Trois mois s'écoulèrent à Camelot, chacun vivant sa vie tranquillement. Pour Arthur et Merlin, c'était une pause entre deux attaques qui leur permettait de retrouver un semblant de routine, puisqu'ils n'avaient pas eu le temps de se reposer pleinement depuis le jour où Merlin avait été enlevé. Certains auraient pu trouver cela ennuyeux, mais eux trouvaient cela soulageant.
Bien sûr, les premiers jours avaient été quelque peu mouvementés, avec le retour du roi et de son serviteur de la mission de reconnaissance qu'ils avaient officiellement exécutée avec Lord Goldwyn. Les hommes du conseil s'étaient à nouveau montré pointilleux et réprobateurs, et bien que Margen ait fait partie du lot, il n'était étonnamment pas à la tête de celui-ci. Arthur en était intérieurement soulagé apparemment, ce qu'il lui avait dit avait porté ses fruits.
Heureusement pour eux, aucun n'avait encore pensé à envoyer un message à Lord Goldwyn pour vérifier leur histoire. Ou, s'ils avaient tenté de le faire, ils s'étaient vus opposer un non ferme de la reine, stipulant que rien ne devait déranger le roi dans ses affaires personnelles. Mais aucun signe n'indiquait cela.
Aithusa venait voir Merlin au moins une fois par semaine, pour passer du temps avec son Seigneur des Dragons. Elle le prévenait toujours dans la journée, et Merlin se faufilait hors de Camelot, Aithusa se posant rapidement dans la clairière dès qu'il le lui indiquait. Grâce au lien entre Arthur et Merlin, le roi acceptait avec une légère réticence que le magicien sorte seul, faisant confiance à son ami pour le prévenir aussitôt si quelque chose tournait mal.
Au bout de deux mois, la dragonne fut assez grande pour accueillir un passager. Comme elle voulait pouvoir faire à Morgane la surprise de l'emmener dans les airs en étant parfaitement à l'aise, elle demanda à Merlin de la monter pour lui permettre de s'habituer. Merlin la rejoignit alors plusieurs jours d'affilée, en pleine nuit, et enfourcha Aithusa avec plaisir pour s'envoler avec elle. Au début, les mouvements de la dragonne étaient raides et saccadés, et elle avait un peu de mal à s'élever à cause du poids qu'elle portait. Mais maintenant, elle était capable de se mouvoir aussi bien que si elle était seule, et remercia chaleureusement Merlin pour l'aide qu'il lui avait apporté.
La semaine suivante, Merlin eut la surprise de voir qu'Aithusa était accompagnée de Morgane lorsqu'elle lui rendit visite. Morgane lui affirma qu'elle ne venait que pour s'assurer qu'ils étaient toujours en paix, mais malgré ses dires, Merlin savait parfaitement qu'elle recherchait, probablement inconsciemment, la présence de quelqu'un autre qu'Aithusa. Une présence humaine, qui lui faisait sentir qu'elle n'était pas rejetée par les siens. Merlin était heureux de lui offrir cette présence dès lors qu'elle accompagna la dragonne à chacune de ses visites.
Il avait l'impression de voir Morgane renaître sous ses yeux, passant de la jeune femme emplie de haine à une jeune femme occupée à se bâtir un chez-soi et à se retrouver elle-même. Elle ne cherchait plus à détruire tout ce qu'elle voyait depuis sa capture par le Sarrum, et Merlin se surprenait souvent à penser que le temps qu'elle avait passé enfermée avait pu lui faire plus de bien que de mal. S'il n'y avait pas eu cela, elle aurait cherché un nouveau moyen d'attaquer Camelot – et lui par la même occasion – dès qu'elle avait échoué à l'éliminer. Maintenant, elle prenait le temps de vivre sa vie et de réfléchir à ce qui était le mieux pour elle.
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Un midi, Merlin ouvrit la porte des appartements de Gaius pour voir Gilli debout devant. Le sorcier sourit, entrant quand Merlin l'y invita et s'asseyant sur un tabouret.
- Je suis parti de la maison de ma famille il y a quelques jours, et Camelot était sur ma route, expliqua Gilli quand Merlin lui demanda la raison de sa venue ici. Alors j'ai pensé que je viendrais te rendre visite pour voir comment tu te débrouillais maintenant que le roi sait que tu as des pouvoirs.
Le magicien soupira de soulagement en entendant cela. Pendant un instant, il avait cru que son ami était en danger ou était porteur d'une mauvaise nouvelle. Joyeux, il amena Gilli avec lui pour retourner aux appartements d'Arthur, pour qu'ils aient tous deux l'occasion de se rencontrer à proprement parler. Arthur avait quelques minutes avant de devoir retourner à ses affaires royales, et il fut content de découvrir que Gilli, comme Merlin, était un sorcier qui ne cherchait à blesser personne. Parce que malgré les dires du magicien, il n'en avait rencontré aucun depuis quatre mois, à part le druide Ishlar. Et étant un druide, Ishlar était pacifique par nature.
- Combien de temps comptes-tu rester ? demanda-t-il à Gilli, curieux.
- Je ne sais pas, Votre Majesté, répondit le sorcier.
- Sens-toi libre de rester à Camelot aussi longtemps que tu le voudras, dit Arthur en posant une main sur son épaule, sincère. Tu as aidé à sauver la vie de Merlin, c'est le moins que je puisse faire en retour.
Gilli baissa instantanément la tête. Il n'avait pas aidé son ami pour la gloire. La gloire, ça faisait longtemps qu'il ne la cherchait plus. Depuis qu'il avait perdu dans ce tournoi contre le roi Uther. Mais il avait gagné bien plus ce jour-là qu'il n'avait perdu. Une nouvelle vision du monde et de la vie. Un ami.
- Merci, Votre Altesse, dit-il précipitamment en s'inclinant.
Arthur lui fit signe de se relever et sortit, presque en retard pour la réunion à laquelle il devait assister. Gilli resta une dizaine de jours. Merlin lui laissa son lit et dormit dans l'antichambre à côté des appartements d'Arthur, où il y avait toujours un lit de camp au cas où. Sa chambre était trop petite pour accueillir un autre lit
Chaque soir, sauf quand Aithusa venait voir son Seigneur des Dragons, Merlin l'entraîna dans les bois et se battit en duel magique avec lui, non seulement pour s'exercer mais pour aider Gilli à s'améliorer. Bien sûr, il gagnait à chaque fois, mais ça lui permettait de gagner de l'expérience dans les combats magiques, au cas assez probable où il devrait en livrer un un jour.
Tous les soirs, ils couvraient les dégâts qu'ils faisaient grâce à la magie, rendant à la nature sa vraie forme pour éviter que quelqu'un suspecte la magie. Des arbres qui gisaient sur le sol comme s'ils avaient été littéralement arrachés du sol n'étaient pas normaux, pas plus que les marques que le sol arborait après leurs affrontements. Alors, avec quelques sorts murmurés, ils faisaient rapidement disparaître tout ça.
Un soir, ils s'attardèrent dans le silence et le calme de la nuit, assis l'un à côté de l'autre. Merlin lui parla de ce qu'ils avaient vécu pour sauver Morgane, et des jours à la caverne de Kilgharrah qu'ils avaient passés.
- Tu aurais dû la laisser dans ce puits, l'interrompit brusquement Gilli.
- Et pourquoi ça ? répliqua Merlin, piqué au vif.
Gilli parlait de Morgane comme si elle n'était qu'un objet, et il n'aimait pas ça. Morgane était humaine quoiqu'on en dise, elle avait le droit à sa liberté tout comme les autres.
- Elle a failli te tuer !
- Et alors ? Pour ça, j'aurais dû la laisser souffrir aux mains du Sarrum ?
- Oui. Elle aurait payé pour ce qu'elle t'a fait.
- Non. Parce que je ne suis pas responsable de ce qu'elle a enduré. Je ne souhaitais même pas que ça arrive.
- C'est une sorcière qui a cherché à te tuer ! Ça ne te fait rien ?
- Si, bien sûr. Mais pas au point de vouloir cela. Et elle a changé.
- Comment ça ? demanda Gilli en fronçant les sourcils, perplexe.
- Elle n'est plus celle qu'elle était. Elle ne cherche plus à tuer, du moins pour l'instant. Elle ne cherche plus à me tuer.
- Je ne le crois pas.
Le sorcier ne remettait pas en doute les paroles de Merlin c'était à Morgane qu'il ne faisait pas confiance. Qu'est-ce qui lui garantissait qu'elle n'allait pas se retourner contre le magicien ? Plus encore, qu'est-ce qui garantissait qu'elle avait changé d'avis ?
- Quand on était devant elle, sans défense, elle voulait te tuer sans même y réfléchir à deux fois, tu te souviens ? Si elle te voyait aujourd'hui, elle ne chercherait pas à le faire.
- C'est impossible, soutint Gilli. Elle ne peut pas changer. Elle est trop méchante pour cela.
Merlin resta un instant sans voix, surpris que son ami puisse penser cela. Comment pouvait-il, après ce qu'il avait lui-même vécu ? Si personne ne lui avait donné une seconde chance, il serait mort à cette heure-ci, tué dans le tournoi. Gilli sembla se rendre compte de ce qu'il venait de dire, ses yeux s'élargissant légèrement.
- Tout le monde peut changer, Gilli, dit-il… Et je peux te le prouver, ajouta-t-il après quelques secondes.
- Quoi ?
- Je peux te prouver que Morgane ne cherchera pas à te tuer si elle te voit, pas plus qu'elle ne cherchera à me tuer.
- Et comment ? Tu vas l'appeler, et elle viendra ?
- Exactement, répondit Merlin en souriant.
Gilli haussa les sourcils et les épaules, pas du tout convaincu. Sans s'en inquiéter, Merlin ferma les yeux et étendit son esprit, cherchant la présence de Morgane. L'empreinte de la jeune femme l'avait surpris au début, elle était d'un gris très foncé, presque noir. C'était une autre des raisons pour lesquelles il savait que Morgane n'avait pas de mauvaises intentions : au fur et à mesure du temps, la couleur s'éclaircissait très légèrement et la flamme était paisible.
Sachant très bien où Morgane était, il n'eut aucun mal à la trouver, d'autant que la présence d'Aithusa, d'un blanc pur, se faisait également ressentir à ses côtés. Toutes deux étant extrêmement puissantes, il n'avait aucun mal à communiquer avec la distance.
« Morgane, dit-il dès qu'il la sentit, peux-tu venir à la clairière avec Aithusa ? »
« Pourquoi ? demanda-t-elle, suspicieuse. »
« Quelque chose à prouver à un ami. »
« Je ne suis pas une bête de foire qu'on exhibe, Merlin, pas plus qu'Aithusa, répondit sèchement Morgane. »
« Je sais, sourit le magicien. Mais il ne me croit pas. Il pourrait voir la vérité de ses propres yeux, grâce à toi. »
« … Très bien, accepta Morgane au bout de quelques instants de silence. »
« Nous seront là dans une heure, confirma Aithusa. »
Merlin ne se départit pas de son sourire. Non seulement Gilli allait avoir la surprise de voir qu'il disait vrai concernant Morgane, mais il allait aussi avoir l'occasion de voir Aithusa plus grande qu'elle ne l'était quand il l'avait vue pour la première fois. De quoi le surprendre à coup sûr.
« Merlin, que s'est-il passé avec Gilli ? demanda soudain Arthur. »
C'était une autre chose qu'ils avaient découverte au fur et à mesure que leur lien se renforçait. Quand l'un d'entre eux était suffisamment bouleversé, peu importe dans quel sens, l'autre pouvait non seulement lui parler par télépathie comme d'habitude, mais pouvait quasiment voir ce qui se déroulait des yeux de l'autre. Ainsi, Merlin ne doutait pas un instant qu'Arthur avait vu une bonne partie de sa conversation mouvementée avec Gilli, et cherchait à s'assurer que tout allait bien.
« Ça va, répondit-il aussitôt pour rassurer le roi. Gilli ne me croit pas quand je lui dis que Morgane n'est plus aussi mauvaise qu'avant. Alors il va le voir de ses yeux. »
« Sois prudent tout de même. »
« Comme toujours, Sire, lança Merlin joyeusement. »
Sans avoir besoin de le voir, le magicien sut qu'Arthur souriait.
- Elle sera là dans une heure, dit-il à Gilli.
- Tu es sûr qu'elle viendra ? demanda le sorcier, sceptique.
- Tu verras. Viens, il faut qu'on bouge.
Ils se rendirent à la clairière et se rassirent pour attendre. Et une heure plus tard, Aithusa se fit annoncer par un rugissement tonitruant, effrayant Gilli qui sauta sur ses pieds et recula. La dragonne se posa souplement en souriant et se coucha pour permettre à sa passagère de descendre.
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda aussitôt Morgane à Merlin, un peu brusquement.
Gilli lança un regard au magicien qui signifiait « je te l'avais bien dit ». Merlin ne s'en soucia pas et salua Aithusa avant de se tourner vers Morgane.
- Prouver que tu as changé, répondit-il doucement. Que tu n'es plus prête à tuer de sang-froid. Tu te souviens de lui, n'est-ce pas ?
Morgane se tourna vers Gilli, toujours le plus éloigné possible de la dragonne mais suffisamment près pour entendre la conversation. Merlin lui fit signe d'approcher jusqu'à ce qu'il se trouve à côté d'eux.
- Oui, dit-elle, je le reconnais. Comment tu t'appelles ? demanda-t-elle au sorcier.
- Gilli, s'empressa-t-il de répondre.
- Au moins, maintenant, je connais ton nom avant de te tuer, lança Morgane.
Gilli se raidit et eut l'air paniqué. Il avait raison ! Elle n'avait pas changé d'un poil, elle allait le tuer sur place, et après elle se battrait avec Merlin, et…
Merlin vit la réaction de Gilli et sourit, le sourire d'Aithusa qui s'élargit lui confirma ce qu'il pensait : Morgane plaisantait. Le genre de blague qui aurait pu marcher si elle n'était pas dirigée contre un homme qui souhaitait uniquement s'enfuir devant elle.
Il éclata de rire en même temps que Morgane, même Aithusa se joignit à eux. C'était beau de voir Morgane rire, Merlin doutait qu'elle en ait eu l'occasion et l'envie depuis longtemps. Rien que pour ça, il se sentait heureux. Et il était prêt à parier que l'empreinte de la jeune femme s'était encore éclaircie.
- Quoi ? fit Gilli, incrédule.
- Elle plaisante ! expliqua Merlin entre deux éclats de rire.
- Oh.
Le magicien se força à se calmer et se redressa, à peu près sérieux.
- Ça te suffit comme preuve, ou tu en veux plus ? demanda Morgane.
Elle n'avait pas prévu de plaisanter, mais apparemment ça avait aidé, alors tant mieux.
- Ça ira, dit précipitamment Gilli.
Morgane fronça légèrement les sourcils. Ça ne lui suffisait pas vraiment, c'était évident. Mais il avait l'air de vouloir s'éloigner d'elle au plus vite, alors tant pis. Elle n'avait pas à le convaincre. Il n'était pas important.
- Bien, nous pouvons y aller, termina-t-elle en se tournant vers Merlin.
Sur le point de retourner vers Aithusa, elle s'arrêta. Le magicien semblait plongé en grande discussion avec la dragonne. Morgane ne chercha pas à s'immiscer dedans elle faisait confiance à son amie.
« Est-ce que tu connaîtrais un moyen pour un sorcier de trouver un autre sorcier dont il n'a jamais ressenti l'empreinte ? demandait Merlin à Aithusa. »
« C'est possible, répondit la dragonne. Pourquoi ? »
« Quand j'étais prisonnier, un druide m'a vu et a été trouver Arthur pour le guider jusqu'à moi. Je voudrais le remercier, mais je ne sais pas où il est, et je n'avais pas de pouvoirs à ce moment-là. »
« Tu pourrais toujours visiter tous les clans druides proches de l'endroit où tu l'as vu, réfléchit Aithusa à voix haute. Mais ça te prendrait trop de temps. Tu peux essayer de lancer un appel par la pensée, si tu connais son nom. »
« Je le connais. »
« Mais s'il est trop loin, ton appel ne portera pas. Si tu retournes à l'endroit exact où il se trouvait, tu devrais pouvoir sentir sa présence et la suivre jusqu'à son camp. »
« Je ne peux pas quitter Camelot pendant plus d'une semaine, contra Merlin. »
« Je peux t'y emmener. Je suis suffisamment petite pour qu'on ne me voie pas en plein jour, et au pire on me prendra pour un nuage si je suis suffisamment loin. Avec moi, ça ne durera pas plus de deux jours. »
« Mais et Morgane ? »
« Elle peut se débrouiller seule pendant deux jours. Je ne suis pas indispensable. »
Merlin réfléchit à la proposition. Aithusa lui permettrait de trouver Ishlar rapidement et de revenir à Camelot tout aussi rapidement. Et ça lui évitait d'avoir à appeler Kilgharrah il avait beaucoup sollicité le Grand Dragon ces derniers temps, et voulait le laisser un peu tranquille.
« Tu es sûre que ça ne te dérange pas ? demanda-t-il une dernière fois. »
« Merlin, tu es un Seigneur des Dragons et plus encore, un ami. C'est mon devoir de t'aider, comme tu m'aiderais si je te le demandais. »
« Merci, Aithusa. Du fond du cœur. On peut partir demain ? Pour que j'aie le temps de préparer Arthur. »
« Oui. Je dois aussi prévenir Morgane. Au revoir, Merlin. »
« Au revoir, lança-t-il à Aithusa et à Morgane. »
« Ne t'avise plus de m'appeler pour ce genre de bêtise, prévint Morgane. »
« Evidemment, répondit-il sur le ton de la plaisanterie, un sourire taquin sur les lèvres. »
Morgane secoua la tête avant de monter sur la dragonne, qui s'envola aussitôt et disparut dans les ténèbres de la nuit.
- Merlin… appela Gilli. C'était… ?
- La même dragonne que celle que tu as vu ce jour-là ? Oui.
- Mais elle a beaucoup grandi ! s'étonna le sorcier.
- C'est naturel chez les dragons.
- Et elle était contre toi la dernière fois. Elle aurait pu t'attaquer aujourd'hui.
- J'en doute fort. Elle ne me connaissait pas, avant. Maintenant elle sait qui je suis. Un Seigneur des Dragons. Le dernier.
Gilli en resta bouche bée, et Merlin sourit en voyant sa réaction.
- Allez, viens, rentrons à Camelot, dit-il en prenant son ami par le bras. Il se fait tard.
Avant que Gilli ait eu le temps de dire quoi que ce soit, ils furent en route vers le château. Merlin voulait pouvoir dormir un peu avant que l'aube se lève, et ils avaient toujours une heure de marche.
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le temps passer. Demain, il partirait pour faire une chose qui lui tenait à cœur : remercier le druide qui avait permis qu'Arthur découvre ses pouvoirs. Et s'excuser parce qu'il avait pensé qu'il l'avait abandonné.
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Comme vous le savez sûrement, la semaine prochaine, les cours reprennent. Normalement ça ne signifie rien du tout pour le rythme de publication, mais il y a une possibilité que les mises à jour ralentissent et passent à une fois toutes les deux semaines. Je ferai de mon mieux, mais tout dépendra du temps que j'ai et de mon inspiration.
