YOOOOOOOOOOOOOOOOO !
Salut à tous et à toutes, comment allez-vous ?
Les vacances, les stages, les petits boulots, la vie, la smala, les amis, la patate, ça va bien ? J'espère que vous profitez bien de l'été, où que vous soyez ! D
Avant de vous catapulter ce neuvième « chapitre », la sempiternelle RUBRIQUE DES REPONSES AUX REVIEWS-DE-TOUS-LES-DIABLES !
Ezana : HEY HEY HEEEEEEEEEEEEEEEY ! SALUT À TOI EZA-CHAAAN !
Haha, toi aussi ça t'arrive de relire des chapitres de fanfictions ! xD Je croyais être la seule psychopathe… Roooh, je suis flattée que tu relises parfois mes chapitres (mais j'y vois surtout un signe qui veut dire « putain mon cochon grouille-toi de publier merde ! » XD Si seulement à chaque fois que tu erres sans but sur Internet tu tombais sur un nouveau chapitre ^^'' … faut que je me sorte les doigts du cul moi)
AAAAH, ma gueule ch'uis super contente que t'aies apprécié ce chapitre ! Putain OUI, jubilé c'est le terme exact ! C'est… vraiment bon de foutre un peu la merde via Hanji-la-Tornade-de-tous-les-diables !
Après, je peux paraître très chiante avec mes exigences au niveau des ambiances tout ça, mais je pense que c'est en se fixant des impératifs et en se donnant un minimum de mal qu'on peut vraiment faire sortir un peu de qualité ! (après faut pas non plus trop se prendre au sérieux quoi, ça reste une fanfic, c'est juste du pur bonheur à écrire 3) Mais ça me fait sincèrement plaisir que tu te plaise ainsi à lire cette histoire, savoir que le lecteur se retrouve parfaitement dans l'univers de SnK est mon Graal ! :D
(RRRRROOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRR, si tu savais comme j'aimerais trop mettre ça en anime aussi ! Juste pour mieux vous transmettre les trucs que j'ai en tête XD Mais c'est hyper géant que tu y penses aussi, ça me transforme en patate de bonheur !)
Aaaah, on est bien d'accord XD Et puis les coups marshmallows d'un Rivaï crémeux, non merci, y a assez de merdes roses sur ce fandom pour que j'évite d'ne rajouter ! -
J'adore, tu dis « trêve de plaisanterie, tout d'abord : Hanji », sauf que Hanji EST une grosse plaisanterie à elle toute seule XD Je surkiffe comme tu ressens les scènes, c'est pile poil ça ! J'avais vraiment envie de faire un truc où en lisant, on se dit juste « oh naaaaaan, elle est grave » et qu'on se marre un peu !
AH ! AAAAAAAH, je t'aime. Ah, toute la frustration sexuelle de Rivaï et Petra me possède, viens là que je t'étreigne à t'en broyer les côtes, je vais te ligoter dans mon lit et je te laisserai plus jamais partir. Tu es la première à relever le fait que Rivaï soit « coincé » par rapport aux avances que fait Petra pour équilibrer la donne et lui rendre un peu la monnaie de sa pièce en terme de cajoleries. Oui, ça a un lien avec la cicatrice… Oui et non. C'est un tout, on en reparlera évidemment, les choses s'éclairciront ou dans 2-3 chapitres, ou dans 6-7 (moi et mes pronostics à la con…), mais en tout cas ça me fait grave plaisir que tu en parles !
J'aime bien la manière dont tu résumes ce chapitre selon les émotions (émotion-rire-sérieux/frustration) c'est exactement ça ! Pour ce qui est de Erwin… Tu verras bien ^^ Et puis en effet, Petra a beau avoir un peu poussé les choses et mis Rivaï au pied du Mur au début de leur relation, maintenant c'est elle qui a les pétoches ! Aha, pauvre Petra… Et quant aux réflexions de Hanji, encore une fois, tu verras bien. Mais ce chapitre n'est pas exactement basé sur ça pour l'instant, je le rappelle ce sont des OS (chronologiques certes) donc tout ne se suit peut-être pas de la manière la plus cohérente qui soit.
Alors là chère belle gosse tu tapes dans le mille. Au risque de spoiler un peu (iiiiiiiik), oui, je peux te dire qu'il y aura un chapitre spécialement centré sur Rivaï, sur la manière dont il ressent tout ça… Petra est la plus proche de nous je trouve, elle a des réactions très spontanées, elle éprouve de la gêne ou a des élans de colère ou de stress auxquels on peut s'identifier, donc forcément c'est plus facile de traiter de leur relation surtout de son point de vue… Mais pour rétablir la parité, OUI, j'ai prévu de consacrer un chapitre à Ravioli et uniquement Ravioli, Ravioli et sa tête de nœud buté, Ravioli et son petit cœur en double vitrage, Ravioli et son humanité simple et compliquée ! Ça va chier, je vous le dis. Et oui, peu à peu, à sa manière, il va finir par « s'ouvrir » à elle. Mais ça prend du temps, un dork comme ça…
NYAAAAAOW, tu ne t'échapperas jamais de mon lit, je nous attache toutes deux au matelas avec un câble tridimensionnel et je demanderai à Erwin de venir nous servir le petit déjeuner en tablier de soubrette. JE T'ADORE parce que tu relèves toutes les petites choses auxquelles peu de lecteurs font attention mais qui me font fondre et exploser et m'évaporer de joie quand on aborde le sujet (même si ce serait pour en dire de la merde x'P), à savoir ici l'ambiance de la cuisine… Bon, y a pas grand-chose à dire mais rien que le fait que tu attaches de l'importance aux atmosphères et aux cadres me fait véritablement plaisir. Merci pour ça !
Eh ben la vache, le supra-plaisir était pour moi ! C'est tellement jouissif de recevoir des reviews comme ça !
Je sais pas si Rivaï est « fou d'Amourrr » pour Petra mais ce qui est sûr que c'est que je donne le max du max pour que tu passes un chouette moment D Dis-m'en des nouvelles très chère, et encore MERCI pour tes superbes coms !
Vava : Haha, ravie que ça t'ait plu XD Oui, un petit chapitre un peu léger avec un peu de boulettes et de comique fait pas de mal dans ce monde cruel ! (bien que tout le chapitre ne soit pas une grande marrade)
Fan de Hanji ? Fière de l'être ?... MAIS T'AS PUTAIN DE BIEN RAISON MA GUEULE, POUWOOOOOOOOOO, ça ça fait du bien ! J'aime les gens qui aiment les gens pas forcément très valorisés dans SnK et dieu sait que Hanji-san en fait partie ! Je suis très contente que tu apprécies cette folle-génie balotte et incomprise et complexe comme un Rubik's Cube détraqué.
BONNES VACANCES A TOI AUSSI (même si tu as dû revenir depuis le temps), profite bien, et j'espère que celui-là te plaira aussi )
Scarlet : Ah, tu es la première à me parler du combat nocturne ! Je suis ravie qu'il t'ait plu D Ce chapitre est assez léger (bien que finalement ça se finisse assez mal, avec l'ambiance pourravée entre les deux soldats, une tension sexuelle à moins 300 et une névrose de la part de Petra…), et les passages qui se veulent assez comiques ont été agréablement reçus à la lecture, j'en suis très heureuse !
(euh, pour éviter les confusions : quand je parlais d'un OS imminent, je parlais du prochain « chapitre » hein ^^'' J'ai du mal à considérer cette fanfiction comme une histoire linéaire composée de chapitres classiques, j'étais partie dans l'idée d'un recueil d'OS cohérent plutôt, donc quand je parle d'OS je désigne les chapitre ^^'')
M'enfin bref, j'espère que tout est clair de ce côté à présent, désolée !
En tout cas je te remercie pour ta review, et que ce « chapitre » 9 te plaise D
Clara24 : ah, ça tu l'as dit XD Un peu de maladresse et de comique dans cette ambiance chaude !
J'espère que la suite te plaira D
Yop ! Merci encore à vous tous, j'espère que celui-ci vous plaira )
(encore un qui achève de me convaincre que j'ai un pet un casque)
Enjoy it D
9- La fierté du combattant
Rivaï, assis sur une commode du bureau d'Erwin dans une position dépourvue de toute tenue protocolaire, tripotait machinalement le petit caillou roux et noir en regardant pensivement par la fenêtre. Il faisait chaud, l'air était tellement chargé de soleil que même dans cette pièce fraîche, on transpirait rien qu'en jetant un œil à l'extérieur blanc de lumière et au Mur légèrement flou de chaleur à l'horizon. Ils n'étaient pas habitués à une telle canicule. La température ne devait actuellement pas excéder les vingt-deux degrés, ce qui était pourtant bien au-dessus de la moyenne. Le Capitaine se passa machinalement une main sur le front en soufflant un juron monotone.
Erwin ne leva pas la tête des monceaux de papiers qui jonchaient son bureau et que sa main armée d'un stylo énergique faisait défiler à toute vitesse de pile en pile. Rivaï était silencieusement impressionné par la quantité de travail du Commandant et en venait à se dire que si Erwin avait un papier à lire, remplir et signer pour chaque soldat tombé au combat, la quantité de paperolles que se coltinait le blond actuellement en valait bien le double. C'était dire. Et avec cette maudite chaleur en plus…
- Tu devrais faire une pause, lâcha Rivaï. Si tu tombes raide mort, on va croire que je t'ai buté.
- Personne n'a de raison de croire ça. Plus maintenant en tout cas.
En disant cela, Erwin leva furtivement les yeux vers son soldat, une lueur vaguement amusée et aiguisée dans le regard. Rivaï émit un « Tch » avant de se replacer sur la commode, maudissant cette maudite chaleur.
- Toi, tu devrais te rendre à Sina, auprès du Haut conseil de l'Armée, déclara Erwin (de nouveau plongé dans son travail), sur le même ton que Rivaï précédemment. Soumets-leur l'idée de bâtir nos quartiers selon une architecture plus aérée, et de nous fournir des employés pour secouer de grands éventails au-dessus de nos têtes.
- Dans tes rêves.
- Dans mes rêves, l'humanité est délivrée de son joug.
Rivaï lâcha un soupir sonore et s'appuya contre le mur.
- Tu as des rêves bien basiques.
- Pourquoi, à quoi ressemblent les tiens ? demanda Erwin avec une pointe de moquerie.
Il vit Rivaï réfléchir quelques secondes, mais il ne s'attendait pas à ce qu'il réponde ceci :
- Cette nuit j'ai rêvé que je courrais dans un champ de nénuphars en hurlant, accompagné d'une cinquantaine de Titans déviants roux qui courraient autour moi en spirale, et ceux qui me dépassaient gonflaient et s'envolaient dans les airs.
Rivaï remarqua qu'Erwin le fixait en silence, essayant d'évaluer à quel point son soldat était sérieux. L'expression imperturbable de Rivaï sembla lui répondre et il se frotta le menton.
- Hum. Tu devrais parler de ce rêve à Hanji. Elle serait ravie d'étudier ça.
- Certainement pas, elle va surtout me disséquer les neurones un par un.
- Ça ne se dissèque pas un neurone, Rivaï.
- Je t'emmerde. Hanji peut tout.
Le Commandant eut un sourire d'approbation et à ce moment-là, quelque frappa à la porte. Erwin l'invita à entrer et le soldat posa sur son bureau une pile de courrier avant de prendre congé. Sans se plaindre de la nouvelle arrivée de travail, le Commandant parcourut les papelards du regard et tira une enveloppe marquée du sceau de Sina et frappée de celui des Bataillons. Ils connaissaient bien ce courrier-là et Rivaï regarda en silence Erwin ouvrir l'enveloppe et balayer le document d'une lecture rapide et concise. Sans quitter le document des yeux ni laisser transparaître quoi que ce soit dans sa voix, il déclara finalement :
- La date exacte de la prochaine expédition a été délivrée.
- Pas trop tôt, souffla Rivaï sans paraître surpris.
- Nous partirons dans deux semaines. Seize jours pour être précis
Rivaï referma le poing sur le caillou qu'il tripotait et le glissa machinalement dans sa poche sans le lâcher. Lui et Erwin se replongèrent dans un silence épais. Qu'ils soient silencieux, qu'ils manigancent les plans et formations de leur armée, qu'ils discutent de choses sans intérêt ou s'envoient quelques piques, qu'ils marchent, ou combattent, ou mangent, ou se tiennent côte à côte, ou qu'ils soient éloignés sur le champ de bataille, rien ne changeait pour eux.
Aussi le Capitaine sentait quelque chose, comme un léger mal-être, lui pincer l'estomac en pensant à ce qui pouvait être une source de désaccord virulent entre eux. Et ce quelque chose prenait la forme de Petra. Erwin n'en avait jamais rien dit, mais devait-il s'assurer qu'il ne franchissait pas une mauvaise limite ? Ou bien valait-il mieux qu'il n'aborde pas le sujet…
Il sentait sa paume devenir moite autour du caillou et détestait cela. Erwin, la tête plongée dans sa paperasse, sentit qu'il était observé et releva la tête. Il croisa le regard perçant de Rivaï qui le scrutait en silence.
- Oui ?
- Oui quoi ? demanda le soldat brun en semblant sortir de sa torpeur préoccupée.
- Je ne sais pas, il y a un problème ? Tu me dévisages.
Rivaï s'apprêta à détourner l'attention en répliquant qu'il y avait toujours un problème en ce qui concernait la tronche louche du Commandant, mais il savait que ça ne tromperait personne. Autant essayer d'être honnête. Essayer. Il se redressa et se tint droit au bord de la commode.
- Tout est clair, n'est-ce pas, Erwin.
- Ça dépend de ce que tu appelles « tout ».
Le Commandant haussa un sourcil mais face au regard minéral de Rivaï, il sembla comprendre aussitôt de quoi il s'agissait. Il ne laissa paraître aucun trouble et sans quitter son soldat des yeux, il croisa les mains sur son bureau.
- Tout est parfaitement clair. Tu le sais bien. Tu as quelque chose à dire ?
- Rien que tu ne saches déjà.
- Bon. Tout est clair de mon côté donc, en effet. J'espère qu'il en est de même pour toi.
- Limpide.
Ils se regardèrent longuement. Rivaï plissa légèrement les yeux mais Erwin ne cilla pas. Il se contentait de le fixer, sans sévérité, sans animosité, mais avec une lueur d'avertissement… et de quelque chose de subtil, comme un léger amusement. Rivaï ne le releva pas et sans un mot de plus, il descendit du meuble en déclarant :
- Je vais aller secouer les troupes pour le retapage des écuries.
- Tu pourras t'occuper du box de mon cheval ?
- Tch. Comme si tu avais besoin de me demander. Reste donc à tes papiers.
- Merci.
- Je fais l'annonce, pour l'expédition ?
- Non, je m'en chargerai moi-même ce soir.
- Compris.
Le soldat quitta les lieux sans plus de cérémonie, saluant à peine Erwin d'un signe de tête et refermant soigneusement la porte de son bureau.
En marchant dans les couloirs il repensait à l'intervention de cette fichue Hanji, il y avait de cela un peu moins de deux semaines. Lui ne s'en était pas ouvertement inquiété mais malgré les avertissements qu'il avait prodigué à la jeune femme lors de leurs premiers pas, celle-ci s'était laissée prendre de cours par leur prise en flagrant délit et en restait tourmentée.
Ils s'étaient retrouvés quelques fois, dans la salle de repos ou ailleurs, mais après quelques caresses la jeune femme préférait la plupart du temps s'interrompre, peu à l'aise, et ils restaient platoniquement côte à côte à discuter, ou bien retournaient dans leur chambre. Rivaï se disait parfois qu'il avait eu une très mauvaise idée en se laissant glisser sur cette pente-là avec Petra, cependant ils appréciaient toujours autant s'entraîner ensemble, discuter, partager des moments simples et hors du temps. Mais dès que cela devenait trop intime Petra semblait prête à voir débarquer toute la caserne et se tendait comme un ressors.
Rivaï soupira. Pour l'heure, les chevaux macéraient dans leur box crasseux et il était du devoir des valeureux soldats du Bataillon de prendre soin de leur monture et de patauger dans le crottin sous la chaleur pour redorer leur demeure.
xXx
Chaussés de vieilles bottes spongieuses, ils étaient tous parés à prendre d'assaut les écuries odorantes. Ils sortirent les chevaux afin de dégager l'espace, et les attachèrent dans la clairière.
Comme promis, Rivaï s'occupa de la monture d'Erwin, un grand étalon blanc dont le bout du museau, légèrement rose, lui donnant un petit air poupon dont Rivaï se moquait dans sa tête en public et à voix haute en présence du Commandant. Le soldat l'avait attaché près du sien et côte à côte, ces deux animaux semblaient être une représentation animalière absurde d'Erwin et lui.
Les soldats se répartirent les tâches et les écuries furent vite animées d'un manège d'allers-retours, de charriages de seaux d'eau, de pelles de crottin et de foin, et d'un lessivage énergique des box.
L'escouade de Rivaï récurait les instruments de soins des animaux tandis que le Capitaine était occupé à récurer l'auge des chevaux, frottant le lichen incrusté et nettoyant l'intérieur à grande eau tandis que dans son dos, une énième chamaillerie éclatait. Sans se retourner ni les écouter vraiment, concentré sur sa tâche, le Capitaine devinait qu'Erd avait – accidentellement ou non – poussé William dans le foin.
- Oi, Erd, t'abuses là ! brailla William en se relevant, époussetant son pantalon plein de paille.
- C'est bon, elle est propre.
- Ça aussi c'est propre ! s'écria Will en s'emparant d'une bassinette d'eau savonneuse qu'il balança sur son camarade. Prends çaaaaaa !
La cible esquiva adroitement le jet d'eau. En suspens dans l'air, la moitié du contenu de la bassinette brilla dans le soleil… avant de se déverser sur la tête de leur supérieur, dos eux, toujours occupé à gratter l'auge. Le bruit d'éclaboussure fit se figer chacun des membres de l'escouade.
- C-Capitaine, balbutia William en s'inclinant convulsivement, évaluant à toute vitesse la valeur de sa vie, tandis que tous s'étaient attendaient de voir s'abattre la foudre. Je suis vraiment désolé. C'était… Involontaire, pardon !... Euh…
Sans un mot, Rivaï se passa une main tranquille sur le visage pour en essuyer l'eau dégoulinante. Ses gestes étaient si lents que tous se visualisaient parfaitement le Capitaine, d'une calme glacial, dans un avenir imminent envoyer rouler William à la vitesse de l'éclair, quinze mètres plus loin, sans prévenir. Mais Rivaï n'en fit rien. Il se contenta de continuer de récurer l'auge sans prononcer un mot. William resta interdit, ne sachant sur quel pied se dandiner d'embarras.
- Désolé hein, Capitaine ! répéta-t-il, hésitant à croire qu'il s'en tirait à si bon compte.
- J'ai bien entendu.
Comme il semblait de nouveau occupé par le nettoyage de la mangeoire et ne pas faire plus de cérémonie, ses soldats, essayant de se faire oublier, retournèrent prudemment à leurs tâches… Quand Petra vit du coin de l'œil Rivaï, si vif qu'il ne ressemblait qu'à une ombre, se pencher, attraper le seau d'eau graisseuse à ses pieds et le balancer avec vélocité sur William. De dos et garde baissée, le soldat ne comprit rien à son existence lorsqu'il sentit quelque chose le percuter en plein crâne et une averse puante et glacée se déverser sur lui.
Il entrevit, à travers les coulées trempant son visage, le Capitaine le dévisager avec le calme et la satisfaction implacable du devoir accompli. Et autour d'eux, le silence des coéquipiers, appréciant le spectacle inopiné de leur camarade trempé de l'eau glacée contenue dans le seau que venait de balancer leur supérieur avec une précision effrayante.
- Hé ! s'exclama William. C'est déloyal !
- Tu baisses ta garde après avoir commencé, reproche-le à toi-même, répliqua Rivaï en haussant les épaules.
- Oui mais- pffftftftf, crachota William. Pfeeuhhh, moi c'était accidentel ! Et ce n'était –pfhhh– que de l'eau, Capitaine !
- Ce n'est que de l'eau là aussi, fit remarquer Auruo.
- Avec des résidus de crottin, de suint, de bave et sans doute un peu d'urine, compléta Petra. Mais tu l'as cherché.
- Ça t'apprendra à perdre ta vigilan…
La phrase de Gunther fut interrompue par une vague tout aussi sale, plus colossale, se déversant sur lui et ses camarades, les faisant sursauter.
- Et ça vaut pour vous tous, déclara Rivaï, reposant calmement la mangeoire diabolique dont il venait de projeter le contenu sur ses subordonnés. Commencez par appliquer les conseils que vous énoncez aux autres.
Les cinq soldats se regardèrent, tous plus sales et détrempés les uns que les autres… et, galvanisés par un désir de vengeance audacieux, ils sentirent un hurlement d'assaut exploser dans leur poitrine et ils se jetèrent à l'offensive de leur supérieur. En un instant ils s'emparèrent de bassines, seaux et baquets qu'ils remplirent d'eau, et assaillirent Rivaï. Ce dernier fut bien plus rapide et esquiva l'attaque sans mal, dérapant pour se retrouver derrière ses soldats, un seau rempli dans chaque main. Ses tirs à lui touchèrent leur cible dans un grand éclat de cris surpris et guerriers.
Le seuil des écuries se transforma en quelques secondes en un champ de bataille titanesque. Le ciel et la terre se confondaient en éclaboussures barbares, en projections d'eau croupie et raz-de-marée de jets glacés. Les soldats dérapaient, tournoyaient, esquivaient une attaque pour s'en prendre une autre en plein visage et, hilares et hurlants, passer à l'offensive. Il n'y eut bientôt plus aucun camp et subordonnés et supérieur formaient un joyeux désordre d'assauts hasardeux, d'alliances précaires et de trahisons subites. Se planquant derrière les chevaux – heureusement habitués aux Titans déviants et ne se formalisant pas de leurs cavaliers surexcités agissant de la sorte –, dérapant entre leurs pattes, prenant de l'élan sur les auges, ils agrippaient tout ce qui leur passait sous la main et pouvait servir de contenant pour balancer toujours plus d'eau sur l'ennemi. Et tout à la fois sérieusement déterminés à écraser l'adversaire et euphoriques de l'absurdité du moment, chacun faisait exploser touts on énergie.
Rivaï, très impliqué, ne se départissait pas de sa méticulosité ni de sa vélocité, malmenant ses soldats détrempés jusqu'aux os.
Petra, grisée par l'énergie folle du moment, riait à s'en exploser les poumons, sans la moindre gêne ni retenue, tantôt s'alliant à Rivaï, tantôt l'assaillant sauvagement. Elle se rua au-devant de lui, prête à lui balancer toute la puissance démoniaque du contenu de son seau à la figure. Riant aux éclats, la vue floutée par l'eau dégoulinant de ses cheveux, elle se prit quatre salves terribles en plein visage, envoyées avec une synchronisation admirable par ses coéquipiers.
Hilare et aveuglée, elle percuta Rivaï de plein fouet sans trop voir où elle allait, éclaboussa tout ce qui se tenait à proximité en lâchant son seau et resta cramponnée à lui, morte de rire, essayant de reprendre son souffle sans sembler remarquer à quoi elle s'accrochait.
Lorsqu'elle eut repris contenance, elle réalisa qu'elle continuait d'étreindre ce qui s'avérait être son supérieur, et elle leva les yeux, interdite. Rivaï la regardait sans bouger, les bras écartés. Elle resta statique, le fixant en silence. Elle avait l'impression que cet instant devenait bien trop long et que ses coéquipiers les regardaient, tétanisés depuis des heures sans oser faire le moindre geste… Cependant il ne fallut pas deux secondes pour que ses camarades, venant en aide à leur amie, ne se ruent sur elle, l'attaquant en feignant de ne pas remarquer que le Capitaine était juste à côté. Ils ne trouvèrent rien de mieux à faire que de se jeter sur elle dans une symphonie de rugissements virils, entraînant tout le monde dans une chute admirable et trempée, faisant même perdre son équilibre à Rivaï qui se retrouva à terre dans l'élan de ses soldats.
Petra ne comprit rien sur le coup, mais leur était reconnaissante d'avoir agi ainsi. Même s'ils se méprenaient sur la raison de sa gêne (car étreindre Rivaï n'avait rien d'embarrassant… ce qui l'était, c'était justement la présence de leurs coéquipiers), ils avaient agi d'une manière totalement accordée, puérile et diablement adaptée pour finir de rendre à ce moment de jeu un côté déplacé. Les trois hommes faisaient peser tout leur poids sur eux, écrasant Petra contre Rivaï mais cette fois cela n'avait rien d'embarrassant : leur amie n'était pas la seule à « câliner » inopportunément leur supérieur et ils étaient tous plus en tort les uns que les autres à présent !
Et ils finirent pêle-mêle, entassés les uns sur les autres, étalés au sol en un pâté de bras et de jambes entortillés, de têtes écrasées et de culs en l'air. Rivaï, enfoui sous la masse de ses coéquipiers, émit un grommèlement qui fit rire Petra.
- Alors, Capitaine ? Démuni ? Êtes-vous déjà en déroute ?
- Vous pesez plus qu'un convoi de Titans à vous tous seuls, siffla ce dernier, appréciant grandement la masse imposante de Gunther et Erd pesant sur lui. Il essaya de se redresser un peu mais ses soldats ne semblaient pas avoir fini leurs gamineries.
- Auruo ! appela William à l'intention de leur camarade resté un peu à l'écart. On a besoin de toi pour écraser le plus puissant soldat de l'humanité !
- Pas question que je me mêle à vos pitreries, bande de Déviants ! ronchonna Auruo en pointant un doigt sur eux, peu sûr de ce qu'il devait faire et vaguement tiraillé par la situation.
- Bon, quand nous aurons fini de nous témoigner toute notre affection, on pourra songer à se relever avant que je meure écrasé par vos quatre-cent kilos, suggéra Rivaï d'une voix mortellement blasée – quoi qu'en effet, légèrement étouffée. Et puis si les autres nous voient, ils vont…
- Oh mince, mais-… ! hurla la voix de Hanji, plus loin, sans que Rivaï puisse la voir (enfoui comme il l'était sous ses subordonnés).
- Oh non, soupira le Capitaine. Vite, bougez de l…
Il n'eut pas le temps d'ordonner à ses soldats de se relever que la voix hystérique se rapprochait.
- Woaaaah, nooon, vous avez fait une bataille d'eau ?! Et vous ne nous invitez même pas ? Soldats, à l'assaut !
Rivaï eut juste le temps de maudire mortellement sa camarade, et ce fut un ouragan de voix, de hurlements et de ramdam de pas pachydermiques. L'escouade Rivaï (particulièrement lui et Petra, enfouis en-dessous) se fit écrabouiller par dix, vingt, trente soldats hystériques, et tous les hommes et femmes du Bataillons, censés nettoyer les écuries, finirent par former un amas informe et immense au milieu de la prairie. Sans aucun doute que la plupart ne savaient pas ce qu'ils faisaient là mais sachant la prochaine expédition imminente, le cri de ralliement de la délurée chef d'escouade Hanji avait enthousiasmé tout le monde et les voilà réunis en un pâté d'enfantillages, hilares.
Personne ne prêta attention au petit convoi de la Garnison, envoyé à la relève en ville, qui passait sur le chemin et jeta un coup d'œil intrigué au chahut des Bataillons.
- Regarde ça, persifla un des soldats. Ces gars-là bossent trois fois par an et passent le reste de leur temps à chambarder comme des attardés.
- Ça me fait mal d'entendre la populace critiquer l'armée lors de leurs retours de mission, approuva son collègue, mais il faut avouer qu'à les voir chahuter ainsi, on a envie de se demander franchement si ça vaut le coup d'envoyer des fonds et des hommes à ces divisions d'exploration.
- Et où sont le Commandant Smith et le Capitaine Rivaï ? Incapables de tenir leurs troupes, ceux-là…
Ils passèrent leur chemin, secouant la tête avec consternation. Avec un peu de trouble. Et de jalousie aussi.
Parce que les choses les plus fortes que partageaient les membres de la Police militaire étaient des beuveries, des confidences ivres, des parties de cartes. Les plus excitants exploits dont ils pouvaient se vanter étaient la maîtrise occasionnelle d'un forcené ou le coffrage d'un petit criminel récidiviste.
Parce qu'ils n'avaient aucune profondeur, aucun charme autre que leur prestige et n'attiraient les recrues que par leur tranquillité et leur confort. Parce qu'ils étaient des représentants en plaqué or de la force et de l'ordre de l'humanité, et qu'ils le savaient. Parce qu'ils s'enorgueillissaient du respect de la population mais ressentaient au fond d'eux leur petitesse, leur futilité.
Parce qu'aucun officier, de toute l'armée, n'était autant suivi de ses soldats que ne l'était Erwin Smith, et qu'aucun soldat n'appartenant pas aux Bataillons ne pouvait être fier de risquer sa vie au seul nom de ce dernier. Parce que eux, les Bataillons, faisaient peur, répugnaient, fascinaient, charmaient, attiraient, exaltaient, restaient inébranlables au milieu des insultes, des reproches, des accusations, des offenses, et qu'ils ne trouvaient aucune vantardise dans l'admiration qui se lisait à leur égard dans de rares regards.
Ils étaient une bande de parias héroïques, des marginaux, un sac de cas déréglés, disharmonieux en société, mais qui formaient ensemble un rouage parfait. Ils ne brillaient pas et semblaient taillés dans un métal rouillé, gras, rugueux, mais incassable. Et de leurs échecs cuisants, de leurs deuils, de leurs défaites honteuses, de leurs essais vains, de leurs mains, et leur dos, et leurs cuisses meurtries par les combats, de leurs regards élimés émanait une force terrifiante, sage devant le mépris mais impitoyable et dévastatrice sur le champ de bataille.
Et lorsque les soldats de la Police entendaient quelque badaud lancer une clameur offensante, reprise en chuchotements d'approbation sur le passage des Bataillons, ils souriaient de pitié, secouaient la tête de désolation, mais sentaient une frustration sans nom piquer leurs veines. Parce que eux, Garnison et Brigades spéciales, se complaisaient dans leur lâcheté ou leur confort et étaient les véritables pions de la futilité humaine.
Alors ils comprenaient sans se l'avouer que cet amas de soldats stupides et immatures chahutant devant leurs écuries rayonne d'une joie simple, d'une vie palpitante, tant qu'il la possédait encore. Et ils comprenaient aussi que toutes les parties de cartes, les virées en bar, les discussions complices sous les ponts auxquelles ils étaient habitués, eux, ne valaient rien face à une explosion d'absurdité délicieuse de temps en temps, pour ces hommes-là.
Et tandis que ce sentiment restait incrusté quelques instants dans l'esprit de la Garnison de passage le temps qu'elle s'éloigne sur le chemin, il flirtait aussi avec celui de Rivaï, qui sentait Petra rire aux éclats contre sa poitrine, et les dizaine de soldats formant une taupinière informe au-dessus d'eux ne pesaient alors plus rien.
Il distingua la tête de Hanji se faufiler jusqu'à lui et le saluer, comme si de rien n'était et qu'il n'était pas écrasés au milieu d'un condensé d'idiots.
- Rivaï ! Comment vas-tu ? La forme, tout ça ?
- Ce corps d'armée est décidément le pire que l'humanité ait jamais levé, lâcha Rivaï en soufflant sur les cheveux de Hanji qui lui collait au visage.
Peu à peu, après maints chamailleries, éclats de voix et bousculades, les soldats se dissocièrent les uns des autres, permettant à ceux du dessous de respirer enfin. Quelques ordres furent audibles dans la cohue et, la tête toute retournée de leur élan espiègle, riant encore à qui mieux en mieux en se taquinant, les soldats retournèrent à leurs tâches équines.
Petra s'empressa de faire de même, essayant de s'excuser comme si de rien n'était et, évitant le regard de Hanji, elle rejoignit précipitamment ses camarades. Hanji tendit une main à Rivaï pour l'aider à se relever, s'amusant de son expression désabusée.
- Bah, tu es trop froid, vieux ronchon. Ça défoule un peu, non ? Puis, je t'ai vu, tu as provoqué tes subordonnés !
- Faux. William a commencé.
- Il a bien fait ! Il faudrait que tu te montres un peu plus ouvert avec tes coéquipiers. Heureusement que Petra est là…, fit-elle avec un petit clin d'œil.
Rivaï lui lança un regard aigu mais ne prononça pas un mot. La chef d'escouade ne s'en formalisa pas et lui donna une grande tape dans le dos avant de poursuivre :
- …Pour déclencher des câlins généraux démentiels ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas participé à un élan d'affection pareil ! Ah, y a des moments où j'adore ce Bataillon ! Toi aussi, tiens, y a des fois où je t'apprécierais presque ! fit-elle, espiègle, en le coinçant sous son bras pour lui frotter la tête, comme à un gosse.
Évidemment, ils étaient un peu à l'écart et personne ne leur prêtait attention, sinon Hanji ne se serait pas permis – son collègue avait une certaine réputation à tenir auprès des troupes, tout de même, bien que son prestige en ait prit un petit coup suite à cette lutte puérile à laquelle tous s'étaient prêtés. Mais Hanji était terriblement intelligente et Rivaï l'avait parfaitement saisie, sa diablesse de camarade, elle le sous-entendu abordé. Mais définitivement il s'en fichait, il priait juste pour que Hanji ne cherche pas trop de poux à Petra. Cette dernière s'activait avec entrain à sa tâche et lorsque leurs regards se croisèrent dans l'après-midi, Rivaï sentit que les nuages étaient passés. Elle qui avait craint le regard des autres, ce jeu spontané et éhonté l'avait désinhibée. Sans doute avait-elle besoin de quelque chose d'aussi intempestif et simple pour se convaincre que l'avis de Hanji n'était rien.
Ils finirent le retapage, replacèrent les chevaux dans leurs box respectifs, allèrent se laver et après le repas, lorsque tous eurent rejoint leur chambre et se furent endormis, eux deux se faufilèrent dans les écuries admirablement propres.
Les deux chevaux qui battaient la campagne ne sentaient pas le poids de leur cavalier et allaient toujours plus vite, se dépassaient, poussaient la vitesse toujours plus loin jusqu'à ce que les soldats ne les arrêtent sur la colline.
Ils restèrent immobiles, les genoux repliés sur la poitrine, observant dans la nuit les feux somnolents de la ville s'éteignant peu à peu et ceux des étoiles s'allumer timidement. Ils écoutèrent les bruissements des bois autour d'eux, et le souffle des chevaux, et sentaient la chaleur encore un peu lourde de la journée humidifier leur peau.
Lorsque, gorgés de tout l'espace qui les entourait, ils reportèrent leur attention sur l'autre, ils se rapprochèrent et se couchèrent ensemble dans l'herbe rêche. Ils avaient deux semaines et demie avant la prochaine expédition et quels que soient les regards posés sur eux, quelle que soit l'opinion d'Erwin Smith, ou de Hanji, ou de quiconque les regardant, les entendant, les connaissant, ils n'avaient que deux semaines. Quoi qu'en pense le monde, il ne pourrait peut-être plus le penser au-delà de cette expédition, alors autant le laisser penser allègrement d'ici-là…
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J'ai peut-être poussé trop loin la complicité au sein de l'escouade mais j'avais une envie… non, un désir… Plus, un BESOIN vital et puéril d'écrire une scène de bataille d'eau XD (c'est l'effet été, ça !) Tout ce que je regrette c'est qu'Erwin n'ait pas été là, mais au-delà des relations au sein de l'escouade Rivaï, j'avais très envie de traiter un peu de l'ambiance et des liens des Bataillons d'exploration. Je prévoyais de faire un OS à part (en-dehors de Poing contre cœur) mais ça n'aurait pas été très probant donc je l'ai intégré à ce recueil, même si ce n'est pas non plus vraiment sa place… Bref, je me suis vachement amusée, c'était galvanisant, et même si la relation « Rivetra » est un peu en fond dans cet OS, je ne regrette pas son écriture !
Ce à quoi je pense quand j'écris ce genre de passage c'est avant tout : cherchons un moyen de les auréoler de simplicité et de ridicule humain… (pis sortir un peu les doigts du cul de Rivaï, je meurs d'envie de le maraver à grands coups de délires parfois)
En relisant le moment où Petra percute Rivaï et se cramponne à lui, morte de rire, je me suis liquéfiée en me disant que ça faisait un peu fluffy, la scène de la meuf qui fonce dans le gars, j'imaginais la nana rougissante, toute gênée en enserrant le type… NAOOOOON ! xO Non non, je préfère garder l'image de deux débiles majestés de la Bouletterie !
(ah, et petite question : je j'ai des doutes sur l'organisation de l'armée : « Police militaire » et « Brigades spéciales » sont utilisés pour désigner le même corps à-la-Licorne (le clan des bâtards –hum…), mais je me dis que Garnison ET Brigades spéciales font partie de la police (maintien de l'ordre tout ça, y a que les Bataillons d'exploration qui n'ont aucun fonction civile directe), du coup : est-ce que la Police militaire ne pourrait pas regrouper la Garnison et les Brigades spéciales ? Ça me semble plus judicieux que de faire un amalgame entre MP et BS… Qu'en pensez-vous ? ô_O)
Bon, voilà le neuvième ! J'espère qu'il vous a plu, bien qu'il n'y ait pas de « Rivetra » direct, j'ai essayé d'aborder la détente de Petra à travers l'élan puéril de l'escouade )
Prenez soin de vous et à très bientôt :D
Cha cha !
