COUCOUUUUUUUUUUU TOUT LE MONDEUHHHHH ! Hum…Pardon. Donc, nous voilà au chapitre 5, E comme élégance (oui, c'est « é » et pas « e » mais pas grave) ! Quand on est en manque de mots hein ! C'était ça ou « évènement » et ça m'étonnerai que vous voulez voir un Severus Rogue enceinte ! Brrrrrr…Ça donne froid dans le dos ! Je voulais aussi faire un petit coucou à Jade qui m'a GENTIMENT (ou pas) poussé à continuer le chapitre 5 -mes chapitres ne sont pas tout petits, merci bien-, j'espère qu'il ne te décevra pas ! Aller, profitez !

E comme élégance, POV neutre

Sirius Orion Black, dans sa tendre enfance –pas si tendre en réalité-, avait toujours été obligé d'être « aussi élégant et fier qu'un paon, venant de la Noble et Ancienne maison des Black » ou un truc dans ce style. Il ne se souvenait plus très bien du dicton totalement « barré » de sa ô combien chère mère. Se tenir droit à table, manger avec les couverts accordés à chaque sorte de plats ou de nourritures, que ce soit du homard bleu ou rouge, de la soupe aux légumes en passant bien sûr par les crevettes, la viande et les desserts. Tenue impeccable, pas un grain de poussière et jamais de tâches dessus, coiffure vérifiée à la mèche, non, aux cheveux près. Ne jamais sourire, regard méprisant et hautain, remarques ironiques toujours au coin de la bouche tirée vers le bas et, à chaque occasions, rabaisser les autres pour montrer sa supériorité évidente. Evidemment, il devait se comporter comme cela douze heures par jour (le reste, c'était le temps où il dormait ou alors restait enfermé dans sa chambre), donc, passer 11 ans de sa vie à toujours être toujours irréprochable était sans aucun doute frustrant. Pour Sirius, Poudlard était comme un moyen d'être celui qu'il a toujours été : un paysan dans l'âme. Du côté de Severus Tobias Rogue, les choses étaient totalement inversées. Il mangeait avec un couteau, une fourchette et cuillère s'il réussissait à en trouver des propres, il n'avait pas la possibilité de manger droit car la table était à seulement quarante centimètres du sol et son père ne supportait pas de le voir mettre son assiette sur ses genoux frêles. Ses vêtements étaient trop petits ou trop grands, ce qui donnait un résultat un peu bizarre et vraiment pathétique à la fin, cheveux toujours malmenés, mal coiffé ou/et gras. Alors que Sirius devait se forcer à garder son visage froid et imperturbable, lui, il avait choisi de toujours le porter. Quoi qu'il se passait. Il avait donc espérer qu'à Poudlard il pourrait côtoyer un minimum de personne bien élevée. Impossible, vu qu'il sortait avec Sirius Black, n'est-ce pas ? Certes, Sirius devait sans doute vouloir se libérer un peu de ses habitudes strictes. Cependant, il exagérait un peu. Un peu beaucoup en réalité. Severus claqua son livre de sortilèges et croisa les jambes d'un air digne en regardant le cabot. Ce dernier sembla s'en rendre compte et tourna le regard vers son serpent.

-F'ouoi ? demanda-t-il en mettant du poulet sur le tapis de la Salle sur Demande où ils étaient actuellement.

Alors que Severus était posé de manière tout à fait correcte sur un fauteuil noir, la façon dont son petit ami était « assis » sur le canapé opposé était une toute autre paire de manches. La tête à l'envers touchant le tapis et les pieds posés sur le dossier, les chaussettes dépareillées ainsi que trouées , une grosse cuisse de poulet dans la bouche généreusement donnée par les elfes de maison des cuisines de Poudlard et l'autre main occupée à tourner distraitement les pages d'un livre quelconque sur le Quidditch. Ça n'allait vraiment plus.

-Tu sais t'asseoir correctement ? demanda Severus en levant les yeux au ciel.

-Je suis assis de manière correcte ! s'indigna Sirius en se tordant totalement la tête pour la remettre enfin à l'endroit.

-Et moi, je suis un dragon en maillot de bain à rayures ainsi qu'à pois violets et bleus qui danse la Macorena sur la tête d'un gobelin habillé en robe rose de petite fille tout en chantant Ave Merlin, peut-être ? ricana Severus. Pourquoi tu ne peux pas t'asseoir normalement ? Potter a transformé ton cerveau –déjà pas bien fin- en purée avec sa bêtise ? Ou t'as toujours été un vulgaire paysan dans l'âme ?

Le cabot fronça les sourcils et mis enfin ses deux pieds en contact avec la terre ferme. Il finit sa bouchée de poulet et répondit.

-Toi aussi tu préférerais être un « vulgaire paysan » si t'avais été élevé avec la noblesse digne de la très Ancienne et Noble maison des Black. En plus, dit-il en secouant la pauvre cuisse déjà à moitié dévorée qui laissait tomber des bouts de sa chair partout, la vieille était sûre qui j'irai à Serpentard, et chez les serpents, on a un comportement tiré à six épingles.

-C'est quatre épingles, corrigea Severus.

-Non, à six car c'est encore pire qu'à quatre. C'est genre le Must du Must, le gratin du gratin…

-J'ai compris,Sirius.

Severus s'écuma les lèvres. Lui, il aurait bien aimé qu'on l'éduque un minimum. Le silence s'éternisa et le Gryffondor se remit dans sa position initiale en continuant d'arracher des bouts de sa précieuse nourriture en regardant Severus avec un air de défis et d'interrogation dans les yeux en voyant que ce dernier allait reprendre la parole.

-Et ça t'empêches de t'asseoir sur ton postérieur, à ce que je vois ? lâcha finalement le corbeau.

Sirius fronça légèrement les sourcils et secoua la tête d'un air interrogateur.

-Pourquoi ça t'obsèdes autant, en premier lieu ?

-Juste que ça m'énerve de voir une personne assise devant moi avec autant d'élégance qu'un Lucius Malfoy qui a fumé le tapis de la salle commune de Pouffsoufle.

Sirius s'étrangla de rire et s'assied finalement en regardant son serpent d'un air incrédule.

-Il a vraiment fait ça ? s'exclama-t-il, les yeux larges et le sourire hilare.

Son petit ami roula des yeux. Il était vraiment idiot quand il s'y mettait.

-Bien sûr, sinon je ne le dirais pas.

Sirius partit dans un fou rire impossible à retenir et Severus ne put s'empêcher de le suivre. C'est qu'il avait un rire contagieux, le cabot. Ils s'arrêtèrent cinq minutes (entre cinq et quinze minutes enfaîte) plus tard, haletants, sur le tapis et les joues en feux. Sirius regarda Severus à seulement quelques centimètres de lui, souriant comme un imbécile, et, l'embrassa finalement sur le nez.

-Je t'aime.

-T'as souvent des spasmes de « je t'aime »comme ça ? taquina Severus en entrelaçant ses doigts avec ceux de son cabot personnel.

-Ça dépend de la personne, c'est tout. Autant dire qu'avec Pettigrew, c'est plutôt limité.

Severus fit un adorable sourire amusé et rendit le baiser de Sirius mais sur les lèvres cette fois.

-Alors ?

-Alors quoi, cabot ?

-Tu vas me le dire ?

-Je t'aime ?

-Bonne réponse.

Sirius redonna un baiser à Severus, mais un peu plus long et un peu plus passionné que le picorage précédent.

-Finalement, c'est pas mal de sortir avec un vulgaire Gryffondor inélégant.

-Hum…C'est pas mal de sortir avec un Serpentard obsédé par les bonnes manières, tout compte fait.

Severus ne savait même pas pourquoi il pensait à ce jour, à cette discussion. Peut-être parce que le cabot était élégant et digne de son rang, là, maintenant. Les cheveux éparpillés par terre, les yeux grands ouverts, un filet de sang ruisselant sur le coin de sa bouche figée en un dernier sourire attristé. Mille questions se bousculaient dans la tête du serpent. Pourquoi il arrêtait de vivre quand il avait besoin de lui ? Pourquoi il la fermait quand il avait envie de l'entendre de rire, pleurer ou même de crier ? Pourquoi c'est son couteau qui s'était logé dans la poitrine de l'autre ? Pourquoi ? Mais surtout… Pourquoi il était si élégant quand Severus ne le voulait pas ?

- POURQUOI ? POURQUOI ? RÉPOND ! hurla-t-il alors que les premières larmes tombaient sur le sol poussiéreux.

Son cri résonna en écho.

Personne ne répondit à la question.

OK…Je ne sais absolument pas pourquoi c'est parti en Bad End. A la base, c'était gentil et mignon. Pas cette fin déprimante ! Sais' pas comment c'est arrivé. J'aimerai bien voire Severus danser la Macorena...(voui, j'ai changé ça. La Macorena est une danse de mon invention qui s'est inventée à l'époque de Sirius et Severus. Bah oui, la Macarena n'existait pas en leur temps...) Bon, quoi qu'il en soit, REVIEWS ? Allez ! Pour moi ! Soyez sympas les gars ! Je vous remercie d'avoir lu et à la prochaine pour F !