RESUME: Devant une petite maison au bord de la route, un garçon de sept ans attend. Il attend celui qui viendra égailler sa journée, parce qu'il s'ennuie et qu'il n'a personne avec qui jouer. A l'intérieur, un adolescent de quatorze ans s'attelle à ses devoirs, trop concentrer pour songer à son jeune frère. Et, en route pour chez lui, un jeune homme arrive à grands pas, ne pensant à aucuns de ses deux frères, mais plutôt à la jolie blonde à son bras. Leurs noms sont Sherlock, Mycroft, et Sherrinford Holmes, et ceci est le début de leur histoire.

COMMENTAIRE: Hello les lecteurs! Depuis que j'ai posté le chapitre 2, j'ai vu le compteur du nombre de lecture augmenter en flèche( même si pour l'instant je n'en vois pas le nombre exact, je pense qu'il y a un léger bug ^^), et je voudrais vous remercier de l'intérêt que vous portez à cette fic. Alors Merci à vous les lecteurs, deux fois Merci à ceux qui ont eu le courage de venir lire ce nouveau chapitre, et trois fois Merci aux reviewer, chacun de vos commentaires me font énormément plaisir ^^. Donc voici le troisième chapitre, qui j'espère vous plaira ! Bonne lecture!

DISCLAMER: Les personnages de Sherlock et Mycroft Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, les noms de Sherrinford, Siger, et Violet Holmes sont issus du livre "Holmes de Bakerstreet", écrit par William S. Baring-Gould, et cette fic reprend la version de la série BBC "Sherlock", co-créée par Mark Gatiss et Steven Moffat.


Sherrinford adressa un vague signe d'au-revoir à l'attroupement de jeunes qui s'était formé devant les portes de son collège. Il marchait vite, vite et loin, loin de cette foule rassemblant sans aucun doute les personnages les plus stupides que le monde n'ait jamais porté. A moins que le monde n'ait encore d'autres imbéciles cachés dans sa manche. En vérité, cela ne l'étonnerait pas plus que cela.

- Sherrinford, je peux faire un bout de chemin avec toi, demanda une voix, dans son dos ?

L'aîné des Holmes se retourna, tout en continuant à marcher à reculons. Devant lui la fille blonde qu'il avait ramenée chez lui la veille le regardait avec espoir, tournant le bout de sa tresse entre ses doigts, dans un geste sans doute considéré comme séduisant dans son maigre cervelet. Il se retint de grimacer et de lever les yeux au ciel.

- Désolé, Mina, mais j'ai quelque chose à faire, avant de rentrer.

- Oh ! je pourrais peut-être venir avec toi, proposa la dénommée Mina, en étirant ses lèvres d'un sourire qu'elle devait penser irrésistible.

Les doigts de Sherrinford se crispèrent sur la bandoulière de son sac, et il s'arrêta enfin de bouger. Sa main s'agita d'un faible tremblement, et il refusa l'offre de la blonde, peut-être un peu plus sèchement qu'à son habitude.

- Non. Je préfèrerais être seul.

Il ne prit pas le temps d'observer le visage déconfit de Mina et tourna les talons pour reprendre son chemin. Il jeta un bref coup d'œil par dessus son épaule après plusieurs mètres, pour s'assurer qu'elle était bien partie, et bifurqua soudainement dans une ruelle adjacente à la rue principale qu'il aurait dû emprunter pour rentrer directement chez lui.

La ruelle, située entre deux maisons de maîtres, le conduisit droit à un petit parc.

Ses pieds le guidèrent sans qu'il n'ait besoin de réfléchir à l'endroit qu'il convoitait. Il s'agissait d'un muret de pierre, prolongement inutile de celui qui ceinturait le parc, et camouflé à toute vue indiscrète par un bosquet d'arbre. L'endroit idéal.

Il s'installa sur le muret, son sac entre les jambes, son dos reposant contre l'autre mur. Il savoura un instant le calme environnant. Puis ouvrit sa besace.

Il y enfonça la main, dégrafa la doublure et en tira une pochette, semblable à une trousse à pharmacie. Il l'ouvrit, ses mains s'étant mises à tressauter légèrement, et son regard d'acier se posa avec délectation sur la seringue, ainsi que sur les trois flacons remplis chacun du même liquide ambré qu'elle contenait.

Il laissa un instant sa main flotter au dessus de la seringue, avant de la saisir délicatement entre ses doigts. Il sortit de la trousse un petit flacon d'antiseptique et du coton, et entreprit, méthodiquement, presque avec révérence, de laver la fine aiguille.

Sherrinford n'était pas idiot, il était même très loin de l'être. Et il savait que l'un des risques de son addiction à l'héroïne était l'infection qu'une aiguille insalubre pourrait lui causer. Aussi prenait-il toujours un immense soin de son matériel.

Il remplit ensuite, les mains tremblantes d'impatience, sûrement aussi des premiers symptômes du manque, la seringue avec le liquide d'un des flacons. Il regarda l'ustensile se gorger du liquide, fasciné. Il la porta ensuite à son œil, examinant les doux reflets dorés de la drogue. Il savait qu'elle était bonne, il connaissait suffisamment le dealer chez qui il se l'était procuré pour en être certain. Il le payait bien, l'argent qu'il volait de temps à autre dans les superettes ne lui servait d'ailleurs qu'à cela, et le dealer perdrait un habitué fidèle si il tentait de le duper avec de la mauvaise came.

Il étendit son bras gauche, le même que Mycroft avait dévoilé, quelques jours plus tôt. Il déposa la précieuse seringue sur le muret et tira un long ruban de sa poche. Il entreprit de se faire un garrot, resserrant le nœud avec ses dents.

Ses veines ressortirent, gonflées au creux de son coude, et Sherrinford ramassa la seringue.

Il approcha l'aiguille de sa peau, la laissa l'effleurer un instant, se préparant à la déferlante de sensation qu'il ressentirait bientôt, très bientôt.

Il la planta brusquement dans son bras, insensible à la douleur que cela lui causait, et se mit à appuyer lentement, avec délectation, laissant le liquide salvateur se répandre dans ses veines.

Cela ne mit pas longtemps, vingt secondes tout au plus, avant qu'il ne sente les premiers effets s'emparer de lui. Il laissa sa tête partir en arrière, les yeux écarquillés et les pupilles dilatées. Le flash ne dura pas, il ne durait jamais, mais une douce sensation de chaleur, de plénitude, de satisfaction, l'envahit rapidement.

Son cerveau surdoué, quotidiennement source de nombreux tracas, sembla se mettre sur pause, laissant enfin à son esprit le loisir de se reposer. Il ne pensait plus, ne réfléchissait plus, n'avait plus à subir la stupidité affligeante du reste du monde, qui lui était tellement inférieur. Il ne s'ennuyait plus. Enfin. Il était enfin au calme. Véritablement.

Sherrinford ferma les yeux, un sourire béat ayant fait son apparition sur ses lèvres.

Il profita de cette sensation une demi-heure, se laissant s'habituer, puis décida qu'il était pour lui l'heure de rentrer. Ses parents ne remarqueraient rien de son état, ils ne le remarquaient jamais. Il aurait peut-être droit à un coup d'œil dégoûté de Mycroft.

Cette pensée le fit sourire, dans le vague.

Il se trouvait trop loin de tout cela pour s'en faire réellement.

Mycroft tapota son bureau du bout des doigts, avant de se faire tourner sur sa chaise de bureau. Il mordilla pensivement le bout de son stylo, réfléchissant à la meilleure tournure de phrase qu'il pourrait apporter à sa rédaction d'Allemand.

Un tel devoir était un calvaire pour n'importe quel élève, mais pas pour lui. Après tout, il maîtrisait parfaitement la langue.

Un faible coup retentit alors contre sa porte, et une petite tête fit son apparition dans l'embrasure :

- Mycroft, je peux entrer, demanda Sherlock, d'une voix faiblarde qui ne lui ressemblait pas ?

Mycroft se redressa aussitôt dans son siège, alarmé. Sherlock devait avoir de sérieux ennuis pour venir le voir, lui. Il passa aussitôt en revue les différentes causes qui expliqueraient la présence de son petit frère dans sa chambre.

Ses doigts arrêtèrent de jouer avec son stylo lorsqu'il remarqua que Sherlock gardait le visage tourné vers le sol.

- Que se passe t'il ?

Le garçon s'avança dans la pièce, et referma doucement la porte derrière lui.

La mâchoire de Mycroft se serra lorsqu'il remarqua le pantalon boueux et déchiré aux genoux de son frère, ainsi que son pull plein de poussières.

- Que se passe t'il, Sherlock, répéta le plus vieux, en se levant ?

Sherlock sembla hésiter à répondre, se dandinant d'un pied sur l'autre. Il gardait toujours le visage baissé.

Mycroft s'approcha de son cadet, et plaça sa main sous son menton, pour le forcer à relever la tête.

Sherlock le fixa dans les yeux, et Mycroft vit sa déduction confirmée.

Le plus jeune avait la lèvre inférieure en sang, une pommette entaillée et un œil au beurre noir.

- Raconte-moi, soupira Mycroft, en s'asseyant face à son petit frère.

Sherlock le regarda, incertain.

- Pourquoi tu es venu me voir, si tu ne voulais pas m'en parler, demanda le plus grand, en posant son menton sur sa main, son coude appuyé contre sa jambe ?

- Je ne trouvais pas Sherrinford, dit enfin Sherlock, ses yeux se mettant à fuir le regard de son frère. Et je… je ne savais pas quoi faire, admit-il, la voix tremblante. Je veux pas que les parents sachent que… Ils s'inquièteraient trop, j'en ai assez qu'ils s'inquiètent pour moi Mycroft… Je ne suis pas faible, je n'ai pas besoin de leur protection.

Mycroft coupa le discours endémique de son cadet :

- Donc tu es venu me voir parce que ?

Sherlock le fixa, pencha la tête sur le côté. Mycroft comprit un instant avant que les premières larmes ne se mettent à couler le long des joues de son petit frère.

Sherlock ne pleurait que très rarement. Presque jamais, en fait. Et même quand il pleurait, il gardait cette attitude raide, fière, les bras croisés derrière son dos, et ce regard dur, bien que brillant, qui ne correspondait guère à un enfant de son âge.

Mycroft ne fit aucun geste pour consoler son cadet. Il savait que Sherlock le prendrait mal. Pour une fois que son petit frère lui demandait de l'aide, il ne voulait pas tout gâcher. Alors, faisant fi des larmes qui roulaient, lentement, sur les joues trop creuses, il dit :

- Que t'est-il arrivé, petit frère ?

Sherlock, toujours debout, détourna le regard.

- Il y a… un garçon, de ma classe. Il ne m'aime pas, mais aussi c'est le cas de tout le monde, c'est parce qu'ils sont ordinaires, trop idiots pour comprendre, c'est ce que Sherrin dit, et je le pense aussi, ils sont stupides, c'est pour ça qu'ils n'acceptent pas que…

- Sherlock, viens-en au fait, coupa Mycroft.

L'enfant mordilla sa lèvre avant de reprendre :

- Il… je lui ai dit, après qu'il se soit moqué de moi, je lui ai juste rendu la pareille, j'ai dit, assez fort, pour qu'on m'entende, qu'il faisait encore pipi au lit, et qu'il était incontinent. C'est vrai ! J'avais des preuves ! J'ai tout compris grâce à son déjeuner, il…

- Sherlock, le reprit une nouvelle fois l'aîné.

Sherlock sembla comprendre que les détails de ses déductions n'intéressaient pas Mycroft, et il ne put retenir une grimace d'agacement. Il continua cependant :

- Il s'est avéré, bien évidemment, que j'avais raison. Donc, ce garçon s'est fait humilié à son tour, je doute que cela lui ait plu, en fait. Son frère aîné a sans doute voulu le venger, il m'a attendu à la sortie des cours et il a…

Sherlock se coupa, et baissa la tête. Mycroft n'avait pas besoin qu'il continue pour comprendre la suite. Ses poings se serrèrent et sa mâchoire se contracta.

Il se releva, et Sherlock leva les yeux vers lui. Mycroft lui tendit la main en disant :

- On va en parler à maman et papa. Ils discuteront avec ton proviseur.

- Non, s'écria l'enfant, en faisant un pas en arrière. Je ne veux pas qu'ils s'en mêlent ! Je te l'ai dit !

Mycroft soupira, en faisant, lui, un pas en avant :

- On doit trouver une solution, Sherlock. Tu ne peux pas laisser celui qui t'a fait ça s'en sortir impunément.

- Mycroft, gronda Sherlock, je ne veux pas qu'ils s'en mêlent. Ils ne résoudront rien. Cela ne ferait qu'empirer les choses.

L'adolescent fronça les sourcils :

- Sherlock…

- Non, hurla le cadet ! J'aurais jamais dû venir te voir Mycroft. J'aurais pas dû. Oublie ! Oublie !

Sherlock voulut se précipiter vers la porte mais Mycroft le retint vivement par la manche.

- Sherlock, on va aller voir les parents ! Je te forcerai s'il le faut !

- Lâche-moi, cria le garçon !

La porte de la chambre s'ouvrit alors à la volée, et les deux frères eurent un instant peur de voir arriver leur mère ou leur père. Mais c'est Sherrinford, les pupilles dilatées et la dégaine débraillée qui apparut dans leur champ de vision.

- Il se passe quoi, ici ?

Au ton légèrement pâteux de son frère, Mycroft comprit qu'il venait d'avoir un nouveau rendez-vous avec sa drogue favorite.

Sherrinford sembla alors remarquer l'état dans lequel se trouvait son plus jeune frère, et ses yeux se plissèrent :

- Qui ?

- Personne, s'agaça Sherlock, laissez-moi, j'aurais pas dû…

- Tu espère camoufler ça comment, s'exclama Mycroft ? Tu vas dire quoi, quand on remarquera ton œil, ta lèvre et ta joue ? Que tu es tombé peut-être ?

Sherlock se dégagea brutalement et jeta un regard noir à Mycroft.

- Je me débrouillerai.

- Non, dit Sherrinford d'une voix rauque. Je vais m'occuper de ce salaud. Donne moi son nom, Sherlock.

Mycroft secoua la tête, et prit son visage entre ses mains.

- Non, Sherrin, tu ne vas pas aller tabasser quelqu'un, ce n'est pas la solution…

- Arrête de faire ta lopette, Mickey, s'écria l'aîné. Je vais régler ça, Sherlock, donne moi son nom.

Mycroft savait que Sherrinford ne parlait pas à la légère. Il avait déjà été impliqué dans de nombreuses bagarres, dont personne n'avait jamais rien su.

Il savait aussi que s'il s'entêtait autant à vouloir punir celui qui avait fait du mal à Sherlock, ce n'était pas dans l'intention de protéger son cadet. Non, il voulait lui apprendre qu'on ne touchait pas à ses jouets. Il n'y avait que lui qui avait ce droit là.

- Le nom, Sherlock, hurla Sherrinford.

L'enfant leva sur lui des yeux, apeuré. Il n'avait jamais vu Sherrinford dans cet état, il semblait à peine tenir sur ses jambes, et il affichait un air dément.

Sherlock fit un pas en arrière, incertain. Mycroft le remarqua et lança, acide :

- Tu lui fais peur, Sherrin, tu fais peur à ton frère !

Le roux l'ignora. Il avait désormais le regard fou. Meurtrier. Toute sa belle maîtrise qu'il arrivait toujours à garder semblait avoir volé en éclat, emportée comme l'ennui par le liquide ambré.

- Je veux ce putain de nom, beugla l'aîné des Holmes !

Mycroft fit un geste pour pousser son cadet derrière lui, mais celui-ci l'évita, pour s'éloigner dans un coin de la pièce. Mycroft lui jeta un bref regard, puis se concentra à nouveau sur son grand frère.

- Tu es défoncé, Sherrinford, cria-t-il à son tour ! Tu ne feras rien dans cet état.

L'aîné s'avança d'un air menaçant.

- Tu m'en empêcheras, peut-être ?

- Green.

Les deux grands baissèrent les yeux sur Sherlock, qui venait de prononcer le nom de son agresseur.

Le jeune Holmes savait que de cette façon, il mettra fin à cette dispute dans laquelle il perdait pied. Ses deux frères se criaient dessus, se lançant des mots qu'il n'était pas sûr de comprendre. Et cela l'effrayait.

La mâchoire de Sherrinford se contracta et il cracha :

- Je vois qui c'est.

- Sherrinford, tenta à nouveau de le raisonner Mycroft. Tu es sous l'emprise de la drogue, tu ne sais pas ce que tu fais.

- Je sais parfaitement ce que je fais, Mickey. Je le sais toujours.

Il sortit de la chambre d'un pas vif. Quelque instants plus tard, on entendit la porte d'entrée claquer brusquement. Sherrinford était parti.

Mycroft se passa la main sur le visage, et baissa le regard sur Sherlock. Son petit frère fixait l'endroit où leur aîné avait disparu, un air incertain sur son visage tuméfié.

Mycroft se rendit soudainement compte que Sherlock venait d'apercevoir le véritable Sherrinford pour la première fois de sa vie. Pas le grand frère joueur et amicale, mais le jeune homme torturé, violent. Mycroft ne savait pas ce qui pouvait se passer dans la tête de Sherrinford, pour qu'il agisse ainsi. Mais il sentait que Sherlock, lui, pourrait, dans quelques années.

Alors il tendit la main à son petit frère et murmura :

- Viens, Sherlock, on va soigner tout ça avant que les parents ne rentrent.

Sherlock leva les yeux vers son frère. Des yeux encore tellement innocents. Et il lui prit la main.

Mycroft la serra dans la sienne. Jamais, au grand jamais, il ne laisserait Sherlock entamer la même voie que Sherrinford. Il devait le protéger. C'était son devoir.

Il s'en faisait la promesse.

Alors il entraîna l'enfant au rez-de-chaussée, le fit s'asseoir sur une chaise de la cuisine et alla chercher la trousse de secours.

Il désinfecta la lèvre et l'entaille à la joue.

- Qu'est-ce qu'on va dire à maman, demanda soudainement Sherlock ?

- Tu ne veux pas lui dire la vérité ?

Sherlock planta son regard bleu-gris dans celui de son frère. Il avait l'air sérieux, celui qu'on trouve normalement adorable, à son âge, mais qui chez lui sonnait beaucoup trop juste.

- Ils s'inquiètent pour moi, Mycroft, tu crois que je ne le vois pas ? Je n'ai pas d'amis, les professeurs disent que je suis renfermé sur moi-même et insolent. Asocial. Que j'ai des problèmes. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent encore plus.

Le regard de Mycroft s'attendrit légèrement.

- Je n'avais pas d'amis non plus, tu sais…

- Mycroft, le coupa Sherlock, toi, c'était différent. Tu n'étais pas rejeté, je le sais, tu t'éloignais volontairement. Et maintenant que tu ne t'éloignes plus, personne ne te rejette. Moi, les autres m'évitent, je ne fais rien pour ça.

Mycroft se rendit alors compte de combien ce rejet constant pesait sur le cœur de son frère. Après tout, si lui avait réussi à se faire à l'idée qu'il était trop à part pour se mêler à la foule, autrement qu'en apparence, comme il s'employait à la faire depuis quelques années, Sherlock pouvait encore garder espoir. Garder espoir d'un jour trouver ne serait-ce qu'un seul véritable ami.

Mais cet espoir était amené à se briser, quoi qu'il arrive.

Mycroft prit une profonde inspiration, avant de dire :

- Tu es un garçon merveilleux, intelligent, très intelligent, les autres sont simplement trop idiots pour s'en rendre compte. C'est toi qui le disais, quand on était en haut. Tu avais raison.

Il ajouta, contenant une grimace :

- Sherrinford a raison. Arrête de t'en faire pour eux. Ils n'en valent pas la peine.

Il sourit, se rappelant d'une chose :

- Ils sont ordinaires.

- Ce qui est ordinaire est ennuyant, dit Sherlock.

- Exactement. Ils sont ennuyeux. Toi, tu ne l'es pas.

Un petit sourire étira les lèvres de Sherlock. Il articula, silencieusement, le mot ennuyant.

Mycroft sourit en songeant que, pour une fois, il avait mieux compris Sherlock que Sherrinford. Pour le cadet des Holmes, le fait que les autres étaient idiots, c'était évident. Il fallait souligner le fait qu'ils étaient ennuyants. Alors tout prenait beaucoup plus de sens, dans sa drôle de petite tête.

Ils entendirent alors la porte s'ouvrir, et leur mère les appeler :

- Les garçons, vous êtes là ?

Mycroft demanda à nouveau :

- On lui dit quoi ?

- Que je suis tombé du toit.

Le plus grand approuva la réponse du cadet d'un signe de tête, et se tourna vers Violet qui entrait dans la cuisine, l'excuse aux lèvres.

Il aurait quand même préféré que Sherlock choisisse la vérité.


Voila, ça vous a plu ? Je précise que concernant l'addiction de Sherrinford, toutes mes informations viennent d'internet, donc il est fort possible que j'ai décrit n'importe comment les sensations de Sherrinford, ou même la couleur de l'héroïne ou encore le moyen d'injection. Je m'en excuse si c'est le cas ^^.

Sinon, si vous avez envie de me décrire précisément ce que ça fait d'être accro à l'héroïne, ou de me critiquer pour mon manque de connaissance, ou si vous voulez parler un peu de votre vie ou de celle de votre voisin, la case "review" est faite pour ça ( enfin, je pense XD), donc allez-y, remplissez-là. Oh, et, accessoirement, vous pouvez aussi me laisser vos impressions sur ce chapitre ou sur l'histoire. ( je vous assure que c'est autorisé, ne vous gênez donc pas ;))

Aller, Kisssss mes lecteurs que j'aime!