Un petit drabble pour mon ami Picotti, avec lequel j'ai réussi à jouer de façon… étonnante…
Jeu ludique
« Allez, Lily… S'il te plaît… C'est bon, là, on en a assez fait… » Gémit James Potter.
Le jeune homme avait l'impression d'être assis à la bibliothèque depuis des heures. D'ailleurs, ça faisait sans doute des heures et des heures qu'il était là. Qu'il travaillait. Alors qu'il faisait beau dehors. Juste parce que sa presque petite-amie avait décidé que leurs devoirs étaient plus importants. Certes, ça ne lui arrivait pas souvent de prendre lui-même cette décision, et ça ne lui avait pas fait de mal d'avoir révisé son devoir de métamorphose. Mais ça y était. Il avait fini. Alors peut-être pouvait-on enfin arrêter ?
« Je n'ai pas encore fini de réviser mes potions. Et tu as un devoir d'arithmancie pour mercredi, si je me souviens bien. »
« C'est dans quatre jours… On aura le temps plus tard ! » S'affola-t-il.
« Très bien. Que dirais-tu d'une pause ? Mais après on reprend. » Le prévint-elle, avec un sourire en coin.
« Ça me va ! » S'exclama-t-il en prenant ses affaires.
« Non, pas question. Si tu sors, je te connais, je ne te reverrai plus, James Potter. On va rester ici. »
« Mais comment veux-tu qu'on fasse une pause au milieu de livres de cours ? » S'exaspéra-t-il.
« On va faire un jeu. Un pendu, tiens. J'ai choisi un mot, à toi de le deviner ! » Sourit-elle.
« Ça n'est pas drôle du tout. Je ne vois pas en quoi ça nous fait une pause. J'y gagne quoi ? » Bougonna-t-il.
« Laisse-moi réfléchir… Un baiser, ça t'irait ? » Fit-elle, mutine.
Le jeune homme se tendit naturellement. Un baiser. Par Lily Evans. La fille qu'il courtisait depuis une éternité. A laquelle il essayait de faire bonne impression depuis presque autant de temps. Pour laquelle il était resté travailler au lieu d'aller jouer au Quidditch avec Sirius, tout ça pour ses magnifiques yeux verts.
« Bien sûr que ça me va ! Je te préviens, je vais gagner. Tu ne m'échapperas pas, Lily Evans… » Rétorqua-il avec un sourire carnassier.
Ils jouèrent ainsi plusieurs minutes. Avec acharnement. Mais petit à petit, le pantin que Lily dessinait à la plume sur son parchemin prenait forme. Un peu trop. Jusqu'à signifier la fin du jeu. Ce que James acceptait très mal, même s'il tentait de se contenir pour ne pas se faire expulser par la très sévère Madame Pince.
« Mais ça n'est pas possible, c'est un mot qui n'existe pas ! » S'exclama le jeune homme. « Tu as triché pour ne pas tenir ton pari. »
« Bien sûr que non. C'était une télévision. »
« Une quoi ? Oh, tu as choisi un mot moldu ! » Comprit-il. « C'est de la triche ! »
« Bien sûr que non… » Fit-elle en se levant, prenant ses affaires.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda-t-il, désemparé.
« Je crois que tu as assez travaillé pour aujourd'hui… »
Et elle partit rapidement, après avoir déposé un baiser papillon sur ses lèvres.
