RESUME: Devant une petite maison au bord de la route, un garçon de sept ans attend. Il attend celui qui viendra égailler sa journée, parce qu'il s'ennuie et qu'il n'a personne avec qui jouer. A l'intérieur, un adolescent de quatorze ans s'attelle à ses devoirs, trop concentrer pour songer à son jeune frère. Et, en route pour chez lui, un jeune homme arrive à grands pas, ne pensant à aucuns de ses deux frères, mais plutôt à la jolie blonde à son bras. Leurs noms sont Sherlock, Mycroft, et Sherrinford Holmes, et ceci est le début de leur histoire.

COMMENTAIRE: Coucou les lecteurs! Comment ça va ? Moi, je vais merveilleusement bien. J'ai vu mon compteur de vue augmenté, j'ai reçu de super reviews, ma fic a eu des mises en favoris, des gens la follow... En bref: MERCI, tout ça me fait énormément plaisir, je vous aime! Sinon, concernant le chapitre en lui-même, je dois avouer que ce n'est pas mon préféré, c'est plus un chapitre de transition, important pour la suite, mais qui ne contient pas vraiment d'action en soit. Enfin, j'espère qu'il vous plaira quand même ! Bonne lecture!

RAR : Guest : Waiii, ma quinzième review! Merci, contente qu'il t'ait plu! En espérant que tu aimeras aussi celui-ci!

DISCLAMER: Les personnages de Sherlock et Mycroft Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, les noms de Sherrinford, Siger, et Violet Holmes sont issus du livre "Holmes de Bakerstreet", écrit par William S. Baring-Gould, et cette fic reprend la version de la série BBC "Sherlock", co-créée par Mark Gatiss et Steven Moffat.


Sherlock, debout sur son appui de fenêtre, tira le loquet qui maintenait fermée cette dernière. Une violente bourrasque s'engouffra dans la chambre, et ébouriffa les boucles du garçon. Il se retint au chambranle pour ne pas tomber, et passa la tête à l'extérieur. Son quartier s'étendait sous ses yeux. Mais dans son imagination d'enfant, il voyait tout autre chose.

Les toits des maisons avaient disparu, laissant place à une étendue bleu agitée. Des vaguelettes venaient s'écraser à ses pieds, juste sous sa fenêtre, qui n'était autre que le pont de son navire. Sherlock rajusta son chapeau de pirate et regarda ce qu'il nommait l'horizon.

Un aboiement lui fit tourner la tête vers l'intérieur de sa chambre, et ses yeux se posèrent sur la boule de poils rousse qui sautillait à coté du lit.

- Barberousse, un vrai pirate ne s'agite pas autant, le gronda le garçon.

Le cocker ne sembla pas le comprendre, et continua à aboyer, en se mettant à tourner sur lui-même. Soupirant, Sherlock sauta de son appui de fenêtre et s'approcha de son chien.

Il s'accroupit en face de lui, et Barberousse lui sauta immédiatement dessus, tentant apparemment d'attraper son chapeau. Sherlock repoussa l'animal à deux mains.

- Barberousse, non ! On joue aux pirates, là, arrête de faire n'importe quoi ! Assis ! Assis !

Le cocker se calma miraculeusement et obéit à l'ordre de son jeune maître, sa queue s'agitant toujours. Sherlock caressa la tête de son chien en disant :

- C'est bien. Maintenant on va pouvoir commencer la chasse aux trésors.

Le garçon bondit sur ses pieds, et s'approcha de la porte pour l'ouvrir doucement.

- Barberousse, suis-moi, murmura t'il. Pas un bruit, il ne faut pas qu'on nous repère.

L'animal aboya en signe d'accord, et Sherlock se tourna vers lui, sourcils froncés et un doigt ostensiblement posé sur ses lèvres.

- Chut ! L'ennemi risque de t'entendre.

L'ennemi étant toute personne de sa famille susceptible d'interférer dans le jeu.

Sherlock passa la tête par l'entrebâillement de la porte, s'assurant que la voix était libre. Puis, Barberousse sur les talons, il se glissa dans le couloir. Prenant soin de marcher le plus silencieusement possible, il parcourut ce dernier, jetant de temps en temps des regards derrière lui, s'assurant que son compagnon le suivait toujours.

Arrivé au bout du couloir, Sherlock leva les yeux. Au dessus de lui, sur le plafond, se dessinait le contour d'une trappe.

L'entrée de la salle aux trésors dans l'imaginaire de l'enfant. Celle d'un grenier pour les autres.

Sherlock saisit la perche qui trônait contre le mur et tenta tant bien que mal d'attraper avec celle-ci le crochet qui permettrait d'ouvrir la trappe.

Il y parvint finalement, et tira pour ouvrir l'accès. La trappe résista, et il tira plus fort.

Comme cela ne faisait toujours pas effet, il finit par se pendre à la perche de tout son faible poids. La trappe s'ouvrit brusquement, et Sherlock lâcha prise, tombant sur le sol, imité bien vite par la perche, tandis qu'une échelle se dépliait pour lui donner accès au grenier, heurtant le sol à son tour.

Le tout produit un vacarme assourdissant, et il fallut ajouter à cela Barberousse, qui se mit à aboyer de peur. Sherlock bondit sur son animal pour le faire taire, et se mit à scruter le couloir, ses mains maintenant fermée la gueule de son ami à poils.

Ses yeux firent des mouvements nerveux, fixant tour à tour chacune des portes de l'étage, ainsi que la cage d'escalier, à l'autre bout du couloir.

Après quelques instants d'attente anxieuse, durant lesquels Sherlock se prépara à affronter tous nouveaux venus, le garçon se détendit, étant venu à la conclusion que personne ne viendrait.

Il se releva donc, et murmura à son chien :

- On va monter. Je vais t'aider à grimper à l'échelle. Viens.

Il lui fallut plusieurs minutes pour parvenir à hisser Barberousse au grenier. Il attrapa à son tour les premiers barreaux de l'échelle.

Il passa le haut de son buste par l'ouverture, ses pieds reposant encore sur les derniers échelons, et regarda la salle poussiéreuse qui s'offrait à lui.

Un tas de cartons et de caisses s'entassaient ici et là, faiblement éclairés par deux lucarnes crasseuses.

Tout cela promettait des découvertes excitantes.

Sherlock posa son regard sur Barberousse, qui l'attendait sagement, assis à coté de la trappe.

- Au boulot, mon grand ! Cherche !

Le chien partit aussitôt en quête d'on ne savait trop quoi, et l'enfant sourit.

Il s'amusait comme un fou. Et pour une fois, il ne s'amusait pas seul.

Il posa ses coudes contre le plancher et entreprit de se hisser totalement à l'intérieur.


Mycroft regarda les jambes de son petit-frère disparaître dans l'ouverture de la trappe, puis l'échelle remonter, avant que l'accès ne se ferme avec un claquement sourd.

Il s'éloigna alors de la porte de sa chambre, qu'il avait juste entrouverte lorsqu'il avait entendu les aboiements de Barberousse.

Il avait du se rendre compte alors d'une chose : Sherlock jouait. Il jouait, comme un enfant, avec son chien. Et il avait l'air de s'amuser.

Mycroft avait déjà entraperçu les jeux de son petit frère, lorsqu'il passait devant sa chambre, mais le garçon ne quittait habituellement jamais cette dernière.

Il restait enfermé, assis sur son appui de fenêtre, les yeux dans le vague, murmurant de temps en temps quelques paroles éparses.

Il s'enfermait dans un monde imaginaire, se coupait de la réalité, tandis que son corps, lui, demeurait immobile, comme une épave abandonnée.

Jamais encore il n'avait vu Sherlock quitter sa chambre pour tenter d'accéder au grenier sans qu'on le voie, parlant à un compagnon d'une manière complice. Il n'avait jamais vu Sherlock imaginer, qu'au lieu des combles, il y avait une salle aux trésors. Il n'avait jamais vu Sherlock s'amuser comme un enfant de son âge.

Et cela n'avait pu se produire que grâce à l'arrivée de Barberousse dans la vie de son cadet.

Grace à Sherrinford, d'une certaine manière.

Sherrinford, qui avait exaucé un des vœux secrets de son plus jeune frère, un souhait qu'il avait été seul à connaître, à comprendre, pour que Sherlock oublie ce qu'il avait pu voir.

Et cela avait fonctionné. Très bien même.

Oui, Sherlock avait remis Sherrinford sur son piédestal, qu'il avait même épousseté pour lui, oui, Sherlock semblait avoir complétement oublié ce qu'il s'était passé quelques jours plus tôt. Oui.

Mais le garçon paraissait aussi beaucoup plus heureux, plus calme. Plus vivant. La pâleur presque cadavérique de son visage s'était estompée, laissant ses joues creuses se rosirent légèrement. Juste un peu. Mais c'était déjà tellement.

Sherlock semblait attacher à Barberousse, comme à un ami. C'était son premier, et seul, ami. Et oui, cela ne pouvait lui faire que du bien. Alors qu'est-ce que cela pouvait bien faire que Barberousse ne soit qu'un chien, si c'était le chien qui provoquait le sourire qu'il avait vu sur le visage de son frère, dans le couloir ? Pas le sourire excité et admiratif que Sherlock prenait pour Sherrinford. Non, un sourire ravi, amusé, malin. Un sourire enfantin.

Un sourire qui était apparu sur le visage d'un garçon brun au teint trop pâle uniquement parce qu'il avait désormais quelqu'un qu'il pouvait considérer comme un ami.

Et il n'avait Barberousse que grâce à Sherrinford. Ce dernier avait agi dans un motif égoïste, il ne pensait pas au changement positif que cela apporterait à son cadet, seulement aux bénéfices que cela lui procurerait.

Mais les faits étaient là, Sherlock était heureux, et il devait cela à leur grand frère.

Mycroft pouvait toujours penser ce qu'il voulait de Sherrinford, l'insulter, et comptabiliser ses défauts, une chose demeurerait pourtant toujours exact : personne ne connaissait Sherlock mieux que lui.

Mycroft n'avait jamais deviné que Sherlock voulait un chien. Sherrinford le savait.

Mycroft n'aurait pas su sur quelle corde jouer pour s'attirer à nouveau la sympathie du plus jeune Holmes. Sherrinford avait su.

Il n'était pas au niveau de son ainé, c'était une constatation amère à faire.

Il ne connaissait pas aussi bien Sherlock que lui. Il pouvait affirmer qu'il tenait plus à son petit frère, qu'il voulait son bien plus que lui, mais pas que Sherrinford ne savait pas déchiffrer leur petit frère comme un livre ouvert.

Et Mycroft savait que cela lui donnait l'avantage, qu'il aurait toujours l'avantage, car, au fond, Sherrinford et Sherlock étaient très semblable. Trop semblables. Brillants, mais trouvant les études d'un ennui mortel, gardant leurs pensées pour eux, sans jamais s'ouvrir réellement. Ils portaient tous les deux un masque : Sherrinford, celui de la jovialité, de l'audace amusante, de la sociabilité. Sherlock celui de l'impassibilité, de la solitude faussement choisie, du mépris.

La seule différence notable était que Sherrinford parvenait à se faire aimer. Pas Sherlock.

Et c'était ce qui donnait tout son pouvoir au rouquin.

Mycroft arrêta ses pensées à cette conclusion. Il jeta un regard à son devoir de sciences qui trônait sur son bureau. Il soupira, s'approcha et referma le livre. Il se concentrerait sur cela plus tard.

Il ramena ses cheveux auburn, devenus légèrement trop longs, en arrière son regard se mettant à errer sur les étagères couvertes de livres sur les sciences politiques, la chimie, les langues étrangères. Pas un seul roman d'adolescent ne figurait parmi eux. Il n'avait jamais pris le temps pour cela. Il ne le prendrait sans doute jamais.

Il sortit de sa chambre, jetant un coup d'œil dans la direction du grenier. Sherlock n'était toujours pas redescendu de sa chasse aux trésors.

En face de sa chambre, se trouvait celle de Sherrinford. La porte était légèrement entrouverte, et Mycroft se demanda si son ainée était là.

Un grognement rauque de douleur lui apporta la réponse. Mycroft fronça les sourcils. Incertain, il poussa la porte et observa le spectacle qui s'offrait à lui. Sherrinford était allongé dans son lit double, les bras en croix, les yeux fermés, le visage atrocement pâle et couvert de sueur.

Il grogna à nouveau.

- Que t'est-il arrivé ? demanda Mycroft, en refermant la porte derrière lui.

Sherrinford ouvrit brusquement les yeux, qu'il avait injectés de sang, et les posa sur son cadet.

- Hey, Mickey, dit-il, sa voix déraillant dans les aigus.

- Qu'est-ce que t'as pris ? se corrigea Mycroft, en s'appuyant contre la porte.

Sherrinford se redressa en position assise, et lâcha :

- Oh, rien de bien méchant, du crack, j'ai juste pas vraiment l'habitude d'en fumer. C'est que c'est fort, ce truc.

- Retourne à tes aiguilles, t'as moins l'air d'un cadavre après, cracha Mycroft, en amorçant un mouvement pour sortir.

La voix de Sherrinford, toujours instable, le retint.

- Tu t'inquiètes pour ma santé, petit frère ? Si c'est pas trop chou, ça.

- Non, je ne m'inquiète pas pour toi, répliqua Mycroft, d'un ton froid.

Sherrinford se pencha en avant, ricanant, et dit :

- Mickey, Mickey, Mickey. Arrête de me mentir. Je suis ton frère, ton grand frère. C'est évident que tu t'inquiètes pour moi.

Mycroft se tourna vers son ainé. A la vue de son teint blanc, de ses yeux rouges et de ses cheveux collés en arrière par la sueur, un sourire méprisant fit son apparition sur son visage.

- Pourquoi je m'en ferais pour une ordure comme toi ?

La phrase claqua, glacial. Sherrinford ricana :

- Ouch, mais c'est qu'il mordrait. Ordure, dans quel sens du terme ?

- Tous, dit Mycroft, en fronçant le nez avec dédain. Tu sais, tu as de la chance que papa travaille et que maman est chez notre tante pour la journée, sinon je les aurait bien appeler pour leur montrer dans quel état pitoyable tu es.

Le regard de Sherrinford s'alluma d'une lueur d'intérêt.

- Tu aurais oser faire cela, toi ? Tu connais pourtant les conséquences.

- Tu n'auras pas le temps de te venger, si on t'envoie aussitôt en désintox, fit remarquer Mycroft.

Un sourire carnassier étira les traits du roux.

- Tu sais bien que je trouverais un moyen. Je trouve toujours un moyen.

Mycroft abandonna là la partie. Il avait déjà eu de nombreuses discussions semblables avec son grand frère. Sherrinford avait réponse à tout. Voyant que le plus jeune ne répliquait plus, l'ainé des Holmes reprit :

- Il n'en reste pas moins que ton inquiétude me touche, Mickey.

- Quelle inquiétude ? railla Mycroft.

Sherrinford sourit, amusé.

- Mycroft, tu sais qu'avec moi, il ne sert à rien de mentir.

- Mais je ne mens pas, Sherrin.

Ce dernier leva un doigt tremblant, et se mit à osciller d'avant en arrière, ses yeux papillonnants.

- Je n'ai besoin que d'une seule preuve pour pouvoir affirmer le contraire. Et je l'ai déjà.

Il se laissa retomber sur ses coussins, en gémissant. Mycroft le regarda avec dégout, et s'enquit, tout de même curieux :

- Laquelle ?

Sherrinford ne répondit pas, trop occupé à grogner sa douleur, paupières closes. Mycroft poussa un soupir agacé, et ouvrit la porte pour quitter la chambre.

La voix, faible et frémissante, de Sherrinford, le retint une nouvelle fois.

- Tu es rentré… Quand tu m'as entendu gémir. Tu avais peur… qu'il me soit arrivé quelque chose de grave.

Mycroft rougit brusquement, et il se figea, sa main encore sur la poignée de la porte.

Il resta un instant ainsi, ses yeux fixant la porte de sa propre chambre, juste en face de lui, de l'autre coté du couloir. Puis il quitta la pièce, sans un regard en arrière, ni un mot.

Alors que la porte claquait derrière son cadet, Sherrinford sourit au plafond.

Il avait vu juste, encore une fois. Cela deviendrait peut-être agaçant, un jour, d'avoir ainsi toujours raison. Mais pour l'instant, cela lui était plutôt agréable. Une violente nausée souleva alors son estomac et il serra les dents pour garder son déjeuner. Il souffla ensuite bruyamment, et gémit.

Il détestait faire des erreurs. Et avoir accepter de renoncer à sa drogue favorite pour ça, en avait été une belle.

Mycroft resta un moment derrière la porte de son frère ainé. Ses poings se serraient et se desserraient par intermittence. Il n'arrivait pas à le croire. Après tout ce temps à se persuader qu'il haïssait son ainé, voilà que celui ci démontrait tranquillement le contraire.

Oui, il s'inquiétait encore pour Sherrinford. Il devait se rendre à l'évidence, car Mycroft Holmes ne se mentait jamais à lui-même. Il tenait encore à cette ordure. Mais pourquoi ? Sherrinford ne le méritait absolument pas ! Ce n'était qu'un égocentrique de première, un manipulateur cruel.

Alors pourquoi, en entendant le grognement de douleur, était-il entré ?

Parce que c'est ton frère, lui murmura une petite voix, dans sa tête.

Quoi qu'il puisse penser, Sherrinford resterait toujours son frère. Mycroft aurait du se douter que cela aurait toujours une importance.

Ce fut le bruit que fit Sherlock en descendant du grenier qui le tira de ses pensées. Il aperçut les pieds de son cadet de sept ans, qui se posaient à tour de rôle sur les échelons, entamant la descente. Mycroft rentra dans sa chambre avant d'avoir vu apparaître le haut du corps de son petit frère, portant tant bien que mal Barberousse.

Mycroft s'installa à son bureau et rouvrit son livre de sciences. Où en était-il, déjà ?


- Peat, c'était quoi cette merde que tu m'as refilé l'autre soir ? J'ai été malade toute la nuit !

Sherrinford, les mains enfoncées dans les poches de son blouson, s'approcha du jeune homme basané qui lui avait vendu ses dernières doses. Peat tourna son regard vers lui, surpris. La boucle d'oreille en argent qu'il portait se reflétait dans la lueur d'un réverbère. Ils n'étaient pas seul, dans la ruelle, d'autres dealers et d'autres drogués faisaient leur transactions coutumières, à l'abri des regards.

- Hey, Sher, qu'est-ce qui t'amène? s'exclama le dealer, en reconnaissant son client.

Sherrinford s'approcha de lui et le fusilla du regard, ne prenant pas compte des centimètres que Peat avait en plus que lui.

- Tu le sais très bien ! Il y a deux jours, je suis venu te voir et tu m'as vendu ce que t'affirmais être de la bonne qualité.

- Et alors ?

- Et alors, ça m'a rendu malade, ton truc, s'écria Sherrinford.

Peat passa la main sur le tatouage qui couvrait son menton, représentant deux lignes noires parallèles venant mourir contre sa lèvre inferieur, en ricanant.

- Ce n'est pas pour les mauviettes, c'est pour ça. T'as pas supporté, c'est tout.

- T'insinues quoi, là ? s'offusqua le roux.

- Rien, juste que ce n'était pas pour toi, répliqua le dealer, en haussant les épaules. Si tu veux, j'ai de la bonne héroïne, comme tu l'aimes.

La mâchoire de l'ainé des Holmes se contracta et ses poings se serrèrent.

- C'est pas moi le problème, c'est la merde que tu vends !

Le visage de Peat se fit soudainement beaucoup moins enjoué. Ses traits se durcirent et il cracha :

- N'insulte pas ma marchandise, elle est parmi les meilleurs ! Si tu supportes pas, tu supportes pas, mais viens pas te plaindre.

- Escroc, cracha Sherrinford. Tu sais aussi bien que moi que je supporte mieux la came que la plupart des gens ici.

L'attitude du dealer se fit menaçante, et il planta un doigt contre le torse de Sherrinford, pour le repousser en arrière.

- Bon, je veux bien être gentil parce que je te connais depuis un bail, Sher, mais là, t'abuses. Je ne te laisserais pas m'insulter.

- Je t'insulte pas, ricana Sherrinford, en reculant de quelques pas, je suis juste venu crié la vérité.

Il hurla, à l'intention de la dizaine de personne qui parlaient, marchandaient, autour d'eux :

- Peat est un escroc ! Il m'a vendu de la merde, cher en plus !

- Tu te calmes, petit, gronda le dealer, en s'approchant.

Sherrinford posa les yeux sur lui. Il était furieux. Furieux de s'être fait arnaquer. Furieux qu'on veuille le faire passer pour un faible. Furieux tout court.

- Seulement si tu me rembourses, siffla le roux, entre ses dents, tandis que quelques personnes se mettaient à s'intéresser à leur échange.

- T'es pas bien ? s'exclama Peat. T'as fumé la came, je garde l'argent, et puis quoi, encore ?

Sherrinford se jeta sur lui, dans l'intention manifeste de le rouer de coups. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu'un des amis de Peat le tire en arrière, en lui criant :

- Lâche-le, si tu veux pas te faire massacrer, petit. On ne veut pas d'embrouilles, alors dégage.

- T'es pas bien aujourd'hui, Sher, s'écria Peat, en époussetant son T-shirt froissé. Reviens quand tu te seras calmé.

Sherrinford jeta un regard assassin aux personnes l'entourant, puis enfonça ses mains dans ses poches en faisant demi-tour. Il attendit d'être éloigner d'une centaine de mètre pour sortir une pochette en cuir de sa poche. Il l'ouvrit et regarda à l'intérieur. Une liasse de billets, butin d'heures passé à vendre dans la rue, s'y trouvait. Il laissa un sourire étirer ses lèvres. Il était largement remboursé. Il remit la pochette dans sa poche, et accéléra le pas. Il avait encore dit à sa mère qu'il était aller voir un ami. Il devait se dépêcher.

Alors qu'il marchait, fier de lui et persuadé que jamais cet idiot ne comprendrait, en direction de son domicile, Peat, au fond de sa ruelle, se rendit compte du larcin. Il jura entre ses dents, saisissant aussitôt ce qui s'était passé. Il appela à lui trois autres dealers et le leur expliqua. Quatre paires de regard se durcirent, furieux. Sherrinford Holmes ne payait rien pour attendre.


Tadaaaa, alors ? Pour faire bref: Je veux vos avis. C'est un ordre. Reviewez. Sinon... Bon, je n'ai pas de menace, alors imaginé que je fais les yeux de chiens battus et que je vous supplie. S'il vous plaiiiiit, une petite review! ( *Sors un pendule de sa poche et l'agite devant vos yeux" Vous vouuuulez laisser une review, vous en mouuuurez d'envie.)XD.

Bref, à Dimanche, pour la suite !

Kissssss mes lecteurs adorés que j'aime !