Dragonna : D'accord, je note pour son attaque. Ça pourrait être utile(Mais bon, tu sais moi, la série télévisé, j'ai pas le cable, je peux pas l'écouter, c'est déjà bon que j'en sache autant sur les chevaliers) Je me sens stupide des fois… Mais bon, alors comme ça, les atlantes aussi ont la capacité de soigner les gens? Je l'ai toujours cru. Mais Crytal n'est pas une atlante, c'est pour ça que son pouvoir est épatant!
Parler par Email? Ben oui, pourquoi pas! T,as reçu mon message nowhere de l'aut jour? Si oui, ben tu as mon adresse, sinon, dis-le dans la prochaine review et je t'écrirais. J'ai pas la bonne adresse dans ma bio et suite à de gros problème, je peux plus la changer pour la bonne… Ah quelle galère…
Mais passons, après Angelo(alias dm) ce sera Kanon et son cher petit frère! Même si c'est Saga le plus vieux des deux. Alp (à la prochaine!)
Deathmask II
-Tu peux m'expliquer une autre fois, fit l'Italien en considérant avec quelques doutes la pile de vêtements noirs que Gabrielle avait fait.
-Mais tu es dur de la feuille ou quoi? Tu pas vas passer toute ta vie à te promener en salopette sans même un chandail dessous! Et comme chez moi, y'a pas trop de vêtements pour homme et que j'ai décidé de t'adopter, tu vas jouer le mannequin.
-Mais…
-C'est moi qui paye, alors tu ferais mieux de faire comme je le veux, d'accord, fit-elle, menaçante.
Avec son poignet droit inutilisable, le pauvre guerrier était bien embêté. Il ne pouvait pas vraiment refuser ce que lui demandait l'adolescente. Puis, comme il était complètement perdu dans cette ville, il n'avait pas trop le choix d'accepter l'offre qu'elle lui faisait. Il avait besoin de vêtements digne de ce nom et son séjour en enfer ne lui en avait pas laissé énormément. Pour ne pas dire du tout.
-Alors tu me le fais ou pas ce défilé? S'impatienta-t-elle, comme il continuait de la fixer, l'air contrarié. Il faut dire que se faire mener par la baguette par une fille qui aurait pu être sa petite sœur ne l'emplissait pas de bonheur non plus.
-Avec ce poignet dans cet état, ça ne risque pas d'être trop…
-Tu veux que je t'aide à te changer? Si oui, y'a pas de problème, je l'ai déjà fait quand t'es tombé endormi.
-Ben, tu recommences si ça te chante, mais pas quand je suis conscient, intervint-il en prenant tout le linge qu'elle avait choisi pour lui et disparaissant dans une cabine d'essayage.
Elle vint l'atteindre, juste de l'autre coté de la porte en gloussant. La surveillante lui lança un regard noir, vu que la salle d'essayage était réservée aux hommes. Mais, d'un simple sourire, Gabrielle la força à se calmer. Elle gloussa de plus belle en entendant le cancer pester des injures et grommeler tout en se changeant.
-DM, tu n'es qu'un vieil ours mal… voulut-elle se moquer avant de s'arrêter, stupéfaite. Deathmask venait de sortir de la cabine, en pantalon noir et camisole assortie, ses yeux bleus royaux et assassins. Ses cheveux pointaient dans tous les sens, accentuant son air fâché.
-C'était léché que tu voulais dire? Ben disons que c'est peut-être vrai pour ce détail, mais je ne suis pas si vieux que ça, déclara-t-il, avec un petit sourire en coin.
-Ah non? Soupira la surveillante, en le dévorant du regard, sans resté bouche bée devant ses bras musculeux mis en valeur ou tout simplement le charisme qu'il dégageait, contrairement à Gabrielle.
La jeune fille le fixait comme s'il était une lointaine apparition sortie tout droit du rêve américain. Il avait un style petit voyou qui lui plaisait, elle ne pouvait pas voir d'autre raison à sa réaction hébétée.
-Oui, je sais, je suis vraiment un trop beau garçon et j'ai un regard qui tue, mais c'est pas une raison pour gober des mouches, nargua-t-il tandis qu'un homme passant par là s'arrêtait, intrigué.
-Tournes-toi, réussit à dire Gabrielle.
-Quoi!
-Fais un tour complet sur toi-même ordonna-t-elle.
Il s'exécuta amusé. Avant sa mort, il faisait bien de l'effet auprès des femmes, mais ça faisait longtemps de ça. Retrouver cette impression ne le gênait pas du tout.
-C'est vrai qu'il est joli garçon, lança l'homme qui venait de s'arrêter pour apprécier le physique du chevalier.
Ce dernier comprit l'allusion, mais préféra faire comme si de rien n'était. L'adolescente aux cheveux verts eut alors un geste spontané, elle se jeta entre les bras du guerrier et se serra très fort contre lui.
-Ne t'inquiète pas, beau démon. On prend tout le linge que je t'ai choisi, pas besoin d'en essayer encore, tu es parfait avec ceux-là.
-Ouais ben, pas besoin de devenir sentimental pour autant, recommanda Deathmask en sourcillant devant le surnom de « beau démon ». Il n'aimait pas trop ça.
Un instant plus tard, l'étrange couple était sorti du magasin, lui, de retour dans sa salopette noir et portant tous les paquets que formaient leurs achats, elle, tout sourire avec son air de rêveuse qui intriguait l'adulte.
-Il y en a beaucoup des gays, dans cette ville?
-Pourquoi? Répondait-elle, ça t'intéresse?
-Non, pas vraiment. C'était juste pour dire quelque chose.
-Eh bien non, il n'y en a pas beaucoup. Toi, tu t'orientes dans quelle branche de l'orientation sexuelle? Tu préfères les hommes ou les femmes?
-Les femmes, fit-il, presque par réflexe.
-Pourquoi?
-Toi, tu préfères lesquels, hommes ou femmes?
-Hommes, ils m'attirent plus.
-Pourquoi?
-Sans vouloir être méchante, vous êtes tellement moins compliqués que les filles et tellement plus drôles. Puis, il n'y a rien de plus beau qu'un homme sincère.
-C'est une façon de voir. Mais moi, je préfère les filles.
-Pourquoi?
-Plus facile à sauter, finit-il par dire, mesquin.
-Quoi!
À voir la figure de la jeune fille, il venait de dire une obscénité. Mais elle se reprit et, sans lui laisser le temps de s'excuser, elle lui avait prit la main droite et tordu le poignet.
-Argh! Qu'est-ce que… (il échappa tous les paquets qu'il portait)
Elle lui fit baisser la tête pour lui montrer une ligne au creux de sa paume.
-Tu vois ce fil gravé dans ta chair? C'est celui de ta vie. Il est là, depuis ta naissance. Il file dans ta main, profond, mais fin, là, il y a une brisure. Un écart dans la ligne et dans la trame de tes jours. C'est les semaines passées au monde des morts qu'il représente. Il y a une de tes veines qui passe là, juste sous l'écart. Elle est mauve et bleue, bien visible. Elle a marqué toute ta mort. C'était la peur continuelle. Ton enfer était une suite de cauchemars que toi seul pouvait comprendre et craindre. Mais ce qu'on oubli quand on lit les lignes de la main, c'est qu'il y a des veines partout dans le corps. Il y en a sous chaque jour de ta vie, autant que sous ta ligne de vie. Et c'est encore ta peur. Une peur lointaine qui t'obsède dans tout ce que tu fais. Tu passes ton temps à la cacher, à la fuir, à l'enfouir sous des bouts de peau pour t'inventer une autre vie, un autre toi.
-Je ne crois pas à ces…
Elle serra sa main, immense, dans les siennes, qui parurent encore plus petites qu'elles ne l'étaient en cet instant. Elle lui fit déplier les doigts et arrêta les siens au-dessus des plis des jointures du chevalier.
-Ta peur est là et la fuir t'oblige à dire des choses qui ne viennent pas de toi. Des choses que tu ne crois pas. Tu as connu très peu de femmes dans ta vie. Tout juste deux, trois... Et tu les as respectés beaucoup plus que tes mots ou tes actes ne pouvaient le sous-entendre. Tu n'auras dans toute ta vie qu'une chance de connaître l'amour. Mais cette chance, tu vas la laisser filer entre tes doigts, finit-elle en lâchant la main d'un guerrier sidéré.
Qui se força à se reprendre aussi vite que possible.
-Je croyais que c'était la main gauche qu'on devait lire, fit-il, en s'efforçant de ne pas laisser voir à quel point ce qu'elle venait de dire l'avait remué.
Gabrielle leva les yeux avant de reprendre leur marche, comme si de rien n'était.
-Ce n'était qu'une façon directe de te dire ce que j'ai compris de toi, s'expliqua-t-elle en lui offrant un clin d'œil étrange.
Il déglutit. Oui, c'était assez direct. Peut-être même trop pour lui.
