture pour permettre aux deux amis de manger, en plus de la chasse. Il savait qu'Arthur avait pris son arbalète, il la prenait toujours, donc ils auraient aussi de la viande.

« J'ai combien de temps pour revenir ? demanda le loup à Kilgharrah. »

« Jusqu'à l'aube. Pourquoi ? »

« Je risque de mettre plus de temps qu'à l'aller… »

Alator regarda Gaius prévoir suffisamment à manger pour cinq personnes pour au moins une semaine. Le médecin les posa ensuite sur son dos, et s'assura qu'elles étaient bien installées. Il sourit, comme pour s'excuser du poids qu'il lui imposait, mais Alator redressa la tête et leva la queue. Il sortit des appartements de Gaius en trottinant, empruntant pour la deuxième fois le chemin qui menait à la clairière.

oOoOo

- Dites, Kilgharrah, je me demandais… Pourquoi ne pouvez-vous pas entrer dans la tête de Merlin ?

Le Grand Dragon soupira. Arthur était silencieux depuis plus d'une heure, il aurait dû se douter qu'il réfléchissait et qu'il finirait par lui poser des questions.

- Quand il est inconscient comme cela, répondit-il, Merlin bloque son esprit. Imagine que nous pouvons communiquer par pensées grâce à une porte que chacun ouvre. C'est comme s'il fermait cette porte, et rien ne peut la rouvrir tant qu'il ne le fait pas lui-même.

- Mais… pourquoi fait-il ça ? Et comment y arrive-t-il alors qu'il est inconscient ?

- C'est une façon pour lui de se protéger contre d'autres sorciers. A ma connaissance, très peu font cela, Merlin est même le seul. C'est un réflexe, sa magie le protège.

- Mais alors, pourquoi je peux toujours sentir le lien ? Ça ne devrait pas être possible…

- Le lien ? s'étonna Kilgharrah. Quel lien ?

Il fronça les sourcils, curieux. Merlin ne lui en avait jamais parlé.

- Un lien entre Merlin et moi. Nous l'avons découvert lorsqu'il a été enlevé. Depuis, nous l'avons travaillé, et nous ressentons chaque émotion et sensation de l'autre. Par exemple, tout à l'heure, lorsque vous l'avez soigné, j'ai senti son soulagement.

- Comment est-ce possible ? Tu n'es pas un sorcier, et même les sorciers ne sentent pas cela.

Les yeux d'Arthur s'élargirent. Il était surpris de savoir quelque chose que le Grand Dragon ignorait.

- Alator nous a parlé d'une prophétie qui l'évoque. Demandez-lui de vous la répéter, suggéra Arthur.

Kilgharrah le fit, et resta un moment surpris et fasciné. Cette prophétie semblait tellement… juste et vraie, lumineuse, qu'elle semblait annoncer un brillant futur.

- Etrange, je n'en ai jamais entendu parler…

- Pourtant, vous êtes un dragon. C'est un peu votre spécialité, non ? demanda Arthur en fronçant les sourcils.

- Remettrais-tu en doute mes talents, jeune Pendragon ? répliqua Kilgharrah d'un ton de défi, en relevant la tête.

- Bien sûr que non. Vous êtes un dragon, la plus majestueuse des créatures de la magie. Mais cela n'empêche pas que vous pouvez commettre des erreurs, n'est-ce-pas ?

- Que veux-tu dire ?

Il commençait à voir où le roi voulait en venir, et s'étonnait de voir qu'il avait autant réfléchi.

- Vous avez essayé de me tuer… Deux fois. Alors que je figure dans vos prophéties. Comment auriez-vous fait si j'étais mort ? Albion n'aurait jamais vu le jour.

- Je n'étais pas moi-même à ce moment. J'étais aveuglé par la rage, je voulais venger tous mes frères morts à cause d'Uther Pendragon. Mais j'ai pris conscience de mes erreurs. Grâce à Merlin.

Le dragon resta silencieux un moment, se remémorant cette période. Aussitôt que Merlin l'avait libéré, il s'était élevé haut dans le ciel, savourant la sensation du vent dans ses écailles, puis avait plongé droit sur Camelot. Sa seule idée avait été de se venger, et de détruire le plus de choses possible, sans aucun regrets. Il n'avait pas réfléchi à ce qu'il faisait, démolissant tout sur son passage pour pousser Uther à sortir.

Mais le roi était resté bien à l'abri derrière la fenêtre de ses appartements chaque soir, et ça n'avait fait qu'enrager Kilgharrah encore plus. Comment un homme pouvait-il se soucier aussi peu de son peuple ?

Dans un accès de colère particulièrement violent, il avait repéré Arthur, qui courait aux côtés d'une jeune femme. Saisissant sa chance d'atteindre Uther, il avait poursuivi le prince, et l'avait blessé. Et il était mort.

Du moins l'avait-il cru. Pendant les jours suivants, il n'avait plus vu traces d'Arthur, et avait supposé que celui-ci était mort des suites de sa blessure. Et puis il avait vu les chevaliers réunis dans la clairière. Il avait aussitôt foncé droit sur eux, les fauchant avec sa queue et carbonisant ceux qui restaient à cheval. Et lorsqu'il s'était détourné du brasier, il avait été très surpris de voir qui se tenait devant lui, ridicule avec sa lance pointée sur lui. Arthur. Accompagné de Merlin, qui lui était à terre.

Il avait rapidement mis le prince hors-jeu, et s'était avancé vers le magicien, curieux de voir ce qu'il allait dire pour tenter de l'arrêter. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsque Merlin s'était avancé, une expression solennelle sur le visage, et avait commencé à crier dans la langue des Seigneurs des Dragons. Les mots du magicien l'avaient forcé à reconnaître ses torts, et il s'était incliné et excusé devant le dernier Seigneur des Dragons, certain qu'il allait mourir pour ses actes. Il le méritait.

Il se souviendrait toujours du soulagement et de la gratitude qui l'avaient envahi lorsque Merlin lui avait dit de s'en aller pour ne plus jamais revenir. Le cœur rempli de lumière et d'amour du jeune magicien avait parlé. Il avait obéi, et payait sa dette depuis lors.

- Je suis désolé, d'avoir tenté de te tuer, déclara-t-il soudain. Je n'aurais jamais dû faire cela.

Ce fut au tour d'Arthur de rester silencieux, méditant sur ce qu'il venait d'apprendre.

- Comment vous êtes-vous libéré ? demanda-t-il abruptement.

- Chaque personne a une faiblesse… J'ai trouvé celle de Merlin, et je l'ai utilisée.

- Comment ?

- Merlin préfère sans doute t'en parler lui-même.

- J'ai déjà essayé, et à chaque fois que j'aborde le sujet il se ferme comme une huître. Impossible d'en tirer quoi que ce soit. Dites-le moi.

- Très bien, se résigna Kilgharrah. Mais ne viens pas te plaindre des conséquences. Merlin a un cœur pur. Il ne supporte pas qu'on s'en prenne à ses amis, encore moins à sa famille. Pour qu'il puisse te sauver la vie une énième fois, je lui ai fait promettre de me libérer, sur la vie de sa mère.

- Vous avez osé ?! s'exclama Arthur, interloqué.

Il savait mieux que quiconque à quel point Merlin tenait à sa mère. Il avait eu l'occasion de le voir lorsqu'il s'était rendu à Ealdor pour secourir le village, et il avait vu à quel point mère et fils étaient proches.

- Je n'en suis pas fier.

A ce moment, Alator revint, chargé des sacoches. Arthur sourit en voyant ce qu'elles contenaient, amusé. Il devinait sans peine que Gaius était derrière tout ça. Il prit les sacoches et alla les accrocher à la selle de son cheval. Pendant ce temps, Alator s'ébroua, soulagé du poids de la nourriture, et alla se coucher près de Merlin pour se reposer.

- Tu ferais bien de dormir aussi, jeune Pendragon, conseilla Kilgharrah. Tu ne seras bon à rien si tu es fatigué. Je monterai la garde.

Arthur soupira et retourna près de son ami pour s'allonger et dormir.

oOoOo

Merlin ouvrit les yeux et les referma aussitôt, agressé par la lumière. Depuis quand faisait-il aussi jour dans sa chambre le matin ? Il posa une main sur ses yeux et se redressa, un peu courbaturé. Il mit un moment avant de s'apercevoir qu'il n'avait plus mal nulle part. Il se sentait à nouveau en pleine forme, pas fatigué du tout.

- Enfin réveillé ? demanda une voix. Ça fait des heures qu'on t'attend !

Le magicien ouvrit à nouveau les yeux sur Arthur, qui souriait et paraissait en pleine forme, assis à côté de lui.

- Content de voir que tu vas mieux, jeune magicien.

Merlin se figea. Puis il leva les yeux. Kilgharrah le regardait en souriant.

- Merci de m'avoir soigné, dit-il. Qu'est-ce que vous faites encore là ?

- Tu es passé très près de la mort, répondit Arthur. Et il a quelque chose à nous dire. Il n'a pas voulu me dire quoi.

Merlin rit, content de voir Arthur d'aussi bonne humeur. Il avait un peu de mal à croire que le roi avait passé une bonne partie de la nuit à attendre. Mais Kilgharrah ne lui avait probablement pas laissé le choix.

- Que voulez-vous ? demanda-t-il au dragon.

Autant en finir tout de suite. Plus vite ils sauraient, plus vite ils pourraient rentrer à Camelot.

« Ce ne sera pas possible, signala Alator, amusé. »

« Et pourquoi ça ? »

- Une amie à nous est en danger, Merlin. Tu te dois de la sauver, annonça Kilgharrah.

oOoOo

Alors, des hypothèses sur cette fameuse amie ? Pour celles qui espéraient des réponses à leurs questions, réponse dans le prochain chapitre ! Normalement…