Bonjour à tous! Voici donc le nouveau chapitre. Je m'excuse de l'attente mais je ne pouvais pas me connecter avant. En ce qui concerne le prochain chapitre, il n'arrivera certainement pas tout de suite étant donné que je pars en vacances dans deux semaines et que je n'aurai donc pas accès à internet et j'avoue que je n'aurai certainement pas envie d'écrire. J'essayerai de poster juste avant de partir mais je ne promets rien.
Sur ce bonne lecture! :)
Je ne savais pas pourquoi mais j'avais accepté. C'était idiot et contraire à tout ce que je m'étais promis mais j'avais accepté de dîner avec Collin. Voilà pourquoi je me retrouvai toujours dans le pétrin, j'étais incapable de tenir mes engagements. Mais il n'y avait rien de bien officiel. C'était juste un repas entre amis, voilà tout. Alors pourquoi est-ce-que je restai plantée devant mon miroir. J'avais discipliné mes cheveux autant que je le pouvais et je m'étais même décidée à me maquiller. J'avais du mal à me l'avouer mais je voulais qu'il me trouve belle. C'était pure vanité. Malgré tous mes déboires, je voulais encore qu'on me trouve désirable. Quelle idiote! J'attrapai ma veste en cuir avant de descendre au rez de chaussé. Jared et Kim étaient tranquillement assis dans le sofa alors que Kaya jouait avec ses poupées non loin d'eux.
- Tu t'en vas déjà? s'enquit Kim en me voyant passer.
- Je ne vais pas trop tarder.
- Tu ne rentres pas tard, rajouta Jared.
Sa phrase sonna plus comme un ordre que comme une question. Lorsque j'avais dit que j'avais "rendez-vous" avec Collin, Jared avait vu rouge. Il s'était mit en colère alors que Kim avait tant bien que mal essayé de le calmer. Je ne comprenais pas pourquoi il en faisait autant. Il aurait dû être content que je m'entende aussi bien avec un de ses amis. Peut-être un peu trop à son goût. Sûrement son instinct de grand frère.
- Je suis majeure, lui fis-je remarquer.
- Tu le connais à peine. On ne passe pas la nuit avec quelqu'un le premier soir. Pas ma petite soeur en tout cas.
- T'es bien un homme toi, ris-je. Vous, les mecs, vous voudriez que les femmes passent à l'acte le premier soir mais votre sœur, elle ferait mieux de rentrer au couvent. Tu sais qu'il y a tout un tas de femmes qui ont un frère.
- Je m'en fiche des autres et Collin... franchement, il est pas fait pour toi.
- Jared, soupira Kim. Je suis sûre du contraire, et tu le sais pertinemment.
Il grogna et reporta son attention sur la télé. Il me souhaita une bonne soirée en marmonnant alors que Kim me souriait, m'encourageant à m'amuser. J'adorai ma belle soeur. Elle était juste fantastique. Elle était parfaite pour Jared. Il n'aurait pas pu mieux trouver. Honnêtement, je les enviai. Ils s'étaient trouvés alors qu'ils n'étaient qu'au lycée et ils arrivaient encore à être pleinement heureux aujourd'hui. Y avait de quoi écrire un livre. Combien de couples pouvaient se permettre de dire qu'ils étaient aussi heureux qu'au premier jour? Quand j'y pensai, je me disais que tous les membres de le meute avaient ce même regard quand ils regardaient leurs compagnes. C'était vraiment étrange...
Je préférai me rendre à pied jusqu'à chez Collin. J'avais un petit peu d'avance et ce n'était pas comme si la Push était immense. C'était toujours un plaisir de marcher au grand air. Ce n'était pas le même effet qu'à Los Angeles. Surtout en sachant que j'avais passé plus de temps en boite de nuit, bar et autres endroits de ce genre qu'à me balader en pleine nature.
Mon téléphone sonna, m'empêchant de penser à des choses peu plaisantes. C'était Laura qui venait aux nouvelles. Je la rassurai sur mon état de santé et je crus bon de lui parler de Collin. J'avais peur qu'elle me gronde, qu'elle me dise que c'était une mauvaise idée après tout ce que j'avais vécu mais ce fut tout le contraire qui se produisit.
- Tu veux dire que tu n'es pas en colère? m'inquiétai-je.
- Pourquoi je le serai? C'est génial si tu te trouves quelqu'un.
- Tu ne trouves pas ça trop tôt? Après tout ce qu'il y a eu avec... lui.
- C'est vrai que ça aurait été mieux mais si un gars bien te tombe dessus, pourquoi ne pas en profiter? Tu as le droit d'être heureuse. C'est un gars bien, n'est-ce pas? s'enquit-elle anxieuse que je puisse me remettre dans mes ennuis.
- Ouais, il est carrément génial j'ai envie de te dire. C'est un ami de mon frère, on était à l'école ensemble.
- Je veux tout savoir sur lui! s'extasia t-elle. Nom, prénom, adresse. Je veux pouvoir me renseigner.
Je partis dans un fou rire tout en sachant qu'elle en serait capable. Elle s'inquiétait pour moi comme une mère l'aurait fait avec son enfant. Je finis par couper court à la discussion alors que j'approchai de chez Collin. Mon cœur s'emballait au fur et à mesure de mes pas. Je me souvenais de mon premier rendez-vous amoureux. Enfin si on pouvait appeler ça ainsi. J'avais quinze ans et Alexander, un garçon de ma classe m'avait invité au cinéma. J'étais arrivée, rouge comme une pivoine, et je n'avais pas pu regarder une minute du film. J'étais restée, droite et stoïque, ayant peur de faire une bêtise. J'avais été tellement stressé que j'avais fait tomber mon soda sur lui. C'était la seule fois où j'étais sorti avec lui. Il ne m'avait pas reparlé après ce moment là. Tout cela pour dire que j'avais l'impression de me retrouver quelques années en arrière. C'était un repas entre amis, rien d'autres. Pas de mauvaises intentions. On se contente de discuter et de s'amuser. On ne pense qu'à ça. Pourtant quand la porte s'ouvrit, ce fut complètement à autre chose que je pensai. Il ne portait qu'un simple polo avec un jean et pourtant, je le trouvai à tomber. Une nouvelle fois, son sourire me liquéfia.
- Je me demandai si tu n'allai pas te dégonfler, se moqua t-il.
- Et pourquoi donc aurai-je peur du grand méchant loup?
- On ne sait jamais, dès fois que tu aurais peur de me succomber.
Collin avait été très clair dans ses intentions. Il ne voulait pas qu'une relation amicale. Et moi, j'avais décidé de voir à quel point je pouvais tenir bon. J'avais toujours été une fille compliquée.
- Et si tu commençai par me faire entrer... don juan.
Il me débarrassa de ma veste alors qu'une délicieuse odeur me parvint. J'avais toujours du mal à croire que ce grand gaillard aimait cuisiner et qu'en plus de cela, il était doué. Cependant, j'avais eu vite confirmation par le reste de la meute. Collin était très doué dans ce domaine.
- Qu'as-tu fait de Seth? lui demandai-je en regardant partout autour de moi.
- Tu n'as pas idée de ce que j'ai dû faire pour l'éloigner d'ici. Il tenait à rester parce qu'il t'apprécie beaucoup. Il a fallut que je le supplie.
- Et ça a marché?
- Pas vraiment, j'ai dû lui payer deux places pour le cinéma et le restaurant qui va avec.
- Deux? m'étonnai-je. Seth a quelqu'un dans sa vie?
- Non, il attend la bonne personne. Il va sûrement inviter Embry ou... peu importe, honnêtement, j'ai d'autres préoccupations.
La bonne personne? En temps normal, j'aurai été surprise qu'un homme l'attende mais Seth... non. Du peu que j'avais pu constater, c'était un garçon gentil et prévenant qui se souciait énormément des autres. Des tas de filles auraient été ravis de l'avoir pour petit ami. Moi y compris si je n'avais pas été subjugué autant par Collin. Il me surprenait chaque fois davantage. Que se serait-il passé si j'étais resté à la Push? Je l'aurai côtoyé durant toutes nos années scolaires et nous nous serions peut-être rapprochés. A moins que... Nous aurions peut-être continués à nous chamailler. Quelle importance. C'était l'instant présent qui compte.
- Tu permets, j'ai encore quelques petits trucs à faire.
- Je peux t'aider?
- Certainement pas! Tu as juste à te mettre à l'aise, je n'en ai pas pour longtemps.
J'en profitai pour faire le tour du propriétaire. Étonnamment, c'était plutôt propre. J'aurai imaginé des affaires trainant un peu partout, un vrai repère pour célibataire mais ce n'était pas le cas. A moins que Collin ait tout rangé pour mon arrivé. Qu'importe, il ne me le dirait certainement pas.
- Je suis tout à toi, s'exclama t-il, me faisant sursauter.
Cette phrase était perturbante et il le savait. Un tas de mauvaises pensées m'envahirent alors que j'imaginai tout un tas de scénarios. Non, je n'avais pas le droit. Je repris mes esprits et lui offrit mon plus grand sourire.
- Alors, qu'est-ce-que je t'offre à boire?
- Juste de l'eau ou un soda si tu as.
- Pas de vin, de champagne ou de la bière? J'ai tout ce qu'il faut, je ne savais pas ce que tu aimais alors j'ai prit un peu de tout.
- De l'eau suffira Collin.
Il s'empressa d'aller me chercher un verre alors qu'il se servait de la bière. Je baissai les yeux sans trop savoir pourquoi. J'avais déjà bu, plusieurs fois, lors de certaines soirées. Je n'avais aucun problèmes avec ça mais je savais que si je repartais là dedans, je retomberai aussi bas que je l'avais été.
- Tu es sûre que tu ne veux rien d'autres?
- Certaine.
- Ne me dis pas qu'on ne boit pas à Los Angeles. Je suis sûre qu'il y a tout un tas de soirée complètement dégénérée.
- Oui mais... enfin...
Son regard me troubla. Je me sentais mal de lui mentir. Après tout, j'avais fait des choses épouvantable et j'avais participé à ce genre de fêtes. Et sans réellement savoir pourquoi, j'avais envie de lui dire la vérité mais je ne voulais pas le décevoir. Quel homme voudrait d'une paumée comme moi.
- Gabi, commença t-il. On a tous des secrets tu sais?
Il me regardait dans les yeux comme s'il savait déjà tout de mon passé mais c'était impossible. Je n'en avais parlé à personne ici.
- Franchement, niveau secret, je suis blindée. Savoir qu'on est un loup qui chasse les vampires, c'est plutôt dur à cacher. Au lycée, c'était compliqué, je pouvais en parler à personne. Heureusement que Brady était dans la même situation, je ne sais pas comment j'aurai fait. J'aurai été complètement isolé. Je ratai souvent les cours et les professeurs me prenaient pour un vrai cancre. Je sais bien qu'il y a des choses plus terribles que ça mais combien de fois, j'ai eu envie de me confier à quelqu'un. Mais il y avait la meute, sans elle, j'aurai été complètement paumé.
Je n'avais jamais vu cela de cette façon. J'avais toujours pensé que c'était cool de pouvoir se transformer, d'être super fort, rapide, de combattre des vampires pour sauver des vies. Je n'avais vu l'autre côté. Quand on a seize ans et qu'on se retrouve confronté à son destin, ce doit être effrayant.
- Maintenant, tu fais parti de la meute, continua t-il, alors si tu as besoin de parler, je suis là.
- C'est vraiment gentil Collin mais... ce que j'ai fait, commençai-je. Tu ne pourrais pas comprendre. Je...
Mes yeux s'embuèrent instantanément. Je venais de tout gâcher, je fichai tout en l'air comme j'en avais l'habitude. Je me relevai, voulant partir loin de lui. Il essaya de me retenir mais je me mis à pleurer.
- Je suis un monstre tu comprends! Je... tu es quelqu'un de bien, ce que j'ai fait. C'est... Je suis désolée, faut que j'y aille.
Je le laissai en plant et m'enfuis aussi vite que possible. Sans doute avait-il comprit que j'avais besoin d'être seule puisqu'il ne me suivit pas. Je n'avais nul part où aller. Je ne pouvais pas retourner voir Collin et je ne pouvais pas non plus rentrer à la maison. Kim et Jared s'inquiéteraient de me voir rentrer aussi tôt et dans cet état. Je n'avais pas envie de mentir encore une fois et je ne voulais pas leur raconter ce qui venait de se passer. Tout avait bien commencé et j'avais tout fait raté.
J'attrapai mon téléphone et appelai un taxi pour qu'il me conduise à Forks. Il y avait une seule personne que je pouvais aller voir sans être jugé. Je venais seulement de le retrouver mais j'avais l'impression de ne jamais l'avoir quitté.
Je poussai la porte du bar pour me diriger directement vers le comptoir. C'était une mauvaise idée de venir ici vu l'état dans lequel j'étais mais je n'avais que cette solution et j'avais besoin de voir Aaron. Il discutait joyeusement avec un client et il ne me vit pas arriver. Ce fut la serveuse, une petite blonde un peu ronde qui vint me voir. Avant que je n'ai pu faire la bêtise de commander un verre d'alcool, Aaron était déjà sur moi.
- Gabi... qu'est-ce-que t'as?
J'avais vraiment l'air si pathétique? Je reniflai alors qu'il demandait à la femme de le remplacer. Le bar était presque vide, il n'y avait pas beaucoup de monde contrairement à la première fois que j'étais venue. Comprenant mon désarroi, il m'entraîna dans une arrière salle qui devait leur servir de réserve. Il me força à m'asseoir sur des caisses en bois alors qu'il en faisait de même juste à côté de moi.
- Qu'est-ce-qui a bien pu te mettre dans cet état? La Gabi que je connais...
- Que tu connaissais, le coupai-je plus durement que je ne le voulais. Il s'est passé plein de choses depuis... on n'est plus des gamins.
- Alors dis moi ce qui ne va pas.
- J'ai rencontré un type génial mais je ne le mérite pas.
- On n'était peut-être que des enfants mais tu étais déjà une fille géniale, je doute que ça ait changé.
- J'ai fait plein de choses Aaron. Aucun homme sain d'esprit ne pourrait l'accepter.
- Si tu m'expliquais plutôt?
- Tu dois avoir du boulot.
- Hélène pourra se débrouiller toute seule, la salle est vide.
Est-ce-que je pouvais vraiment lui raconter? J'avais besoin de me confier à quelqu'un ici. C'était bien trop pesant. Je pris une grande inspiration avant de me lancer.
- Je viens de sortir de cure de désintoxication.
J'attaquai fort mais autant qu'il sache à quoi s'attendre. Il ne sourcilla même pas mais je voyais à son expression qu'il avait du mal à me croire. Après tout, personne n'imaginait qu'un proche puisse tomber là dedans. Il me sourit et m'incita à continuer.
- J'avais quoi... seize ans quand j'ai rencontré Matthew. Il avait déjà dix neuf ans mais je suis tombée raide dingue de lui et je crois qu'il m'aimait aussi. On a commencé à sortir ensemble mais je voyais bien qu'il me cachait quelque chose. Il m'offrait toujours tout un tas de cadeaux. Sa famille est assez aisé alors ça ne m'a pas surprise plus que ça. Et puis un jour, j'ai rencontré tous ses amis. Je vais t'épargner tous les détails. Je passai mon temps avec eux, à traîner en soirée avec eux. Je savais ce qu'ils consommaient, et d'où lui venait son argent mais je m'en fichai. J'étais raide dingue de lui et il m'aimait. Enfin, je le pensai. Il était du genre possessif, tu vois. Je pouvais rien faire sans le prévenir. Puis, j'ai commencé à en prendre. Je suis devenue une vraie épave. Son emprise sur moi n'a fait que s'accroître. Le plus drôle, c'est qui lui n'y touchait pas. Je ne voyais plus mes anciens amis, je ne leur donnais plus de nouvelles. Il n'y a eu que Laura qui est resté. Pas une seule seconde, elle ne m'a laissé tomber. Elle voulait que j'arrête mais j'en étais incapable.
Raconter tout cela me faisait le plus grand bien. Aaron me dévisageait sans rien dire. J'aurai comprit s'il m'avait traité d'inconsciente ou s'il aurait préféré me laisser mais il n'en fit rien. Il m'attrapa la main et la serra me donnant le courage de continuer.
- J'y suis restée très longtemps tu sais. Un jour, je me trouvai dans une soirée quand un de ses amis... John.
Mes larmes se mirent à couler toute seule. Je voulais oublier cet instant de ma vie. Je le voyais encore... son corps sans vie.
- Il a fait une overdose. On a rien pu faire.. et je suis partie. Matthew disait qu'on ne pouvait pas rester, qu'on aurait des problèmes. J'étais complètement défoncée, je l'ai suivit sans rien dire. Comme toujours... Ce jour là, j'ai comprit que je ne voulais pas finir comme ça. J'avais une famille, Laura... je n'avais pas le droit de les abandonner. Alors j'ai tout quitté mais Matt... il ne voulait pas me laisser partir, j'étais devenue sa chose. Laura m'a aidé. Je me suis installée dans une petite chambre d'hôtel mais il m'a retrouvé. Il est vite devenu violent. Laura est arrivé au même moment, elle l'a menacé d'appeler la police, ça a fonctionné. Il est parti mais je savais qu'il reviendrait. Par la suite, je suis rentrée en cure. Je n'ai pas eu de nouvelles depuis mais j'ai toujours peur qu'il revienne. Il ne laisse jamais tomber. Il est dangereux. Il n'hésiterait pas à faire du mal aux gens que j'aime. S'il revient...
- Je serai là.
Je sentais la pression qu'il exerçait sur ma main et loin de me faire mal, ça me faisait du bien. Il me prit soudainement dans ses bras alors que je me laissai aller. J'ignorai ce qu'il pensait de moi, de ma vie, il n'en dit rien. Il ne prononça pas un mot, se contentant de me réconforter. Je me sentais apaisée, moins seule. C'était comme si un poids s'était envolé de mes épaules.
- Je suis désolée de t'embêter avec tout ça. Tu as ta vie et j'arrive comme ça et je te déballe mon sac, lui dis-je en essuyant les larmes qui continuaient de rouler.
- Tu veux mon avis? Tu as été inconsciente, se lança t-il sans attendre de réponse. Mais on a tous le droit à une seconde chance. Tu as déconné, et alors? N'importe qui aurait pu faire la même chose. Tu n'y touches plus? Alors ou est le problème? Tu es jolie, intelligente, et tu as rencontré un gars qui te plaît alors qu'est ce que tu fais ici? Tu vas bouger tes fesses et tu vas retourner le voir, tout de suite! m'ordonna t-il. Tu sais quoi? Je vais même t'y conduire.
- Non! Pas ce soir, j'en serai incapable. Je ne suis pas prête. Imagines qu'il me rejette.
- Tu n'es pas obligé de tout lui dire maintenant. Et s'il te repousse, c'est un idiot.
Aaron avait certainement raison mais j'avais peur. Si Collin me rejetait, j'aurai certainement le cœur brisé et ça me faisait mal de l'admettre. Comment pouvais-je être autant attaché à lui en si peu de temps? Mais une petite voix au fond de moi me disait que je n'avais rien à craindre, qu'il ne me jugerait pas. Je me saisis de mon portable sous le regard bienveillant de Aaron. "Je suis désolée pour ce soir, j'aimerai te raconter mais je n'y arrive pas, pas encore", écrivis-je dans un message. Les deux minutes qui s'écoulèrent furent les plus longues de ma vie mais sa réponse ne tarda pas. "J'attendrai mais... tu me dois un repas, n'oublies pas!"
- C'est un vrai monstre celui-là, se moqua t-il.
- C'est Collin, tu sais, on était avec lui en primaire?
- Je me souviens, tu n'arrêtais pas de le maltraiter. J'aurai dû savoir que tu étais déjà amoureuse de lui à l'époque.
- Non! Il était juste insupportable. Je n'aurai pas cru qu'il finirait par me plaire.
- Alors tu ne nies pas être amoureuse?
Qu'aurai-je du dire? Que je ne l'étais pas? Que c'était faux? Étais-je vraiment amoureuse d'un homme que je connaissais à peine. Dont je ne connaissais quasiment rien de la vie. Pourtant, je ne ripostai pas devant la remarque de Aaron. Collin me plaisait énormément, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui. Il ne faisait aucun doute que si j'apprenais à le connaître, je n'arriverai plus à me défaire de l'attirance qui me poussait vers lui. Pouvais-je rater une chance d'être de nouveau heureuse avec quelqu'un? Alors que Collin était là et qu'il m'attendait. Bien sûr que non, je ne pouvais pas. Il était peut-être celui qu'il me fallait. J'irai le voir demain. J'allai prendre mon courage à deux mains, je le supplierai de pardonner ma conduite et je ferai tout pour que ça marche. Oui, Gabrielle Najera n'était pas une perdante, elle n'abandonnait jamais!
Alors? Que pensez-vous de toutes ces révélations? J'espère que ça ne fait pas trop pathétique au niveau de l'histoire de Gabi?
La réaction de Collin vous étonne t-elle? Vous auriez préférés qu'il se mette en colère?
J'espère vous retrouvez plus bas pour un petit commentaire même si j'ai peu d'espoirs étant donné le peu de retours que j'ai sur cette fiction malgré les nombreuses personnes qui m'ont mis en alerte. N'oubliez pas qu'un petit commentaire motive énormément. ;)
