Dragonna : Bon ben, pour Sorrente au moins, j'avais raison sur un point, Julian est au mec, même s'il a demandé Saori en mariage…

Pour Sion et Dhokko, disons qu'ils vont s'expliquer dans quelques chapitre, tu verras bien… oh, suspense (comme je tiens à la santé du tigre, y'a pas trop d'inquiétude à se faire, ça viendra.)

Shiryu, moi aussi je déteste sa belle-mère. Pourquoi toujours des garçons? Les filles n'ont pas trop la cote en Chine et c'est mieux pour les familles d'avoir des fils, coté honneur, argent et ect… Arh. La famille.

Ils pensent déjà au mariage des enfants, et oui, tu sais pourquoi? Des mariages arrangés en Chine aurait été accepté quelques heures après la naissance des mariés. Genre, j'ai trois mois et mon futur époux en a cinq, je le rencontrerais peut-être à mes 14 ans si j'ai de la chance et je l'épouserais quand j'aurais 15 ans.

Il est mignon est ce dernier chap? Personnellement, c'est un de mes préférés, j'ai vraiment aimer l'écrire. Le prochain? C'est Shun. Mon deuxième petit préféré. Maintenant je te laisse lire!

Shun VI (J'ai oublié de marquer au dernier chap que c'était Shiryu VI, je m'excuse à toutes les fans que cet oubli a pu décevoir…)

Les chevaux avançaient très lentement. China avait demandé à ce qu'ils ralentissent l'allure, comme si soudain, alors qu'elle approchait du but, elle ne voulait plus arriver chez elle. Shun, compréhensif, avait décidé que ça ne ferait pas de mal aux cheveux d'aller moins vite. Esmeralda n'avait rien dit, mais il devinait les taquineries qu'elle lui réserverait juste pour ça. Elle était incroyablement compréhensive, la jolie blonde, quand il le fallait, mais le reste du temps…

Disons qu'elle aimait se moquer de lui. Comme elle devait aimer narguer Ikki, bien gentiment.

Andromède oublia ses pensées quand ils approchèrent de la maison de la guerrière d'Ophiucus, qui s'était dressé à l'horizon quelques minutes plus tôt. Ils étaient maintenant à quelques mètres de l'habitation, qui consistait en un vrai ranch, comportant 3 ou 5 pavillons différents. Un sentiment d'alerte restait au fond de lui depuis qu'ils avaient vu cette maison. Après les attaques menées par le père de China contre eux, il commençait à craindre, même à soupçonner des récidives.

China, assise entre ses bras, s'appuya contre son torse, en quête de réconfort. Il essaya de ne pas penser à l'effet que ce simple geste avait sur lui. Ce ne fut pas trop difficile, puisque comme ils arrivaient à leur destination, un jeune homme, une épée à sa ceinture, ainsi qu'un fusil, marchait dans leur direction.

-China. Ça fait… plaisir de te revoir, déclara-t-il d'une voix qui sonnait faux. Qui est-ce avec toi ? Tu t'es déniché un fiancé et il a emmené sa sœur avec lui ?

Shun allait répliquer, ainsi qu'Esmeralda, mais China les coupa.

-Oui, Steve, voici Shun, mon fiancé, chevalier de bronze d'Athéna et cette charmante jeune femme, c'est sa future belle-sœur, Esmeralda.

Shun en resta tout pantois, prêt à lancer sa compagne de selle par-dessus bord pour la faire rectifier les faits. Elle avait dit qu'il jouerait son frère d'adoption, pas son fiancé ! Puis, s'il se trouvait soumis à la tentation qu'il avait endurée durant le voyage, il doutait fort de savoir retenir ses sentiments. Ce qui fut dit ensuite le fâcha encore plus.

Steve, un des plus jeunes frères de China, observait Esmeralda d'un œil gourmant. Un œil de connaisseur qui pétillait face à ce qu'il voyait. « S'il ne fait que tenir de son père, je comprends qu'elle voulait que je vienne avec elle. » songea Shun, tout en affichant une mine pleine de colère pour l'adolescent devant eux, qui criait maintenant en direction de la maison :

-P'pa, t'as un nouveau gendre ! China vient d'arriver !

Puis, les yeux de Steve revinrent se poser sur la belle Esmeralda, plus avides et voraces qu'Andromède aurait pu croire que des yeux pouvaient l'être.

-Charmante, finit par murmurer le jeune homme, en tendant une main vers l'amour d'Ikki, dans un geste qui se voulait galant. Mais avant qu'il n'ait pu aider la jeune femme à descendre, pour éventuellement commettre une ou deux bassesses, Shun avait sauté sur le sol et fait descendre Esmeralda lui-même. Puis, sans un regard pour Steve, qui parut très choqué d'avoir été devancé, le guerrier se tourna vers China, qu'il aida à descendre en la prenant par la taille. Ce, au grand dam de l'Italien, qui commençait le petit manège du « chevalier d'Athéna » des plus agaçants.

-Shun, qu'est-ce que tu as ? demanda Esmeralda, aussi interloquée que China.

-Je ne lui fais pas confiance à ce type, murmura-t-il, assez bas pour n'être entendu que des deux femmes.

-Mais c'est mon frère s'insurgea China. Puis, il ne fait pas partie des pires hommes de ma famille !

-Ouais, ben dans ce cas, attends-toi pas à ce que je sois sympa avec lui tant qu'il mate Esmeralda comme il le fait, grinça l'adolescent aux cheveux bruns.

-Je ne te reconnais pas. Il ne me semble pas avoir entendu Ikki dire que tu pouvais être agressif comme ça ou agressif tout court, remarqua Esmeralda.

-Il va falloir que tu t'y asses, parce que depuis quelque temps, j'ai beaucoup changé, répliqua-t-il en fixant d'un œil mauvais le frère de China, qui lui renvoyait son regard.

À ce moment, un homme d'âge mur arriva, l'air aussi contrarié que les deux garçons. Il avait des cheveux noirs, comme son fils et sa fille. Mais il était fait carré, en véritable colosse. On aurait dit un joueur de foot, avec sa carrure d'armoire à glace, donnée par les épaulettes, mais l'adulte ne portait pas d'épaulettes. Ses yeux étaient durs comme la glace dont leur fond avait été tapissé. Une moustache parfaite, touffue, mais bien coupée, venait adoucir ses traits froids. Mais si peu que ça ne comptait pas vraiment. Il n'avait pas d'épée à sa ceinture, mais un énorme fusil de chasse dans les mains.

Andromède finit de comprendre les appréhensions de China en voyant la façon dont l'adulte parcouru du regard les deux jeunes femmes se tenant à côté de lui. La guerrière d'argent se força à garder la tête haute et affronter l'inspection de son père. Esmeralda, elle, chercha refuge auprès de Shun, ne supportant pas d'être dévisagée comme un paquet de viande froide dans un rayon d'épicerie.

-Un gendre tu dis Steve ? Alors tu t'es marié avec un blanc bec qui sort d'on ne sait où, pour ensuite te ramener à la maison pour faire connaître à tes parents deux grandes nouvelles d'un coup. Tu oses encore être vivante, depuis plus de 15 années passées on ne sait toujours pas où, sans même penser à nous envoyer de nouvelles, mais en plus, tu es mariée !

Shun aurait protesté, si China lui en avait laissé le temps.

-Papa, ce n'est pas encore mon mari, nous ne sommes que fiancés.

-D'accord, c'est pour ça qu'il a pas l'air content le jouvenceau, il a pas encore eut sa part du gâteau. Et l'autre donzelle, la blonde, c'est qui ?

-Sa future belle-sœur, Esmeralda, déclara encore China, empêchant l'intéressée de s'expliquer elle-même.

-Alors, il a un frère, c'est ça ? déduit le père en faisant signe à son fils de s'occuper des deux chevaux. Et, il a un nom, le jouvenceau ?

-Shun, répliqua « le jouvenceau », en suivant Steve du regard tandis que ce dernier faisait entrer les chevaux dans l'écurie de la famille.

-Un métier ?

-Soldat, intervint Esmeralda, décidant de se mêler à la comédie s'il n'y avait rien de mieux à faire. Elle n'aimait pas le jeu auquel China semblait vouloir se prêter. Les sentiments de Shun à son égard étaient confus, mais agir ainsi ne l'aiderait pas forcément à y voir plus clair.

-Oh, mais ça explique tout. Voilà pourquoi mes hommes n'ont jamais pu lever la main sur toi durant votre périple.

-Est-ce qu'on pourrait savoir pourquoi vous…

-Allons, coupa l'adulte, ne restez pas là sur le pas de la porte, je vous expliquerai tout à l'intérieur, mais pour l'instant, soyez mes invités.

Ils le suivirent et entrèrent dans une maison richement décorée. Shun réalisa alors quelque chose que China ne lui avait jamais dit. Sa famille était très riche. Le plancher faisant résonner leurs pas était en marbre. Il y avait un couloir de 20 mètres devant eux, auquel on ne trouvait aucun usage autre que le tape à l'œil. Le tableau grandeur nature d'une femme nue s'étalait sur un pan de mur. Il y avait des arbres plantés dans la terre, qui poussaient directement dans la maison. On ne voyait nulle part de poussière ou de tache sur les décorations et les murs.

Esmeralda écarquilla les yeux devant les étalements de richesse qui s'étendait face à eux. La salle de séjour, la cuisine, les servantes, la salle à manger qui devait pouvoir accueillir des quarantaines de personnes. Les chambres d'amis, le petit salon, la salle de jeu, les chambres des enfants, la chambre des maîtres… Partout, il y avait de l'or, du bronze, de l'argent, du bois de chêne, du cerisier, des pierres précieuses.

Ils furent présenté à la mère de China, qui, à la grande gêne de Shun, était le modèle du tableau de femme nue installé dans le couloir. C'était une dame charmante dont certaines mèches noires commençaient à grisonner. Mais ce qui gêna le plus Andromède, ce fut la façon dont cette Maria l'observa. L'intérêt qui s'alluma dans ses yeux à la mention d'un soldat fiancé à sa fille disparue n'avait rien d'innocent.

-Ce n'est que ton fiancé ? insista la femme, l'air à la fois déçue et enchantée.

China acquiesça, tandis que Shun se sentait de plus en plus agacé par ce mensonge qu'elle avait fait sans lui demander la permission. À croire qu'elle avait prévu ce qui arriverait et que ce serait exactement ce qu'elle voulait qui se passe qui arriverait. Comme si elle avait toujours voulu faire croire qu'il était son fiancé.

À ce moment, un éclair lui vrilla les entrailles, remontant jusqu'à son cœur, l'obligeant à porter une main à sa poitrine sous la violence du choc. Il retint un cri et sa main libre se referma sur l'une des épaules de China. Esmeralda parut comprendre ce qui se passait, car parmi tous les regards inquiets et surpris, ou même moqueur qui observaient Andromède, ses yeux pâles s'adressèrent à lui dans un message très clair. Il ne devait pas trop s'en faire.

-Qu'est-ce qu'il a ? demanda le père, étonné.

-Je pense que c'est la fatigue, vous nous laisseriez aller l'étendre dans ma chambre, le temps de vérifier que tout va bien, répondit China, reprenant aussitôt son assurance et son esprit dominateur.

Son père parut fâché par sa réaction, mais sa mère s'empressa de répondre :

-Mais bien sûr, ma jolie, tu veux que je vous aide toi et… elle hésita, ignorant encore comment appeler et traiter Esmeralda.

-Je suis sa belle-sœur, merci, nous n'aurons pas besoin de votre aide, expliqua automatiquement la blonde. Avant que le maître de la maison ne s'y oppose, China entraîna ses deux amis jusqu'à sa chambre, où elle les barricada solidement. Elle soupira en s'appuyant contre sa porte.

-Bravo Shun, bonne diversion, je ne savais plus comment m'en sortir, fit-elle en se passant une main sur le front.

-Ce n'était pas qu'une diversion, n'est-ce pas ? interrogea Esmeralda, déjà agenouillée à côté de l'adolescent, qui s'était assis sur le lit, ne tenant plus sur ses jambes. Le regard reconnaissant de la guerrière d'Ophiucus changea du tout au tout et elle vint s'asseoir du côté libre du chevalier de bronze.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.

-Je m'excuse, je …, c'était une douleur soudaine au niveau du cœur. Je crois que c'était Ikki, répondit-il, l'air gêné de recevoir tant d'attention.

Esmeralda n'eut pas l'air rassuré pour autant. Mais le regard bleu trouble du jeune homme la dissuada de poser des questions. C'était à son tour à lui de parler. Shun tourna son visage vers China, l'air mécontent.

-Pourquoi est-ce que tu leur as raconté qu'on était fiancé toi et moi ? Tu avais dit que…

China le coupa en jetant un œil vers la « future belle-sœur » de Shun, craignant qu'elle ne se mêle à leur conversation. Mais Esmeralda se préoccupait surtout de son phénix pour l'instant.

-Écoute Shun, je sais que je n'ai pas été honnête avec toi au début, mais j'étais sûre que tu ne serais pas venu si je t'avais dit ce que je prévoyais faire.

-Ouais, tu as préféré me mettre devant le fait accompli, pour que je n'ai pas le choix, grogna-t-il.

-Mais ça ne t'engage à rien, je te demande juste de faire semblant. Je veux revoir ma famille, mais je sais qu'il n'y aura pas que des bons côtés à nos retrouvailles. Et j'ai besoin de quelqu'un pour me protéger, parce que… je ne suis pas sûre d'être prête à affronter les membres de ma famille. Pas avec les peurs que j'ai gardés de certains d'entre eux.

-S'ils t'inquiètent à ce point-là, pourquoi est-ce que t'es revenu ici, hein?

-Pour ma sœur. Je voulais savoir ce qu'elle était devenue. Si tu n'avais fais semblant que d'être mon frère adoptif, tu n'aurais pas pu me protéger d'assez prêt, c'est pour ça que…

Elle baissa ses yeux métalliques, elle avait honte d'en dire plus. Elle, une guerrière d'argent, requièrant l'aide d'un chevalier de bronze pour une telle histoire. Marine n'aurait pas été fière d'elle. Mais l'aigle pouvait toujours parler. C'était facile pour elle, elle s'était amourachée d'un chevalier d'or. China, elle, était secrètement amoureuse de Shun, depuis déjà longtemps et elle avait désespérément tenté de le cacher, pour la bonne raison qu'elle ne le connaissait pas personnellement. Au début, elle avait cru que son sentiment disparaîtrait, mais il n'avait fait que grandir.

Elle était plus vieille que lui de quelques années, mais sa douceur, son attitude plutôt défensive l'avait charmé. En le faisant venir avec elle, elle faisait deux pierres d'un coup, mais une telle chose ne s'avouait pas. Shun soupira et se laissa tomber sur le lit de tout son long. Sous son poids, un terrible craquement retentit et le matelas prit une drôle de forme, rompu en plein milieu. Esmeralda sourit, amusé, tandis qu'Andromède poussait un autre soupir, fâché cette fois.

-J'étais gamine quand je dormais dans ce lit, se défendit China, espérant calmer la colère du chevalier.

-Eh ben, si je me retrouve à jouer ton fiancé et à dormir dans le même lit que toi, tu serais mieux de nous trouver un autre lit que celui-là. Bougonna le guerrier.

Les deux jeunes femmes s'étendirent de chaque coté de Shun, avec un grand sourire, tout en faisant s'enfoncer un peu plus le matelas dans l'armature brisée de l'ex-lit.

-Alors, tu vas le faire? Demandèrent-elles d'une même voix.

-J'ai le choix peut-être ?

Elles grimpèrent sur lui, chacune de leur bord, China sur son côté gauche, Esmeralda sur le droit. Elles avaient l,air taquines tout d'un coup.

Alors, il faut qu'on prévoit un plan, fit la blonde.

-Tu dois pouvoir répondre à toutes les questions que ma famille te posera sans hésiter, poursuivit la noiraude.

« J'imagine que ça veut dire qu'elles vont me dire les réponses elles-mêmes, grogna-t-il intérieurement. Deux filles qui me manipulent pour le prix d'une, je suis vraiment logé à bonne enseigne. »

-Allez mes dames, réinventez ma vie, sourit-il en les faisant descendre de sur lui pour se rasseoir. Ça me changera les idées.

Dans la suite, le capricorne…