Dragonna : Sanglant hein? (ha ça défoule, mais pas sur les bonnes personnes faut dire…) Détrôner le dieu des morts n'est qu'un rêve hein? je peux te rappeler que ce dieu des morts s'est fait battre 2 fois (si ce n'est pas trois) par de simple mortels? Il était mort aux dernières nouvelles, ça c'est assez comique, le dieu des morts qui est mort…
Pour Zeus, bah, t'as vu Hercule de Walt Disney? Il a pas l'air si fort que ça dedans… Puis, pour le monde des morts qui sombre dans les ténèbres, ben, le monde des morts ne devrait-il pas déjà être dans les ténèbres? (Simple question, chacun son avis.)
Assez parler, maintenant, ici, sur l'heure ce sont tes préférés!
Sion I (alias Dhokko I) (hihihihi)
Sion fléchit une fois de plus quand il vint frapper à la porte. Cela faisait si longtemps qu'ils hésitaient chacun de leur côté et voilà que finalement, son vieil ami prenait de l'assurance. La balance ne laisserait pas sa chance filer. Le bélier doutait toujours un peu, mais encore là, il y avait ses inquiétudes pour Mu qui entraient en ligne de compte. Dhokko comptait beaucoup sur ce point pour passer aux aveux. Il était seul au monde depuis trop longtemps et son ami était trop près de sombrer dans une détresse semblable à celle de Seiya.
Le vieux au visage encore tout jeune entra dans la chambre du grand pope, pour le trouver sur son balcon, appuyé à la rambarde, les épaules affaissées et les cheveux dans le vent. Le bélier était déprimé. Kiki était sorti avec Kanon, pour son entraînement. Le frère de Saga l'avait prit sous son aile, sachant que ses frères d'armes avaient besoin d'intimité. Sion avait d'abord hésité à laisser l'apprenti de Mu aller avec ce… Rien n'avait paru, mais la suggestion de « gardiennage » de Kanon avait beaucoup inquiéter le chevalier.
Puis, il s'était auto réprimandé mentalement. Après tout, il était comme le gémeau. Et ce n'était pas parce qu'un homme aime seulement les hommes qu'il est forcément un pédé. Lui-même n'avait jamais eut le moindre geste mal intentionné envers son apprenti ou Kiki. Il n'y aurait même pas penser. Il n'en aurait tiré aucun plaisir de toute façon. Sion soupira. Les relations humaines et lui, ça faisait trois. Amitié, meurtre et amour incertain se mêlaient dans un ordre confus.
-Tu te fais trop de souci, le réprimanda Dhokko en posant ses mains sur les épaules tendues de son ami, pour le masser.
Du point de vue de son orientation sexuelle et de son espèce, les défunts Atlantes, il s'était toujours accepté. Mais le cosmo de Mu, son successeur, qu'il pouvait sentir peu importe où il se trouvait, le rendait nerveux, même mal à l'aise. Parce que pour la première fois de sa vie, le jeune adulte était attiré par une femme et que son maître ne se croyait pas prêt à subir ça. L'entraîneur de Kiki était comme un fils pour lui et de le savoir sur le point de s'envoler, non pas dans un combat mais peut-être bien dans une vie de couple.
-Toi, tu ne t'en fais pas assez, répliqua Sion.
-À l'âge que j'ai, on ne s'inquiète plus de rien, tu sais?
-Tu n'es pas si vieux que ça, Dhokko…
-Peut-être bien, mais dis-moi, qu'est-ce qui fait que tu ais le cœur si lourd depuis des jours?
L'adulte se raidit comme le grand roux l'attirait contre son torse en le prenant par la taille. Qu'est-ce qu'il lui prenait?
-Dhokko, lâche-moi voyons!
-Je sais que tu ne veux pas répondre, c'est pour ça que je te tiens, je te lâche seulement si tu réponds.
-Mais qu'est-ce qui te fais croire que je suis si triste? Chercha à se défendre le bélier.
-Je peux lire les mensonges et les vérités dans la voix des gens, c'est en partie pour cela que Shiryu est si juste et bon. J'ai compris ta peine juste en te regardant.
-C'est si évident? Fit-il, en s'appuyant contre son frère d'armes, soulagé par son support. Non, ne me le dis pas, oui, je l'admets, ces temps-ci, ça ne va pas trop bien. D'abord, il y a Kiki, toujours trop volontaire pour tout. Il ne comprend pas facilement qu'il est trop petit pour faire telle ou tel chose. J'ai parfois… peur qu'il ne fonce trop vite, tête baissés dans des situations trop difficiles pour lui. Muy était plus calme et réfléchi à son âge. Je n'arrive pas à comprendre comment il fait pour s'occuper de ce garnement. Et quand on parle de Mu, justement, ça fait déjà 5 jours qu'il a disparu et toutes les traces de cosmos qu'il a laissé derrière lui tentent à prouver qu'il est allé s'amouracher d'une bergère.
-Un bélier et une bergère, ça doit faire un bon ménage, commenta la balance en relâchant son ami qui approchait d'une phase importante de la discussion.
-Non, mais tu ne comprends pas, s'énerva Sion en le repoussant dans sa chambre et faisant claquer les portes du balcon derrière lui. Il s'est entiché d'une gamine juste parce qu'elle avait de beaux yeux et pouvait diriger un troupeau de chèvres!
-Mais c'est charmant, tu ne crois pas? Sourit Dhokko en penchant la tête de côté, amusé.
Le pope songea que le grand guerrier roux était vraiment beau comme ça et cette simple idée l'irrita plus encore que les agissements de Mu.
-Non, ça n'a rien de charmant. Il n'a rien à faire avec cette jeune fille. Il ne va pas se mettre à lui obéir au doigt et à l'œil comme un stupide chevreau! Il n'est pas question qu'il se lance dans une histoire pareille juste parce que ses hormones se sont brusquement mis à le travailler!
-Sion, mon pauvre Sion, tu ne vois donc pas que tu dois le laisser respirer. Ton petit Mu qui hier encore n'était qu'un enfant bafoué par l'humanité entière est aujourd'hui un homme. Et un homme qui aspire au bonheur, alors tu ne vas pas le lui voler parce que ça ne fait pas ton affaire, le corrigea le chevalier en s'accotant une épaule contre un des murs de la pièce. D'ailleurs, pourquoi ça te chamboule tant?
Sion ne répondit pas et détourna le regard. Il n'était pas jaloux de Mu, ça non, pas du tout. Ç'aurait été impossible. Mais il s'inquiétait pour lui. Il savait combien certaines femmes pouvaient faire souffrir. Celle qu'on aime au premier regard encore plus que les autres.
Les yeux pâles de l'Atlante glissèrent sur la pièce froide qui ne possédait pour tout mobilier qu'un lit et un bureau de travail. Son armure était posée dans un coin, véritable œuvre d'art, mélange d'étincelles, d'or et de force. Quand Mu était encore son apprenti, ils dormaient dans la même pièce et partageaient souvent des conversations profondes et réconfortantes.
Une fois qu'il avait passé à l'âge adulte, le chevalier du bélier junior s'était éloigné de son maître. Il fallait dire que Sion était mort et qu'une telle séparation laissait des traces.
-Il a grandi trop vite, soupira finalement le grand pope en se laissant tomber sur son lit, admettant la triste réalité qui le peinait le plus.
-C'est l'instinct paternel qui te travaille ou autre chose?
Sion resta silencieux une fois de plus. Il n'était lui-même pas trop sûr de la raison de son inquiétude et de sa colère. Mais il ne pouvait pas s'empêcher d'en vouloir à Mu.
-Tu as peur de te retrouver complètement seul et abandonné s'il est vraiment amoureux de cette fille, hein?
-Non, j'ai peur de ce qu'il aura à endurer quand elle le mettra de côté pour un autre, répliqua le bélier, d'un air pas trop convaincant. Il se cherchait une excuse.
-Qu'est-ce qui te dit qu'elle ferait ça? Si on ne prend pas de risque, dans la vie comme en amour, on aura jamais rien. Tu veux qu'il la plaque juste au cas où elle le laisserait tomber, c'est ça? Pour prévenir ce qui n'arrivera peut-être jamais?
L'Atlante poussa un soupir désespéré. Des jours, il se demandait comme il se faisait qu'Athéna ne lui retirait pas son titre de grand pope et ne lui trouvait pas un remplaçant. Il y avait des jours comme celui-ci où il aurait préféré n'avoir aucune responsabilité, tout foutre en l'air et disparaître dans le néant. Pour le vrai repos éternel, celui que tous lui refusait depuis si longtemps. Il ne se soucierait plus de rien, même plus de lui-même.
-Sion, je t'en pris, ne pense pas à la mort. Ce n'est pas une bonne idée.
-Et pourquoi? S'enquit-il en ouvrant ses yeux pâles et découvrant le visage de son vieil ami à quelques centimètres du sien.
Alors qu'il se laissait aller à toutes ses pensées, la balance l'avait rejoint sur son lit et comme le pope s'était étendu de tout son long sur les couvertures, l'autre était presque couché sur lui.
« Parce que je t'aime » murmura mentalement Dhokko dans l'esprit de l'adulte.
-Je te demande pardon! Fit un Sion surpris et incrédule.
Le chevalier roux sourit faiblement, avant de se relever et de se diriger vers la porte. Il n'avait pas envie de trop s'expliquer et croyait préférable de laisser son ami accepter ce qu'il venait de lui avouer. Il savait que le bélier était comme lui et Kanon. Il devinait aussi à la figure du guerrier Atlante qu'il ne s'attendait pas à une telle déclaration. « Je m'y suis mal pris, ce n'était pas une occasion pour ça… »
-Depuis quand ? Voulut savoir Sion.
-Quelques années, admit Dhokko en posant une main sur la poignée de la porte, pour partir. C'était lui qui fuyait son regard et se sentait mal à l'aise maintenant. Cet homme d'habitude si réfléchi avait peur d'avoir commis une erreur et ses doutes coupables transparaissaient dans chacun de ses gestes.
-Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant?
-Avant? Répéta la balance. Avant c'était la guerre, avant il y avait Mu qui avait besoin de toi. Ce n'était pas possible avant. Tu ne l'aurais pas accepté. Tu aurais trop peur de ce que pensaient les autres. Puis de toute façon, avant, tu étais mort.
Sion ouvrit de grands yeux en réalisant que Dhokko était fâché. Ses dernières paroles sortaient avec une rancœur qu'il ne lui connaissait pas.
-Dhokko, qu'est-ce que…
L'interpellé sortit en faisant claquer la porte derrière lui, furieux contre lui-même, il avait l'impression d'avoir tout fait de travers. Mais le problème ce n'était pas lui. C'était Sion qui avait réagi parfaitement à l'inverse de ce qu'il s'était imaginé. Il n'aurait pas pu lui tomber dans les bras? Le laisser le consoler? C'était trop dur pour lui? Tout devait-il vraiment toujours être si compliqué?
Le bélier sortit derrière son ami et le rappela, inquiété par sa soudaine colère. Kanon ramenait Kiki juste à cet instant et le petit manège des 2 hommes ne lui échappa pas.
-Mais vous nous faites une crise de couple là ou quoi? Se moqua-t-il.
Ce fut plus fort que le vieux sage, son sang encore jeune ne fit qu'un tour sous l'insinuation. Le gémeau se retrouva plaqué contre le mur le plus proche, sa gorge écrasé par la main de son frère d'arme.
Et si c'était ça, on peut savoir ce que tu dirais? Grogna Dhokko.
Kanon en resta sans voix, sous la pression exercé contre sa gorge et la surprise. Sion, lui, réagit aussitôt, suivi de près par Kiki dans son intervention. Le pope sépara les deux hommes, l'air plus que réprobateur sur l'agissement de son vieil ami. Kiki, lui, calma Kanon, qui, sous le choc, voulait prendre sa revanche sur son attaquant.
-Mais qu'est-ce qui te prends?
-Rien. Rien. Je n'ai pas d'excuse répondit-il. Et il partit en coup de vent.
-Peu importe ce que tu lui as fait Sion, ne t'arrange pour qu'il se retrouve une seule autre fois dans cet état, déclara Kanon en se massant la gorge.
Le bélier se renfrogna, mais ne répondit pas. Il n'y avait rien à dire.
Je ne sais pas ce que j'ai écrit pour la suite, pas pratique hein? J'espère qu'il y en a une qui va continuer de lire, même si j'ai mis le chap qu'elle voulait tant lire. Quoique il est à suivre, mettons tout de suite toutes les chances de mon coté!
