Rendons à Kyo ce qui est à Kyo, les phrases en italique sont des paroles de la chanson « le chemin »...
Le chemin
On a parcouru le chemin, on a tenu la distance. On a réussi à faire semblant toutes ces années. On a réussi à se supporter toutes ces années. On a réussi jusqu'à aujourd'hui. Je te hais, de tout mon corps, je te hais et ça ne changera jamais. Ce bout de parchemin que nous avons signé, ce contrat, il ne vaut rien entre nous n'est-ce pas ? Nous savons tous les deux qu'il n'est qu'un mensonge. Que jamais nous ne nous aimerons, jamais nous ne protégerons l'autre. La seule chose de vraie est que nous sommes liés, pour l'éternité. Par ce parchemin, par ces règles insidieuses qui ont fait de notre mariage une obligation, une nécessité. Je vis dans une maison de verre, glacée, aussi froide que toi. Je n'ai jamais pu atteindre ton cœur et tu n'as jamais essayé d'atteindre le mien. Regarde-toi, Lucius. Tu n'es qu'un contrat. Et aujourd'hui, je le brise sans remords. Je ne t'attendrais pas jusqu'à ta mort au fond de cette fichue cellule. Jamais. J'ai trop souffert de nos mensonges, de notre absence d'amour, de ta lâcheté quand tu n'as même pas été capable de nous protéger, notre fils et moi, de cette humiliation que tu m'as fait subir. Je croyais que ce bout de papier était tout ce que je voulais, je me suis trompée. Alors aujourd'hui, je brise ce sceau. Sans aucun regret. Tandis que je me coupe les veines, assise dans ta superbe baignoire en porcelaine, achetée à gallion d'or, je ris. Libérée.
