Dragonna : Alors comme ça t'es drôlement calée en mythologie toi. Rhadamente, le fils de Zeus? J'te crois, au nombre de fils qu'il a eu celui-là. Mais alors, toi tu dois savoir c'est qui la femme d'Hadès, Demeter( ou ça c'est Gaia?) ou bien Perséphone (sinon qui est Perséphone? Je suis sûre qu'elle existe!) Merci d'avance pour ces quelques infos. Shun sur un cheval? Non, moi non plus au début, je ne le voyais pas trop bien, mais quand même, il doit être mignon. Ah.
Une autre question pas rapport pour toi, qui connaît plus les CDZ (chevaliers du zodiaque) que moi, est-ce que le vrai nom de Deathmask, c'est vraiment Angelo, ou bien c'est juste un nom comme ça que la majorité a bien voulu lui donné. (J'aimerais pouvoir l'appeler autrement, mais je sais pas si je peux!) Encore merci, pour les reviews et ton soutien. Voici la suite, sur Ikki cette fois. Je te jure, après ça, je vais le mettre en plan pour un bon moment!
Ikki IV (pas mal hein, mais je délaisse Hyoga à ce rythme là)
Il grogna dans son sommeil sans rêve. Jusque-là, il était paisible, mais un coup de froid venait de s'emparer de lui. Prémonition. Prévoyance? Peur! Ikki se redressa d'un coup dans son lit, glacé jusqu'aux os par un sentiment de désespoir. Ouvrant les yeux sur la noirceur l'encerclant, le jeune homme cru qu'il était devenu fou. Esmeralda était avec lui quand il s'était endormi, elle avait été si proche de lui toute la nuit et puis… Il fit un tour complet sur lui-même, pour voir que sa belle n'était nulle part. Partie. Envolée. Comme si…
-Esmeralda, appela-t-il, tout en sachant au fond de lui que c'était tout à fait inutile.
Une dure angoisse l'envahit. Normalement, elle ne faisait pas ça. Une nuit qu'elle pleurait à s'en déchirer les poumons, la première fois qu'il était mort, il l'avait consolé jusqu'au petit matin, jusqu'à ce qu'elle lui ordonne de partir et de revenir à la vie. Il avait obéi. La dernière fois qu'il était mort, il l,avait consolé jusqu'au petit matin, ils s'étaient endormi l'un contre l'autre, sans chercher à pousser leur amour plus loin. Suite à quoi, Esmeralda l'avait forcé à repartir, pour revivre une autre fois. Mais maintenant qu'ils avaient été si loin. Pour la première fois qu'il se lançait et se rendait jusqu'au bout. Elle l'abandonnait à lui-même. Juste après qu'il s'abandonne à ses bras.
« Mais où est-ce que tu es allé? Pourquoi partir pendant que je dormais? Si j'avais fait quelque chose de mal, tu aurais pu me le dire. Pourquoi me laissé là? Avec toutes ses questions? » pensa-t-il, amer.
Ikki mit son pantalon, seul vêtement qu'on lui est laissé. Seul entre les morceaux de tissus noirs, il avait horriblement froid. Si froid qu'il en tremblait. La noirceur, tel un immense voile enveloppant sa cellule, lui apparaissait insondable. Des voix se mirent à crier autour de lui. Celle de son maître, de son frère, d'une enfant qu'on emmenait à la mort. Le guerrier frémit en reconnaissant ses douloureux souvenirs. Bientôt, une vision s'imposa à lui, cruelle et lointaine.
Sa mère. Enfin leur mère. À Shun et lui. Avec les yeux bleus et les cheveux doux comme de la soie. Avec ses pieds cassées, minuscules. Seule entre eux et leur père. Seule entre ses jeunes fils et leur mort. Seule, mourante, leur ordonnant de partir. L'homme, le père de famille et en fait, son meurtrier. Maintenant une voix lui disait qu'il aurait pu y changer quelque chose. Mais c'était trop tard, il était presque toujours arrivé trop tard. Il n,avait jamais su ce qu'il faisait. Il…
Le chevalier secoua la tête, se couvrant les oreilles de ses mains, refusant d'entendre ça plus longtemps, mais la voix était dans sa tête, il ne pouvait pas s'en départir. Le message continuait, lui assurant que jamais Esmeralda ne serait heureuse grâce à lui. Lui rappelant qu'il était seul et au combien seul? Seul dans le monde des morts, loin de son frère, loin de sa belle qu'il ne méritait pas. Loin de sa terre natale et de tout ce qui donnait un sens à sa vie. Parce qu'il n'existait plus, parce qu'il était mort. Parce qu'il ne vivait plus.
-Non, non, n'écoute pas, essaya-t-il de se convaincre.
Mais à ce moment, après une nuit d'amour passée à ouvrir son cœur avec sa plus tendre sincérité, Ikki était terriblement vulnérable. Rien ne le protégeait des attaques dont le dieu des morts avaient le secret. Ni rempart, ni indifférence. Il ressentait tout avec un sensibilité accrue qu'il avait gardé caché en lui jusqu'à la veille. Et s'Il pouvait briser le chevalier du phénix une bonne fois pour toute, Hadès ne se priverait pas d'utiliser sa fragilité naissante à bon escient.
Le vieil adolescent, du haut de ses vingt ans, avait bien de la difficulté à supporter l'assaut dirigé contre lui. Son esprit faiblissait, poussé jusqu'au bord d'un gouffre. Le froid le gagnait, le désarmant de sa dernière résistance. Il savait bien qu'il ne fallait pas sombrer dans le désespoir, mais il était déjà au bord des larmes.
« Est-ce que c'est ça qu'elle a supporté pendant que je vivais sur terre et qu'elle était seule ici? Non je ne dois pas… »
-Tu l'as laissé endurer ces souffrances! Cria la voix dure, monstrueuse, ses intonations portant partout autour d'Ikki.
« Je n'y pouvais rien… absolument rien. »
-Tu t'en ais convaincu pour ne pas te sentir coupable. Maintenant, tu souffres parce qu'elle t'a rejeté. Mais toi, auparavant, ne l'as-tu pas abandonné aux enfers?
« Mais c'est elle qui me forçait à partir! Je voulais rester et je serais rester. Mais il y avait mon frère et Esmeralda ne voulait pas que… »
-Mais oui, mais comme c'est surprenant, c'est toujours la faute des autres. Si tu étais si parfait que ça, pourquoi serais-tu ici?
« Et pourquoi m'aurait-elle abandonné ici? » Mais avant d'avoir poussé plus loin sa pensée, Ikki se renfrogna et se redressa, debout sur le lit, ne pouvant croire qu'il se laissait faire ainsi. Esmeralda ne l'aurait jamais abandonné là avant de l'avoir convaincu de faire les épreuves qui le ramènerait à la vie. Jamais.
-À moins qu'elle ne t'aime pas, suggéra la voix, d'un ton si autoritaire que le jeune homme en fut secoué. Son coeur eut un soubresaut, n'osant pas y croire, une telle chose le tuerait.
-Ce n'est pas vrai finit par dire le guerrier, le poing serré, ses yeux brillants de douleur. Ce n'était pas une douleur physique, on s'attaquait à son âme.
-Tu as raison, admit la voix tranchante, elle t'aime. C'est toi qui ne l'aime pas. Tu ne sais pas comment faire, et en fait tu ne la mérites pas.
-Non c'est faux. Ikki baissa la tête et ferma ses yeux pleins de larmes difficilement retenues. Il revoyait la petite fille aux mèches blondes mourir sous ses paupières. J'aime Esmeralda, murmura-t-il en tremblant.
La voix explosa au dessus de lui, plus accusatrice que le pire des juges déclarant la condamnation d'un accusé.
-Mais le sait-elle?
« Au nombre de fois que je le lui ai dit… »
-Menteur, elle n'en sais rien. Tu ne le lui as jamais vraiment prouvé. Tu ne vis pas pour elle et tu n'as même jamais vraiment fait quelque chose pour elle! Tu ne devrais pas représenter plus qu'un chien gâleux pour elle.
-J'aime Esmeralda et elle le sait, répliqua Ikki en relevant la tête, prêt à devenir fou furieux. Jamais Hadès n'avait joué avec lui ainsi, jamais il ne l'avait manipulé avec Esmeralda. Jamais quelqu'un n'avait pu faire de l'amour qu'il éprouvait pour elle une faiblesse. Et ça ne devrait pas en être une, il le savait.
« Je dois revenir à la vie, tout serait beaucoup plus simple si… »
Mars apparut alors devant le chevalier, sous un coup de tonnerre. La voix n'osa pas intervenir, car elle n'avait pas prévu ça.
-Sache, chevalier, que ta belle est vivante. Quelqu'un a voulu te faire ce présent, fit le jeune dieu, l'air parfaitement calme, alors qu'au fond de lui, ses nerfs étaient en sang. Son père allait le tuer!
-Comment?
-Je ne peux rien en dire maintenant, mais tu dois te dépêcher de retrouver ton chemin jusqu'au monde des vivants. Elle t'attend là-bas, sourit le garçon à la cape noire.
« Mais pourquoi est-ce que… ?»
Ikki se retrouva dans le vide, d'un coup, sans crier gare. Il aperçut l'armée fantomatique de spectres qu'il avait combattu déjà pour renaître de ses cendres. Il aurait ses explications plus tard. Ne lui restait qu'à agir et à espérer. « Comme si j'ai déjà fait autre chose… »
