Dragonna : T,as pigé le secret du fic, on en sait toujours plus sur les perso, plus l'histoire avance. Pour tes choupis, avec le chap qui sut, il reste encore 5 chap à attendre, mais comme j'ai mis le turbo en écriture, parce que maintenant j'ai mon portable sans l'internet sur le quel je peux quand même mettre des trucs pis les trainer à l'école pour les mettre sur le net, ben donc, ça devrait pas être trop trop long. Bon, je te laisse lire… Ikki IV (Hyoga est mon seul rejet dans les bronzes, mais c'est moins pire que Seiya)

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… »

Lyumnade ne l'avait pas cru. Pour la bonne raison que c'était tout simplement incroyable. Quel homme pouvait cesser d'aimer ? S'empêcher d'éprouver le moindre sentiment autre que la rage ?

Les ténèbres autour de l'adolescent paraissaient insondables. Hadès ne s'occupait plus de lui. Il ne voulait qu'une chose, se préparer à la guerre. Que le phénix quitte les enfers lui était égal. Il le ferait tuer à l'infini s'il fallait, mais il pourrait s'en débarrasser. Le jeune homme se sentait un peu perdu. Pour n'importe qui, ç'aurait été normal, mais lui qui masquait et refoulait toujours si bien ses sentiments avait de la difficulté à se retrouver. Il avait l'impression d'être transparent.

« Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… » se répétait-il, sans le vouloir. Non, il ne répétait pas ces paroles, quelqu'un les lui imposait. Ikki se força à se concentrer. Il n'avait pas le droit à l'erreur. On ne meurt pas dans le royaume des ténèbres, mais on peut être piégé. Il avait été assez idiot pour se faire avoir comme un apprenti apprenti chevalier dans le monde des vivants. Il devait se reprendre.

Des ombres l'encerclaient, des mains se tendaient vers lui, frôlaient ses cheveux bleu marin ou sa peau. Il avançait dans l'obscurité, sur un chemin qu'il ne voyait pas, avec l'impression d'être encerclé par un vide noir et sans fond. Comme s'il marchait sur un pont suspendu au-dessus du néant. Et il faisait nuit. C'était pour ça qu'il ne voyait rien. Secouant la tête pour se débarrasser du malaise qui s'installait en lui, il poursuivit son chemin.

Des voix criaient, appelaient des inconnus. Des pleurs résonnaient dans le noir, provenant de plein de direction à la fois. Est-ce qu'elles étaient vraies ou fausses ? Des personnes décédées étaient-elles vraiment en train de pleurer ? Ou est-ce que ce n'était qu'un leurre destiné à déstabiliser les malheureux qui s'aventuraient là ?

Ikki l'ignorait encore. Il se demandait souvent où on avait caché les champs élisés, ses lieux de paix où les morts finissaient par atterrir pour trouver le sommeil éternel, le repos bienfaiteur qui se cachait derrière la souffrance des enfers. Il savait que cet endroit existait mais ne l'avait jamais vu de près ou de loin. Esmeralda y avait déjà été, mais s'était enfuit pour le retrouver quand il était mort. Elle avait préféré connaître la souffrance des enfers plutôt que la paix de son âme. Pour le voir pendant quelques heures tout juste. Uniquement pour lui.

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… »

Il serra les poings et ses yeux s'étrécirent de colère. Il s'en voulait encore tellement. Elle était morte à cause de lui. Tuer par son propre père. Après avoir été vendue et peut-être pire encore. Elle avait connu le feu de la géhenne, à cause lui. Elle avait subi l'enfer à cause de lui. Et lui, tout ce qu'il trouvait à faire, c'était l'aimer.

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… »

Il n'avait jamais complété sa phrase. À l'époque, ç'aurait été signer sa perte. Lyumnade n'attendait que ça. Qu'il lui dévoile son unique faiblesse. Esmeralda. La seule personne qu'il ait jamais aimée à mourir. La seule qu'il n'avait jamais pu aider, même avec ses immenses pouvoirs.

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à t'aimer et à te pleurer Esmeralda. »

S'il n'y avait pas renoncé, il n'aurait jamais pu tirer de la force de son souvenir de la jeune fille. Il n'aurait pas pu continuer. Il n'aurait pas pu se relever. Il lui aurait fallu du temps. Trop de temps.

La mort de sa belle lui avait donné la seule raison qu'il n'avait pas pour risquer tout ce qu'il avait dans ses combats. Sa force et les risques énormes qu'il pouvait parfois prendre lui venait aussi de là. Il n'avait pas peur de la mort. Il n'avait pas non plus peur de l'enfer. « J'ai peur de la perdre. »

Ikki soupira, mais continua d'avancer, en espérant qu'un ennemi se montrerait et qu'il puisse ne plus penser aux problèmes de son cœur pendant quelques instants. Il relevait la tête avec arrogance, refusant de laisser paraître le combat qui se livrait en lui.

Les pleurs et les cris s'estompaient petit à petit, comme il continuait de marcher sur sa voie invisible, toujours plus loin. Il ne fut bientôt plus entouré que par des murmures conspirateurs. Le combat approchait, voulut-il s'encourager, mais lentement. Si lentement. Il se sentait mal, tout en souhaitant que la voix cesserait de répéter cette fichue phrase qu'il avait dit si longtemps auparavant. La bataille contre Poséidon, ça paraissait loin d'ici.

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… »

Est-ce qu'on pleure ses propres victimes ? Non. Ça ne se fait pas. Ça ne sert à rien. Les larmes sont trop belles pour qu'on les salisse ainsi. Puis, il était bien trop orgueilleux pour se permettre de pleurer. Esmeralda était l'ange de sa vie et elle était morte sous ses yeux, à cause de lui. De la main de son entraîneur qui ne cherchait qu'une chose, endurcir Ikki. Et un homme endurci ne pleure pas.

Il venait juste de faire un pas de plus dans la noirceur qu'un éclat de lumière surgit brusquement du néant, l'aveuglant. Quand il recouvra la vue, il vit son premier ennemi qui se tenait devant lui. Une femme. Une tête de moins que lui, des cheveux blonds, des yeux bleu vert. Le phénix n'osa pas y croire et bien lui en fut. La damoiselle portait une armure superbement découpée, qui dévoilait ses formes dans les moindres détails. Elle ressemblait trait pour trait à Esmeralda, mais jamais la jeune fille ne se serait vêtue de la sorte.

L'armure était noire et verte, piquetée d'émeraude. Parmi ses cheveux d'or, passait une mèche verte, comme des feuilles de trèfle. Ses lèvres étaient vertes et son sourire mystérieux avait quelque chose de magnétique. Mais dès qu'on baissait le regard sur le reste de l'étrange apparition, on était frappé et même choqué par ce qu'on voyait.

Attaché dans son cou, le haut de l'armure descendait sur sa poitrine en un décolleté plongeant. On aurait dit qu'elle portait un haut de maillot de bain, car son ventre parfait était entièrement visible, ainsi que son bas ventre. Son dos était entièrement découvert et le bas de l'arrière de sa tenue faisait penser à un J-string. Elle avait des fesses fermes, c'était plus que visible.

L'essentielle (essentiellement l'essentielle, rien d'autre) de sa féminité avait été cachée, mais ses hanches, ses cuisses et le haut de ses genoux montraient fièrement leur pâleur. Elle portait des bottes de cuir noir, serties d'émeraude. Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'elle était sexy.

-Mignon, observa-t-elle avec un sourire en coin, dévorant le chevalier des yeux. Très mignon.

Son regard rappela à Ikki qu'il ne portait qu'un pantalon pour toute protection. C'était assez désavantageux. Il se racla la gorge en voyant les yeux de la jeune spectre glisser sur son torse nu et ses jambes musclés. Il n'aimait pas du tout se faire observer de la sorte. Elle releva la tête et toute ressemblance avec Esmeralda disparurent aux yeux d'Ikki. Une telle horreur ne pouvait pas ressembler à son Esmeralda.

-Oh, pardon. J e m'égare. Tu m'accorderas que c'était tentant.

Comme il ne disait rien, elle poursuivit en passant une main dans ses cheveux blonds, d'une façon sensuelle.

-Je suis Windy, une des spectres d'Hadès. J'ai été chargé de t'arrêter.

Elle ajusta un gantelet vert couvrant son poignet gauche. Ikki se dit qu'avoir comment elle était habillée, elle n'avait vraiment pas besoin de gants.

-Je m'en doutais peu, grogna-t-il, en se mettant en position de combat.

Les ailes de l'armure verte et noire s'ouvrirent dans un grincement de métal et en deux secondes, elle fut à quelques pas de lui. Alors qu'elle se trouvait à 5 mètres un instant plus tôt. Il eut un mouvement de recul devant sa démarche aguichante. Il commençait à comprendre le combat qu'elle voulait le faire livrer. La lutte débutait déjà en lui, mais il se savait invincible. Elle ne pourrait pas atteindre son but avec lui.

-J'aime bien tes yeux, tu sais, fit-elle en caressant sa mèche verte, la faisant devenir aussi blonde que les autres.

Tout à l'heure, elle ne lui inspirait que du dégoût et voilà que maintenant qu'elle augmentait sa ressemblance avec …

-Esmeralda qu'elle s'appelait, n'est-ce pas ? demanda Windy, portant une main à sa bouche, rendant à ses lèvres une couleur normale. Tu es arrivé un peu tôt, je n'étais pas encore prête.

Elle fit un pas et se retourna vêtue d'une robe blanche, ressemblant à celle d'Athéna. Sauf que la jupe était aussi courte que celle des robes que portaient normalement Esmeralda et qu'elle tombait sur ses hanches exactement de la même manière. Elle avait les pieds nus et la ceinture que la jeune femme mettait toujours. Sa démarche était aussi légère que celle d'…

Le phénix pâlit. C'était encore pire que ce qu'il s'était imaginé. Peut-être que finalement, Hadès s'occupait plus de lui qu'il ne le pensait. Avant, il n'avait à faire qu'à des hommes. D'où sortait cette fille ? Et comment faisait-elle pour changer d'aspect comme ça ?

Elle avançait vers lui, toute souriante et il aurait pu juré que c'était bien Esmeralda qui se trouvait devant, s'il ne l'avait pas vu se métamorphoser. Mais le changement avait été si brusque, est-ce qu'il ne s'était pas tout simplement imaginé la femme en armure de tout à l'heure ? C'était Esmeralda qui lui souriait, ça ne pouvait être qu'elle, non ?

« Non ! Tu l'as vu sa changer, ce n'est pas elle ! Résister. Je dois résister, ce n'est pas elle! »

Elle voulut lui caresser la joue de la main droite, mais il l'arrêta. Ce n'était pas elle. Ce n'était PAS elle! Il crut perdre la raison quand elle le regarda des ses yeux doux et inquiets.

-Ça ne va pas, Ikki ?

Bon dieu, elle avait sa voix ! Exactement sa voix, sa manière de parler, de le regarder, de lui sourire. Il ne répondit pas, mais relâcha son poignet. Il essayait de résister, mais c'était trop dur. Ce n'était pas elle, mais elle lui ressemblait tellement. Dire qu'il aurait tellement voulu la voir il y avait de ça quelques instants.

-Ikki, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as l'air bouleversé, fit-elle d'un ton tendre, aimant. Quand elle leva la main pour replacer une mèche de ses cheveux bleus derrière son oreille, il ne parvint pas à l'empêcher.

« Ce n'est pas elle. Ce n'est pas elle, ouvres les yeux! » se somma-t-il. Les doigts de la jeune fille se posèrent juste au-dessus de son cœur. Il battait la chamade. Il allait se mettre à trembler si ça continuait. Il se força à ne pas dire le nom de l'adolescente. Ce n'était pas elle. Il devait la forcer à arrêter sa mascarade, la repousser. Il ne devait pas laisser Hadès faire de son amour pour Esmeralda sa faiblesse. Ses yeux rencontrèrent deux perles bleues. Teintées de verts. Les yeux de son aimée étaient uniquement bleus. Il s'en rappelait. Alors, il trouva la force de repousser l'adolescente. Elle tomba à genoux devant lui, battit des paupières et retrouva ses iris les plus purs. Il n'existait plus la moindre différence entre elle et la vraie Esmeralda. Plus la moindre.

-Ikki ? Qu'est-ce qui te prend ? C'est moi, Esmeralda, tu ne me reconnais pas ?

Il ne disait toujours rien. Le pauvre tremblait maintenant, pas très fort, mais assez pour que ça se voit. Il avait beau se répéter que ce n'était pas elle qui se tenait devant lui, il commençait à y croire. Il aurait tellement voulu le croire. Ça lui aurait fait du bien que ce soit vraiment elle, juste là, à deux pas de lui. Mais ce n'était pas elle, il devait s'en convaincre et s'échapper de ce piège avant de…

-Ikki, parles-moi, je t'en pries, qu'est-ce que tu as ? C'est moi, Esmeralda. Tu le sais, non ? Ikki, dis-moi quelque chose, supplia-t-elle, s'étant relevé.

Elle marcha jusqu'à lui, mais il la repoussa de nouveau. Même si les larmes qui vinrent couvrir les joues de la jeune fille lui brisèrent le cœur. Il voulut détourner le regard, espérant pouvoir ramener ses yeux sur elle et la voir sous sa vraie forme, celle d'un spectre d'Hadès. Mais elle l'attrapa par les bras et le secoua, tout en douceur.

-Ikki, c'est moi ! Esmeralda ! C'est bien toi ? Ikki, n'est-ce pas ? Pourquoi tu ne dis rien ? Pourquoi tu ne réagis pas ? C'est moi ! Tout à l'heure, quelqu'un nous a séparés, mais je t'ai retrouvé.

Sa voix brisée lui faisait mal à entendre. La ressemblance avec Esmeralda était douloureusement parfaite. Il sentait qu'elle allait se jeter dans ses bras, à son cou, en quête de réconfort. Il savait que ça l'achèverait, mais il n'arrivait pas à la faire le lâcher. Il n'avait pas encore fait un geste pour la repousser.

-Ikki, je te jures que c'est moi ! Reconnais-moi…

-Non, souffla-t-il, sans la moindre conviction.

-Appelles-moi par mon nom, dis-moi que tu m'aimes, mais ne me forces pas à souffrir comme ça, Ikki. Il y a quelques heures, j'étais dans tes bras et maintenant, tu agis comme si nous étions des étrangers.

Il grimaça. Quelle idée il avait eu de faire une telle erreur ? Lui faire l'amour en enfer. Sous les yeux de tous les sbires d'Hadès. Non, seulement s'était-il rendu vulnérable, mais en plus, il avait donné toutes les armes nécessaires à ses ennemis pour l'attaquer. Il n'aurait jamais dû se laisser aller comme ça. Il avait cru trouver un coin de paradis dans la mort. Ça ne rendait que tout le reste pire que jamais, voilà tout.

On ne lui avait laissé cette mince joie que pour mieux le faire souffrir par après.

-Ikki, dis-moi que tu m'aimes, je t'en pries.

« Il y a longtemps que j'ai renoncé à aimer et à pleurer… » Jusque là, Esmeralda ne l'avait jamais empêché de revenir à la vie, c'était toujours elle qui l'avait poussé à partir. Elle avait disparue et la Windy qui venait de se transformer en elle n'avait rien à voir avec la jeune fille. Ce n'était pas elle qui se tenait devant lui, même s'il l'aurait voulu, ce n'était pas elle. Il repoussa l'adolescente une bonne fois pour toute et passa devant elle, sans se retourner.

Elle l'appela de toutes ses forces, le suppliant de revenir, mais il se força à ne pas l'écouter. À un certain moment, alors que la lointaine culpabilité refaisait surface au fond de son âme, des sifflements résonnèrent derrière lui. Il ne se retourna pas, mais se mit à courir.

La voix qui hurla derrière lui était celle de Windy et était plus que furieuse. Des émeraudes tranchantes comme des lames de rasoir vinrent lui frôler une jambe, créant trois sillons de sang dans sa peau. Mais la douleur physique n'était rien comparé au poids qu'on venait de lui enlever des épaules. Il se sentait la force de soulever des montagnes tout à coup. Il avait eu raison, ça n'était vraiment pas Esmeralda.

À présent, il serait vraiment invincible. « Mets-moi face à n'importe lequel de tes spectres Hadès. Envoies-en dix à la fois. Je n'en laisserais que des morceaux derrière moi. Je dois revenir à la vie, le plus vite possible. »

la dernière pensée qui lui vint, il n'osa même pas la verbaliser dans sa tête, de crainte que quelqu'un ne la voit et ne l'utilise contre lui, pour le ralentir.

Il devait faire vite, pour retrouver Esmeralda. Et jamais il n'avait été aussi content de se faire tirer dessus par une folle enragée.

Le prochain chap portera sur Camus et attention, il est giga long, alors je promets pas qu'il arrive dans la journée, p'tre demain!