CHAPITRE 5
Auteur : AddieGreysPPPEvilRegal9119
Traductrice : CharlyAndLiz
Disclamer : Les personnages n'appartiennent malheureusement ni à l'auteur, ni à moi-même.
Bêta : Ma petite Tipititralala
Auteur : C'est officiel : il n'y aura PAS de Frozen dans cette fiction, ça ne colle pas avec l'histoire que j'ai imaginé. Peu importe ; je ne pourrai jamais assez vous remercier pour tous vos reviews/ follows / favoris.
Attention : scènes à caractère violent et sexuel dans ce chapitre.
Traductrice : Encore une fois, merci à OnceandOthers et à Lacrymosa Lorne pour leur commentaire ! J'espère que cette suite vous plaira... Je ne sais plus si je vous l'avais dis, mais je suis en vacances sur la côte d'azur depuis une semaine et pour encore une semaine (je rentre le 16 aout) et je n'étais pas sure de pouvoir poster d'ici... Mais vos reviews m'ont apporté la satisfaction nécessaire lol Encore un immense merci à vous deux, et plein de bisous à tous ceux et celles qui sont comme moi en vacances, ainsi qu'à ceux qui follow et qui favorise cette traduction !
Bonne lecture et à la semaine prochaine pour le chapitre suivant !
Dans les jours qui suivirent le retour de Marian, Robin dû affronter tout un panel d'émotions : choc, joie, tristesse, douleur, peur, amour, haine, confusion… Tous ces changements émotionnels le frappaient par vagues depuis des jours, le laissant incertain à propos de tout. Il savait qu'elle était la Marian – sa Marian – qu'il avait connu, à sa manière de regarder, à sa façon de sourire et au goût de ses lèvres sur les siennes. Il sentait que la moindre partie de son corps lui criait que c'était bien elle, qu'elle était revenue pour lui. Cependant, il ne parvenait pas à effacer de son esprit une autre femme qui avait marqué sa vie : Regina. C'était son dilemme : d'un côté Regina, belle, magnifique et en plein milieu du conflit. De l'autre, Marian qui était intelligente et perspicace : elle savait qu'il se passait quelque chose entre Robin et la reine rien qu'en voyant la manière dont il avait essayé de la rattraper, l'autre soir, lors du diner chez Granny. Elle savait, au plus profond de son cœur, que Robin était allé de l'avant ; qu'il était tombé amoureux d'une autre. Elle n'avait simplement jamais pensé que ce pourrait être l'Evil Queen. Comment quelqu'un pouvait aimer une femme aussi vicieuse et démoniaque qu'elle ? Elle était la cause de sa mort ; bon, pas complètement, mais c'est elle qui avait ordonné son exécution. Maintenant cette femme, cette Regina, était tombée amoureuse de SON Robin et jouait à la maman avec SON fils ? Non, c'était inacceptable.
« Robin, elle t'as séduit pour te piéger ! » Dit Marian à son époux pour à peu près la centième fois depuis son retour dans cet étrange, très étrange monde.
« Marian, je t'ai dit – »
« Elle t'a lancé un sort d'une manière ou d'une autre Robin ! Tu n'es pas amoureux d'elle, personne ne peut aimer une femme aussi abominable qu' – »
« Elle a sauvé notre fils ! » hurla Robin, faisant sursauter Marian de surprise.
« Après ta mort j'ai espéré, prié, attendu que tu me reviennes… Mais tu n'es jamais revenu. J'ai passé des années à te pleurer en jurant que je n'aimerai jamais personne d'autre, et j'ai tenu promesse. Je te suis resté fidèle, j'étais dévoué à mes Merry Men et j'élevais notre fils. J'ai agis ainsi un long moment, je n'ai pas planifié de tomber amoureux de Regina. Lorsque tout Storybrooke est retourné dans notre monde, je l'ai rencontré telle qu'elle était avant la malédiction : une femme intolérablement cruelle. Mais par la suite, elle a sauvé Roland du singe volant envoyé par Zelena et j'ai su qu'il y avait quelque chose de différent en elle » dit doucement Robin.
« Robin, le fait qu'elle ait sauvé Roland ; et j'en suis autant choquée que reconnaissante, ne veut pas dire que – »
« Elle n'a jamais voulu être méchante, j'ai appris cette partie de l'histoire ici. Elle n'a jamais voulu être reine, ce n'était pas son destin. En réalité, elle était un peu comme toi : elle voulait simplement être aimée et heureuse » expliqua Robin alors que Marian le fixait en secouant la tête.
« Robin, je ne peux pas te laisser faire ça. Je ne peux pas te laisser tomber amoureux d'elle » dit Marian avec fermeté.
« Tu arrives trop tard chérie, c'est déjà le cas » répondit Robin alors que Marian le fixait.
Bien-sûr, puisque la 'relation' entre la reine et le voleur était un secret, il fut plutôt aisé pour Marian de convaincre les habitants de Storybrooke que Regina était la raison de sa mort, et qu'elle avait séduit Robin à l'aide d'un sort pour le persuader qu'il l'aimait. Ça lui mettait les nerfs en pelote de voir à quelle rapidité ces misérables citadins pouvaient se retourner contre Regina, surtout après qu'elle leur ait sauvé la vie à plusieurs reprises. Il se sentait déchiré, il avait retrouvé ses obligations envers Marian parce qu'il l'avait un jour aimé et qu'elle était sa femme ; et s'il était honnête avec lui-même, il devait avouer qu'une partie de son être était soulagée de l'avoir retrouvé. C'était bon d'avoir un semblant de famille, et Roland paressait vraiment apprécier d'avoir de nouveau sa mère près de lui. La dernière fois que Robin avait vu Regina, il s'était sentit coupable vis-à-vis de la manière dont les habitants de la ville l'avaient traité, ainsi que pour le 'Restez à l'écart de ma famille' que Marian avait proclamé, et qui n'avait pas beaucoup aidé non plus. Il n'avait pas manqué de noter le regard empli de douleur qu'elle avait eu lorsqu'il avait ordonné à Roland de ne pas s'approcher d'elle. Il ne manqua pas non plus la joie qu'elle avait ressentie lorsqu'elle avait brièvement échangé avec le petit garçon avant que Marian ne le lui arrache.
Il n'avait d'ailleurs pas réussi à cacher le sourire qui étira ses lèvres lorsque Regina s'excusa avec élégance envers Marian pour s'être ainsi introduit dans sa famille, même si cette vision lui enfonça aussi un poignard dans le cœur. Après ça, personne n'avait vu ou entendu parler de Regina, ce qui inquiéta grandement Robin. Il voulait se joindre à ceux (Snow, Charming, Emma, Hook, Henry et Rumple) qui la cherchaient ; mais c'était assez compliqué pour lui, considérant que Marian était désormais aussi collante qu'un pot de glue, toujours à graviter autour de lui – et c'était principalement pour ça –, mais aussi parce que ce monde le terrifiait. La seule tranquillité qu'il trouvait, c'était la nuit : le seul moment où il lui était permis de penser à Regina librement, dans ses rêves. Était-ce mal qu'il aime sa femme et qu'il soit heureux de son retour ; mais qu'il en pince également complétement pour Regina, si ce n'est pas plus ? Il fut plus que soulagé d'apprendre que la jeune femme n'avait pas quitté Storybrooke, mais son cœur se serrait lorsqu'il repensait au fait qu'elle avait tenté d'éliminer ses émotions à cause de lui. Robin avait besoin de la voir, de s'excuser auprès d'elle pour tout ça. La question était : comment diable allait-il pouvoir s'échapper des griffes de Marian assez longtemps pour aller la retrouver ?
Dans les jours qui suivirent le replacement de ses émotions à l'intérieur de son corps, Regina se sentit épuisée, faible, triste, déprimée, contrariée… Toutes ces choses qui vous font souffrir après une rupture. Une minute. Pouvait-elle vraiment appeler ce qu'il s'était passé entre eux deux une 'rupture' ? Peu importe le nom qu'elle lui donnait, parce qu'entre elle et Robin Hood, c'était terminé. Vraiment, vraiment terminé. D'ailleurs, la seule personne qu'elle autoriserait à venir la voir dans son état actuel était Henry. Et encore, après réflexion, il serait trop déprimant de le laisser lui rendre visite alors qu'elle se trouvait ainsi au fond du gouffre. Donc elle se referma sur elle-même, repoussant le monde extérieur en lançant un sort sur la poignée de porte pour la garder fermée.
« Elle est enfermée là-dedans depuis trois jours Grand-mère, je suis vraiment inquiet » dit Henry après avoir appelé la cavalerie, plus connue sous les noms de Snow, Charming, Emma et Hook.
« Elle est simplement triste Henry, c'est tout. Donne-lui un peu de temps. »
« Elle n'a pas mangé depuis trois jours » répondit-il alors que Snow hochait la tête.
« Je t'en prie, tu dois aller lui parler » supplia le petit garçon.
« Très bien, je vais essayer… Regina ? Regina, c'est moi, Snow. Regina, je sais que vous êtes là-dedans » appela la jeune femme en décidant de ne pas toucher la poignée de la porte après avoir vu ce qu'il était arrivé à Hook lorsque celui-ci avait tenté. Le pauvre pirate avait été électrocuté et envoyé de plein fouet dans le mur le plus proche. Snow aurait pu jurer entendre Regina rire au travers de la porte.
« Regina, s'il vous plait. Ouvrez, nous sommes tous inquiet et – »
« Je vais bien Snow » vint la réponse de Regina, étouffée par l'épaisseur de bois.
« … Henry est inquiet à votre sujet, vous savez »
« Henry sait que je vais bien »
« Vraiment ? Il n'a pas pu, physiquement, poser un œil sur vous depuis trois jours et – » commença Snow. Elle fut interrompue par la porte qui s'ouvrit par magie, surprenant tout le monde.
« Eh bien, on a pas eu besoin de beaucoup la flatter, finalement » murmura Emma.
« Ça m'a seulement valu un beau vol plané à travers cette pièce de malheur » murmura Hook en retour. Au même moment, Snow entra précautionneusement dans la chambre plongée dans le noir.
Depuis toutes ces années qu'ils vivaient à Storybrooke, Snow n'avait jamais, jamais pénétré dans la chambre de Regina. En fait, avant que la première malédiction ne soit brisée, elle n'était même jamais entrée chez le Maire. Pendant la malédiction de Zelena, elle avait pénétré dans toutes les pièces, excepté la chambre à coucher. Il y faisait sombre, mais de ce que pouvait en dire Snow, la décoration était élégante. C'était tragiquement magnifique : la chambre était silencieuse, à l'exception du chant des oiseaux à l'extérieur. Il faisait noir, bien que les rayons du soleil jouaient à cache-cache avec les rideaux ; et au milieu du lit, repliée en boule sur elle-même, se trouvait sans aucun doute Regina.
« Regina ? »
« Je suis en vie Snow, maintenant allez-vous en » grogna-t-elle d'une voix qui semblait différente. Elle ne sonnait pas vraiment comme celle de Regina, mais pas non plus comme celle de l'Evil Queen. Cette voix rappelait celle d'une femme brisée et seule.
« Regina – »
« C'est ce que vous vouliez voir, non ? Moi, triste et déprimée ? C'est chose faite. Maintenant, sortez. » Ordonna Regina en se tournant pour que Snow puisse réellement la voir. Elle avait l'air, pour rester gentil, d'être littéralement descendue aux enfers avant d'en revenir. Snow ne pouvait rien faire d'autre que de ressentir de la pitié pour cette femme formellement connue sous le nom de l'Evil Queen.
« Oh, Regina… Nous allons trouver un moyen de réparer tout ça, j'en fais la promesse » dit Snow en s'approchant du côté du lit où se trouvait Regina.
« A moins que vous puissiez vous occuper de Marian sans me faire passer pour la méchante, ou que vous parveniez à me retirer mes émotions, il n'y a rien que vous puissiez faire » répondit Regina en dissimulant son visage sous les couvertures lorsque des coups se firent entendre à sa porte d'entrée.
Il avait besoin de la voir, pour s'assurer qu'elle allait bien. Après la petite rencontre de Regina avec Rumpelstiltskin, qui s'était montré plutôt rude, Robin se sentait encore plus coupable. Il détestait mentir à Marian quant à l'endroit où il se rendait (il lui avait dit qu'il allait se promener un moment dans les bois), mais il avait réellement besoin de voir Regina. Son cœur réclamait qu'il soit près d'elle. Robin était presque certain que le chemin vers la maison du Maire serait semé d'embuche, et il fut surprit lorsque Emma le laissa entrer.
« Je ne sais pas si elle veut vous voir Robin, elle est un peu perdue ces derniers jours. Le fait que Rumple ait replacé en elle ses émotions lui a pris beaucoup d'énergie »
expliqua Emma.
« Je vous en supplie, j'ai besoin de la voir, d'être sûr qu'elle aille bien » insista Robin alors qu'Emma soupira.
« Mary Margaret est à l'étage avec elle, mais je dois vous avertir : la porte est fermée par un sort. L'unique moyen d'entrer est – »
« Si Regina m'y autorise. Je comprends » la coupa Robin en se dirigeant en haut des escaliers. Il fut arrêté par Henry.
« Henry – »
« Non, reste loin d'elle ! » cria Henry
« Henry, s'il te plait – »
« Ne me force pas à le répéter : mon grand-père a un flingue et ma mère est le Savior, je vais – »
« Henry je t'en prie, je veux juste voir ta mère et lui dire que je suis désolé – »
« Pour lui avoir brisé le cœur ? » cracha Henry, faisant soupirer Robin.
« Oui, pour lui avoir brisé le cœur. Mais Henry, il faut que tu comprennes… Marian est ma femme – »
« Qui était morte ! Tu devrais savoir que toute magie à un prix ! Le tien était le bonheur de ma mère » le coupa Henry.
« Je veux juste m'assurer qu'elle va bien » dit Robin.
« Elle va bien, ma grand-mère est avec elle. Maintenant, sors » ordonna Henry alors que Charming et Hook le regardaient.
« Henry – » commença Charming.
« Non ! Ma mère est presque redevenue l'Evil Queen à cause de Robin Hood ! Je ne le laisserai pas la voir, je l'interdis ! » Cria Henry, créant la surprise générale chez les trois adultes.
« Wow mon pote, tu es vraiment protecteur avec Regina, n'est-ce pas ? » demanda Hook.
« Il faut bien que quelqu'un le soit » répondit Henry lorsque Snow ouvrit la porte.
« Robin, elle veut vous voir » dit Snow doucement. Robin hocha la tête calmement.
« Merci M'dame. Ça ne prendra qu'un petit moment » répondit solennellement Robin en franchissant la porte.
Il pouvait sentir la différence d'atmosphère entre le couloir et la chambre de Regina, froide et vide. Il soupira en regardant autour de lui. Lui aussi pouvait certifier que la reine avait bon goût pour la décoration élégante. Même avec les rideaux fermés et la chambre plongée dans le noir, quelques rayons de soleil parvenaient à s'immiscer dans la pièce.
« Regina » appela Robin avec hésitation, en direction du petit monticule sous les couvertures qu'il présumait être la reine.
« Je voulais juste venir te dire que j'étais désolé pour ce qu'il s'est passé plus tôt et – »
« Ce qui est arrivé n'est pas ta faute Robin » l'entendit-il dire avec défaitisme. Finalement, le dos de la reine lui faisait face ; il aurait tellement voulu se glisser dans ce lit avec elle et la serrer contre lui pendant qu'elle pleurait. Il voulait être la source de consolation, et non celle de sa douleur.
« Je pensais qu'elle était morte » dit-il doucement.
« Je sais. Si ça avait été Daniel, je… J'aurai fait la même chose » lui répondit Regina avec douceur. Robin en déduisit qu'elle essayait désespérément de lui cacher ses larmes.
« Pourrais-tu, au moins, me regarder ? » plaida-t-il
« Non »
« Non ? »
« Je ne peux pas bouger. Je ne peux pas bouger, je ne peux pas manger, je ne peux pas dormir, et si je te regarde… tout ce que j'aurai envie de faire serait de me blottir dans tes bras comme une pathétique moins que rien »
« Tu n'es pas pathétique Regina. Tu es très, très loin de ça »
« Eh bien je me sens pathétique en ce moment Robin ! »
« Je sais, et tout est de ma faute. Je suis désolé, terriblement désolé… Laisse-moi au moins te regarder… » Demanda-t-il à la reine qui jusque-là, était resté cachée dans ses couvertures.
« Pour voir la douleur que tu m'infliges ? Je ne crois pas, non » répondit Regina.
« Et tu ne crois pas que ça me fait mal à moi aussi ? De te voir dans cet état, de savoir que tu as tenté de supprimer tout ce que tu ressens à cause de moi ? »
« Ça ne t'a pas empêché d'acquiescer lorsque ta femme a dit à Roland que j'étais malfaisante, je me trompe ? » cracha Regina.
« Bordel Regina, c'est ma femme ! Qu'aurais-tu voulu que je fasse ?! »
« ME DÉFENDRE, MERDE ! Je me suis donnée à toi, je t'ai confié mon cœur en te spécifiant de ne pas le briser, et qu'as-tu fais ? Tu es partit en détruisant tout ! » Hurla-t-elle en s'asseyant sur le lit.
« Voilà ! Tu voulais me voir Robin, eh bien me voici ! Je suis dévastée par ta faute ! J'ai essayé d'arracher mon propre cœur à cause de la douleur que je ressens… Mais je ne peux pas parce qu'il est désormais attaché à ma poitrine, à cause de cette connerie d'amour véritable ! De ce putain de grand amour ! Tu y crois, à ça ? La seule et unique fois où j'ai besoin que cette chose quitte ma poitrine, je ne peux pas l'en sortir ; parce que j'ai été assez stupide pour m'autoriser à tomber amoureuse de toi ! »
« Ce n'était pas de la stupidité Regina… »
« Oh que si, ça l'était ! J'ai été assez bête pour tomber amoureuse d'un vulgaire voleur comme toi ! »
« Alors ça y est, on a fait machine arrière ? Tu recommences à prétendre que tu me détestes ? Encore ? »
« PARCE QUE C'EST LE CAS ! JE TE DÉTESTE ! »
« Tu ne peux pas me haire plus que je ne me déteste déjà pour t'avoir infligé tout ça ! »
« Non ! Pas besoin de te sentir triste ou désolé ! Ton cœur n'est pas celui qui se sent comme s'il allait exploser à chaque seconde où tu es éveillé ! Tu n'as pas à te sentir désolé Robin ! » Cria Regina en se levant, s'approchant de lui avec fureur.
« Tu ne comprends pas, n'est-ce pas ? Je suis déchiré Regina ! Déchiré entre mon amour pour toi et celui que je porte pour Marian ! Et – »
« Alors dégage ! Va la retrouver Robin, va retrouver Marian ! »
« JE NE VEUX PAS MARIAN REGINA ! JE TE VEUX TOI ! » Cria Robin à son tour. Regina se tenait devant lui, furieuse. Ses yeux flamboyaient de colère ; et elle le bouscula, le frappant à la poitrine.
« Regina, arrête ça » prononça Robin plus calmement alors qu'elle le frappait de nouveau, avec plus de force cette fois-ci. Elle ne s'arrêta pas, continuant de plus en plus fort jusqu'à ce que ces coups s'affaiblissent et que Robin la soutienne par le bras. Il la fixait droit dans les yeux, et son cœur se brisa un peu plus de voir la jeune femme dans un tel état.
« Je suis navré Regina. Je le jure devant Dieu, je suis tellement, tellement désolé » dit Robin en la serrant contre lui. Elle se débattit pour s'éloigner, mais elle s'autorisa finalement à pleurer dans ses bras. Les sanglots secouaient son corps avec une telle intensité que Robin dût se mettre à genoux pour la tenir plus fortement pendant qu'elle recommençait à frapper sa poitrine en maudissant l'existence du voleur, ainsi que son attirance et sa haine envers lui.
« Je pense qu'on devrait partir » dit Snow doucement aux quatre autres personnes qui se tenaient à l'étage, sur le pas de la porte fermée, à l'écoute des bruits provenant de la chambre.
« Pourquoi ? On dirait que ça vient juste de s'arranger » répondit Hook alors qu'Emma lui donna une tape sur le bras.
« Regina et Robin ont besoin d'être seuls » lui rappela-t-elle.
« Vous ne pensez pas qu'elle pourrait le tuer ? Je veux dire… Elle a quand même l'air vachement en colère contre lui… Je crois même qu'elle vient juste de le qualifier de – »
« Wow ! Je ne savais même pas que des mots pareils pouvaient sortir de la bouche de Regina » s'exclama Charming, s'attirant par la même occasion un regard en coin de la part de Snow.
« Il a raison : ce genre de langage est très inconvenant pour une dame du statut de Regina » commenta Hook.
« Hook ! Mary Margaret a raison. Robin et elle ont besoin de mettre à plat leurs problèmes… seuls » fit Emma en bousculant Hook vers les escaliers. Mais Henry ne bougea pas.
« Henry ? Henry, je suis sûre que Regina peut régler ça par elle-même » lui dit Snow.
« J'en sais rien, elle est un peu – »
« Fais-moi confiance mon gars : si Regina peut prononcer de tels mots, je suis certain qu'elle peut gérer avec ce vieux Robin Hood » lui lança Hook alors qu'Emma le dévisageait.
« Quoi ? C'est la vérité ! Tu l'as vu par toi-même quand nous sommes retournés accidentellement dans la Foret Enchanté Swan. C'est un miracle qu'elle ne t'ait pas encore cramé comme une chips » se défendit Hook. Emma roula des yeux, le poussant pour l'obliger à descendre les escaliers.
« Bizarrement, Hook à raison. Regina peut supporter tout ça par elle-même. Viens, allons-y. Ils ont besoin d'être seuls » dit Emma à son fils.
« Est-ce qu'on peut juste – »
« Fais-moi confiance Henry, tu ne souhaites surement pas être là pour entendre ce qu'il pourrait se passer d'autre dans cette chambre maintenant que l'abcès a été percé » ajouta Emma, ce qui lui valut un regard en coin de la part de Mary Margaret.
« Quoi ? Robin Hood est super sexy » fit la blonde avec un haussement d'épaule. Henry acquiesça.
« Elle a pas tort. Et puis… Considérant la façon dont ma mère l'embrassait devant chez Granny, avant que la malédiction ne soit brisée… Je pense qu'on devrait mettre les voiles » ajouta Henry alors qu'ils quittaient tous la maison du Maire.
Il ne fallut que quelques minutes avant que les pleurs de Regina ne se calment pour devenir un petit ruisseau de larmes silencieuses qui dévalaient ses joues. Robin s'adossa contre le mur, laissant courir ses mains sur la jeune femme alors qu'elle déposait doucement sa tête contre les genoux de l'homme.
« Je ne peux t'exprimer à quel point je suis désolé de te blesser Regina. J'ai déjà brisé une autre promesse que je t'ai faite et – »
« Shhhh. Je ne veux pas y penser maintenant. Prétendons simplement que rien de tout cela n'est arrivé, que Marian n'est pas ici et que toutes ces autres choses n'existent pas. Je veux juste vivre pleinement ce moment, juste toi et moi » dit-elle d'une petite voix.
« Très bien. Mais nous allons devoir revenir sur certains points plus tard, parce-que – »
« Parce que tu ne vas pas la quitter… Elle est ta femme » dit Regina. Robin baissa les yeux sur elle.
« Regina… »
« Non Robin. J'ai peut-être été beaucoup de chose dans la Forêt Enchantée, mais ici, je ne suis pas une briseuse de ménage » lâcha-t-elle fermement.
« Tu ne brises aucun couple Regina, Marian – »
« Est ici. Elle est en vie et à Storybrooke. Et en ce lieu, elle est ta femme revenue d'entre les morts » le coupa-t-elle calmement en se redressant pour le regarder.
« Je sais que j'ai dit que j'irai jusqu'en enfer pour qu'on me la rende, mais – »
« Visiblement, quelqu'un a entendu tes prières » répondit Regina en prenant son visage dans ses mains.
« Tu mets fin à notre histoire. C'est vraiment ce que tu es en train de faire ? » Demanda Robin, étonné.
« Oui » acquiesça-t-elle
« Je ne te laisserai pas faire » dit fermement Robin. Regina lui sourit.
« Tu n'as pas le choix : dès que tu quitteras cette pièce, tu ne seras plus autorisé à revenir me voir » répondit-elle, les larmes inondant de nouveau ses yeux.
« Mais, et à propos – »
« Ce fut un succès. J'ai pu connaitre ce que ça faisait d'avoir quelqu'un à mes côtés, de me sentir aimée et désirée… Même si ces moments m'ont été enlevés trop rapidement, j'y ai eu droit. Avec toi. »
« Regina, s'il te plait »
« Shhh. Je ne veux pas ruiner ce moment » dit-elle en déposant son visage contre la poitrine de l'homme alors qu'il hochait la tête.
Il aurait dû être heureux qu'elle le pousse 'dans les bras de Marian', mais pour certaines raisons, ce n'était pas le cas. Son cœur revenait de droit à Marian avant sa mort, mais maintenant il appartenait à Regina. Elle était sa seconde chance, son nouveau départ. Dans l'esprit de Robin, cette séparation entre Regina et lui n'était pas la bienvenue. Pour être honnête, il voulait repartir à zéro avec elle, prendre un nouvel envol.
« Si tout ça doit se terminer… Laisse-moi au moins te dire au revoir dans les règles de l'art » soupira-t-il d'une voix lourde d'émotion tout en se baissant pour l'embrasser tendrement.
Le cœur de Regina la faisait souffrir à cause de la douleur que provoquait le fait de savoir qu'elle embrassait Robin pour la dernière fois, qu'il ne la serrerait plus ainsi dans ses bras, et qu'elle ne ressentirait plus jamais tout cet amour. Elle en était arrivée à la conclusion que les méchants n'avaient pas le droit d'avoir une fin heureuse. La jeune femme l'embrassa en retour avec toute la douceur et toute la passion qu'elle avait pu trouver au fin-fond de son âme, alors que les mains de Robin descendirent lentement vers les hanches de Regina, encore vêtues de son pyjama. Il la fit s'assoir sur ses genoux. Ses mains migrèrent ensuite dans les cheveux de la reine, et il s'autorisa à se perdre dans son odeur entêtante. Il se leva avec prudence, Regina dans les bras, pour la guider vers le lit où il l'étendit avec tendresse avant de se placer au-dessus d'elle. Ses mains caressaient le visage de la brune, et leurs baisers ne s'interrompaient pratiquement jamais. Une nouvelle fois, les mains de l'homme se déplacèrent pour déboutonner la blouse de pyjama en soie que portait le Maire, lorsque ses doigts touchèrent quelque chose qu'il n'avait pas senti la dernière fois qu'ils avaient été aussi intimes. Son estomac, qui était d'habitude si plat, avait une petite… partie plus ferme. En fait, s'il y faisait correctement glisser ses doigts, il aurait juré pouvoir sentir une infime protubérance. Mettant fin à leur baiser, Robin la regarda dans les yeux et posa la question la plus sérieuse qu'il lui poserait de toute sa vie, et qui allait probablement tout changer entre eux pour toujours.
« Regina, es-tu… Es-tu enceinte ? »
Chapitre 6 à suivre…
Auteur : Oui ! Je sais, je sais, la façon dont j'ai terminé ce chapitre est une véritable torture… Désolée mes bébés ! J'ai voulu écrire la suite, mais j'ai pensé que ça serait mieux si l'histoire se continuait dans le prochain chapitre. Laissez-moi juste vous dire combien je m'amuse à écrire les répliques du Capitaine Hook et de Rumpelstiltskin ! Je peux presque entendre la voix de Colin O'Donogue lorsque j'écris l'histoire de Hook. Et j'entends très clairement le 'deary' (ndlr : Très chère) de Rumpel. J'espère que vous allez tous apprécier ce chapitre ! N'oubliez pas de me laisser un review ! Xx
